Shiba Matsuri : le festival virtuel dédié à la culture japonaise

Début juillet s’est tenu un événement hors du commun : un salon virtuel dédié à la culture japonaise, le Shiba Matsuri ! Pour l’occasion, Journal du Japon vous propose de rencontrer ses organisateurs. De l’idée à l’organisation, découvrons ensemble comment ce type de salon, inédit, a pu voir le jour.

Shiba Matsuri

©Apprenons le japonais

Ce n’est pas moins de 2 000 « visiteurs » qui se sont connectés au serveur Discord (un logiciel qui permet de tchater en direct avec d’autres membres) du Shiba Matsuri le week-end du 4 juillet 2020, pour rencontrer les quelques 12 exposants et 7 invités. Cosplays, voyages, artisans, artistes, professeurs et autres professionnels ou amateurs étaient au rendez-vous pour partager leur passion.

Ce salon 100% gratuit casse les codes : pas de déplacement à prévoir, pas de fil d’attentes, pas d’immenses halls remplis de stands de goodies ou de vêtements… Le Shiba Matsuri se distingue par son côté virtuel qui lui permet d’être accessible depuis son ordinateur, son téléphone ou sa tablette via un simple lien Discord. Ce type d’événement « virtuel » a explosé pendant le confinement, avec des annulations d’événements en pagaille puis la multiplication de concerts et de rendez-vous virtuels. La recette semble continuer de fonctionner.

Le Shiba Matsuri s’inscrit donc dans ce cadre exceptionnel que nous vivons cette année avec la volonté de continuer à se réunir tout en se protégeant, pour partager nos passions communes.

Rencontre avec Candyce et Quentin, les organisateurs du Shiba Matsuri :

Candyce Shiba Matsuri

Candyce, co-organisatrice du Shiba Matsuri ©Apprenons le japonais

Journal du Japon : Bonjour Candyce et Quentin. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

Candyce : Bonjour, je m’appelle Candyce et je suis en master d’éducation japonaise à l’université de Lille. J’aspire à obtenir mon CAPES d’ici quelques années afin d’enseigner en collège/lycée. D’ici là, j’ai décidé de prendre un peu les devants et me suis mis à mon compte en tant que professeur particulier de japonais.

Quentin : Bonjour ! Je suis sommelier saké et passionné de cuisine japonaise. Après avoir passé 2 années au Japon, je suis tombée amoureux de la culture et j’ai choisi de la promouvoir par le biais de mon travail, en ouvrant une épicerie japonaise à Roubaix nommée « Petit Konbini » en septembre 2019.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Quentin : je cherchais un professeur de japonais pour organiser des sessions d’apprentissage le week-end dans mon épicerie, et c’est ainsi que je suis tombé sur le compte Instagram de Candyce, où elle propose chaque jour de nouveaux mots à apprendre. Je l’ai contacté pour savoir si elle serait intéressée par l’idée et elle a tout de suite accepté. Avec le temps nous sommes devenus amis.

Comment vous est venue l’idée de créer le Shiba Matsuri ?

Candyce : Quentin et moi-même participions régulièrement aux conventions / festivals avant la crise sanitaire du covid-19. Suite à leurs fermetures, nous nous sommes dit qu’un retour aux sources, moins commercial et basé sur la découverte de la culture japonaise pourrait être intéressant, le tout de façon virtuelle aux vues des restrictions actuelles. C’est ainsi que nous avons eu l’idée, aux fils de nos conversations, de créer un salon virtuel via le logiciel Discord. Au début, nous en parlions un peu sans trop y croire, puis au fil des conversations nous avons commencé à avoir beaucoup d’idées et à se dire que finalement rien ne nous empêchait de le faire, si ce n’était la volonté.

Quentin Shiba Masturi

Quentin, co-organisateur du Shiba Matsuri ©Petit Konbini

Qu’est-ce que vous avez voulu transmettre à travers ce festival virtuel ?

Quentin : Au-delà du partage de notre passion pour la culture japonaise, nous voulions également transmettre des valeurs qui nous sont chères telles que la créativité, la découverte, l’ouverture sur le monde qui nous entoure… Le tout en mélangeant dans un même événement le côté traditionnel du Japon, avec un maître ikebana et une spécialiste en thé japonais par exemple, et le côté moderne, avec des artistes indépendants et un concours de cosplay, pour ne citer qu’eux. Nous avons voulu miser sur la diversité des exposants et des invités pour que tout le monde y trouve son compte : cuisine, musique, gaming, japanimation, voyage …

On sait qu’organiser un salon demande beaucoup d’effort et d’investissement, qu’en est-il d’un salon virtuel ? Que pouvez-vous nous dire de votre première expérience en tant qu’organisateurs de ce type d’événement ?

Candyce : Je ne saurais pas comparer avec un salon conventionnel, mais je peux dire que l’organisation d’un salon virtuel demande beaucoup d’efforts, d’autant plus qu’il ne s’agit pas de notre domaine de prédilection et que c’était une première pour nous deux. Mais comme on dit : « il faut un début à tout ».

Je n’ai personnellement retenu de cette expérience que des points positifs : j’ai découvert le milieu de l’événementiel et je dois dire que cela m’a beaucoup plu. Je suis quelqu’un d’assez organisé et j’aime tenter de nouvelles choses, me lancer de nouveaux objectifs. Autant dire que ce festival était une expérience très enrichissante.

Quentin : Il a fallu faire face à des contraintes inattendues mais, grâce à nos parcours respectifs, on a su vite prendre nos marques. Nous sommes très heureux de cette première édition, et le potentiel de programmation pour de futurs éditions est une motivation énorme.

Justement, maintenant que le Shiba Matsuri vient de se terminer, quel est votre ressenti à chaud ? Pensez-vous réitérer l’expérience ?

Candyce : Avec plus de 2 000 visiteurs, je pense que nous pouvons dire qu’il s’agit d’une réussite ! La culture japonaise plaît et intrigue de plus en plus de monde, il était temps qu’un tel événement voit le jour pour rende la culture japonaise accessible à tous. Le fait que cela soit gratuit et qu’il suffisait d’une connexion internet pour rejoindre le festival a permis de le rendre accessible au plus grand nombre.

Quentin : J’ai énormément apprécié l’implication des exposants et invités, et de tous les visiteurs qui nous ont rejoint. On a eu des retours très encourageants, que cela soit au niveau de l’organisation ou au niveau de la programmation. Les ateliers ont très bien fonctionné : il y a eu de vrais échanges et tout le monde a joué le jeu. Et c’est avec joie que nous avons déjà décidé d’organiser une seconde édition fin août !

Candyce : Nous avons plein d’idées pour cette seconde édition. Nous avons pu apprendre des erreurs de la première et nous avons une meilleure visibilité sur ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins bien, ce qui nous aide grandement pour la création des potentielles programmations. Il y a plein de choses possibles avec ce format, et nous avons déjà très hâte de réitérer l’expérience pour en essayer de nouvelles !

Pour finir, comment vous est venu le nom de Shiba Matsuri ?

Candyce : Nous avions notre mascotte avant d’avoir le nom : notre petit shiba inu qui s’appelle « mochi » ! À partir de là, nous savions que « festival » se disait matsuri en japonais. Et hop, le nom était trouvé : Shiba Matsuri.

La première édition du Shiba Matsuri semble donc avoir été une réussite motivante pour les organisateurs, bien qu’on pourrait la juger timide aux vues des entrées des salons plus conventionnels, mais c’est une première édition et l’histoire ne semble pas prête de s’arrêter : voilà une belle aventure que nous allons suivre ! Rendez-vous donc à la fin du mois d’août pour la seconde édition du Shiba Matsuri. Plus d’informations sur la page facebook ou la page Instagram du Shiba Matsuri !

 

Rokusan

Rokusan, 26 ans, passionnée depuis l'enfance par le Japon, je suis UX Designer freelance et grande collectionneuse de produits et de souvenirs du Japon ! @_rokusan

1 réponse

  1. Discoverin dit :

    Je suis frustrée d’avoir raté cette 1ère édition mais j’essaierai d’être là pour la seconde ! Je suis fière de voir deux de mes amies dans la liste des exposants ça fait super plaisir ! (Sonori Tea qui est une amie d’enfance que je connais depuis que j’ai 3 ans, et Rokusan que j’ai rencontrée sur les réseaux puis au Japon) 🙂

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