Les jeux Naruto et Cowboy Bebop de Don’t Panic Games

L’année dernière nous vous avions présenté l’éditeur Don’t Panic Games et ses jeux de société. Nous avions adoré son catalogue rempli d’inspirations japonaises, comme Maiko ou 7 Ronin, mais nous ne vous avions pas présenté ses jeux phares inscrits dans la pop culture : les jeux sous licence ! Si vous connaissez un peu le monde du jeu de société, vous savez que certains jeux sont directement inspirés de titres connus. Don’t Panic Games en possède de nombreux, et parmi eux nous en avons sélectionné deux : Cowboy Bebop Space Serenade, sorti en 2020, et le plus récent Naruto Ninja Arena sorti il y a quelques mois.

Naruto Ninja Arena

© Don’t Panic Games

Partons pour le village de Konoha et ses fameux ninjas dans ce jeu totalement dingue : Naruto Ninja Arena !

Pourquoi dingue ? Car c’est un jeu où… tout le monde joue en même temps ! Vous avez en effet bien lu nos propos. Ici, que vous soyez deux, trois, ou six, chaque joueur lance les dés à l’unisson : il s’agit d’un roll & clash. Le premier du genre d’après Don’t Panic Games. Le principe est assez simple, vous vous retrouvez un peu à l’instar de l’examen de Chûnin, pour devenir un ninja, à affrontez d’autres ninjas dans un tournoi unique. Avec la base du jeu, vous pouvez jouer soit en duo, façon duel, soit à quatre personnes grand maximum. Vos personnages seront alors le fameux trio Naruto, Sasuke, Sakura ainsi que le plus réfléchi Shikamaru.

L’idée est d’infliger le plus de dégâts possible à vos adversaires grâce à 5 dés : 4 de couleurs et 1 en noir et blanc. Chacun possède des formes bien précises. Suivant les formes obtenues après un lancer, vous pouvez débloquer des techniques, celles-là même que les personnages de la série utilisent. La seule permettant d’encaisser réellement les dégâts est l’attaque spéciale faisant appel à tous les dés car elle stoppe la partie le temps de comptabiliser les points de dégâts. Les autres techniques étant faisable avec un, deux ou trois dés. Il est donc impératif d’avoir un œil sur le jeu en même temps que vous enchaînez vos lancés.

© Don’t Panic Games

L’idée est d’infliger suffisamment de blessures pour pousser un joueur au KO. À ce moment-là, ce dernier aura une seconde chance de ressusciter, mais le KO est inévitable au moindre faux pas. À vous de voir si une alliance tacite se met en place ou si vous choisissez de vous acharner sur un seul et unique joueur.

Afin d’aller plus loin et d’avoir la possibilité d’utiliser d’autres personnages, tirés tout droit de la série éponyme, n’hésitez pas à vous procurer l’extension Ninja Arena Genin Pack. Elle ajoute 6 nouveaux ninjas jouables : Temari, Hinata, Rock Lee, Gaara, Kiba et Tenten. Chacun à nouveau avec leur spécificité. On ne vous l’explique pas, afin de vous garder la surprise, mais deux ninja ont une caractéristique supplémentaire à utiliser lors du jeu. Petit point bonus : les parties se jouent assez vite, un bon point si vous comptez tester le plus de personnages possible.

L’avis de Charlène 

Que vous connaissiez ou non la série d’origine, cela ne vous empêchera pas de passer un réel bon moment en découvrant ce jeu. Ici le fait qu’il s’agisse d’un roll & clash, certes déstabilisant de prime abord, est en réalité la bonne idée car tout le monde a alors sa chance. Une fois familiarisé avec les règles et les différentes techniques à réaliser, on prend un réel plaisir et on sent la tension monter au fil des lancers de dés. Si vous êtes un peu compétiteur ce jeu est fait pour vous car plus vous serez rapide, et mieux ce sera. L’utilisation des techniques inspirées de la série permet une vraie immersion bien sympathique.

Le petit point négatif réside peut-être dans le nombre de personnes jouables. On passe de 4 maximum avec le jeu de base à 6 grand maximum avec l’extension. Mais lors du jeu il faut taper sur un rond rouge, représentant l’icône présente sur le t-shirt de Naruto, et le fait d’être trop nombreux est délicat si la table ne suit pas. Privilégiez donc les tables rondes, voir carré, pour donner sa chance à tous ! D’autant que plus on est nombreux, plus il peut être difficile de comprendre le jeu devant soi, mais cela pimente aussi la partie.

 

Cowboy Bebop Space Serenade

Résumé éditeur :

Cowboy Bebop Space Serenade

© Don’t Panic Games

L’humanité est désormais disséminée dans l’univers. Pour maintenir un semblant d’ordre, la police a recours à des chasseurs de prime, comme ceux de l’équipage du Bebop ! Dans ce jeu de deck-building, vous incarnez l’un de ces 4 aventuriers de légende. Voyagez à travers le système solaire, gérez au mieux vos ressources, utilisez vos cartes ainsi que les compétences de vos adversaires pour capturer les hors-la-loi…Peut-être même arrêterez-vous le tristement célèbre Vicious ! Votre réputation dans le milieu est une fois de plus mise à rude épreuve ! Bienvenue dans l’univers de… Cowboy Bebop !

Ce jeu de plateau est aux antipodes de Naruto Ninja Arena, puisqu’il s’agit d’un Deck Building où les parties dureront entre 30 minutes et 1 heure. Le Deck Building consiste à se créer un deck de carte au fil de la partie en achetant certaines, et en éliminant d’autres pour l’épurer. Retirer les cartes de base vous permettra de retomber plus souvent sur celles que vous aurez pris soin d’acquérir.

La sempiternelle question « On fait une partie pour se chauffer d’abord ? » va être plus que nécessaire. Non pas que le jeu soit compliqué, mais si aucun des joueurs n’a l’habitude du deck building il faudra quelques temps pour comprendre les mécaniques de ce type de jeu. Idéalement, un maitre du jeu (celui à qui il appartient), devrait lire une première fois les règles entièrement pour connaitre les tenants et aboutissants, et guider les autres joueurs dans la partie. Au dos du livret, un récapitulatif du déroulé d’un tour est présent, et servira de pense-bête. Une fois que tout le monde a pris ses marques, les parties deviennent tout de suite très prenantes, et le jeu s’avère vite addictif !

Cowboy Bebop Space Serenade

© Don’t Panic Games

Dans Cowboy Bebop Space Serenade vous devrez déplacer votre pion personnage de votre vaisseau Bebop, jusqu’aux planètes où peuvent résider des criminels tirés au sort depuis la pioche dédiée. Confronter des criminels et les capturer vous rapporte des points de renommée. Le joueur ayant le plus de renommée en fin de partie est le vainqueur. Quatre personnages sont disponibles, et tous seront sur le plateau, que vous jouiez à 4, comme à 2. En effet, certaines compétences se déclenchent lorsque vous êtes en présence d’un autre personnage sur une même planète, qu’il soit joueur, ou non.

Pour vous permettre cette traque, vous devrez vous servir des cartes actions venant de votre deck, qui constitueront une main de 5 cartes à chaque tour. Il est important de comprendre que dans ce jeu vous ne pouvez pas conserver toutes vos ressources à la fin de chaque tour. La seule ressource à perdurer sera votre carburant (vous servant à vous déplacer ou de monnaie d’échange), les autres seront celles présentes sur les cartes de votre main, mais comme vous défaussez celle-ci à chaque fin de tour pour en constituer une nouvelle, il ne faut pas hésiter à les utiliser. L’évolution en cours de jeu se fera donc par l’achat de nouvelles cartes plus puissantes, qui vous rapporteront plus de ressource pour une même main de 5 cartes.

Plusieurs types de compétences sont disponibles, parfois polyvalentes, parfois très utiles dans des cas de figure très précis, mais suffisamment différentes pour créer des parties très variées. De plus, certaines cartes peuvent être utilisées en combo avec d’autres.

Le deuxième effet kisscool de Space Serenade, c’est l’arrivée de Vicious ! Parmi les derniers criminels à piocher, celui-ci est présent. Lorsqu’il arrive sur le terrain, un décompte se met alors en place, annonçant la fin de la partie. Les cartes criminelles défaussées reviennent en jeu et seront désormais le deck de déplacement de Vicious. Lorsqu’il aura usé de tous ses déplacements, il ne restera plus qu’un tour de table pour mettre fin à sa capture.

L’avis d’Olivier

La première chose qui frappe quand on découvre l’intérieur de la boite, c’est la très belle fabrication des différents éléments ! Le jeu comporte beaucoup d’éléments, et la robustesse et la finition de chacun est impeccable. Les plateaux planètes et personnages sont faits dans un carton très résistant, et sur plusieurs épaisseurs. La multiplication des couches, en plus de renforcer les plateaux, permet de créer des zones concaves, où l’on pourra placer des jetons. Les pions personnages sont présents en deux versions : en figurines en plastique, et en silhouettes cartonnées. Ceci permet aux plus habiles de peindre les figurines façon Warhammer, les conserver pour de la collection, et utiliser les silhouettes pour jouer. Une finition aux petits oignons on vous dit !

Il n’y a absolument pas besoin de connaitre Cowboy Bebop pour jouer à ce jeu. Cependant, les fans auront l’agréable surprise de découvrir que les cartes actions et les compétences de chaque personnage ne sont pas faites au hasard, et correspondent à leur personnalité. Comme il y a beaucoup de cartes actions, toutes utilisables par tous les joueurs, il faudra surement plusieurs parties pour que chacun en fasse le tour. Couplé au fait que vous ne combattrez pas tous les criminels à chaque partie, la rejouabilité du jeu est très grande, et la première chose que l’on a envie en terminant une partie, c’est d’en refaire une pour tenter de construire un nouveau deck.

 

Chez Journal du Japon, c’est un sans faute pour les jeux Naruto Ninja Arena et Cowboy Bebop Space Senerade ! Don’t Panic Games est un éditeur que nous vous avions déjà présenté, et on confirme ici notre plaisir à découvrir son catalogue. Si vous aimez chercher des jeux de société sur des licences qui vous tiennent à cœur, n’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil au site de l’éditeur. On y retrouve, entre autres, également les jeux de L’Attaque des Titans et de Tokyo Ghoul ! Une seule question peut donc rester… quelles seront les prochaines licences que Don’t Panic Games nous réserve ?

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