Sakura Wars – Le retour triomphal de la troupe des fleurs ?

Quand les ténèbres et les démons menacent l’avenir du monde, on appelle généralement des gros bras musclés armés jusqu’aux dents. Sauf que cette fois, ce sont des jeunes femmes installées dans leurs armures spirituelles qui vont s’en charger ! Plus de dix ans après le dernier épisode de la série, la Troupe des Fleurs est de retour… pour le plaisir de ses fans ? Voyons cela. Brigade Impériale, en avant !

Sakura Wars

Nouvelle guerre, nouveau cerisier

Sakura Wars – ou plutôt Sakura Taisen au Japon – est une série dont les origines remontent à 1996 sur Sega Saturn. Nous étions en compagnie de la Troupe Impériale des Fleurs, menée par Sakura SHINGUJI dans une lutte contre des démons qui menaçaient Tokyo et tout se faisait au tour par tour dans un Tactical RPG au système surprenant : nul point d’XP et de level-up, vos unités évoluaient en fonction des réponses que vous leur donniez lors des nombreuses phases de discussion – Sakura Taisen mélangeait action et Visual Novel à la perfection.

Sakura Wars

Sakura SHINGUJI, héroïne de la première génération.

Ce mélange audacieux de tactique, de drames, de comédie, d’opéra ainsi que de démons, orchestré par Red Company pour SEGA, fut un succès détonnant au Japon : outre quatre « suites » (la dernière datant de 2005 sur Wii et PlayStation 2), la série y est devenue populaire au point d’être un phénomène de mode. Jeux spin-off (et parfois sur consoles concurrentes), animes, manga, comédies drama musicales jouées par les seiyuu incarnant leurs personnages sur scène et même un Sakura Café à Tokyo !

Mais malgré ce succès, la popularité décroissante a laissé penser qu’elle était désormais une série oubliée, abandonnée… Même si toujours présente dans le cœur de ses fans. Cependant, 2019 a signé son  retour et c’est en avril 2020 que le reste du monde a pu bénéficier d’une sortie traduite en plusieurs langues dont le français… laissez-vous emporter par le charme du Japon de l’ère Taishô en nous suivant dans le test de ce nouvel épisode !

Pluie de romance à l’ère Taishô

Sakura Wars prend place dans un Japon alternatif en 1940. C’est à cette époque que le jeune Seijuro  KAMIYAMA, membre de la Flotte Impériale, est appelé par la directrice de la Troupe pour prendre la place de Capitaine. A peine arrivé… Il rencontre une jeune femme dont le visage lui est familier, et pour cause, il s’agit d’une amie d’enfance, Sakura AMAMIYA. Celle-ci, enchantée de revoir KAMIYAMA perdu de vue depuis qu’il a joint l’armée, lui fait visiter le Théâtre Impérial où elle vit, aux cotés des autres membres de la troupe. Ainsi se présentent à lui Hatsuho SHINONOME, Clarissa « Claris » SNOWFLAKE et Azami MOCHIZUKI. Beaucoup d’autres troupes ont été fermées, comme celles de la France (Sakura Taisen 3 et 4) et des Etats-Unis, mais celle du Japon persiste, grâce à des représentations théâtrales… de qualité assez variable. Bref, la paix est là… ou presque.

A peine le temps de vraiment s’habiter aux lieux et aux personnes que l’apparition de démons se fait signaler dans la ville… on n’en avait plus vus depuis dix ans, depuis que les anciennes membres de la troupe ont enfermé l’Archidémon dans l’Alter-Tokyo, une version alternative scellée de la capitale, pour empêcher la destruction du monde. Et, en prime, les Olympiades Inter-Brigades, pendant lesquelles toutes les troupes s’affrontent, sont sur le point sont sur le point de commencer. Que de fardeaux à surmonter pour KAMIYAMA… mais surtout, qui est cette mystérieuse Yaksha, apparue avec les démons et dont l’apparence ressemble beaucoup à celle de SHINGUJI supposée disparue dix ans plus tôt ? La situation de la capitale est au plus bas et c’est à lui – donc à vous – de solutionner ces épineux problèmes !

 

Entre le Visual Novel…

Sakura Wars se coupe en deux catégories bien distinctes : le Visual Novel et l’Action-RPG, autrement dit le drama et la baston. Le premier de ces deux genres est celui qui occupe la plus grande partie, pendant laquelle on contrôle KAMIYAMA exclusivement. Dans ces séquences, il faut se promener un peu partout dans le Théâtre Impérial (qui sert de zone principale) et vagabonder dans son grand hall ou son étage pour trouver quoi faire – ou allumer son téléphone (oui oui ! Un smartphone à vapeur, même !) pour y consulter la carte. Là, une icône représentant un personnage y est affichée et il suffit d’y aller pour déclencher un dialogue. Tous ne sont pas utiles pour faire avancer l’histoire, mais leur importance est bien là car ils développent le background du jeu et améliore ses relations avec les membres de la troupe.

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Seijuro KAMIYAMA.

En effet, dans la plupart des scènes qui se déclenche, on aura une discussion qui propose deux ou trois réponses. Et comme toujours dans la série, ces choix sont en temps plus ou moins limité selon la situation et la réponse mènera à une réaction différente de votre interlocuteur. Dans le cas où aucune réponse n’est donnée, l’une de celles disponibles est choisie automatiquement… et ce n’est pas toujours la meilleure possible. En cas de bonne réponse, vous gagnerez de l’affection de la part de la personne en face de vous (la plupart du temps)… et vous voyez déjà ce qui se passe en cas de mauvais choix. Ceux-ci seront utiles jusqu’à la fin, jusqu’à choisir la conclusion que vous aurez… ou déciderez d’avoir. Ce système est on ne peut  plus aisé à utiliser : il suffit d’appuyer dans la direction du choix voulu et le valider, en faisant bien attention au petit bruitage « timer » qui se fait de plus en plus pressant au fil du temps restant. Si cette mécanique est présente depuis toujours dans la série, Shin Sakura Taisen ajoute quelques nouveautés, comme choisir l’intensité de sa voix lors de certaines déclarations – ce qui motivera plus ou moins les troupes – ou ces moments romantiques où il faudra regarder chaque détail des décors ou du visage d’une partenaire pour découvrir ses secrets.

Votre entourage vous donnera parfois des petites quêtes qui peuvent faire avancer l’histoire. C’est potentiellement l’occasion de visiter les différents environnements de Ginza, découvrir ce à quoi ses habitants pensent, et avoir quelques scènes supplémentaires. Le jeu se découpe en chapitres en plusieurs actes qui délimitent ses enjeux, les moments « calmes », le combat et son dénouement. Vous pourrez aussi, de surcroît, jouer au Hanafuda après quelques heures ! Ce gameplay, au final, ressemble un peu à ce qu’aurait été un Yakuza plus léger et surtout, sans combats aléatoires inutiles tous les dix pas…

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… et l’Action-RPG

Les combats sont tout de même présents dans ce nouvel épisode, et changent totalement la donne par rapport aux précédents : on passe des T-RPG à un A-RPG, plus ressemblant à un beat’em-up. Les batailles se font en temps réel, on dirige son robot (Mugen type) dans des décors en 3D, on attaque avec la touche Rond (par défaut, mais cela peut être modifié) on utilise un mouvement spécial lorsque la jauge dédiée est remplie (on peut trouver régulièrement des cristaux à ramasser, sur lesquels nous reviendrons un peu plus tard). Les robots sont capables de sauter et même effectuer des double-sauts (la classe !) et une esquive. Si celle-ci est déclenchée au bon moment, quand un ennemi est sur le point de vous toucher, l’action ralentira quelques instants, le temps de bien bourrer sa tête d’attaques ! Un appui sur le pavé tactile lancera une manœuvre en duo après avoir atteint un certain point dans l’histoire.

Sakura Wars_003SI Shin Sakura Taisen était rapproché des Yakuza un peu plus tôt, en voilà une deuxième charge : le système de combat se joue d’une manière assez similaire. Ceux qui connaissent la série savent que les enchaînements se font à coups de « Carré > Triangle / Carré x2 > Triangle » et ainsi de suite jusqu’à avoir quatre manipulations différentes… Celui de Sakura Taisen tout à fait identique dans sa base. Chaque personnage ayant une façon de se battre différente et unique (Hatsuho manie avec une masse lourde et lente, alors que Claris utilisera des sorts pour attaquer distance, par exemple), cela permet une diversité dans les affrontements, qui consistent à avancer dans des lieux maléfiques entrecoupés de vagues de démons à terrasser, jusqu’à atteindre le boss à la fin. Les attaques sautées sont également de la partie, et là encore chacun les mettra à profit différemment.

Les monstres ne sont pas les seules choses à détruire sur les terrains, car comme dit plus tôt il y a aussi des cristaux un peu partout. Ceux-ci peuvent parfois remonter la vie de votre machine, ou augmenter le moral de votre partenaire, tout comme veiller dessus aura le même effet, en la défendant ou lui évitant de prendre des dégâts par exemple. Monter son moral est utile, car les stats du personnage s’amélioreront aussi. Plus de vitesse, de puissance, chaque niveau a des avantages mais à force d’être blessée, votre binôme en reperdra. Dans le cas où son robot n’a plus d’énergie, elle deviendra inactive temporairement. Là, si le deuxième combattaient est vaincu aussi, c’est le Game Over. Il est à noter que l’on peut changer de personnage en pleine action par la simple pression sur L1. Kamiyama étant le combattant par défaut, vous pourriez bien avoir envie de changer, donc il est bon de le signaler.

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De gauche à droite : Claris, Hatsuho,Sakura, Azami et Anastasia

Troupe des fleurs, en avant ! Affrontons le test du jeu !!

Sakura Wars adopte dans cet épisode un nouveau character-designer. Kôsuke FUJISHIMA (qui a longtemps travaillé sur la série Tales of) ayant laissé sa place, c’est à présent Tite KUBO, l’auteur de Bleach, qui prend la relève. Si l’on en parle en premier, c’est parce que c’est forcément la première chose que l’on remarque quand on démarre le jeu… et pour le coup, il peut s’avérer être un peu surprenant (décevant ?) pour les fans de la première heure. Il n’est pas repoussant, bien loin de là, et montre des personnages charismatiques (enfin, dans la majorité), et pour le coup le héros n’a rien à envier, par exemple, à Ôgami (le capitaine de la première troupe). Le relooking de Sumire KANZAKI, également membre de cette équipe mais avec vingt ans de plus, la laisse charmante et sans doute parmi les protagonistes les plus réussies. Cependant, on est quand même dans le regret de voir à quel point certains autres sont tellement Bleach… presque « génériques », sans ce coté élégant du designer original. Attention, ce n’est pas catastrophique non plus, encore une fois, et cela souligne une idée importante. Choisir la bonne personne pour créer ses personnages n’est pas chose facile… on remarque aussi une différence parfois flagrante et un peu étrange entre les versions jeu / anime d’un même protagoniste.

Sakura Wars_004Mais en dehors de cela, le jeu propose de très beaux graphismes (PS4 Pro Enhanced bien sûr), de nombreux lieux (bien que de petite tailles en dehors du Théâtre et des champs de bataille) qui forment un univers cohérent, aussi bien dans les décors que les passants qu’on y croise (même s’ils sont finalement souvent « la même personne »). On aurait aimé d’ailleurs qu’il soit possible de s’y promener plus, pour vivre un peu plus dans ce Japon typique en pleine période de révolution d’ère et qui semble aussi réaliste, grâce à cette réalisation graphique soignée et l’ambiance donnée. Et si la modélisation des personnages très « anime » est réussie, c’est peut-être un peu moins le cas avec les démons, qui donnent beaucoup plus l’impression, pour une bonne partie, d’être en plastique. Ce qui, tout en étant un peu « anti-charismatique », les rapproche des épisodes originaux dont le design semble tout droit venir… et même si les environnements de combats ne sont pas nombreux, cela contribue à donner une identité propre, intéressante et parfois très mécanique à cette sphère démoniaque dans laquelle on se bat.

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D’accord, pour le coup on ne comprend pas tout ce qu’il y a à l’écran, mais c’est joli toutes ces couleurs, non?

Si le jeu est satisfaisant graphiquement, c’est également grâce à son animation sans faille, rapide, dynamique, qui suit très bien l’action et la soutient avec de nombreux effets visuels (ces jets de vapeur que font régulièrement les robots… !). Les Mugen bougent dans tous les sens, enchaînent les attaques parfois dans un festival de couleurs et de lumières jamais trop violentes – sachant qu’il est possible de régler la luminosité et le contraste du jeu n’importe quand, de toute façon. Peu importe le nombre d’ennemis et leur taille, on n’a jamais à se plaindre de ralentissements et il est très rare de rater une esquive pour une autre raison que « c’était prévu », par exemple dans le cas où l’animation de celle-ci n’est pas terminée et impossible à couper (comme les attaques magiques de Claris, par exemple). Les temps de chargement y sont réguliers (quand on explore le théâtre, forcément… à chaque pièce dans laquelle on entre et sort) mais ne sont jamais longs. A la rigueur, quand on lance le jeu… six secondes ? Quand on change de lieu dans la ville, même chose mais avec une très jolie animation dans laquelle Kamiyama avance parmi une foule de passants inconnus…

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A gauche, Claris version anime. A droite, Claris version jeu. Il y a comme une…. différence, non?

De toute façon, même si l’on rate quelques esquives, le jeu n’est pas spécialement difficile. Hormis de rares boss dont chaque dégât reçu coûtera cher, on s’en tire souvent assez bien, notamment encore une fois grâce aux cristaux de soin trouvables ça et là sur son chemin. Au pire des cas, il est toujours possible de switcher de personnage n’importe quand et laisser la console le gérer pour vous en attendant de trouver de quoi le soigner. Non, hormis ces quelques boss et pièges, ce sont surtout les quelques moments plate-forme qui pourraient poser problème. Là encore, rien de bien terrifiant mais on ne sait pas trop, parfois, où l’on doit aller, et on met quelques instants à bien doser ses sauts lorsque l’on débute le jeu. Cela dit, les checkpoints sont plus que réguliers, ce qui fait qu’on ne repart jamais de très loin. Surtout que les chutes dans le vide ne font perdre ni énergie ni moral… au final, si l’on s’amuse bien pendant les batailles grâce au dynamisme des robots et le rythme de ces missions, on finit par avoir un petit sentiment de « pas assez ».

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Une petite partie de Hanafuda, quelqu’un ?

Le jeu étant composé de huit chapitres, on a donc huit missions histoires à refaire à loisir avec les autres personnages – ou non – et quelques petites autres par-ci par-là, lorsqu’une invasion de démons se fait sentir dans la ville. Mais ne comptez pas plus de trois à cinq minutes pour les finir… les combats sont pourtant divertissants et nerveux, mais donnent plutôt l’impression d’être là « histoire de », pour que le jeu ait plusieurs genres. Le fait de n’être que deux, voire trois en bataille selon les chapitres renforce indubitablement un sentiment de « pas assez » : cela aurait pourtant été tellement classe d’avoir ses six mechas dans le coin, les voir se battre à ses cotés, tous ensemble… de même, lorsque l’on change de combattant, celui-ci se téléporte à la place de votre robot actif dans une petite pluie d’étincelles digne d’une série de Magical-Girl (bon, on exagère un peu). Seulement, faire tout simplement glisser la caméra vers le Mugen désigné aurait été plus crédible, là où finalement cette animation est un peu… ringarde.

Genre différent, character-designer différent, producteur différent, s’il y a bien une chose qui ne change pas, c’est la bande-son. Ou plutôt son compositeur, car on a une fois encore l’honneur d’un travail signé Kohei TANAKA. Et si vous connaissez déjà des jeux comme les précédents épisodes de la série ou Gravity Rush, vous savez à quoi vous attendre. Le compositeur nous propose à nouveau un ensemble qui mélange des thèmes légers qui collent bien à une situation détendue, amusante ou plus triste, à d’autres avec quelques sonorités typiques, et quelques très belles réorchestrations d’anciennes mélodies. Mais ce que l’on retiendra sans doute le plus, ce sont ces morceaux mémorables, guerriers qui soutiennent parfaitement des séquences épiques. La modernisation du thème principal d’époque est elle aussi plus dynamique et met évidemment les doubleuses de la troupe actuelle à profit.

Le thème d’époque, histoire de comparer. Lequel préférez-vous ?

Si le jeu est sous-titré dans plusieurs langues dont le français (un très bon français d’ailleurs, mais c’est dommage que ces textes soient si petits et sans bordure pour les souligner et les rendre plus lisibles), seul le japonais est disponible pour les voix. Ce n’est pas un gros problème car ce doublage est de qualité, vivant et expressif, parfait pour une histoire captivante, touchante digne d’un bon anime qui réservent quelques surprises. On y retrouve Michie TOMIZAWA (Sailor Mars) dans son rôle de Sumire KANZAKI. Les habitués de SEGA et autres jeux y reconnaîtront aussi Ayane SAKURA (Stratos de Phantasy Star Online 2) incarnant Sakura et Saori HAYASakura Wars_007MI (Kirika de Shining Resonance… et Yuno de Phantasy Star Nova. Quelle coïncidence. Chose amusante, les deux comédiennes ont respectivement doublé Linne et Orie de Under Night inBirth dont le test est dans nos colonnes.

Sakura Wars est un jeu dont la durée de vie dépendra totalement du temps que vous avez décidé d’y passer. Il est composé de huit chapitres tous découpés en plusieurs parties. En ligne droite, une quinzaine d’heures grand maximum vous mèneront jusqu’à la fin, mais si vous voulez tout savoir sur tous les membres de la troupe, refaire tous les combats avec tous les personnages, et pourquoi pas partir à la chasse aux portraits, vous pourrez aisément, doubler ce temps. Et si vous souhaitez découvrir toutes les fins…

Bien qu’il présente quelques petits problèmes (comme des combats bien trop discrets et répétitifs), ce nouveau Sakura Wars ne manque pas de fraîcheur et d’originalité par rapport aux jeux d’aujourd’hui. Son gameplay surprenant pour qui ne connait pas la série peut dérouter mais il est toujours aussi efficace pour les autres, et les amateurs de Japon pourraient s’y trouver encore plus sensibles que les autres. C’est bien simple, ce nouvel opus est très bon dans quasiment tout ce qu’il propose et offre une ambiance graphique et sonore de qualité pour un voyage charmant et sans pareil. Espérons-lui un succès suffisant pour qu’il devienne le premier épisode d’une nouvelle génération !

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