Rencontre avec Noémie Alazard, adaptatrice de No Longer Heroine

« No Longer Heroine »:http://delcourt.akata.fr/series/no-longer-heroine, c’est LE manga qui remet en cause le sacro-saint statut de l’héroine shojo. Fini la midinette naïve, place à des jeunes filles au caractère bien trempé, qui savent ce qu’elles veulent et surtout QUI elles veulent.
Les éditions Akata, qui nous ont habitué aux héroïnes hors-normes via « Switch Girl »:http://delcourt.akata.fr/series/switch-girl, réussissent encore ici un coup de poker en publiant un titre atypique, qui détonne dans le paysage actuel du shojo.
Ce succès, on le doit à son auteure, Momoko Kôda, mais également à toutes les personnes qui travaillent autour du manga, et notamment en charge de l’adaptation. On en sait très peu sur ce métier de l’ombre, et Noémie Alazard, qui s’occupe du titre, a accepté de nous dévoiler les ficelles de son travail.

Noémie ALAZARD - Photo Lōlu 

Journal du Japon : Peux-tu nous expliquer ton parcours ?
Noémie Alazard : J’ai un parcours qui n’est pas très très classique : j’ai été chez les sœurs jusqu’au collège, puis j’ai fait des études d’art en sculpture sur bois, en taille de pierre et en sérigraphie. Après j’ai été perceuse, donc rien à voir avec la choucroute ! En même temps je faisais de la musique, de la batterie et du chant, et je suis partie à Paris il y a une dizaine d’années pour voir un peu ce qu’il se passait dans la capitale.

Au fur et à mesure des rencontres, j’ai commencé à travailler avec un monsieur qui s’appelle Jean-Philippe Astoux, avec lequel j’ai fait mon premier projet d’émission vidéo qui s’appelait « NoisePod »:http://www.dailymotion.com/video/x113rh_noisepod-video-6-punish-yourself_music, un podcast consacré au métal et à la musique plutôt rock et burnée (rires). C’est comme ça que je me suis faite repérée par Europe 2 TV à l’époque, devenue ensuite Virgin 17, et qui m’avait proposée de reprendre le flambeau sur « Next Gen », une émission consacrée aux jeux vidéo. Comme je suis une grosse geek de l’Enfer, c’était cool (rires).

Du coup ça m’a mis le pied à l’étrier. Je crois que ça va faire six ou sept ans que j’ai commencé à travailler à la télé. J’ai enchainé ensuite avec une autre émission qui s’appelait « Manga Trash ». Pour les premières émissions je n’étais qu’animatrice, puis j’ai commencé à m’impliquer d’avantage, à écrire, à faire des sujets, à réaliser, donc je suis devenue au fil du temps auteur/journaliste et réalisatrice. J’ai également travaillé sur MCM et KAZE TV, sur laquelle j’avais monté une émission sur la musique.De toute façon depuis que j’ai commencé la télé, ça a toujours été autour de la culture japonaise, notamment la pop japonaise.

 

Comment en es-tu venue à participer à l’aventure No Longer Heroine ?
J’ai eu une proposition de Dominique Véret, qui s’occupe des éditions « Akata »:http://www.akata.fr/, et de Bruno Pham qui chapeaute également les éditions. Ils m’ont proposé de travailler sur l’adaptation de ce titre. Ils voulaient vraiment quelqu’un d’un peu atypique, parce qu’on est effectivement sur un shojo mais qui est malgré tout assez en décalage avec tout ce qu’on peut voir. Ils voulaient un ton personnel, qui change un peu, donc ils ont pensé à moi pour rafraîchir un genre qui est assez sclérosé.

J’ai tout de suite accepté parce que c’était chouette de passer un petit peu de l’autre côté du miroir ! Ils m’ont parlé du titre et de l’auteure, j’ai vu des visuels, et j’ai tout de suite craqué sur le character design, l’espèce d’ambivalence, ce côté très shojo avec ces espèces de « gueules » de l’héroïne complètement débiles. Ça me plaisait bien, alors ça s’est fait tranquillement mais au final assez rapidement. 

No Longer Heroine - © 2010 by Momoko Koda / SHUEISHA Inc--

Est-ce quelque chose que tu as toujours voulu faire ?
Franchement je n’y avais jamais pensé. Après, ce qui leur a aussi donné envie de me confier cette tâche, c’est le fait que je sois auteure et que je fasse de la musique. Ils ont fait une espèce de parallèle.

En fait, le travail d’adaptateur, je savais pas vraiment ce que c’était, puisque c’est souvent les traducteurs qui font ça, mais là c’est un vrai travail de dialoguiste, donc non je n’y avais pas pensé, et je ne pensais pas qu’on me le proposerait un jour ! Mais c’est cool (rires)

Quelle est ta méthode de travail ? Comment ça marche concrètement « l’adaptation » ?
Je travaille avec une adaptatrice qui s’appelle Yuko, qui travaille sur beaucoup de titres et qui est adorable. Elle m’envoie la traduction littérale et … en fait ce qu’il se passe c’est qu’on a pas du tout la même culture (elle le Japon et Noémie la France), donc moi mon travail, au-delà de rendre la lecture simple et facile, c’est vraiment de pouvoir faire en sorte que ça soit compréhensible auprès du lectorat français.

Les choses ne se disent pas du tout de la même façon au Japon et en France : au Japon on lit beaucoup entre les lignes, il y a pas mal de non-dits, de choses très sous-jacentes, et nous c’est pas du tout notre façon de communiquer ! Donc au début pour moi ça a été assez compliqué, bien que je connaisse cette culture assez bien. Il m’a fallu un temps pour comprendre le fond des personnages, ce qu’ils avaient envie de dire, et le retranscrire de façon un peu plus française. Le travail d’adaptateur c’est ça : c’est d’arriver à mettre sa sensibilité et sa culture au service d’une culture qui n’est pas du tout la nôtre, en particulier ici car on est sur du shojo, des rapports amoureux, des rapports de couple etc., donc c’est très très sensible en fait.

Tu travailles donc beaucoup avec Yuko, la traductrice. Comment se passe votre collaboration, et que vous apportez-vous mutuellement ?
Yuko m’envoie une première version, une traduction entière d’un tome. Quand je ne comprends pas certains éléments, par exemple « qui parle », c’est parfois un peu confus pour moi, donc on se fait pleins de commentaires, pleins de notes. Ensuite moi je lui fais un retour par mail avec tout ce que je n’ai pas compris, et elle fait une correction par-dessus. On retravaille donc sur une deuxième version, puis je lui envoie une version finale et elle revalide derrière pour voir si tout est ok. Je l’envoie ensuite à Bruno, qui fait la validation finale, et en général il prend le tome tel quel. J’ai vraiment beaucoup de liberté sur l’adaptation en fait.

Justement, est-ce que tu as eu des consignes de la part de l’éditeur ?
La consigne première sur ce titre, c’était vraiment d’avoir un langage très jeune, actuel et frais. Comme j’ai 30ans, je me demandais si j’étais vraiment dans le langage actuel parce que les personnages sont quand même beaucoup plus jeunes que moi (rires). Donc j’ai fait mes petites recherches sur internet pour voir un peu les expressions actuelles, et je me suis rendue compte que ça va, j’étais pas trop en loose (rires), du coup j’en ai inclu quelques unes dans l’adaptation. Je me suis fait des fiches de personnages aussi, en fonction des caractères de chacun, et très clairement je m’identifie à l’héroïne quand je réadapte ses dialogues et du coup ça me fait toujours très bizarre. Quand j’ai reçu le premier tome fini, avec cette héroïne qui parlait de la même façon que moi … C’est assez étrange (rires) ! Mais c’est hyper gratifiant.

Qu’est-ce qui t’as inspiré pour l’adaptation ?
Forcément, malgré tout, comme je lis beaucoup de mangas, j’avais quelques appréhensions et quelques préjugés sur le shojo, qui est un style que je n’affectionne pas particulièrement parce que j’en ai beaucoup lu et parce que je trouve que c’est toujours un petit peu la même chose … donc ça m’ennuie. Mais ce titre, quand j’ai commencé en fait, j’avais vraiment envie de savoir la suite, de savoir ce qui allait se passer, et clairement je me suis aussi servie de mes expériences personnelles, des relations que j’ai pu avoir, amoureuses, enfin voilà … Finalement, ça va loin dans l’intimité de faire de l’adaptation parce que c’est toi, tes propres expériences.

  No Longer Heroine © 2010 by Momoko Koda / SHUEISHA Inc

Donc en fait l’héroïne c’est un peu Noémie à 15 ans !
Carrément ! Même maintenant en fait! (rires) Parce que le côté anti-héroïne, un peu peste, c’est ce qu’on voit pas souvent dans les shojo. L’héroïne est au final très humaine, et très imparfaite. C’est totalement assumé, et c’est vraiment ce côté-là qui m’a plu, dans lequel je me retrouve, et dans lequel pas mal de nanas se retrouvent aussi je pense.

C’est vrai que Hatori détonne pas mal dans le paysage actuel des héroïnes de shojo …
Honnêtement, plus ça va, et plus je trouve les tomes super intéressants. Ça stagne un peu sur le deuxième ou le troisième tome, où je me disais « bon j’espère que ça va bien évoluer », puis finalement il y a vraiment des switch qui sont hyper intéressants. Pour comparer, ça me fait plus penser à des titres comme Princesse Mermaid ou Switch Girl, où on est vraiment dans des espèces de titres ovni, mais qui en même temps respectent aussi beaucoup les codes parce qu’on est dans un triangle amoureux … donc c’est un pari quand même assez risqué.

Puis No Longer Heroine marche bien au Japon, a bien été accueilli ici, donc je pense que c’est un peu l’avenir du genre. Au bout de dizaines d’années à lire les mêmes choses … moi clairement j’aime bien lire des romances, des trucs un peu ado, ça me fait du bien, et je pense que ça fait du bien à tout le monde quelque soit l’âge, mais au bout d’un moment t’as aussi envie d’avoir une histoire qui va un tout petit peu plus loin. L’avenir du style, ce serait de couvrir un lectorat un peu plus large, et j’ai l’impression que ce titre y arrive assez bien.

Du coup, le fait qu’en France, il n’y ait pas de limite aussi marquée qu’au Japon avec les shojo d’un côté, et les josei de l’autre, n’influence t-il pas notre propre vision du shojo (qui serait alors une vision très limitée)?
Je pense que c’est une façon de voir le manga d’une manière générale. Malgré tout, il y a quand même encore une vision très enfantine du manga et de l’animation japonaise. Je veux dire, à part les Miyazaki, Akira, Ghost in the Shell, quand tu parles avec des adultes qui connaissent peu les mangas ce sont les seuls titres qu’ils connaissent. Et puis le lectorat reste quand même assez jeune, donc c’est compliqué d’emmener des titres un peu plus adultes, sachant que le graphisme est tout de même très codé shojo … c’est un peu délicat. Je pense que ce n’est pas possible avec la France, on n’est pas assez consommateur …

On n’est pas prêt !
Oui voilà, et je pense qu’on ne le sera jamais car ce n’est pas notre culture, même si on est les deuxièmes consommateurs mondiaux. Il n’y a qu’à se balader en convention pour voir que cela reste un public de 15-20 ans dans la majeure partie.

C’est vrai qu’en tant que lectrice qui a depuis longtemps dépassée cette tranche d’âge, on peut avoir du mal à se retrouver dans ce qu’on nous propose actuellement en shojo. On sent bien cette direction prise par les éditeurs pour satisfaire cette tranche d’âge.
Après, il y a quelques éditeurs auxquels je fais entièrement confiance pour les choix de titres. Akata a une vraie passion ; Dominique Veret est quand même quelqu’un qui a beaucoup apporté au manga en France, et qui a fait beaucoup de choses. Bruno est quelqu’un de très investi aussi. Leurs choix de titres sont vraiment réfléchis, et dans la démarche qu’ils ont et la vision qu’ils ont du manga, ils essaient vraiment d’apporter quelque chose.

Il y a un autre éditeur que j’adore, c’est « IMHO »:http://www.imho.fr/. Ils ne font que du manga alternatif, et j’achète tous leurs titres les yeux fermés (voir notre chronique de « Promenades dans la ville la boîte à biscuits »:http://www.journaldujapon.com/2013/08/promenades-dans-la-ville-de-la-boite-a-biscuits-le.html, publié chez cet éditeur, NDLR). Je les remercie encore mille fois de faire ce travail, car c’est une prise de risque énorme, une micro-niche dans le lectorat manga, car malgré tout les efforts que les gens font, le manga reste un produit dit de « sous BD », il suffit de voir comment ça se passe à Angoulême par exemple … .

Pour moi le manga n’est pas reconnu comme un art, mais vraiment comme un produit de consommation, et d’une manière générale c’est un peu ce qu’il se passe en convention aussi, on est dans une espèce de démarche mercantile, et pas vraiment artistique, enfin de moins en moins. Bon après il faut bouffer, mais il y a des éditeurs … par exemple chez KAZE, qui sont très larges sur leurs choix de titres, très polyvalents, mais pour moi il n’y a que quelques éditeurs qui ont une vraie démarche dans le choix des titres, et dans la qualité. De mon côté je vais me rapprocher de ces éditeurs-là, et quand j’ai envie de découvrir un manga, je vais plutôt aller vers eux que vers d’autres, même au niveau de la qualité d’adaptation en général.

Sayonara © KOHJI KUMETA / Kodansha Ltd.
D’ailleurs, quel est selon toi la meilleure adaptation française? 
Il y a un titre de chez Pika qui s’appelle Sayonara Monsieur Désespoir. C’était une prise de risque totalement folle parce que c’est ultra connoté, c’est des références constantes à la culture japonaise, et il fallait être sacrément accroché pour arriver à faire une adaptation correcte. Je l’ai lu avec plaisir, et je pense que ça a été très compliqué à adapter.

Ensuite chez KAZE, il y a « Rainbow »:http://manga.kaze.fr/catalogue/rainbow. Je trouve ce titre génial, la qualité de l’adaptation est très belle.
Et puis il y a « GTO »:http://gto.pika.fr/. Je suis en train de les relire, et je me dis tout le temps « c’est TROP bien ». C’est trop bien adapté, hyper bien transcrit par rapport aux personnages … Si j’ai vraiment un titre à choisir ce serait celui-là. Pour moi c’est vraiment un des meilleurs mangas au monde.

Puisqu’on parlait des références japonaises avec Sayonara Monsieur Désespoir, comment as-tu fait avec celles de No Longer Heroine ? Est-ce que tu as essayé de les franciser, ou bien de les laisser telles quelles ?
Clairement, j’ai essayé de les franciser.

Un exemple ?
A un moment, Hatori a un chagrin etc., elle arrive à l’école rasée, et elle dit « Je vais faire une retraite, je vais devenir moine », donc moi je l’ai transformé en curé. Après, il n’y a pas beaucoup de références dans No Longer Heroine, donc Yuko m’avait dit « S’il y a des points que tu veux qu’on développe en fin de volume, des notes explicatives … ». Personnellement, je trouve ça chiant d’avoir une lecture où tu es obligé de te référencer à la fin. Pour moi le manga c’est quelque chose que tu lis d’une traite, de façon hyper fluide, et en tant que lectrice, les notes explicatives me dérangent. Donc j’ai essayé d’en mettre le moins possible, et quand il y a des petites choses à comprendre, de les mettre brièvement sous la case, ou en bas de page. Et puis on s’en fout quoi au bout d’un moment ! Parfois le dessin parle de lui-même, on arrive à comprendre la référence en regardant le personnage. Ou par exemple, à un moment ça parle d’une pub hyper connue, bon bah on met le nom, et puis si le lecteur a envie de la voir, il va sur internet, on ne va pas décrire la pub.

Ce genre de choses bloque la lecture et le rythme pour moi, donc c’est un vrai parti-pris, au risque de déranger certains puristes.

Noémie ALAZARD - Photo LōluTout à l’heure, tu me disais que tu avais fait des recherches pour l’adaptation du manga, est-ce que tu peux nous en parler un peu plus ? 
Je me suis tapée des Skyblogs de la mort (rires). J’ai un petit frère de 19 ans, donc je lui ai posé des questions, j’ai aussi parlé un peu avec les gens les plus jeunes que je connaissais pour savoir un peu si j’étais pas trop « out ». Mais oui surtout, je suis allée voir des blogs, des vidéos de tutoriels de n’importe quoi pour voir un peu le langage utilisé, mais honnêtement je me suis surtout basée sur moi, ce que j’emploie au quotidien … mais peut-être que je suis complètement ringarde (rires) !

Justement, dans l’histoire on peut voir un « non mais allo ! ». N’as-tu pas peur que cela tombe en désuétude dans quelques années ?
Evidemment. Mais c’est une expression que j’emploie beaucoup, bien avant l’effet « Nabilla » … et que tout le monde employait bien avant elle en fait. De toute façon oui, ça reste un parti-pris de faire quelque chose de très actuel, et de pas du tout littéral. Il y a beaucoup d’abréviations, de négations qui sont enlevées parce que pour moi c’est du langage parlé … donc oui sans doute, mais pas tant que ça en réalité.

Est-ce que le langage était aussi familier en japonais ?
Non, c’est un peu plus soutenu, surtout Rita, que je trouvais chiant à crever (rires). Donc je lui ai donné un tout petit coté « bad boy ». C’est un des personnages qui m’a donné le plus de difficultés car je le trouvais un peu lisse … mais il se décoince hein ! (rires) Au fur et à mesure des tomes ça devient … je l’aime bien !

Alors oui, c’était un peu plus soutenu, mais il y a certains points que j’ai gardés par respect pour le travail qui a été fait par l’auteure. « Ma petite Hatori » est resté par exemple, bien que j’aurais aimé employer un autre terme … mais voilà ça fait aussi partie du truc.

Donc c’est visiblement le personnage de Rita qui t’a posé le plus de problèmes ?
Oui exactement. Hatori pour moi c’était une évidence, Nakajima également car c’est le genre de relation qu’on comprend tout de suite. Pour Hatori, je me suis dit « Pourquoi ce mec ? Pourquoi lui ? », donc j’ai essayé de chercher, de l’associer à d’autres personnages de BD ou de films qui avaient un peu le même caractère. C’est le personnage sur lequel j’ai passé le plus de temps à réfléchir.

Quelles associations as-tu faites ?
Alors en fait … bon ça n’a vraiment rien à voir, mais c’est les références que moi j’ai, il me fait un peu penser à des personnages de « Greg Araki »:http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregg_Araki, un réalisateur de films indépendants. Il y a notamment un film qui s’appelle The Doom Generation, dont le héros est très neutre. Je me suis aussi référencée à … des amis (rires) notamment à des garçons. Clairement, pour les garçons, que cela soit au Japon ou France, exprimer leurs sentiments, c’est un peu compliqué ! Puis pour Rita, on se rend compte que la double relation qu’il a avec Hatori et sa petite copine … Je pense que toutes les nanas se sont retrouvées face à ce genre de trucs ! Que malgré tout, les garçons ne prennent jamais de vraies décisions, donc on a toutes vécu ce truc de vouloir forcer le destin.

Enfin, est-ce que tu as d’autres projets d’adaptation en vue ?
J’aimerais beaucoup en faire d’autres ! Bon là il y a toujours No Longer Heroine qui continue, j’en suis au tome 7 sur l’adaptation … ahah moi je sais tout ! (rires) Mais j’aimerais vraiment pouvoir travailler sur un autre titre.

Avec Akata ?
Peu importe. Bien sûr si j’ai le choix d’avoir un titre aussi atypique et personnel … c’était vraiment une très belle expérience et je me suis vraiment prise au jeu, donc oui j’espère avoir l’occasion d’avoir d’autres titres sur lesquels travailler !

Merci Noémie !

Merci à toi !

« Le tome 4 de No Longer Heroine »:http://delcourt.akata.fr/publications/no-longer-heroine-t4 est disponible depuis le 11 septembre 2013 chez tous les revendeurs habituels.
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