[Interview] Du bac à sable japonais, jusqu’aux Rhythmic Toy World

A l’occasion du 15e Impact de Japan Expo, Journal du Japon a pu rencontrer les rockeurs de Rhythmic Toy World.
Le groupe est composé de Uchida Naotaka au chant et à la guitare, Sudo Kentaro à la basse, Kishi Mimpei à la guitare et Isomura Takahiro à la batterie.

Rhythmic Toy World -- Photo Lolu

Ce quatuor japonais, qui fête cette année leurs cinq ans, se sont rencontrés au jardin d’enfant. Créé en 2009, ce n’est réellement qu’en 2010 qu’ils trouvent leur formation actuelle. Après avoir gagné leur première récompense en 2012 au RO69JACK, un festival organisé par le magazine rockin’on, alors qu’ils n’étaient qu’une équipe d’inconnus n’ayant qu’une démo à leur actif, les quatre garçons, profitant de cette victoire, se lancent dans un 4 vs 4.

En effet, Le groupe Good Morning America leur offrent de prendre part à leur album A, Ii Ongaku Koko ni Arimasu, mais également de faire leur première partie sur la tournée.

Cette même année, en avril, le groupe sort son premier mini-album, Kidoujou ni fubi wa nashi qui se placera à la 10e place des Daily Chart de Tower Record, et une place plus haut dans le top Oricon, en catégorie indies.
Par la suite, chaque concert qu’ils feront à Shibuya, que ce soit au club CRAWL ou à l’O-Crest seront donnés devant une salle comble.

En novembre dernier, ils annoncent la sortie de leur mini-album Olympos no fumoto nite.
Celui-ci sera suivi par la sortie de leur mini-album intitulé XNADIZM. Il constitue, pour ce groupe, un atout majeur. Celui que l’on sort lorsque l’on veut jouer dans la cour des grands : celle du live house, le 2 juillet dernier.

La fabrique de jouets

Naotaka -- Photo Natacha ParentComment vous êtes vous rencontrés ? Comment s’est formé le groupe ?

Naotaka : En fait, nous sommes des amis de longue date. Le bassiste et moi-même sommes amis depuis l’enfance, et étions camarades de classe. Le batteur était un ancien aîné, dans un petit groupe.
En réalité, ça s’est fait progressivement … L’un a appelé l’autre, et ça s’est fait, c’était une réaction en chaîne.

Quelles ont été les groupes qui vous ont le plus influencés, que ce soit européen ou japonais ?
Naotaka : Arctic Monkeys, très clairement. Il nous arrive, avec Takahiro, le guitariste, de créer avec nos guitares une sorte d’atmosphère un peu mystérieuse comme eux.

Takahiro -- Photo Natacha Parent

Vous avez travaillé avec Good Morning America. Que vous a apporté cette collaboration ?
Naotaka : Le groupe est plus ancien, a beaucoup plus de notoriété. Puis le fait d’être amis avec eux a aidé à faire découvrir aux fans de Good Morning America notre musique, et aussi de gagner en notoriété. Et surtout, on a passé un bon moment.

Qu’est-ce qui, pour vous, est unique dans votre musique ?

Kentaro -- Photo Natacha Parent

Naotaka : Ce qui est unique, c’est notre amitié. Très proches. Chacun a une personnalité propre et très différente, mais ce qui est bien c’est qu’on est très complémentaires. Quand on joue ensemble, en live, ça crée une harmonie.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre nouveau mini album ? Qui a composé ? Qui a écrit les paroles ?
Naotaka : Toutes les chansons ont été composées par moi-même, mais l’arrangement final a été fait avec tout le groupe. Pour l’enregistrement, ça a été fait par la même personne que le premier et dernier album.

Vos pochettes d’album sont très colorées, très fleuries, parfois spatiales. Il y a-t-il une signification ? Les faites-vous vous-mêmes ?

Mimpei -- Photo Natacha Parent

Naotaka : La conception de l’artwork est faite par l’une de nos connaissances. Dans l’artwork, on veut vraiment, non pas faire passer un message, mais donner une autre dimension à nos créations. En effet, au Japon, il y a de moins en moins de vente d’album physique, car les gens utilisent beaucoup iTunes et d’autres sites de téléchargement. De là, ce que nous voulons vraiment, c’est que les fans prennent les CDs comme une œuvre intégrale : que l’on puisse autant l’écouter, que le poser et l’admirer en le regardant.

Quels sont vos projets pour l’avenir du groupe ?
On a l’ambition, dans dix ans, de faire le Tokyo Dome ! Et une tournée européenne.

Rhythmic Toy World -- Photo Nathacha Parent

 Le groupe est peut-être encore loin d’un Tokyo Dome, mais il n’a pas manqué de faire une apparition (très) remarquée lors de ce 15e impact ! S’offrant non pas un, mais deux showcase au Live House, les Rhytmic Toy World ont su s’imposer comme LE groupe immanquable de cette Japan Expo, enflammant littéralement un public usuellement plus touriste qu’enclin à la folie.

Avec une énergie sans pareille, Naotaka et ses comparses ont tout donné pendant plus d’une heure, chose assez rare dans les showcase JE. Mention spéciale au bassiste Kentaro qui s’est auto-proclamé chauffeur de salle, mais dans le plus pur esprit punk rock, utilisant la batterie de son copain Takahiro (sosie du batteur des Foo Fighters, Taylor Hawkins) comme tremplin pour des sauts toujours plus spectaculaires.

Soulignons également l’entousiasme palpable du groupe, qui n’a pas hésité à revenir sur scène suite à la standing ovation du public ! Un vrai rappel comme on n’en fait plus, et qui prouve à quel point le groupe avait envie de tout donner.
Espérons donc que cette petite incursion dans la capitale ait motivé les Rhythmic Toy World pour un retour en bon et due forme dans la capitale !

Rhythmic Toy World -- Photo Lolu

Pour plus d’informations sur le groupe, vous pouvez consulter leur « page officielle »:http://rhythmictoyworld.com/, ou les suivre sur « Twitter « :https://twitter.com/R_Toy_World ou « Facebook »:https://www.facebook.com/RhythmicToyWorld.

Retrouvez toutes nos photos du concert !


Merci au groupe, aux autres médias participants, ainsi qu’à leur interprète et à Japan Expo pour la mise en place de l’entrevue.

Aurélie Renault & Laure Ghilarducci

Japan in Motion : Et vous, quel Japon préférez-vous ?

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