[Live Report] Miyavi a fait l’amour à La Cigale…

C’est à deux pas du Moulin Rouge qu’un certain guitariste est venu donner du plaisir à une foule qui n’attendait pas moins. En ce vendredi 14 mars, le public a eu chaud – très chaud – et s’est laissé aller à la fièvre sous les doigts d’un artiste sexy en diable… Miyavi. Journal du Japon revient sur la félicité du public de La Cigale.

Miyavi -- Photo Paul Ozouf

What’s my name ?

1420 places de libres, 1420 places de prises… Voir même un peu plus, « à la limite du cadre légal » nous avoue même un vigile. La Cigale était pleine à craquer en ce vendredi soir, les organisateurs aux aguets attendent des fans affamés prêts à faire don de leur corps à leur idole bien aimée. Déjà venu à plusieurs reprises dans l’hexagone, le samurai guitarist a connu une nouvelle popularité depuis Samurai Sessions, un album de duo unanimement salué par les amateurs de j-music.
Miyavi a réussi à envoûter plusieurs générations, de ceux qui le connaissent depuis ses débuts en 2002 à ceux qui en ont entendu parler que récemment, pendant la promotion du concert et de son dernier album. Et chacun, comme le présentateur béotien du Before de Canal +, reste toujours scotché par son remarquable doigté :

L’équipe de promotion a eu la bonne idée de travailler plus en amont cette fois-ci, corrigeant les écueils du concert de VAMPS en 2013 : les premiers articles dans la presse généraliste ont ainsi éclos un peu partout pendant les deux semaines qui ont précédé le concert. Non seulement cet visibilité a achevé de remplir la Cigale mais a surtout permis à l’artiste (et à la musique japonaise, par écho) d’étoffer son image auprès du grand public.
Ce rendez-vous était donc incontournable, LE gros concert de ce début 2014 et l’une des quarante dates du SLAP THE WORLD TOUR.

En tout cas, pour sa première télé en France, « la bombe » Miyavi et son clip de Secret annonçaient bien la couleur du concert qui allait venir. À la Cigale, ce 14 mars, amateurs, néophytes et connaisseurs s’étaient donc réunis, heureux d’être là et de vivre un nouveau grand concert comme l’année 2013 a su nous en donner. Tout le monde ne demandait qu’à s’enflammer à la moindre étincelle… et la guitare de Miyavi a envoyé des éclairs !

Voulez-vous coucher avec moi, ce soir ?

Miyavi -- Photo Paul Ozouf

Il est 20h30 quand Miyavi, organe à la main, se présente face à une foule impatiente. Les premières note de Day 1 bascule directement l’audience dans la transe. A peine le temps d’un premier frisson sous cette musique puissante que la foule jusque là fébrile s’agite, et fait monter la température dans la salle.

Ces vigoureux préliminaires, passionnés, continuent sur le trépidant Strong, où le guitariste déshabille le public d’une main rapide et sûre. Le troisième morceau Hell No ainsi qu’un premier MC passent sans que l’on s’en rende compte et, ça y est, le public a donné les clés de sa chambre à l’artiste. Il l’y invite même en donnant de la voix : les premiers Woh-ouh-Woh répondent au déhanché de l’artiste sur le rythmé Justice. Un jeu de jambes sec et claquant tel un fouet qui rappellerait presque celui d’un autre king of pop, la guitare en plus.
Il est alors temps de passer aux choses sérieuses et c’est avec l’œil provocateur et la voix sensuelle que Miyavi entame le fameux Secret. De nouveaux frissons dans la salle, des gens se décident à lâcher la rampe. Dans la fosse, dans les allées, sur les balcons, la chaleur est étouffante, les danses se font langoureuses et des flammes illuminent les regards. Un ou deux évanouissements frappent même les demoiselles les plus précoces pendant que Miyavi continue de faire vibrer son auditoire en jouant sur les cordes sensibles du Blues : Chillin’ Chillin’ Money Blues et Selfish Love, nous emmènent de manière inattendue vers une première extase.

Miyavi -- Photo Paul Ozouf

 50 shades of Miyavi

Après ce premier rodéo, la tension s’apaise et Miyavi prend une fois de plus le micro pour s’adresser à ses partenaires du soir, dans une langue de Shakespeare tout à fait intelligible. Il nous parle de lui, de sa joie d’être là, de la musique. Après l’amour, l’homme se met aussi à nu, et évoque la blessure du 11 mars 2011. Trois ans plus tard, presque jour pour jour, Miyavi entame un hommage aux victimes avec Kimi ni negai wo puis Guard You, que le public suit avec tendresse.
Mais un samurai ne se défait jamais longtemps de son armure et le guerrier revient rapidement sur le devant de la scène. Miyavi entame le dernier tiers du concert, débordant d’énergie, hurlant à pleins poumons sur Ganryu avant de bluffer son auditoire une fois de plus, grâce à sa dextérité sur le manche.

Miyavi -- Photo Paul Ozouf

L’homme s’éclate sur scène et l’excitation continue de se propager au public. La connexion de ce couple d’un soir semble inaltérable, s’en trouvant renforcée par quelques mots doux entre deux morceaux. Un autre échange, plus fugace celui là, se fait aussi avec Bobo, le batteur qui l’accompagne depuis des années : Miyavi nous le présente avec humour et une ou deux vannes complices. S’il est difficile de quitter des yeux l’hypnotique Miyavi, il faut bien avouer que le talent et l’énergie de Bobo sont indéniables et parfaitement à la hauteur.

Mais c’est bien Miyavi qui capte toute l’attention et devant son public affamé qui veut le dévorer tout entier, voici que l’homme commence à se multiplier dans Futuristic Love.

En enregistrant puis en superposant ses propres riffs les uns sur les autres, voici que l’homme se fait légion, augmentant la frénésie du public à chaque ajout. Déjà bien au dessus de l’enthousiasme, la foule crie et hurle aussi fort qu’elle le peut dans une salle qui prend à nouveau des allures de septième ciel.
Arrivé si haut, c’est un public shooté aux hormones qui se laisse aller sur la musique tribale d’Horizon pour achever le concert. Contre-coups de l’orgasme ou appétit inassouvi des plus voraces, voici que la foule refuse que leur partenaire du soir se retire si vite, et le ré-invite à corps et à cris, faisant trembler la Cigale pendant de longues minutes.
Séduit par ce séisme, notre asian lover revient pour un dernier round en trois morceaux qui se conclut sur l’un de ses plus célèbres titres : What’s my name ?. Le public n’est pas prêt de l’oublier ce nom, celui de ce fougueux guitariste qui vient de lui faire l’amour : Miyavi.

Miyavi -- Photo Paul Ozouf

Setlist :
1 – Day 1
2 – Strong
3 – Chase it
4 – Justice
5 – Secret
6 – Chillin chillin money Blues
7 – Selfish love
8 – Please Please Please
9 – kimi ni negai wo
10 – Guard you
11 – Cry like this
12 – Ganryu
13 – Survive
14 – Futuristic Love
15 – Horizon

 Encore

1 – Ahead of the light
2 – ubarashikikana, Kono Sekai – What A Wonderful World
3 – What’s my name ?

Retrouvez également sur JDJ notre interview du samurai guitarist, ainsi que nos photos du concert dans notre galerie ou sur notre album Facebook.

Vous pouvez avoir toutes les informations concernant Miyavi sur son site officiel, le suivre sur sa page Facebook. L’artiste vous attend aussi sur sa chaîne You Tube et son compte Twitter, tout comme le batteur, ce cher Bobo !

Remerciements à Live Nation

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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