Les premiers coups de cœur J-music de l’équipe JDJ 

Quels sont les premiers coups de cœur J-music de l’équipe de Journal du Japon ? Des rédacteurs partagent avec vous le groupe, le musicien ou musicienne, ou encore le morceau qui les a marqué et qui les a amené à s’intéresser à la culture musicale japonaise sur différentes générations de passionnés. Revisitez ou découvrez des classiques avec nous !

GRANRODEO

©Granrodeo

©Granrodeo

Le groupe GRANRODEO est clairement l’un des premiers à m’avoir fait vibrer en seulement quelques notes. Il est composé de deux membres, Kishow (alias du seiyû Kishô Taniyama) au chant et E-Zuka à la guitare. Leurs chansons se retrouvent dans beaucoup d’animés et jeux vidéo. Je l’ai connu avec leur premier album, Ride on the Edge, composé de 17 titres. Et lorsque la musique Dôkoku no ame a commencé à être chantée, j’étais déjà bien loin sur mon nuage. La deuxième musique (Infinite love) a aussi été un coup de cœur même si Dôkoku no ame a une résonance toute particulière pour moi. Ce sont ces deux qui ont servi pour les openings de l’animé quasi inconnu Koi Suru Tenshi Angelique et qui lui ont donné une aura toute particulière. Le reste de l’album ne m’a pas particulièrement marqué. mistake ou Once & Forever restent un peu en tête mais les 13 autres musiques de l’album ne sont pas aussi mémorables mais possèdent une identité qui leur est propre. (Andres)

MAAYA SAKAMOTO

S’il y a bien une artiste, avec une autre qui m’a fait aimer et découvrir la musique japonaise, particulièrement la J-Pop, c’est Maaya Sakamoto ! La première fois que j’ai entendu sa voix si forte, si reconnaissable et si douce à la fois, c’est durant la diffusion de l’animé Vision of Escaflowne ! Cet animé de mecha, sorti dans les années 1990 au Japon, mais début 2000 chez nous, apportait son lot de nouveautés et d’aventures ! D’autant qu’à la même époque, il y avait du Gundam Wing entre autres. Mais sa voix… Je l’ai écouté sur internet au fil de recherches sur des forums, et elle m’a tellement fait frissonner que j’ai cherché à en apprendre davantage et je me suis mis à écouter tous ses titres les uns après les autres. Mais j’ai un gros coup de cœur, encore à l’heure actuelle pour son interprétation de l’opening de cet animé intitulé Yakusoku wa Iranai. Plus de 20 ans après, je ne peux m’empêcher de la rejouer à mes heures perdues et de vibrer à nouveau pour Hitomi et Van. (Charlène)

X-JAPAN

Si on me pose la question : par quel groupe japonais as-tu commencé ? J’en citerais deux : les Morning Musume et surtout X-Japan sur lequel j’aimerais m’attarder ici. Ce groupe de J-rock/metal japonais, je l’ai un peu découvert par hasard en cherchant à écouter de la musique japonaise. Autant dire qu’à l’origine je n’étais pas très rock, et que je tâtonne dans le choix de mes artistes favoris. Mais ce groupe… Avec à la voix, Toshi, mais aussi Yoshiki comme membre fondateur, cela m’avait bien remué ! Je les ai découvert fin 90, quand en farfouillant, je découvrais qu’un très bon guitariste Hide, venait de se suicider. Très vite, la musique Forever Love, entendue à ce moment-là, m’a fait monter les larmes aux yeux, tout comme Endless Rain… Le rythme, le chant, l’ambiance générale de ces deux chansons… C’est ce qui m’a profondément touché et depuis, je ne cesse de les écouter quand je le peux. Leur musique est particulière car elle envoie un message assez fort. Je ne peux que les recommander à tous les fans de J-Rock. (Charlène)

The Blue Hearts

Ma rencontre avec la J-music s’est produite à l’époque du collège, par l’intermédiaire d’une amie franco-japonaise qui branchait toujours son réveil sur ses musiques favorites. Une nuit où je dormais chez elle, le réveil s’est déréglé : il a sonné en pleine nuit, pendant une heure… Je n’ai pas cherché à le couper, les sons que j’y entendais avaient beau m’empêcher de dormir, ils m’attiraient, me berçaient, m’envoutaient. « Linda, Linda ! », « Papa Mama, ohayô gozaimasu », « Train, train, hashitte yuku »… Des refrains plein la tête, j’ai appris le matin suivant que j’avais ainsi écouté un album complet de The Blue Hearts, groupe de punk rock japonais formé au milieu des années 80.

N’ayant existé qu’une dizaine d’années seulement, cette formation de quatre musiciens, qui a enchanté à son époque des milliers de jeunes Japonais, a laissé une trace indélébile dans l’histoire de la J-music. Internationalement connu pour ses deux singles Linda-Linda et Train-Train, qui ont été repris dans plusieurs dramas et sont devenus des incontournables du karaoké, le groupe avait même effectué en 1990 une tournée aux États-Unis. En 2010, c’est une quinzaine de groupes de pop, punk, rock et métal qui ont rendu hommage à leur fougue par une participation commune à l’album The Blue Hearts 25th Anniversary Tribute. Bien que désormais davantage attirée par les sonorités plus lourdes d’artistes tels que Ningen Isu, Girugämesh, X-Japan ou Undead Corporation, l’entrain offert par Hito ni Yasashiku ou Owaranai uta continue encore aujourd’hui de rythmer mon quotidien ! (Nina)

Make-up à X-JAPAN

©Yoshiki

Ma rencontre avec la J-music a été un vrai coup de foudre. On est en 1990 et je découvre la radio Superloustic. Bien entendu, je regarde des animés depuis que je suis gamine, mais je ne connais que les génériques français. Sur cette radio destinée aux enfants, je vais entendre pour la première fois les génériques originaux. Et le choc a été plutôt violent. Alors qu’on se farcit les prods moisies d’AB productions, au Japon il en est et tout autre. Pegasus fantasy est l’un des tout premiers que j’ai pu écouter et quelle claque !

Make-up est un groupe de hard rock et ce titre est resté comme un hymne incontournable tant pour les fans d’animés que de metal. A l’époque pas d’internet, je connaissais donc assez peu de titres d’eux avec tout de même Eien Blue un autre générique de Saint Seiya. D’autres artistes viennent compléter cette nouvelle découverte comme TM NETWORK (Get Wild), Hironobu Kageyama (Cha-la Head Cha-la, We gotta power), Kodomoband (Heart Of Madness) ou encore Crystal king (Ai Wo Torimodose!). 

Le deuxième choc sera “visuel” en 1994 lorsque je découvre X-JAPAN. J’entends d’abord Forever Love à Tonkam, puis leurs titres un plus metal (X, Week-end). C’est avec eux que j’ai un vrai déclencheur. Fan de X des CLAMP j’ai cherché un bon moment à écouter le groupe dont la musique avait été utilisée pour les clips de . Je m’engouffre dans la brèche du visual kei. Encore au lycée, X-JAPAN et LUNA SEA seront mes principaux moteurs pour partir à la découverte du Japon en 1998.

C’est aussi grâce à eux que j’ai commencé à écrire sur cette musique qui me fait toujours autant kiffer 25 ans après. X-JAPAN a initié beaucoup de fans de musique japonaise même encore actuellement. Les chansons larmoyantes de YOSHIKI et l’incroyable électron libre qu’était Hide ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Même si depuis j’écoute d’autres artistes, je reste profondément attachée à la musique japonaise. La J-music reste mon principal carburant, supportant mes joies et mes peines. (Tatiana)

L’Arc~en~Ciel

Ma découverte de la J-music au sens propre a été, au début des années 90, à travers les animés. Et ce n’est que quelques années plus tard que j’ai basculé des animés aux groupes qui sont derrières ces génériques, en découvrant le classement de l’Oricon tout d’abord puis en commençant à noter et mémoriser les noms des groupes qui réalisaient ces morceaux de musique entendus à chaque épisode. C’est alors que j’ai pu me rendre compte à quel point plusieurs de mes génériques préférés provenaient d’un groupe : L’arc~en~ciel. Blurry Eyes pour DNA², Honey pour ReLife, Driver’s High pour GTO, Ready Steady GO pour Fullmetal Alchemist… Rien que d’écrire ces noms, les notes de musique et les paroles me reviennent, plus de 20 ou 25 ans après, c’est quand même assez fou !

C’est ainsi que j’ai découvert, aimé et suivi de très près la carrière de Laruku ce quator mythique de rock japonais (Hyde, Ken, Tatsuya et Yukihiro) capable de remplir le Tokyo Dome (l’équivalent de notre Stade de France) en 5 minutes au Japon. Jusqu’à avoir eu la chance de les interviewer d’ailleurs, à plusieurs reprises dans les années 2010, faisant de ces icônes des baromètres de ma propre évolution, de simple consommateur à fan qui les découvre dans un concert d’anthologie en 2008 – un zénith rempli par un groupe japonais, un truc de fou à l’époque – puis critique et journaliste échangeant avec eux sur un divan. Une progression qui a aussi été celle de toute la culture japonaise en France, qui fait qu’une génération a littéralement grandi et évolué avec cette pop culture et sa place dans notre hexagone.

L’Arc~en~Ciel

De plus, comme le dit Tatiana plus haut, on passe tout de même de génériques français tout à fait enfantins, à part quelques exceptions comme Cobra ou Jayce, à des morceaux de musique qui n’ont pas besoin, au final, d’un animé pour démonter leurs qualités intrinsèques. De vrais compositions, des musiciens de talent, une énergie folle… L’amateur de rock que j’étais – sans le savoir encore vraiment, j’avais 15 ans – s’est totalement plongé dans la musique japonaise avec L’Arc~en~ciel et X-Japan, ces deux groupes balayant d’ailleurs par leurs albums successifs tout un univers pop, rock, électro, metal ou punk avec une puissance et un dynamisme galvanisant, marquant : ces morceaux étaient mes éternels compagnons des long trajets en bus de la maison au lycée, étaient aussi les confidents de mes peines ou de mes révoltes… Ils étaient des véhicules tantôt survoltés, tantôt déchirants pour mes émotions. Sans compter que, sans internet, l’accès aux albums ou aux morceaux pour quiconque n’habitait pas la région parisienne était un vrai défi, et on écoutait une vingtaine de morceaux en boucle pendant des semaines… On les connaissait par cœur !

Donc oui, voilà, mon premier coup de cœur a été pour le groupe L’arc~en~ciel … Pour Driver’s High d’ailleurs si je dois choisir un morceau. Je suis monté dans cette voiture et j’ai pris une route que, malgré les escales et les détours, je n’ai jamais quitté… Putain, c’est bon d’être passionné ! (Paul)

S-word feat Christina Milian – The Answer

©S-word

Ma passion pour le J-rap a commencé avec cette chanson en 2002. A l’époque, l’accès au rap japonais en France était plus difficile qu’aujourd’hui. S-word, de son vrai nom Yoshimasa Shimomura, est né le 24 octobre 1975 à Shinjuku (Tokyo). C’est un ancien membre du groupe légendaire NITRO MICROPHONE UNDERGROUND. Il apportait sa touche musicale au groupe en jouant souvent les refrains de sa voix rauque. Il fonde la marque de streetwear NITRAID associée au groupe en 2001, collaboration avec ses acolytes Gore-Tex et XBS. Il débute en solo en major en 2002 avec un premier single KROSS OVA le 27 mars de la même année puis enchaîne avec THE ANSWER, deuxième single avec en featuring la chanteuse RnB américaine Christina Milian et une production du trackmaker Lofey, qui a travaillé notamment avec Nas. Le clip de la chanson a tourné en boucle sur MTV au Japon et dans d’autres pays d’Asie. 

La présence sur le track de Christina Milian a permis de faire connaître le rap japonais au-delà des frontières et a ouvert la porte à l’international par la suite notamment à des groupes de rappeurs plus commerciaux comme les Teriyaki Boys avec la bande-son du film Fast & Furious (Tokyo Drift), ou encore DJ NIGO et son disciple Verbal par leurs collaborations multiples avec Pharrell Williams. Le 5 juin 2002, S-word sort son premier album One PIECE qui a débuté à la troisième place de l’Oricon Weekly Chart. Il fera la première partie du concert de Britney Spears au Tokyo Dome avec Christina Milian et de la tournée japonaise de Jay-Z. S-word devient incontournable. Tant et si bien que le producteur de légende, l’homme qui a importé le rap au Japon, Hiroshi Fujiwara lui-même lui fournit le beat du single WRAP MUZIK en juin 2003.

Ce morceau m’a ouvert la boîte de Pandore du rap japonais. (Cristina) 

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NEWS

NEWS - Ongaku pochette d'album

Mon premier saut dans la musique japonaise s’est fait avec les génériques d’animés tels que Kesenai Tsumi de Nana Kitade, pour Fullmetal Alchemist. C’est pourtant en me plongeant dans les dramas japonais que j’ai vraiment développé un attrait pour la musique japonaise. Les groupes qui revenaient le plus dans ces génériques étaient ceux de l’agence Johnny’s Entertainment, spécialisée dans la création de boy’s bands. J’ai découvert Arashi, KAT-TUN, Kanjani8, mais surtout NEWS, que j’ai écouté pendant de nombreuses années jusqu’à aller les voir en concert à Tokyo en 2015. 

Les groupes de la Johnny’s proposent une musique très commerciale, entraînante et pleine de belles paroles. Ce n’est pas forcément une révolution musicale mais ça a le mérite de mettre de bonne humeur et de s’écouter assez facilement. Les thématiques sont classiques et permettent d’acquérir du vocabulaire en japonais. Les chansons qui m’ont le plus marquée dans ces groupes sont sûrement les musiques de génériques de dramas ou d’animés.

Aujourd’hui, j’écoute encore quotidiennement mes titres favoris d’Arashi tels que Love So Sweet, truth, To Be Free ou A・RA・ SHI par exemple. Quant à NEWS, je continue de suivre leur actualité musicale avec intérêt, surtout que depuis qu’ils sont passés de 9 à 3, leur musique a beaucoup évolué vers des morceaux plus matures. (Marine)

Les genres musicaux au Japon sont riches en pépites à découvrir génération après génération. Depuis des décennies sont produits des chanteurs et des groupes qui restent souvent nationaux, mais qui s’exportent de plus en plus via les bandes-sons de films et anime parvenants jusqu’à nos oreilles. Les réseaux sociaux plus récemment ont également permis une expansion internationale notamment via TikTok et ses vidéos sur fond musical. Vous pouvez retrouver notre article sur le sujet ici

Et vous, comment vous êtes-vous intéressés à la J-music?

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