Gaming Memories #50 – Les souvenirs de l’équipe !

Bienvenue pour ce cinquantième numéro de notre rubrique rétro, un numéro un peu spécial car comme son titre l’indique, nous allons cette fois-ci laisser la parole aux autres membres de l’équipe, qui nous parleront de leurs coups de cœur rétro pour vous faire voyager d’époque en époque, en espérant vous faire (re)découvrir des perles peut-être un peu trop oubliées !

Fond dessiné par Freepik

Pokémon Colosseum

Sorti le 14 mai 2004 sur GameCube, souvenir d’Andres.

Si chacun des rédacteurs doit parler de ses Gaming Memories pour ce cinquantième numéro, alors je vais aborder un de mes coups de cœur de la Nintendo GameCube : Pokémon Colosseum. N’ayant jamais joué aux Pokémon Stadium 1 et 2 édités sur Nintendo 64, et n’ayant qu’entrevu Pokémon SNAP, on peut officiellement dire que mon premier jeu 3D Pokémon c’était sur GameCube. Et quel premier contact !

On sort de jeux plutôt joyeux et très colorés sur GameBoy N&B, Color ou GBA et on se retrouve avec un univers assez sombre et austère. Certes, on avait déjà la mafia dans les versions en 2D avec la célébrissime Team Rocket et le parrain Giovanni et les écolos extrémistes de la Team Magma et Aqua, mais avec le Groupe Ombre on va un gap au dessus. Chantage, racket, usurpation d’identité, expériences scientifiques plus que douteuses et j’en passe… que du positif en somme ! De plus, c’est vraiment dans cet épisode sur console de salon, ainsi que dans sa suite (l’excellentissime Pokémon XD) que les mots « machine [de guerre] » et « Pokémon » on été pour la première fois associés dans une même phrase. En effet, pour contrôler la région désertique et austère de Rhode (certainement inspirée par les régions de l’Arizona, du Nouveau Mexique voire du Texas), le Groupe Ombre (oui on francise pour la première fois le « team » anglais) cherche à transformer le plus de Pokémon en Pokémon Obscur ! Et comment a-t-il fait ? En fermant artificiellement la conscience et les émotions de ces gentilles créatures à l’aide d’une machine !

Mais ce processus comporte une faille, la conscience se rouvre progressivement lors des combats. Et pour le faire combattre, il faut les capturer ! Mais comment faire ? Et comment les distinguer des Pokémon ordinaires ? Ne vous inquiétez pas, les créateurs du jeu, Genius Sonority (avec l’aval de Nintendo et The Pokémon Company), ont pensé à tout. Ainsi, lors de l’aventure, on incarne un jeune homme (nommé par défaut Michael) d’une quinzaine d’année, ancien membre de la Team Snatch réputée pour « arracher » les Pokémon à leur propriétaire à l’aide d’un appareil : le Snatcheur. Oui vous avez bien compris, on va « arracher » les Pokémon Obscur à leur dresseur… mais c’est pour la bonne cause !

Donc nous avons le héros plus adulte que d’habitude et aux notions de bien et de mal plus nuancées, ça change ! De plus on a le moyen de capturer et combattre les Pokémon par la suite. Mais il manque toujours le moyen de détecter les Pokémon Obscur. Et c’est là qu’intervient notre partenaire (Émilie si l’on s’en réfère au choix par défaut). Cette jeune fille qui a été kidnappée au début de l’histoire par des membres du Groupe Ombre et que l’on parvient à délivrer rapidement a l’étrange capacité de voir l’aura obscure des Pokémon Obscur et donc de les identifier parmi les autres. On ne sait pas d’où lui vient ce talent particulier, elle est une sorte de personnage possédant des pouvoirs mystiques un peu comme Morgane, la championne de Safrania. Il est possible que cela ait un lien avec le village où vivent ses grands-parents mais rien n’a jamais été confirmé. Émilie est donc l’aide indispensable pour la suite de la partie et va nous aider à combattre le Groupe Ombre et à sauver le monde !

Il fallait s’étendre un minimum sur le scénario car il est plutôt complexe et plus sombre que dans les autres opus de la franchise. Niveau combats, il n’y a pas vraiment de différence par rapport aux autres jeux mis à part qu’ils sont forcément du 2 VS 2, amenant par la même occasion une dose de stratégie supplémentaire notamment contre certains personnages qui changent le positionnement des Pokémons en fonction du joueur. Cela apporte donc également son lot de challenge contre certains boss. Enfin, et nous conclurons par cela, les designs 3D de tous les personnages sont propres au diptyque Colosseum/XD et n’ont jamais été réutilisés dans aucun autre jeu, les mettant à part du reste de la franchise et les rendant uniques par la même occasion.

 

Metal Gear Solid

Sorti le 3 septembre 1998 sur PlayStation, souvenir d’Antoine.

Metal Gear SolidNous sommes à une époque où les magazines avec des disques de démos étaient légion. J’ai moins de dix ans et je tombe là-dessus en épluchant la liste de démos que mon père possède – il avait pour habitude de les acheter très régulièrement. Le jeu commence et je suis totalement pris au dépourvu : qu’est-ce que c’est que ce jeu où on n’a même pas d’arme, on ne peut pas tuer ses ennemis ?? J’ai très vite laissé tomber au profit d’autres titres plus défoulant et qui plaisaient plus au jeune garçon que j’étais… Gaming Memories est supposé se focaliser sur le premier épisode d’une série, mais pour une fois, faisons exception (tout a commencé avec Metal Gear sorti en 1987 sur MSX… je vous renvoie à un numéro antérieur pour plus de détails).

Quelques années défilent et avec elles, la redécouverte de cette démo. Très vite, je m’y prends et découvre les personnages, les mécaniques, le scénario déjà plus accessible (l’intégralité de cette version d’essai était en anglais, pas facile à l’école primaire !). Je vais jusqu’à m’amuser avec le jeu et faire des choses normalement non prévues (revisiter des zones passées, etc.). Je finis par connaitre ce court passage de MGS et son dialogue d’introduction par cœur, au mot près… après quelques temps et péripéties à propos de ce jeu, je finis par obtenir la version intégrale de base (il est ressorti en version Platinum, la gamme spéciale pour jeux best-sellers remis en vente à prix réduits). Je finis par terminer le jeu plusieurs fois sans jamais m’en lasser.

S’il n’est pas exemplaire graphiquement (il est plutôt beau pour son époque et reste dans la moyenne haute de la console), MGS dispose d’une ambiance unique, d’un scénario béton comme jamais on n’en avait vus auparavant à cette époque, le tout porté par une bande-son parfois juste d’ambiance, parfois très puissante en émotions, et des idées de game design extraordinaires qui pour la première fois vont même jusqu’à jouer avec le joueur directement – tous ceux qui ont combattu Psycho Mantis et son contrôle de la manette s’en souviennent encore ! L’aventure n’est pas extrêmement longue mais s’avère poignante et intense du début à la fin, avec des personnages forts et pleins de personnalité. Il y a même un doublage français, certes quasiment parodique, mais qui donne son charme à la production.

Metal Gear Solid met le joueur dans la peau de Solid Snake, un ancien mercenaire retraité de Fox Hound, une organisation militaire indépendante d’espionnage. Il est soudainement rappelé de sa retraite en Alaska par son ancien chef, le Colonel Campbell (il y a comme un air de Rambo 2…) et doit s’infiltrer sur l’ile de Shadow Moses où des terroristes menacent de faire des tirs nucléaires si leurs demandes ne sont pas exécutées dans les vingt-quatre heures. Leur leader porte le nom curieux de… Liquid Snake. Il n’y a pas vraiment de temps à perdre malgré le mystère qui entoure ce personnage au même nom de code que notre héros…

MGS est devenu l’un de mes jeux cultes, l’un de ces jeux qui font frémir et donnent envie d’y rejouer pour la 134332e fois. Quel plaisir de le redécouvrir dans son remake sur GameCube (2004), que j’ai lui-même pu dénicher avec un coup de chance incroyable (dix-fois moins cher que son prix d’occasion actuel à ce moment…). Le remake est à la fois un excellent jeu et une excellente réactualisation du soft original, se plaçant directement dans la liste de « ces jeux qui font de cette console une machine formidable » dans le cœur de ses fans.

Chrono Trigger

Sorti le 11 mars 1995 sur Super Nintendo, souvenir de CharlèneChrono TriggerQuand on pose la question suivante : « quel est le jeu dont tu gardes un grand souvenir, mais du type le jeu de ton enfance/adolescence qui t’aurait marqué ? », eh bien il y en a plusieurs qui viennent à l’esprit !

Mais s’il y en a bien un seul à citer, ce ne serait autre qu’un célèbre J-RPG : Chrono Trigger ! D’ailleurs, à l’époque mon souvenir était que pour y jouer, c’était via un émulateur sur PC ! Oui, vous lisez bien, un bon vieil émulateur des familles, celui sur lequel on peut mettre autant de jeu que l’on souhaite.

Et autant dire que jouer sur PC, ce n’est pas trop mon plaisir habituellement mais ce jeu, il fallait bien. Bien sûr, ensuite dès 2009, on avait enfin l’occasion d’y jouer sur une console : notamment sur Nintendo DS. Mais depuis 2011 on peut le trouver ailleurs : sur plusieurs plateformes mobiles, sur PC toujours et différentes consoles !

Bref, Chrono Trigger c’est le RPG par excellence car on en a tous les bons ingrédients. On nous dépeint en effet un monde ressemblant à la Terre, composée de différents continents et îles, et où les paysages sont variés suivant les époques, car oui Chrono Trigger c’est un voyage temporel ! C’est l’un des premiers jeux du genre offrant des allers et venues dans le passé ou le futur, et le présent surtout. Ainsi, il existe six époques que les héros vont parcourir tout au long de l’histoire : oui, le fameux groupe de héros composé de chevaliers, de guerriers, de robot… et d’un héros plutôt charismatique. Et vous, le joueur êtes là, pour y naviguer et y comprendre les clés de la réussite pour sauver la planète car l’enjeu est bel et bien là, éviter un cataclysme qui aura lieu en 1999, et au 24e siècle la planète est aux affres d’éruptions intempestives… Vous l’aurez compris, dans ce jeu on joue un petit peu avec vos nerfs et on vous fait réfléchir, car les allers-retours, ça perd un peu par moments.

C’est un J-RPG réalisé par Square Enix et parmi les jeux pixelisés de l’époque qu’on apprécie fortement ! En gros Chrono Trigger représente les prémices des RPG qui suivront et surtout c’est un jeu qui donnera même lieu à une suite : Chrono Cross qu’on vous a d’ailleurs déjà présenté sur le site. Un bon vieux jeu qui saura ravir les aficionados des J-RPG et qui peut être une belle entrée en matière pour les débutants, vous voulez faire du RPG ? Alors vous êtes obligé de tester rien qu’une fois Chrono Trigger ! Ah et petit bonus pour terminer cette review : le chara-design a été réalisé à l’époque par Akira TORIYAMA, ce qui apporte on va le dire, une touche originale qu’on valide !

Luigi’s Mansion

Sorti le 3 mai 2002 sur Gamecube, souvenir d’Andres.

On profite de ce mois d’octobre et surtout de la période d’Halloween pour les conjuguer aux souvenir de jeux vidéo et amenant à l’horreur… horreur façon univers de Mario.

Luigi's MansionVéritable icône du jeu vidéo, nous retrouvons un nouvel opus du célèbre plombier moustachu… Attendez ! Mauvaise fiche ! Nous disions donc que nous suivons pour la première fois le frère du célèbre Mario qui est cette fois-ci la star de son propre jeu : Luigi’s Mansion. Héroïque parfois mais surtout froussard comme c’est pas permis, nous allons aider dans son aventure monsieur salopette verte à retrouver le héros du Royaume Champignon qui a disparu en entrant dans un étrange manoir.

Armé d’un aspirateur sauce SOS Fantôme, customisé par le Prof. K. Tastroff, Luigi doit fouiller toutes les pièces du manoir, chercher des indices mais surtout capturer la totalité des spectres qui hantent les lieux. Ectoblast 3000 lancé, c’est parti pour le nettoyage ! Luigi’s Mansion, une pépite à ne pas oublier, frisson sauce Nintendo garanti pour tous les âges.

Final Fantasy Tactics

Sorti le 20 juin 1997 sur PlayStation, souvenir de Paul.

Final Fantasy TacticsPourquoi croyez-vous que mon pseudonyme est Ramza, depuis 2 décennies ? Car Ramza est le nom du héros de ce Tactical RPG, l’un des premiers sortis en France sur console, à la fin des années 90, sur Playstation.

Dans un monde imaginaire, le royaume magico-médiéval d’Ivalice est constamment menacé par les monstres, qui pullulent dans les zones reculées où les humains restent faibles. Beaucoup de mystères entourent Ivalice : la magie domine mais les reliques du passé semblent indiquer qu’autrefois, une civilisation de machines régnait. Mais le royaume a aussi des problèmes à gérer au présent : sept territoires divisent la contrée, sous la houle de leur monarque Omdolla, qui vient malheureusement de mourir. Sortant tout juste d’une guerre de 50 ans, et un jeune héritier encore nourrisson, les difficultés économiques s’ajoutent aux conflits politico-religieux, et s’expriment dans une bataille de régent, entre le camp du Lion Noir et du Lion Blanc… la Guerre des Lions est sur le point d’éclater. Et d’après des anciens écrits, un homme désigné comme hérétique par l’église serait pourtant la clé de ce conflit qui s’annonce.

Cet homme se nomme Ramza Beoulve.

A l’image de ce résumé, vous aurez compris que ce scénario est d’une richesse assez peu commune mais tout à fait digne de la saga Final Fantasy. Ladite saga n’était pas encore aussi connue à l’époque qu’aujourd’hui puisque qu’alors seul le légendaire FFVII était arrivé dans notre Hexagone.

Final Fantasy Tactics, ou FFT pour les intimes, nous a donc emmené à la découverte du T-RPG, reposant sur un combat au tour par tour, avec des personnages placés sur un grand plateau, comme un jeu d’échec en plus grand, le tout marié à l’univers de la fantasy grâce à l’univers du jeu mais aussi ses protagonistes, des classiques du genre : marchand de potion, archer, chevalier, magicien (blanc, noir), invocateur, et des dizaines d’autres qui se succèdent selon un système d’évolution bien rodé.

Ergonomique, intelligent dans son jeu comme dans son récit, le soft était réussi en soi, mais bénéficiait aussi de la prime de la nouveauté dans notre pays. Pour autant, même plus de 20 ans après, et nombre de RPG-Tactics publiés dans notre Hexagone, FFT reste une référence grâce à la qualité de son scénario, de ses personnages, de son gameplay.

C’est ce que l’on appelle un classique. Et un bon.

Space Invaders

Sorti en 1978 en arcade et de nombreuses machines de l’époque, souvenir de Paul.

Space Invaders1978, l’année de ma naissance mais aussi celle d’un jeu mythique, d’un jeu avant les consoles de salon, le premier archétype du shoot’em-up, et l’un des titres les plus influents et célèbres de l’histoire du jeu vidéo : Space Invaders, de Taito.

Mais pour moi ce fut surtout le premier jeu vidéo sur lequel j’ai pu poser les yeux et les mains. Dans les années 80, je suis chez ma nourrice – qui me fera découvrir le club Dorothée et les animes japonais aussi, je l’aime ma nounou ! Son fils de 12-13 ans a un jeu vidéo sur une mini-borne d’arcade, qu’il accepte parfois à de rares exceptions de descendre dans le salon pour en faire profiter les enfants gardés par sa mère. Je découvre alors ce jeu dont le principe est de détruire des vagues d’aliens au moyen d’un canon laser en se déplaçant horizontalement sur l’écran.

Le jeu est simple avec un visuel simple mais efficace, une difficulté bien dosée et un gameplay simplissime (gauche, droite, shoot) mais pas si évident à bien maîtriser dans son timing : il se révèle addictif. C’est aussi pour cela que le soft ne nous sera confié qu’à petite dose : à l’époque les jeux vidéo étaient quelque chose d’underground, et qu’on le regardait d’un œil douteux, même si on est encore loin de la cabale que connaîtra l’univers vidéoludique dans les années 2000, au moment de son explosion populaire. D’ailleurs, ce sont justement des jeux comme Space Invaders qui ont participé à cette première démocratisation au même titre que Pac-Man et d’autres de ses contemporains.

C’est tout pour notre première édition de souvenirs de l’équipe. Et vous, lecteurs ? Avez-vous des souvenirs dont vous voudriez nous faire part ? N’hésitez pas à en parler en commentaire à cet article !

Captures d’écran prises par JDJ. Crédits des autres visuels : Tous droits réservés ©Nintendo ©Konami ©SquareEnix ©Taito

2 réponses

  1. Miyamoto dit :

    J’ai bien aimé cette idée de demander aux rédacteurs merveilleuses souvenirs de jeux.
    Article très intéressant, jeux éclectiques qui démontrent que chacun peu trouver son coup de coeur. Et si quelques personnes laissant des commentaires pouvaient aussi donner leur coup de coeur?

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