Shinrei-Spot, épisode 2 : le retour des spectres dans les lieux hantés de Tôkyô !

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Rues de Tôkyô la nuit©, Masashi WAKUI

Tôkyô est une capitale ancienne, bâtie sur les fondations de la culture traditionnelle japonaise, qu’elle mélange chaque jour avec sa modernité. Regorgeant d’endroits cachés vous pouvez y dénicher sanctuaires shintoïstes, temples bouddhistes ou encore des cimetières alors que vous vous promenez dans une rue bordée de magasins colorés et débordant de technologies dernier cri. Les Japonais sont convaincus d’avoir spectres et autres créatures étranges comme voisinage et Tôkyô est une ville célèbre pour ses nombreux endroits hantés, dont on raconte qu’ils le sont encore…

Nous avons vu précédemment que les Japonais aiment se défier et prouver leur courage en effectuant des kimodameshi dans des shinrei-spot, les lieux hantés. Journal du Japon vous propose de poursuivre cette initiation avec une plongée dans un Tôkyô spectral accompagné des revenants et des autres créatures folkloriques japonaises qui vous serviront de guide… Voici les plus célèbres de la capitale !

 

Balade en compagnie des créatures du folklore japonais…

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Marais Ubaga

Le marais de la sorcière – appelé Ubaga Ike – peut être trouvé dans le quartier de Hanakawado. Ce lieu vient d’un célèbre conte du folklore japonais datant du 7e siècle, où une vile aubergiste accompagnée de sa fille s’amusait à assassiner ses clients dans leur sommeil afin de leur dérober leurs affaires. Un jour leur histoire tourne mal, et la jeune fille est tuée. Sa mère jeta alors son corps dans le marais évoqué, dans lequel elle se noya ensuite. Cette histoire fut reprise maintes et maintes fois au kabuki, mais aussi dans le cinéma avec, par exemple, le grand classique Onibaba de Kaneto SHINDO en 1964. Pour apaiser l’esprit furieux des deux femmes, les Japonais ont érigé un sanctuaire autour de ce point d’eau… Vous pourrez vous rendre à ce marais à cette adresse – accessible à tout le monde et à tout moment – afin de prier qu’elles n’en surgissent pas pour vous emporter avec elles !

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Kejoro, Toriyama Sekien

En traversant le quartier de Senzoku – sur le chemin d’Asakusa – nous pouvons passer par ce que les Japonais connaissent anciennement comme le quartier des lanternes rouges Yoshiwara, le quartier des plaisirs. C’est au XVIIe siècle que des légendes à propos d’étranges créatures féminines commencèrent à circuler dans cette zone. Pendant une nuit de l’ère Edo, un samouraï traverse le quartier des plaisirs de Yoshiwara. Une femme avec de longs cheveux noirs apparaît alors devant lui, et croyant reconnaître là sa geisha favorite, l’interpelle. Mais lorsqu’elle se retourne, elle révèle ainsi son corps entièrement recouvert de longs cheveux noirs… Cette créature se nomme Kejoro – la femme cheveuxyôkai connu pour être fait de cheveux… Des légendes racontent qu’à la nuit tombée sur la capitale, la Kejoro émerge des ténèbres et hante les rues du quartier des lanternes rouge…

La Kejoro n’est pas la seule à errer dans ces rues. De nombreux autres esprits féminins en colère peuplent ce quartier, dont la fameuse Otsuyu du kaidan des Contes de la Lanterne Pivoine, vu précédemment. Ainsi ne vous aventurez pas trop par là-bas la nuit, la Kejoro risque de vous attaquer à l’aide de ses cheveux extensibles ! Après le marais de la sorcière, dirigez-vous vers le quartier de Senzoku situé au nord, par ici.

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Statues de Kappa dans le quartier des Kappa

Le quartier d’Asakusa est bien connu pour son festival bigarré, le Sanja Matsuri, qui se déroule en mai, festival où les Yakuzas sont à l’honneur. Juste à côté, nous retrouvons le quartier de Matsugaya dans laquelle il y a une zone nommée Kappa-bashi. Connu comme le quartier des Kappa – créatures yôkai du folklore japonais. Bipèdes, ce sont des sortes de gobelins ressemblant à des tortues. Ils enlèvent les humains qui se sont aventurés sur leur territoire – souvent des marais où sous les ponts – afin de les noyer. Il est dit que l’on peut repérer un kappa à son odeur de poisson, due à la coupelle formée par le haut de son crâne qui doit être remplie d’eau en permanence afin qu’il puisse survivre.

Ainsi, le quartier des Kappas est célèbre pour avoir été envahi par ces créatures a une époque. C’est pour cela que les habitants firent construire un temple afin de les apaiser. Le temple Sôgen-ji – aussi appelé le temple Kappa-dera – est toujours debout aujourd’hui. À l’intérieur du sanctuaire il y a un autel à offrandes qui est en permanence rempli de concombres, aliment préféré du kappa. Le trésor de ce temple est une patte séchée de kappa, ainsi qu’un emakimono – rouleau peint antique – représentant différents types de kappa et la biologie de la créature. Si vous n’avez pas peur d’une rencontre avec ce petit monstre vous pouvez vous rendre dans ce quartier en vous dirigeant par ici. Dans le cas où vous croiseriez un kappa, sachez qu’il faudra être très poli avec lui si vous voulez qu’il vous laisse tranquille : saluez-le – en vous inclinant à la japonaise – ce qui aura pour effet de vous rendre la pareille (c’est une créature très polie !). Cela videra ainsi la coupelle d’eau qu’il a sur la tête et le renverra dans le monde des esprits…

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Rouleau peint à propos des Kappa

 

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Sanctuaire Oiwa Inari Tamiya

Dans un article précédent, Journal du Japon vous à présenté les contes de fantômes japonais appelés Kaidan. Or de nombreux contes célèbres s’inspirent de faits réels et se situent souvent dans des lieux qui existent comme le sanctuaire d’Oiwa du temple Inari Tamiya à Tôkyô, qui est dédié à l’esprit d’Oiwa-san, célèbre spectre vengeur du folklore japonais. Oiwa était la femme d’un samouraï pauvre. Celui-ci – Iemon TAMIYA – l’empoisonna afin de pouvoir se remarier avec une autre femme de famille riche. Le visage déformé par le poison, Oiwa se suicide, et réapparaît la nuit s’incarnant dans une lanterne de papier afin de se venger de son mari.

C’est une histoire est très souvent reprise dans la culture japonaise. Le conte d’origine prend source avec l’écrivain Tsuruya NANBOKU en 1825 qui, pour une pièce de théâtre Kabuki, mélangea des meurtres s’étant réellement déroulés avec des éléments surnaturels. À la manière de la pièce de théâtre Macbeth de Shakespeare, la pièce d’Oiwa-san était aussi maudite. Des légendes racontent que de nombreux incidents se déroulèrent sur les lieux des représentations. C’est pour cette raison que les acteurs ont l’habitude de visiter la tombe d’Oiwa-san et son autel, afin de la prier de leur donner la permission de jouer le conte sur les planches ou à l’écran !

Le sanctuaire d’Oiwa-san peut être trouvé dans le quartier de Yotsuya proche de Shinjuku à Tôkyô, vous pouvez suivre cette adresse. Si l’on retrouve le sanctuaire d’Oiwa-san à Yotsuya, sa tombe se trouve néanmoins dans celui de Nishisugamo proche de celui d’Ikebukuro au temple Myokoji, voici un lien google map reliant les deux lieux sacrés à propos du spectre vengeur. Ces lieux font l’objet d’arrêts pour un circuit touristique à propos des histoires étranges de Tôkyô proposé par la société Haunted Tokyo Tours

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Tombe d’Oiwa

Masakado, Yoshitoshi tsukioka

Masakado, Yoshitoshi tsukioka

Enfin, terminons notre excursion avec le tombeau de Taïra no Masakado, réputé pour être l’endroit le plus hanté et le plus maudit de tout le Japon ! Samouraï de la période Heian (794-1185), Taïra no Masakado (903-940) membre du clan des Taïra, désire prendre le pouvoir et organise un coup d’état à la capitale de l’époque Heian (aujourd’hui Kyôtô). Cela ne se déroule pas comme il l’aurait espéré, et se retrouve décapité. Sa tête est ensuite pendue à un arbre et on raconte que, toujours vivante, elle effraie ceux qui la regarde. Furieuse d’avoir été séparée de son corps, la tête du samouraï prend son envol à la recherche de son corps. Ne le retrouvant pas, elle finit par s’écraser sur une colline de la ville de Tôkyô, à l’endroit que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Masakado no Kubizuka « la colline de la tête de Masakado » dans le quartier de Otemachi. Les villageois ont alors enterré la tête à cet endroit, et ont érigé une stèle en son honneur pour apaiser sa colère. Cette colline inspire un respect emprunt de crainte pendant des siècles. C’est en 1923 que le grand tremblement de terre du Kantô fait rage et détruit une immense partie de la ville de Tôkyô. C’est à ce moment que le gouvernement établit des bureaux temporaires pour le ministère des finances, sur le tombeau de la tête de Masakado.

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Sanctuaire de Taïra no Masakado

La malédiction commence alors, et en deux ans de nombreux employés meurent dans des accidents, à cause de maladies, ou autres malheurs étranges. À côté de cela, les autres personnes travaillant là-bas se blessent mystérieusement. Le personnel commença à avoir peur d’aller au travail, et c’est pour cela qu’un autel fut érigé en son honneur et qu’un rituel fut organisé.

Mais cela ne suffit pas.

En 1940 pour l’anniversaire des 1000 ans de la mort de Taïra no Masakado, le Ministre des Finances lui-même meurt dans un incendie de son propre ministère. Catastrophe provoquée par un coup de foudre sur le bâtiment… C’est à ce moment, que le bâtiment du ministère des finances est relocalisé et un sanctuaire est construit à la place. Les rituels et les offrandes reprennent alors afin d’apaiser la fureur du spectre de Taïra no Masakado. Mais les malheurs ne s’arrêtent pas là. Lors de l’occupation américaine après la guerre, les Américains tentèrent de raser le sanctuaire, mais au cours des travaux le bulldozer bascula et dans sa chute tua son conducteur, et une dizaines d’autres incidents étranges s’ensuivirent, convainquant les Américains d’arrêter leurs travaux…

Au Japon tous le monde est persuadé que la tête de Taïra no Masakado hante ce quartier, et maudit quiconque lui manquera de respect. Considéré comme un demi-dieu, des rituels lui sont toujours consacrés. Situé dans le quartier des finances, ce petit sanctuaire offre un joli contraste entre modernité et tradition. Entre deux buildings, l’odeur d’encens se mêlant à celle de la terre, les entreprises autour – par crainte ou respect – paient toutes pour l’entretien du sanctuaire… Si jamais vous voulez vous y rendre, allez à cette adresse, mais n’oubliez surtout pas de rendre tous les hommages qui lui sont dû, si vous ne voulez pas être maudit par la tête du samouraï de Taïra no Masakado !

 

Pour des randonnées hantées…

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Temple Yakuo-in des Tengu Mont Takao

C’est aux alentours de Tôkyô que l’on retrouve une nature luxuriante, verdoyante, pure, mais dans laquelle se cache des mystères insoupçonnés. Pour une superbe randonnée en forêt autour des thèmes du folklore japonais, nous vous proposons une ballade au Mont Takao, réputé pour être hanté par un peuple de Tengu.

Les tengu sont des créatures viles de couleur rouge et au très long nez. Elles arnaquent les humains et sont plutôt dangereuses. Cette montagne est considérée comme étant sacrée pour les Japonais et un lieu de pèlerinage très important. C’est là-bas qu’est érigé le temple Yakuo-in (photo ci-contre), debout depuis plus de 1200 ans. Ainsi, si vous voulez vous y rendre allez à cette adresse, ou accédez au site internet, mais restez bien sur les chemins balisés, autrement vous risquez une rencontre inopportune avec un tengu !

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Forêt Aokigahara

Autre Mont, autre histoire : lors d’une éruption du Mont Fuji en 864, une forêt est née de la coulée de lave séchée sur le versant nord-ouest de la montagne. Cette forêt, nommée Aokigahara est connue pour être le terrain d’étranges phénomènes et d’un nombre incalculables de suicides. Pourtant petite, elle ne devrait être parcourue qu’en seulement 3-4 heures. Seulement, pour des raisons inexplicables, il semble que cela soit impossible et que l’on ne puisse pas retrouver son chemin aisément… voir pas du tout. On raconte que même les boussoles y deviennent folles et que toute personne s’y étant aventuré n’en serait pas revenu.

En raison de sa constitution – sur un sol de lave – cette forêt est très instable, et là ou vous penseriez avoir un sol se trouve seulement un tapis de feuilles et de racines, créant l’illusion d’un terrain parfaitement plat, alors que celui-ci se trouve souvent plus – voire beaucoup plus – bas. Il est donc très facile de chuter dans des cavités plus ou moins profondes où l’on ne pourra pas vous retrouver…

De ses accidents potentiels découlent de nombreuses légendes qui ont conféré à la forêt son statut hanté et une renommée grandissante. En 1959 l’écrivain japonais Seicho MATSUMOTO rédigea une nouvelle du nom de Kuroi Jukai (La forêt noire). Cette dernière se termine par les deux amants de l’histoire se suicidant dans cette forêt. L’auteur affirma qu’Aokigahara est parfaite pour y mourir en secret, et que l’on ne pourrait jamais retrouver votre corps… C’est à la suite de cela que les suicides commencèrent, et que l’endroit devint le plus réputé du Japon pour mettre fin à ses jours. En 1993, un autre auteur publia Le guide du suicide pratique, et décrivit que la meilleure manière d’y parvenir était de se pendre, et indiqua plusieurs endroits dans la forêt d’Aokigahara, selon lui l’endroit idéal. De nombreuses personnes furent retrouvées mortes pendues dans la forêt, ce livre à leurs pieds… Aujourd’hui de nombreux panneaux bordent les chemins de la forêts implorant de ne pas se suicider.

Beaucoup d’histoires font état d’effroyables apparitions spectrales, revenants des suicidés et des perdus, et Aokigahara est donc réputée comme la forêt la plus hantée de tout le Japon – elle est même appelée le purgatoire des Yûrei. Malgré tout, des gardes forestiers y travaillent et lorsqu’ils tombent sur un cadavre, ils doivent l’emmener dans un refuge spécial construit exprès pour garder les corps, dans lequel ils entreposeront le défunt sur un lit dans une pièce. Un veilleur est désigné afin de le surveiller, car on dit que si on y laisse un cadavre seul la nuit, il n’arrêtera pas de hurler et se déplacera dans l’enceinte de refuge…

Cette étrange forêt ne cesse de fasciner le monde – nous vous parlions de son adaptation en film l’an dernier par Gus VAN SANT  – et elle effraie les Japonais. Malgré l’extrême dangerosité d’Aokigahara, des sentiers de randonnées ont été installés et il est possible de se balader dans la sinistre forêt dégageant une atmosphère sombre et mystérieuse, dont on peut apprécier la beauté de ses paysages difformes. Située proche de la ville de Tôkyô, vous pourrez accéder à la forêt d’Aokigahara dans le parc national de Fuji-Hakone Izu par ici, et pour voir le site internet, allez à cette adresse.

Ces lieux ne sont pas les seuls du Japon à être hantés, car on en retrouve dans les 4 recoins du pays, comme nous vous le décrivions dans notre premier volet. On peut aussi y ajouter Kyôtô où l’on retrouvera la rue des Yôkai, accessible seulement 5 fois par an, et qui regroupe toutes les créatures étranges du folklore nippon. Outre cela, Kyôtô offre tout autant de possibilités que Tôkyô en matière de sites hantés et dans la région il existe même un village entièrement consacré au folklore japonais, à essayer donc si vous recherchez encore plus d’effroi !

En tout cas, vous l’aurez compris les Japonais, très croyants, possèdent dans leur culture beaucoup de créatures étranges. Tôkyô et ses alentours sont hantés par de nombreux spectres, mais on en retrouve partout ailleurs, et ils font de ce pays un savant mélange entre tradition et modernité, inventant et ré-inventant les histoires de fantômes et de malédiction à l’infini ! 

  

En bonus, quelques liens utiles pour préparer un circuit touristique des plus effrayants :

Haunted Tokyo Tours, circuits fantastiques de Tôkyô

Carte recensant tous les endroits supposés hantés au Japon et dans le monde

Circuit hanté de Tôkyô sur google map

Musée Mizuki SHIGERU, maître du kaidan contemporain dans les mangas

 

Retrouvez tous nos articles sur le Japon hanté :

Kaidan : Les mystérieux contes de fantômes japonais

Kaidan-Eiga : L’arrivée des spectres nippon sur grand écran !

Les spectres du J-Horror : L’émergence des légendes urbaines dans le cinéma japonais

Survival-Horror : Quand la peur s’incruste dans le jeu vidéo !

Shinrei-Spot : Testez votre courage dans les lieux hantés du Japon !

Nensha & Noroi : Quand les spectres utilisent les médias !

Spectres et fantômes : Les yûrei au masculin !

 

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