Japan Expo : retour en équipe sur la 15e édition

Faire un compte-rendu global sur Japan Expo est un exercice compliqué car le festival propose, depuis plusieurs années, une offre pléthorique. L’édition des 15 ans, vendue comme exceptionnelle par ses organisateurs, avait une fois de plus multiplié les invités. Certains de nos confrères du web ont tenté d’en faire un bilan le plus exhaustif possible – un travail sans fin ? – mais comme il y a autant de Japan Expo différentes que de visiteurs, l’équipe de Journal du Japon a préféré se concerter autour de quelques questions clés pour évoquer les moments, stands, et artistes marquants de l’événement, des idées pour améliorer et enfin, en bonus, dévoiler quelques éléments sur l’envers du décor.

Un mélange entre impressions et témoignages, entre l’œil du journaliste et celui du visiteur !

Japan Expo 15

S’il n’y avait qu’un artiste à retenir de cette édition, lequel choisir ?

Pour cette première question c’est surtout la j-music qui revient et, en son sein, le groupe Kalafina : « le gros succès de cette édition qui a rassemblé beaucoup d’anime-fans » et « des jeux de lumières et chansons envoûtantes. » La rencontre avec les trois demoiselles fut l’occasion d’aller au delà des génériques d’animes : « de leur discographie, je ne connaissais que les génériques de Puella Magi Madoka Magica. Pouvoir écouter leurs autres titres a été un vrai bonheur. De plus, elles étaient adorables avec le public et on voyait qu’elles étaient ravies d’être sur cette scène du Live House. »

Mais pour cette édition, Kalafina n’était pas le seul groupe à se faire remarquer : Gacharic Spin et Rhythmic Toy World ont su retenir l’attention avec une « grosse énergie sur scène, un groupe hyper motivé, qui faisait plaisir à voir ! » voir même « la révélation de cette 15e édition, un vrai coup de cœur que ce soit au niveau du chant, du rythme ou de leur univers. »

Rhythmic Toy World - Photo Chung Hee © journaldujapon.com

Rhythmic Toy World – Photo Chung Hee © journaldujapon.com

Enfin, pour finir le côté musique, on ajoute aussi« Shoko Nakagawa pour l’énergie qu’elle a transmise au public. » Les amateurs de visuel kei ressortent un peu déçu par le genre cette année, mais certains en ont profité pour découvrir la comédie musicale à la sauce nippone : « J’ai aimé la prestation de la troupe Sailor Moon – Petite Étrangère car c’est une facette du Japon encore méconnue en France. »

Une autre rédactrice plusssoie : « L’instant le plus marquant aura été lorsque les actrices de la comédie musicale Pretty Guardian Sailor Moon ~ Petite Étrangère ont fait la représentation des chansons du spectacle de l’année dernière. C’était non seulement très sympathique mais émouvant. Le Tuxedo Masqué avait beaucoup de classe : son interprète a su entrer dans la peau du personnage. »

Sailor Moon Petite Étrangère - Photo Florian Lambert © journaldujapon.com

Sailor Moon Petite Étrangère – Photo Florian Lambert © journaldujapon.com

Côté manga, plusieurs artistes ont aussi marqué nos rédacteurs, comme Izumi Matsumoto, « Pour la petite découverte et séquence émotion sur sa « maladie », la façon dont il l’avait vécue, et comment il veut raconter son histoire en manga pour les gens qui, comme lui, sont passés par là. »

Coté Japanime il y a Shinji Aramaki, « qui s’est montré affable, modeste mais aussi très intéressant » sans oublier Ippei Kuri : « Rencontrer un vétéran de l’animation, qui plus est un des fondateurs du studio Tatsunoko, est une chance assez unique. » Plus discret mais néanmoins remarqué, le président de A-1 Pictures : « Pendant l’avant-première de Sword Art Online il était présent et cosplayé en Kirito, le héros de l’histoire, ce que j’ai trouvé très sympathique. Ce monsieur tout sourire m’a marqué. »

Izumi Matsumoto - Photo Florian Lambert © journaldujapon.com

Izumi Matsumoto – Photo Florian Lambert © journaldujapon.com

Enfin, terminons le professionnalisme et la gentillesse d’Hideo Baba dans le secteur du jeu vidéo, pour de multiples de raisons : « Sa bonne humeur inaltérable mais aussi ses réponses détaillées et passionnantes sur la saga des Tales of. L’homme enchaînait 8 à 9 heures d’interviews et dédicaces par jour et recevait chacun avec sourire et gentillesse. Il allait même jusqu’à ranger lui-même les chaises de sa salle d’interview en fin de journée, rien à voir avec le côté showbiz d’autres secteurs. »

La révélation ou l’instant le plus marquant de cette édition ?

Au chapitre des révélations on apprend que dans Kimagure Orange Road – Max et compagnie « Hikaru aurait dû avoir un grand frère, qui aurait été le petit ami de Madoka, dixit Izumi Matsumoto. Si son éditeur avait accepté, le monde du triangle amoureux en eût été changé ! »

Deux de nos rédacteurs sont ressortis ravis de leur rencontre avec Rhyurei Tamura (Beelzebub) et son tantô, que ce soit pour « la rencontre avec un artiste dont on a lu la création (un instant assez unique) » ou aussi parce que « lorsqu’on leur demande leur opinion sur Bakuman et que le tantô vous répond : « ah mais je suis le tantô des auteurs de Bakuman, donc je vais pouvoir vous en parler », on sait qu’on va passer une excellente interview. »

Plus émouvant, il y a « cette petite pointe de tristesse quand Ippei Kuri vous dit qu’après 50 ans de bons et loyaux services, il ne fait plus partie du studio Tatsunoko maintenant, et que donc, quels que soient les choix du nouveau directeur, il peut être d’accord ou ne pas être d’accord, il n’a plus son mot à dire. Il a tout de même ajouté rester content de voir que chacun choisi ce qu’il croit être le mieux, comme lui l’a toujours fait. »

Ippei Kuri - Photo Jean-Baptiste Bondis © journaldujapon.com

Ippei Kuri – Photo Jean-Baptiste Bondis © journaldujapon.com

Du coté culture il y a eu plusieurs rencontrent mais deux de nos rédactrices retiennent surtout leur rencontre avec les deux maiko, sortant des clichés véhiculés par le cinéma notamment. Des à priori qui ont la vie encore plus dure que l’on peut imaginer : « Quand une maiko vous dit que son propre grand-père japonais refusait qu’elle devienne une geisha car c’est un métier de prostitué, ça vous fait réfléchir… »

Plus que des révélations, les autres membres de l’équipe sont marqués par des moments en particuliers, avec le sourire pour « des courses poursuites que j’ai eu avec les différentes mascottes, ça me fait de très belles images et des souvenirs vraiment amusants. » Il y a aussi l’intérêt pour une conférence qui n’a pourtant pas attiré les foules : « La conférence « le transmédia et le Japon » dans la salle vidéo. Nous étions peut-être cinq ou six spectateurs, tous de la presse. La moitié d’entre nous sommes des universitaires ayant composé sur le sujet pour valider un mémoire ou une thèse. De l’extérieur, ça doit ressemble à une secte. C’était un chouette moment parmi d’autres. »

Quel est le domaine qui a le plus brillé pendant ces 5 jours et un stand vous a-t-il marqué ?

Quatre secteurs ressortent particulièrement : le manga d’abord, la culture et la j-music ensuite et le jeu vidéo, en challenger dynamique.

Concernant le manga, nos rédacteurs évoquent d’abord les nombreuses conférences, qu’elles aient lieux avec des mangakas ou des acteurs français du marché, souvent réussies, commec elle sur la fabrication et la publication d’un ouvrage, dirigée par le patron d’Isan Manga, très intéressante. Le second bon point concerne les stands des éditeurs, bénéficiant d’une excellente visibilité à l’entrée du salon :« ils ont rivalisé d’ingéniosité pour être bien vus (à quelques exceptions près) comme Kana avec son décor inspiré de Save my Pythie. » Chez Kana toujours, on ajoute « la reconstitution de la salle du club de Dusk Maiden of Amnesia. »

Conférence Fabrication d'un manga - Photo Paul Ozouf © journaldujapon.com

Conférence Fabrication d’un manga – Photo Paul Ozouf © journaldujapon.com 

Pour certains ce sont « sans hésiter, les concerts » même si « certains spectacles traditionnels étaient aussi très attirants et fascinants. » Globalement on constate des progrès dans le casting musical, « le domaine le plus étoffé cette année. Il y en avait pour tous les goûts avec des genres très différents (Idols, rock, pop, fusion, etc.). Le live house avait une gestion différente plutôt bien pensée si l’on excepte l’éclairage. J’ai vraiment l’impression que les japonais sont plus enclins à envoyer des artistes reconnus que par le passé. C’est une très bonne chose pour l’avenir. Il y a encore des pépites à découvrir ! »

La culture a, pour sa part, suscité des avis assez variés. Elle a fait briller les petits yeux de certains, qui trouvent « l’espace haut en couleur et qui sont ravies d’avoir dégusté quelques takoyaki», ou qui remarque simplement « une galerie d’invités hétéroclite. » Beaucoup ont apprécié leurs balades dans cette partie culture et l’espace Wabi-Sabi : « De très belles choses à voir et de l’artisanat japonais comme on aimerait en voir plus souvent. Sur la petite scène les spectacles étaient eux aussi en adéquation avec ce Japon traditionnel loin des Naruto et autres pop culture. »

Hiroko Watanabe, espace Wabi Sabi - Photo Paul Ozouf © journaldujapon.com

Hiroko Watanabe, espace Wabi Sabi – Photo Paul Ozouf © journaldujapon.com

Néanmoins, une autre partie de l’équipe en ressort plus mitigé, regrettant les prix exorbitants de certains objets, en décalage par rapport au budget des visiteurs, une difficulté à communiquer avec certains artisans, barrière de la langue oblige, et une mise en avant perfectible.

L’un d’entre-nous notera judicieusement que, côté Japon, on a retrouvé « aussi bien ce Japon traditionnel que le nouveau Japon, sur la partie Kawaii Area. » Une Kawaii Area qui apportait d’ailleurs beaucoup d’énergie aux passants. Il témoigne d’ « une véritable ambiance grâce à des animateurs qui se donnaient à fond, à tel point que les visiteurs et les invités chantaient en cœur. » «De quoi recharger ses batteries pour continuer sa longue marche dans les allées ! »

Mais une journée ou un rédacteur ne fait pas l’autre : « la partie Kawaii était le parent pauvre des animations. Les stands étaient peu intéressants et les allées vides. Quant à la scène, elle avait bien du mal à remplir. Le stand de la NHK world juste à côté était finalement plus suivi. » Une partie qui a du potentiel donc, mais qui a sans doute besoin de mûrir !

Kawaii Area - Photo Natacha Parent © journaldujapon.com

 Kawaii Area – Photo Natacha Parent © journaldujapon.com

« Le coin jeu vidéo ne souffre pas de l’absence du Comicon et c’est une bonne chose ». On y découvre « des invités intéressants et un secteur nettement plus animé que le reste du salon ». Si on rentre dans le détail : « Comme chaque année, le stand Nintendo était vraiment énorme, avec la possibilité de jouer en avant-première à Bayonetta 2, ou bien Zelda Hyrule Warriors et Super Smash Bros Wii U. Le tournoi organisé sur ce dernier jeu était d’ailleurs très prenant ! »

Côté stands, coup de cœur renouvelé pour celui d’Aoji : « J’apprécie toujours ce qu’ils font, et les réalisations qu’ils exposent sont toujours d’une grande beauté. Je connaissais déjà certaines œuvres présentées car déjà présentes l’année dernière mais c’est toujours un plaisir pour les yeux. »

Enfin, mention spéciale pour le « le stand qui a été fermé par la douane pour ventes de contrefaçons. Enfin une plainte des ayants-droits (la Toei) qui a conduit à une descente de la douane pour sévir face à toutes ces copies illégales. En souhaitant que cela fasse des émules et en dissuade certains, pour que ceux qui travaillent correctement ne soient plus coulés par cette concurrence déloyale et souvent démoralisante. »

Le stand fermé par la douane - Photo Néant Vert

Le stand fermé par la douane – Photo Néant Vert

Au niveau de l’organisation pour les prochaines éditions : qu’est-ce qu’on change ?

Comme souvent, le plus difficile à Japan Expo est de réussir à tenir le planning qu’on s’était fixé, soit parce qu’on était trop gourmand, soit parce que l’organisation du salon avait du mal à suivre. Nos rookies en la matière, sont reparties avec l’impression de ne pas avoir optimisé leur temps comme il le fallait, mais aussi de quelques cafouillages du staff : « Soit on ne pouvait pas m’indiquer mon chemin, soit on m’en indiquait un mauvais. Dommage que ces guides n’aient pas eu un simple plan entre les mains. C’est désagréable, mais bon c’était ma première fois et je me dis qu’un événement de cette envergure ne doit pas être évident à gérer en temps réel et l’équipe a sûrement fait de son mieux. »

Au niveau de l’espace culture, un regret sur la mise en avant : « Certains événements pourtant très vivants n’ont jamais bénéficié d’une réelle communication et on ne tombait dessus que par hasard, quand on avait de la chance. » Autre remarque : il faudrait « revoir la programmation des événements de ce secteur, pour qu’une représentation sur la scène culturelle ne soit pas gâchée par des événements organisés en parallèle. Par contre, on peut continuer à offrir au niveau de la scène culturelle d’autres points de vue sur le Japon car c’était très intéressant cette année à ce niveau là. »

Show sur la scène culturelle - Photo Danielle Gueugnot © journaldujapon.com

Show sur la scène culturelle – Photo Danielle Gueugnot © journaldujapon.com

Enfin, la nouvelle organisation de l’espace a ses avantages et ses inconvénients : « L’espace culturel était assez mal défini et se noyait un peu avec la partie marchande des mangas et animés. Mais dans l’ensemble, le salon étant plus étendu que l’année dernière, le public était plus dispersé et il était plus facile de circuler. Il faudrait juste prévoir de positionner autrement les stands qui doivent faire des animations car, très vite, les groupes deviennent très compacts pour laisser trop peu de place aux autres stands. »

Un exemple concret avec la nouvelle scène de concert, la Saiko Stage : « l’intention derrière la scène Saiko Stage était louable – pour mettre plus de concerts au cœur du salon en tout cas – mais sa taille réduite et son positionnement un peu obscur l’ont vite transformé en scène du pauvre, pour les artistes dont on ne savait pas trop quoi faire… »

Yuki Tokunaga au Saiko Stage - Photo Paul Ozouf © journaldujapon.com

Yuki Tokunaga au Saiko Stage – Photo Paul Ozouf © journaldujapon.com

Une anecdote sur l’envers du décor ?

« Le badge presse, c’est un peu le ticket doré de Charlie et la Chocolaterie » ce qui n’empêche pas que, « des anecdotes, il y en aurait mille à raconter du côté presse » entre les imprévus, les lubies de certains artistes ou les imbroglios inévitables sur un événement de cette ampleur. Souvenir, en salle presse, d’une bonne surprise et d’un bon coup de stress :
« – Bonjour, c’est toujours bon pour la table ronde (interview à plusieurs médias, NDLR) avec Ippei Kuri ?
– C’est une interview, pas une table ronde, on ne vous a pas prévenu ? »

Coup de sang, écriture de questions supplémentaires à la vitesse de l’éclair, la rencontre est dans quinze minutes !

Autre aventure d’un jour : « Terrible nœud social en salle d’interview : un journaliste, un photographe à la rescousse pour une interview décalée, et un chara-designer qui propose gentiment de nous signer un dessin. Un sacré butin pour deux fans. Nous avons tiré au sort et les dieux du hasard n’étaient pas avec moi ce jour là. On ne peut voir ça qu’à Japan Expo ! »

Certains artistes, eux, aiment jouer avec les nerfs de l’équipe presse. Cette année c’est Yoshiki de X-Japan qui a fait sa diva, en annulant certaines rencontres avec la presse ou le public, pour des raisons diverses et variées. Anecdote : « Yoshiki qui refuse de sortir de la voiture pour aller sur le stand No Life parce qu’il y a trop de monde et que ça lui fait peur. Pour un mec qui a rempli plusieurs fois le gigantesque Tokyo Dome quand même. Priceless. »

Yoshiki et Tatsuro Iwamoto - Photo © Christophe Cussat-Blanc pour Japan Expo

 Yoshiki et Tatsuro Iwamoto – Photo © Christophe Cussat-Blanc pour Japan Expo

Mais avec « le retour des rafraîchissements et le sourire de l’équipe presse de JE malgré les coups du sort » chaque problème a très souvent trouvé sa solution pour notre équipe.

Plus loin de la salle de presse, autre récit au Live House : « Anecdote amusante à laquelle je n’ai malheureusement pas assisté mais qu’on m’a rapporté. Lors du concert des Berryz Kobo et °C-ute, certains photographes un peu trop grands ont reçu les coups de light stick. Et oui, pas évident de contenter tout le monde, entre la presse et sa fosse photographe plus grande et les fans qui attendent parfois depuis des heures pour avoir la meilleure vue sur leurs artistes favoris. »

Enfin, l’une de nos rédactrices cumulé l’étiquette rédactrice mais aussi vendeuse chez un éditeur de manga, a hérité du statut de vendeuse d’une collection Hentai et nous raconte amusée que si « vendre du hentai c’est assez gênant en soit, mais le faire en espagnol a carrément relevé du challenge. De plus, contre toute attente, les gens sont intéressés par l’histoire mais chaque fois je priais pour qu’ils sachent exactement ce qu’ils voulaient à l’avance. Au final ? Et bien je tombais sur des gens assez enthousiastes qui posaient toujours plein de questions ! »

Pour finir, terminons avec un running gag de la salle de presse : « Quand les mascottes des villes japonaises, très courtes sur pattes, avec une tête énorme et avançant à deux à l’heure, entament la descente obligée d’un escalier en colimaçon pas du tout fait pour eux, tout le monde s’arrêtait pour regarder ce numéro d’équilibriste. Le contraste entre ces bouilles très mignonnes et l’homme qui devait galérer et pester dans son costume nous mettait bien souvent le sourire aux lèvres. »

Pour finir, résumez vos impressions sur cette édition en une phrase !

« Une belle aventure, fatigante à souhait » et une prochaine attendu avec impatience pour certains. Dans le même ton, on parle « d’une bonne édition qui a su être fidèle à elle-même malgré l’absence du Comic’on, et qui a su répondre positivement aux fans. » Coté organisation spatio-temporelle on note « plus de place, plus de concerts et plus de temps, mais un planning trop resserré pour pouvoir voir tout ce qu’on avait prévu. »

Une édition qui s’en sort donc avec des avis positifs, les rencontres enrichissantes étant soulignées de manière collégiale par nos rédacteurs. Mais après une édition US à repenser et des éditions Sud et Belgique annulées, Japan Expo nous promettait un 15e anniversaire inoubliable, qui décrocherait les étoiles… Et notre équipe a finalement gardé les pieds sur Terre, « comme un feu d’artifice mais sans bouquet final » , « un anniversaire qui manquait d’impact », « une édition sympathique mais qui n’est pas à la hauteur de celle des 10 ans en terme d’invités »« Une édition enrichissante sur bien des points même si pour un 15e anniversaire la programmation m’a paru un peu légère » et enfin« un anniversaire mis en avant qui était peu tangible sur place ».

Ceci étant, Japan Expo reste Japan Expo, dotée d’une popularité unique et d’un potentiel énorme. On n’hésite donc pas vraiment lorsqu’il s’agit d’y retourner. « À refaire », comme dirait l’une de nos rédactrices, « pour les gens, les rencontres, le contact, les échanges, le stress, l’adrénaline, le kiff… »

Rendez-vous en 2015 donc, pour le plaisir !

Japan Expo 2014

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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