Souvenir (jap)animé #9 : Cardcaptor Sakura

« Na-Na, Na, Na, Na ». Ces quelques notes fredonnées sont super entraînantes. Et on est certain que ces onomatopées font resurgir d’innombrables souvenirs. C’est bien normal car Cardcaptor Sakuraplus couramment appelé Sakura Chasseuse de cartes – a été l’un des animés les marquants des années 2000. Entre ésotérisme, romance et combats, ce titre a su marquer toute une génération des fans de japanimation. Ce qui est une évidence aux vues de l’engouement que suscite encore aujourd’hui cette série.

« Clé du sceau sacré, je te somme d’apparaître. Moi, Sakura, chasseuse de carte, je te l’ordonne. Libère-ta puissance ! Carte du Temps ! » Faites remonter les souvenirs de cette série mythique et laissez ces derniers reprendre vie pour ravir le cœur des fans !

 

Cardcaptor Sakura : la magical girl 2.0

L’un des premiers éléments qui vient en tête lorsque l’on parle de la petite chasseuse de cartes, c’est le côté fantastique et merveilleux. La magie et les artefacts surnaturels, une héroïne au grand cœur qui sauve la veuve et l’orphelin. Un sacré personnage cette Sakura. Elle est le parfait archétype de la magical girl.

Magical girl ? Késako ?

Gigi

Image promotionnelle de Gigi ©Kazé

Il est important de faire un aparté sur le côté « fille magique » qui est intrinsèque à l’univers de la petite chasseuse de cartes. L’histoire de la magical girl étant assez longue, on va être très succinct sur la question. Déjà, il faut savoir que les magiciennes que l’on rencontre aujourd’hui ne sont pas les mêmes que celles des années 70-80. Car oui, la première vague de la « fille magique » c’était la sorcière du style Ma sorcière bien-aimée

Ainsi la toute première mahô shôjo a été Sally la petite sorcière, une production de la TOEI qui a eu énormément de succès. Voyant que le concept marchait bien, d’autres jeunes sorcières ont enchanté les écrans durant plusieurs décennies. Parmi les magical girl première génération on peut trouver Cutey Honey (aussi connue sous le titre Cherry Miel en France) qui était la seule a ne pas être une enfant. Sorts par-ci, baguettes par-là, les sorcières sont appréciées jusqu’au début des années 80, puis plus rien. Les mahô shôjo n’attirent plus, du moins c’est ce que pensent certains.

En effet, les producteurs ont modifié deux trois choses pour faire arriver la deuxième vague. De un, on ne parle plus de sorcières mais de magiciennes, c’est différent. De deux, elle ne viennent pas d’un autre univers, à l’exception de Mahô no princess Minky Momo – Gigi ! – qui vient des étoiles. Les mascotte et les objets magiques sont toujours là et permettent l’explosion de la magie du merchandising. Et les ambassadrices de cette deuxième vagues sont 4 : Susy, Emi, Vanessa et Creamy. Chacune d’elle a su, entre 1983 et 1986, enchanter le public. La première étant Creamy, merveilleuse Creamy, puis est arrivé Vanessa ou la magie des rêves, ensuite Emi Magique et enfin Susy aux fleurs magiques. Les magical girls sont alors redevenues des icônes.

Sailor Moon et la nouvelle génération des magiciennes

Sailor Moon

Eternal Edition de Sailor Moon ©Naoko Takeuchi / KODANSHA Ltd.

Au début des années 90, un nouveau changement dans la magical girl apparaît : les groupes de magiciennes. Cette troisième vague a été popularisée par la série à succès Sailor Moon écrite par Naoko TAKEUCHI. On y suit les aventures de Usagi TsukinoBunny Rivière en VF – une jeune fille qui va devenir Sailor Moon, la guerrière de la justice et de l’amour. Pour combattre les différents ennemis qui se présentent, elle est rapidement rejoint par les autres Sailor (les autres guerrières). Chacune représente une planète du système solaire. De plus, elles sont aidées de Texudo Mask.

Ce titre a été une véritable révolution pour le genre du shôjo manga tout comme le genre de la magical girl. Il a su montrer des personnages féminins en tant qu’héroïnes iconiques pouvant protéger la Terre contre les forces maléfiques. Sailor Moon montre parfaitement que les mangas à destinations de la gente féminine ne sont pas uniquement centrés sur de la romance et a ainsi permis son développement. Le shôjo n’est pas un sous-genre !

Côté « filles magiques », c’est ce titre qui a popularisés les groupes de guerrières aussi appelés magical sentai et qui a permis l’apparition des Magical DoReMi, Tokyo Mew Mew ou Chocolat et Vanilla par exemple. Mais au-delà de ça, Sailor Moon a aussi eu une répercussion sur les magical girl en solo qui lui ont succédé dont Cardcaptor Sakura.

La magical girl en solo fait peau neuve

Card Captor Sakura

Première édition de la petite Chasseuse de cartes ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Ainsi, Sakura a été l’une des nouvelles magiciennes post-Sailor Moon. Cela implique donc une transformation dans le récit mais aussi dans le fait même d’être magical girl. Contrairement aux sorcières qui ont des pouvoirs innés, les magiciennes les acquiert au moyen de différents artéfacts mystiques. Cela reste vrai pour Sakura Kinomoto.

« Alors qu’elle feuillette un livre mystérieux, Sakura laisse accidentellement s’échapper aux quatre vents des dizaines de cartes magiques ! La jeune élève de CM1 décide de les récupérer au plus vite. Mais les esprits farceurs des cartes sont peu enclins à se laisser capturer ! Accompagnée de Kélo, un petit animal étrange et de son amie Tomoyo, la jeune fille devra apprendre à maîtriser au mieux ses pouvoirs magiques pour devenir une vraie héroïne ! » – Pika édition

Et rien que ce résumé expose la nouveauté initiée avec les magical sentai, celle de la quête et du combat du Bien contre le Mal. En effet, les sorcières et magiciennes ancienne génération n’avaient pas pour vocation première de sauver la Terre. Sakura si. Elle a fait une erreur en lisant le nom de la carte The Windy et utilise donc ses pouvoirs afin de capturer ces puissances supérieurs. Clairement on touche à l’action-aventure, que certains croient inhérent aux shônen, qui est présent dans un grand nombre de magical girl 2.0 et autres shôjo manga.

Pas de transformation !

Un point à souligner qui singularise cette fois-ci Sakura c’est que contrairement au reste de la production de mahô shôjo, ici il n’y a pas de scène de transformation. Popularisé dès l’apparition de Gigi sur les écrans, les jeunes filles utilisent leurs artéfacts pour passer de la jeune fille à la magicienne. On pourrait même y voir une sorte de métaphore du passage à l’âge adulte. Cette idée est encore plus visible avec Gigi qui devient littéralement une femme lorsqu’elle use de magie. Mais chez Sakura, cette séquence est inexistante. Elle est remplacée par un costume différent pour chaque situation, chaque péripétie. Ainsi, lorsqu’elle combat la carte de la Neige, elle porte des vêtements contre le froid. Et lorsqu’elle combat la Petite Carte (The Little), elle porte la robe bleue d’Alice au Pays des Merveilles.

Cette particularité met légèrement à part Cardcaptor Sakura du reste de la production, en faisant une sorte d’OVNI encore plus intéressant à se remémorer.

 

Sakura : une œuvre CLAMP

Lorsque l’on parle de Sakura, il est également nécessaire de s’arrêter sur le groupe de mangakas qui lui ont donné vie. Aussi, plus que de rapidement les évoquer, nous allons vraiment nous concentrer sur elles et leurs œuvres et tenter de replacer Cardcaptor Sakura parmi elles.

Plus qu’un auteur, un collectif

CLAMP

Le collectif CLAMP lors de l’Anime Expo 2006 (Photo de John (Phoenix) Brown / Wikimedia Commons)

CLAMP est un collectif de mangakas qui travaille activement depuis la fin des années 1980. Ce dernier a beaucoup évolué passant d’une dizaine de membres à la composition que nous connaissons aujourd’hui dès la fin des années 90.

Ainsi, nous pouvons retrouver SATSUKI Igarashi, NANASE Ôkawa, TSUBAKI Nekoi et enfin Mokona. La première est la préposée aux trames mais elle s’occupe aussi des designs des livres une reliés. On sait aussi qu’elle travaille en tant qu’éditorialiste pour un magazine japonais intitulé Newtype.

La deuxième est quant à elle la leader du groupe. NANASE Ôkawa s’occupe donc du scénario, de définir le nombre de pages et d’esquisser les premières ébauches de personnages. Elle s’occupe également d’être la porte parole du groupe. Ensuite vient TSUBAKI Nekoi. Cette dernière est l’une des deux dessinatrices principales du groupe avec Monoka. Mais contrairement à sa collègue qui a dessiné la majorité des séries, TSUBAKI se spécialise quand à elle dans les SD (Super Deformed) – les caricatures et les chibis.

Nous avons donc plusieurs profils très différents qui ont su donner naissance à des licences inoubliables dont Cardcaptor Sakura fait partie intégrante.

Une bibliographie pléthorique

RG Veda

Tome 1 collector de RG Veda ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Vu que le collectif a débuté à la fin des années 80, il est certain que de très nombreuses séries ont vu le jour sous leurs plumes. Et c’est peu de le dire. CLAMP compte aujourd’hui 32 séries à son actif ! Beaucoup d’entre elles sont considérées comme culte : RG Veda, X, Magic Knight Rayearth, Cardcaptor Sakura, xxxHOLIC, Tsubasa – RESERvoir CHRoNiCLE – et on en passe. CLAMP nous a proposé différents récits, que ce soit dans sa narration, autant par l’épique de certaines scènes que par des tranches de vies, exposant ainsi leur capacité à produire des choses diverses et variées. Le socle de base est généralement un manga shôjo, donc à destination des jeunes filles, mais il leur arrive également de produire du seinen ou shônen. Ainsi, rien ne semble résister aux quatre autrices qui continuent encore aujourd’hui à émerveiller par leurs talents.

Rg Veda et Sakura : une connexion

Leur première série, RG Veda, expose déjà ce qui fait le sel de toute œuvre de CLAMP et est donc un ancêtre spirituel de Cardcaptor Sakura. Il s’agit d’un récit épique qui nous conte les aventures de Ashura et Yasha-ô dont le destin est étroitement lié. Ils sont un peu les Sakura et Shaolan de RG Veda. Entre amis, ennemis et amant. Cette saga épique (10 tomes) a été publiée entre 1990 et 1996 tandis que la petite magicienne débutait en 1996 pour se terminer en 2000. Bien que différente d’un grand nombre de séries de CLAMP, on y retrouve tout ce qui a fait le succès de Sakura par la suite, à savoir un peu de magie et de mysticisme, et une pointe de noirceur en plus.

RG Veda est donc très important pour la petite Chasseuse de cartes qui a su tirer partie d’un des plus grands noms du collectif tout en y apportant la douceur et les scènes du quotidiens qui ont émerveillées toute une génération. RG Veda a été une véritable succès, Sakura en est son parfait successeur. 12 tomes de magies trouvables chez Pika, une adaptation légèrement plus sombre avec de l’action et de l’aventure, une suite de qualité et une pléthore de produits dérivés.

 

Des thématiques importantes pour la magicienne et le collectif

Comme vous l’avez sûrement déjà compris, RG Veda se retrouve également dans Sakura. Mais la petite Chasseuse de cartes se retrouve également dans un grand nombre des œuvres de CLAMP qui prennent toutes place sur Terre. On met des héros attachants et humains au cœur du récit et on suit leur quotidien. Et on n’oublie pas de saupoudrer le tout de sauvetage du monde pour rester dans les standards du genre. Car bien que classique dans la forme et dans la narration, on retrouve une patte artistique propre à ce groupe d’autrices ainsi que des thématiques qui permettent de dire à chaque lecture : « Ah, ça c’est du CLAMP ».

Dessin et narration

Card Captor Sakura

Toya, le frère de Sakura ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

RG Veda

Yasha-ô seul ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Mais qu’est qui nous fait nous dire cela. Le dessin ? C’est effectivement un élément incontournable du groupe que l’on doit à Mokona. En effet, de nombreux personnages et lieux font CLAMP, que ce soit les grand yeux mouillés, les visages arrondis pour les plus jeunes ou au contraire affinés pour les adultes ou adolescents, toute une patte propre à CLAMP est indéniable. Elles ont su se réapproprier les styles shôjo mis en place dans les années 70-80 et les mêler à ceux des vieux shônen à la TEZUKA pour créer un style qui leur est propre. Et vous l’avez compris, Sakura n’échappe à cette règle, ne serait-ce que par la ressemblance entre Yasha-ô et Toya (le frère de Sakura).

Bon le dessin, d’accord. Mais quoi d’autre ? Eh bien, il est possible que la narration soit également une manière de caractériser leur travail. Beaucoup de leur récits se déroulent dans un monde réaliste, nous l’avons déjà mentionné, et un événement surnaturel va bouleverser la monotonie du – ou dans notre cas de la – protagoniste. La magie prend alors pleinement place sans pour autant que le récit ne devienne de la fantasy. CLAMP arrive parfaitement à équilibrer réel / surnaturel sans qu’aucun des deux ne prenne le pas sur l’autre.

L’écologie

Les cartes de la Neige, du Miroir et des Rêves. ©KODANSHA

On peut se demander quels sont les thèmes que l’on retrouve dans Sakura. Eh bien on peut en noter trois très importants dont l’écologie. Bien que cela soit subtile, elle est tout de même présente puisqu’elle est personnifiée par la majorité des cartes de Clow, des artéfacts magiques qui commandent au feu, à l’eau, à la terre, à l’air et à bien d’autres choses (fleurs, apesanteur, métal, et plus encore). Ainsi, sous couvert d’un manga principalement destiné à la gente féminine, Sakura en tant que récit de CLAMP va proposer une thématique avec plusieurs niveaux de lectures plus ou moins subtils.

Par exemple l’écologie se retrouve aussi dans X, elle y est même centrale et est rapidement explicitée. On y voit deux camps qui s’opposent. D’un côté il y a les « Dragons du Ciel » et de l’autre les « Dragons de la Terre ». Les uns cherchent à préserver la nature et la communion entre elle et les humains, tandis que les seconds veulent tout simplement détruire l’humanité en provocant l’Apocalypse.

Le mysticisme et la magie

Une autre thématique présente dans le récit de la petite magicienne c’est le mysticisme. Tout l’univers autour des cartes de Clow est emplis de magie, de phénomènes surnaturels, de formules et autres objets magiques. On retrouve aussi ça dans X bien évidemment avec les héros et antagonistes qui ont des pouvoirs, dans Tsubasa – RESERvoir CHRoNiCLE – et xxxHOLIC avec entre autre le personnage de Yuko, la sorcière des dimensions.

D’ailleurs, ce qui est intéressant de noter, comme le souligne le titre en anglais The Flower et le symbole 花 (hana qui signifie fleur), c’est que CLAMP choisit délibérément de mélanger les arts occultes et magiques du monde entier. On ne reste pas qu’au Japon peuplé de yokai  et combattant des onmyôji (ou exorciseur / exorciste). Ainsi, les objets de magie de Cardcaptor Sakura mélangent à la fois des arts provenant de l’Est et de l’Ouest.

Les sexualités

Card Captor Sakura

Toya avec Yukito ©CLAMP / KODANSHA Ltd

Si l’on s’attarde quelques instants sur l’image ci-contre, on peut voir que Toya et Yukito sont très proches. Et c’est bien normal puisqu’ils sont très certainement en couple. Et c’est la tout le génie du collectif de CLAMP qui s’amuse à écrire des romances qui ne se limitent pas aux carcans de l’hétérosexualité. Elles exposent une grande liberté de l’Amour en proposant beaucoup de personnages à la sexualité ou au design ambiguë. Et ce depuis le début du groupe dans les années 80-90.

Ainsi, à l’instar des deux personnages de Sakura, d’autres garçons, d’autres filles peuvent être attirés par une personne du même sexe voire des deux sexes. Autre chose bien visible chez la petite magicienne, c’est que CLAMP aime bien jouer sur l’ambiguïté de genre. Ainsi Ruby Moon est asexué mais porte des vêtements féminins et a donc été genré comme femme dans la version française. Et ce n’est pas le seul cas, loin de là.

Par exemple, dans RG Veda, Ashura, qui a une apparence androgyne, a un rapprochement avec Yasha-ô qui pourrait s’apparenter à de l’homosexualité. Une bromance similaire se retrouve également dans les personnages de Fey et Kurogane de Tsubasa – RESERvoir CHRoNiCLE mais rien n’a jamais été confirmé ou explicité par les autrices. CLAMP se distingue ainsi par une grande liberté dans ses thématiques ainsi que dans la sexualité de leurs personnages.

 

Cardcaptor Sakura : un manga, un animé, deux univers

Card Captor Sakura

Cardcaptor Sakura tome double 1 et 2. ©CLAMP / KONDANSHA Ltd.

Depuis tout à l’heure, on explique que Sakura fait partie des œuvres de CLAMP, que c’est un shôjo de type magical girl. On a même exposé quelques thèmes importants qui se retrouvent dans la série mais on ne s’est toujours pas intéressé à cette dernière.

Un classique du manga

Comme déjà dit plus tôt, c’est une série originale de CLAMP a été publiée entre 1996 et 2000 dans le magazine Nakayoshi. Sakura se découpe en 50 chapitres qui ont été compilés en 12 volumes. La série a tellement eu de succès que ce soit dans sa version manga ou lors de son adaptation en animé qu’une version double a également pu voir le jour. Une édition deluxe est également parue lors du 20e anniversaire de la licence, juste avant la parution d’une suite : Cardcaptor Sakura – Clear Card ArcAutant de versions montrent que le manga a su marquer son public qui est encore aujourd’hui considéré comme un incontournable du genre.

De beaux personnages

La dessinatrice principale de cette version papier est Mokona est exprime un univers pour enfant aux travers des traits ronds et simples qui permettent de facilement comprendre l’action qui se déroule sous les yeux. Cela tranche des représentations d’adultes et notamment des hommes avec des traits dit bishônen (littéralement « beau garçon ») qui mélangent à la fois la beauté fantasmée des étrangers, des traits plus droits et anguleux pour la maturité ou arrondies pour l’androgynie et quelques parties qui se retrouvent dans la bishôjo, la jolie fille de manga.

Card Captor Sakura

Sakura et Shaolan ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Ainsi il est possible d’associer Sakura ou Tomoyo aux bishôjo très jeunes, Shaolan a un jeune bishônen, Toya et Yukito à des « beaux garçons » adolescents et Fujiwara à un ikemen, bel homme ! Car nous restons dans un CLAMP où les stéréotypes de beautés sont monnaie courante. Kélo est lui dessiné de manière à faire peluche pour très jeunes enfants : un visage rond, de grandes oreilles de nounours, une toute petite bouche, deux points pour signifier les yeux et un triangle pour le nez. On n’oublie pas les petites ailes et une queue de lion et hop un objet mignon qui peut facilement se décliner en produit dérivé. Et c’est même pas une blague, vous verrez.

Des décors simples

Card Captor Sakura

Extrait du tome 1. ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Concernant les décors, il sont très simples. Les autrices ont choisis de les dessiner sur quelques cases pour facilement situer l’action comme dans la salle de bain par exemple en mettant en avant la baignoire. Mais la majorité du temps, les cases sont plutôt vides, se centrant sur les personnages et leurs expressions. Ce qui ressort surtout ce sont les lignes d’effets comme les speedline pour montrer la vitesse ou bien les effets de particules pour accentuer une expression souvent positive. Par exemple des cadres fleuries ou des palettes peuvent souligner la joie que véhicule la case.

De plus cette manière très épurée de situer l’action permet aussi de mettre l’emphase sur les moments de comédie notamment avec des onomatopées ainsi que des SD qui viennent accentuer le gag. CLAMP a ainsi créé un univers à la fois mignon et simple qui a su conquérir le cœur des lecteurs de par son efficacité et sa facilité de lecture.

Un animé fidèle au matériau d’origine ?

Card Captor Sakura

Image tirée de l’animé ©CLAMP / KODANSHA

On va le dire tout de suite, oui, l’animé respecte plutôt bien le manga, mais il prend quand même pas mal de libertés validées par les autrices elles-mêmes. Car CLAMP a participé à l’adaptation, et c’est pourquoi le style graphique reste cohérent du début à la fin et que peu de changements majeurs interviennent dans le récit.

On y suit donc toujours bien Sakura Kinomoto (Sakura Gauthier dans la VF), une jeune fille de 10 ans très douée en sport et en cuisine mais qui déteste les maths. Elle est bien la fille de Fujiwara et Nadeshiko (Dominique et Nathalie) et la sœur de Toya (Thomas). Amoureuse de Yukito (Mathieu) et amie de Tomoyo Daidôji (Tiffany), elle est une fille comme les autres jusqu’au jour où elle découvre le livre de Clow. À la suite de la libération de ces dernières, elle devient la Chasseuse de cartes grâce à la clé du sceau sacré et de Kélo (Kero en français).

On retrouve également les 19 cartes de Clows présentes dans le manga, la transformation de ces dernières en cartes de Sakura ainsi que des personnages importants comme Shaolan (Lionel), Eriol (Anthony) ou Kaho Mizuki (Katia Moreau). Donc on peut se dire que tout va bien. Mais il ne faut pas oublier que le manga compte 12 volumes… et l’animé 70 épisodes, donc oui il y a du remplissage.

Beaucoup de magie en plus, deux couples en moins…

Card Captor Sakura

Un des couples de Cardcaptor absent de l’adaptation

La grande différence entre les deux supports, c’est principalement le nombre de cartes. L’animé adapte parfaitement toutes celles qui sont présentes dans le manga mais en crée aussi beaucoup pour avoir un total de 52 cartes à la fin de la série. Il y a donc 33 cartes propres au dessin animé qui ont été dessinées par les graphistes de l’adaptation et par CLAMP, notamment NANASE Ôkawa qui a scénarisé la majorité des épisodes. Elle a même su ajouter pas mal de moments d’actions absents de l’original permettant à Sakura de véhiculer à la fois des « valeurs dites féminines comme la gentillesse et l’empathie » et des « valeurs dites masculines comme le courage ou la force ». Cette relecture a ainsi permis de s’éloigner du manga où tout le monde est profondément gentil et y ajouter quelques enjeux, notamment dans les scènes de combats contre les cartes.

Autre différence entre les deux supports, certains couples n’ont pas été retranscrits à l’écran. En effet, aucun rapprochement n’est visible à la télé entre monsieur Terada et Rika (Sonia en VF). Au mieux on voit que la jeune fille est amoureuse de son professeur et l’idéalise mais rien de romantique du côté de l’adulte. Ce qui n’est pas le cas du manga où la relation et les sentiments sont montrés par les deux personnages. Un passage identique lie Eriol (Anthony) et Kaho Mizuki (mademoiselle Moreau) dans le manga, et cette partie a donc également été censurée dans l’adaptation.

…et un personnage supplémentaire

Card Captor Sakura

La cousine de Shaolan, Meiling en tenue traditionnelle ©CLAMP / KODANSHA

Pour éviter tout problème, l’adaptation a donc décidé de modifier ces passages qui ne se retrouvent donc que dans la version papier. Par contre un personnage ne s’y trouve pas : Meiling Li (Stéphanie). En effet, la cousine de Shaolan a été inventée pour l’animé et de nombreux passages la montre comme un élément comique, notamment quand les filles s’approchent un peu trop près de son cousin, son « fiancé ». Du moins c’est la volonté que les scénaristes avaient en tête, car étant jalouse, possessive et capricieuse, les spectateurs ne l’apprécient pas vraiment. Chose intéressant, elle fait partie des personnages sans pouvoirs parmi les plus récurrents comme Tomoyo, et combat donc les cartes avec des arts martiaux.

Arrivée à l’épisode 19 et repartant au 43e, elle a tout de même su apporter plusieurs moments intéressants voire importants puisqu’elle-même a évolué au cours des épisodes. Elle passe progressivement de la peste à une fille plus enclin à l’écoute de son entourage et devient même une véritable amie pour Sakura. Un élément filler qui a donc servi de manière pérenne à toute l’intrigue de l’animé, revenant même dans les films ou dans l’adaptation de Cardcaptor Sakura – Clear Card Arc.

Dernière différence avec l’original

Enfin, plusieurs informations majeures sur la famille Kinomoto n’apparaissent pas dans l’animé, notamment vis-à-vis des pouvoirs. Car oui, comme dans le manga, Toya et Sakura possèdent bien des capacités depuis très jeunes, le frère les ayant développé naturellement tandis que ceux de la jeune fille se sont activés avec le l’ouverture du livre. Mais d’où leurs viennent ces pouvoirs ? On a bien vu que les membres de la famille de Shaolan ne sembles pas tous en avoir, preuve en est avec Meiling. Mais le premier film prouve que beaucoup en ont. Ils sont donc transmit par le sang.

Sans spoiler, on peut vous dire que la famille Kinomoto est loin d’être ordinaire mais les révélations arrivant très tard dans la BD, on vous laisse les découvrir par vous même.

 

Cardcaptor Sakura au cinéma

La série Sakura Chasseuse de cartes a été si populaire, que ce soit en manga ou bien à la télévision, que les ayant-droits CLAMP et la Kodansha ont décidé de produire non pas un mais bien deux films dont l’histoire est canon à l’animé. Et pour les deux un seul mot d’ordre : tristesse.

Sakura, chasseuse de cartes, le film : Le Voyage à Hong Kong

Ce film prend place entre la saison 1 et la saison 2 de l’animé. Il montre même la capture d’une des dernières cartes de Clow, celle de la flèche. Ainsi, durant les vacances et suite à une loterie remportée à l’aide du destin, la petite Chasseuse de cartes gagne un voyage pour Hong Kong. Elle y retrouve même Shaolan et Meiling qui étaient rentrée chez eux. Ce qui devait être un séjour tranquille n’a pas tardé à se transformer en combat pour la survie. Surtout avec ce mystérieux ennemi qui semble lié à Clow Read, le créateur des cartes.

Ce résumé permet de voir que de nouvelles aventures attendent Sakura hors du Japon. On y découvre quelques éléments intéressants comme les connexions entre la famille des Li et celles des Read. C’est également dans ce film que l’on voit aussi pour la première fois la mère de Shaolan, Yelan, qui possède beaucoup de pouvoirs magiques, possiblement plus que son fils. On y découvre aussi les sœurs du jeune homme qui elles aussi semblent posséder quelques pouvoirs mais qui se caractérisent surtout par leur amour des beaux garçons.

Card Captor Sakura

Image tiré du film se déroulant à Hong Kong ©CLAMP / KODANSHA

Bien qu’ayant peu de conséquences sur la suite du récit, ce film a le mérite de proposer une histoire très touchante, très triste aussi si l’on se concentre uniquement sur l’antagoniste. Il sait explorer des parties juste mentionnées dans le manga pour proposer quelque chose de neuf. Les cartes y jouent un rôle très mineur car on s’intéresse surtout aux relations entre personnages et les mystères qui entourent les rêves de Sakura. Bien qu’intéressant, il reste moins important que l’autre film de la franchise.

Sakura, chasseuse de cartes 2 : La Carte scellée

Le second film se déroule après la fin de la saison 3. Il sert également de conclusion au dessin animé en mettant en scène les retrouvailles entre Sakura et Shaolan après que ce dernier soit reparti à Hong Kong. Cependant, il est à noter qu’il n’est pas canon au manga et n’adapte nullement le dernier chapitre du manga et tisse ainsi une fin alternative qui se suffit à elle-même.

Card Captor Sakura

Image tirée du second film ©CLAMP / KODANSHA

Mais de quoi parle exactement ce film alors ? Eh bien, comme dit précédemment, il se passe quelques temps après la fin de la troisième saison. Des travaux au manoir d’Eriol mettent au jour une 53e carte de Clow. Triste d’être seule, elle commence à récupérer les autres cartes pour se faire des amies. Pendant ce temps, Shaolan et Meiling reviennent à Tomoeda pour quelques jours. Les retrouvailles vont être mouvementées.

Ainsi, les cartes redeviennent très importantes, au même niveau que les relations entre personnages. On a beaucoup de moment très intéressant, que ce soit dans la psychologie, dans la romance ou bien dans les combats qui permettent de parfaitement conclure la saga.

 

La magie du merchandising

Le phénomène Cardcaptor Sakura n’a jamais faiblit, que ce soit pendant ou après la fin du dessin animé. C’est vraiment une série qui a su captiver son public et qui a créé une communauté de fans très fidèles qui achetaient et achètent toujours les produits dérivés de la franchise. Et il y en a beaucoup, vraiment beaucoup, et de toutes sortes ce qui ravira petits et grands.

Rééditions

Card Captor Sakura

Edition Deluxe de Cardcaptor Sakura ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Les premiers produits qui viennent en tête lorsque l’on parle de la franchise de la Chasseuse de cartes se sont les rééditions de mangas. En effet, ces derniers se sont tellement bien vendus que les éditeurs ont décidé de rééditer le titre non pas une mais bien deux fois avec une édition double et une édition Deluxe pour les 20 ans de la série. Les fans peuvent ainsi acheter sous plusieurs formats la BD. Chose intéressante, la version de 2018 propose des couvertures inédites avec le style graphique actuel de Mokona qui se retrouve aussi dans Cardcaptor Sakura – Clear Card Arc.

Coffrets collectors, livres et CD

La série animé des années 2000 a également eu son lot de coffrets pour promouvoir la série. Ainsi, c’est pas moins de 5 versions différentes qui existent à la vente. La première à être sortie est celle de M6 Kid Vidéo. En effet, la chaîne de télévision française a choisi d’éditer une version physique des premiers épisodes de la séries en proposant 4 DVD ainsi qu’un coffret comportant les 24 premiers épisodes.

Jaquette de No Nagging par Froggy Mix. ©M6 Interactions

Avant de céder les droits à IDP, M6 Kid a également produit 25 fanbook vendus mensuellement chez le marchand de journaux aux éditions Diamond, permettant de redécouvrir certains épisodes tout en collectionnant les cartes de Clow vendues avec. Deux artbooks ainsi que des anime comics ont également été publiés chez Pika au début des années 2000.

Card Captor Sakura

Premier fanbook  contenant The Windy ©KODANSHA / M6 / DIAMOND

Card Captor Sakura

Edition collector limité de l’intégrale ©KODANSHA / IDP

Card Captor Sakura

Coffret M6 Vidéo comprenant 4 DVD de la série ©KODANSHA / M6

Card Captor Sakura

Artbook 1 de la petite chasseuse de cartes ©CLAMP/ KODANSHA Ldt.

C’est également durant la diffusion sur la chaîne française que le CD de Froggy Mix contenant No Nagging (Na-Na, Na, Na, Na), le générique français, a été vendu. Au Japon, de nombreux CD comprenant les opening, les ending, des OST et des Chara song ont également vu le jour. Sakura est donc aussi un grand phénomène musical.

Suite au rachat de la licence, de nombreux autres coffrets ont pu voir le jour, permettant notamment l’intégralité des épisodes jusqu’alors exclusifs à la télévision. De très beaux packs collectors voient ainsi le jour chez IDP. Les films ont également eu droit à une version physique chez le même éditeur, continuant ainsi d’alimenter la fanbase de la petite chasseuse de cartes.

Cardcaptor Sakura : une gamme de jouets

Comme beaucoup de dessins animés à succès, la franchise de la Chasseuse de cartes s’est également déclinée sous la forme de différents jouets destinés majoritairement aux petites filles.

Livre de Clow contenant toutes les cartes ©KODANSHA

Ainsi, il a été possible de retrouver un collier à l’effigie du sceptre magique mais aussi le même sceptre à sa taille d’origine. Pour compléter la tenue de la magicienne, des costumes dont l’iconique robe rose à ruban ont été produits en séries.

En plus, Sakura s’est décliné en trousses, en carnets, en pins, en porte-clés, en peluches, en tapis,… la magie du merchandising n’avait dès lors plus de limite. Pourtant, parmi cet ensemble d’objets, deux ressortent du lot. En effet, les éditeurs et créateurs on voulu donner une place toute particulière au livre de Clow. Il a donc été choisi de créé cet objet en plusieurs exemplaires, ces derniers contenant les cartes de Clow. Une version contenant les cartes de Sakura a également vu le jour.

Livre de Sakura et ses cartes ©BANDAI

Quelques jeux vidéos ont également vu le jour mais sont restés exclusifs au Japon. La Sakura-mania a vraiment prit toutes les formes possibles et imaginables tout au long de ces dernières années. Généralement destinés aux jeunes filles, les jouets ont ainsi pu faire rêver et faire vivre la magie de Clow. Mais d’autres produits à destination d’un public plus âgé ont aussi vu le jour : les figurines.

Figurines

Les derniers produits dérivés qui doivent être évoqués sont les multiples figurines à l’effigie de Sakura et de ses camarades. Nendoroïd, Figma, S.H.Figuart, Banpresto, tous les constructeurs semblent vouloir proposer leur propre Chasseuse de cartes. Ils peuvent donner libre cours à leur imagination puisque la jeune magicienne possède des dizaines de robes de combats différentes. On peut donc trouver la robe rose à ruban emblématique de la saison 2, la robe à plume du générique de la saison 3 et bien d’autres encore.

Il existe également des figurines de Shaolan, de Tomoyo, de Kélo ou encore de Meiling mais la petite magicienne est celle qui a eu le plus de déclinaisons différentes. Elle a enchanté tout le monde par le passé et enchante toujours de nos jours.

Card Captor Sakura

La Chasseuse de cartes Figma ©KODANSHA

Card Captor Sakura

Sakura Good Smile Company ©KODANSHA

Card Captor Sakura

Figurine S.H.Figuart ©KODANSHA

Le retour de la série

Un nouveau manga

Cardcaptor Sakura a ainsi pendant presque deux décennies continué de faire rêver petits et grands. Mais en 2017 tombe une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe. En effet, la Kodansha et CLAMP ont décidé pour le 20e anniversaire de la saga que la petite Chasseuse de cartes allait reprendre du service. Très curieuse de ce nouveau projet, la communauté a rapidement su qu’un nouveau manga intitulé Cardcaptor Sakura – Clear Card Arc allait voir le jour. Une nouvelle histoire était alors sur le point de commencer.

« Au mois d’avril, alors que les cerisiers sont en pleine oraison, Sakura entame son année de cinquième. Elle est folle de joie de retrouver son cher Shaolan, revenu au Japon, qui fréquente le même collège qu’elle. Mais une nuit, elle fait un rêve étrange… À son réveil, toutes ses cartes sont devenues transparentes ! C’est le début d’une histoire inédite, celle des mystérieuses Clear Cards ! » – Pika

Card Captor Sakura

Cardcaptor Sakura – Clear card Arc tome 1 ©CLAMP / KODANSHA Ltd.

Cette nouvelle œuvre prend place deux ans après la fin de la première série. On y retrouve donc une Sakura plus âgée mais toujours aussi gentille et très amoureuse de Shaolan. Elle fait très vite la connaissance d’une nouvelle élève : Akiho Shinomoto. De plus, les événements qui se déroulent depuis peu à Tomoeda montrent que ses pouvoir semblent avoir grandis. Elle redeviens la Chasseuse de cartes que nous avons connu et combat donc de nouvelles entités : les Clear Cards !

Toujours en cours, ce nouveau manga amène pas mal de nouveautés bien que le lecteur ou la lectrice ne soit pas dépaysé par la magie des rêves qu’utilise à présent Sakura. Le design des cartes est quand a lui plutôt réussi notamment avec leur effet de transparence qui les différencie bien des deux autres jeux. À vous de découvrir les secrets qui se cachent derrière.

Un nouvel animé

Ce ne fut une surprise pour personne mais une série à succès comme Sakura se devait d’adapter le début du nouveau manga. Ainsi en 2018 a vu le jour l’adaptation de l’arc des Clear Cards. Cette nouvelle version est une suite au dessin animé des années 2000 et débute en adaptant la fin du manga originel. On oublie donc les péripéties vues dans le second film qui n’est plus qu’une fin alternative. Sakura, Shaolan, Tomoyo et compagnie reprennent donc du service pour combattre les forces mystiques qui s’animent partout à Tomoeda. Cette suite disponible en SVOD chez Wakanim est une véritable réussite. On y voit tout ce qui a fait le succès de la première série : personnages attachants, magie et combat contre les cartes.

On y retrouve même les formules magiques. Mais contrairement aux célèbres « Retourne à ta forme originelle carte de Clow, je te l’ordonne » ou encore « Carte créée par Clow Read, reprend ta forme originelle, moi Sakura, je te l’ordonne« , ici la petite Chasseuse doit en utiliser une nouvelle. S’agissant de forces nouvelles qui n’ont jamais été domptées, la nouvelle formule deviens donc « Toi qui n’as pas de maître prête-moi ta force à travers le sceptre des rêves ! Secure !« .

La seule chose qui peut peut-être troubler c’est la nouvelle patte graphique de cet animé. Des couleurs plus vives, beaucoup d’effet de particules déjà présentes dans la manga et surtout un chara design assez différent de la première série. On reproduit bien plus fidèlement les nouveaux personnages que Mokona dessine en « rajeunissant » tout le monde avec des contours plus arrondis. Mais passé un temps d’adaptation, vous retrouverez tout le charme de la série de votre enfance alors foncez !

 

Cardcaptor Sakura est véritablement une œuvre incontournable de la japanimation et un classique du manga. Il renferme l’essence même des magical girl tout en y ajoutant ce qui fait la force d’une production CLAMP. Magie, romance, action-aventure, la petite Chasseuse de carte nous a charmé et nous charmera encore pendant longtemps.

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