Interview à la cool avec One Not’e, le groupe le plus sympa de Japan Expo !

Après vous avoir présenté Ilu Grace, discuté un peu avec VAMPS, avoir été charmé par Azumi INOUE et Yu-yu et avoir rencontré les fameux Back-On, Journal du Japon vous propose de clore les rencontres J-music de Japan Expo 2015 par l’interview la plus détendue et conviviale : celle de One Not’e  !

One Not'e JE 2015 - Photo D. Gueugnot © journaldujapon.com - Tous droits réservés

One Not’e JE 2015 – Photo D. Gueugnot © journaldujapon.com – Tous droits réservés

Notre équipe a pu rencontrer à plusieurs reprises ce jeune groupe simple, dynamique et souriant, qui s’est lancé dans une carrière à l’envers, en commençant par se faire connaître à l’international via plusieurs concerts un peu partout en Europe, avant même son premier album et sa percée sur le marché nippon.  Créé en 2014 et avec deux singles à leur actif et avec un album en préparation, le trio s’est visiblement éclaté sur les scènes de Japan Expo durant les quatre jours du festival… Il est temps pour eux de répondre à nos questions !

 

Présentation bonne enfant et… « épicée » !

Pour vous découvrir un peu d’abord… Est-ce que chacun pourrait nous expliquer ce qu’il fait dans le groupe, musicalement mais aussi le petit truc qui le distingue des autres ?

One Not'e JE 2015- KaZ - Photo D. Gueugnot © journaldujapon.com - Tous droits réservésKaZ (photo ci-contre) : je suis le batteur pour ma part… Et j’aime beaucoup le saké ! (Rires)

Nye : je suis le chanteur et bassiste du groupe… et j’adore le curry ! (Rires) Sérieusement j’adore ça et j’en mange tout le temps. Lorsque l’on joue tous les trois et qu’on se défoule, il y a comme une odeur de curry qui remonte ! (Rires

Du curry, du saké… Nous avons hâte de savoir pour Takato !

Takato : En ce qui me concerne je suis le guitariste, je chante parfois un peu et je compose les morceaux. Et j’adore jouer de la guitare, je joue tout le temps. C’est vraiment ma plus grande passion.

Trois musiciens qui aiment bien manger, boire et faire de la musique c’est ainsi qu’on peut faire les présentations alors ? (Rires)

Takato : oui voilà c’est un bon résumé ! (Rires) Mais le fait d’être trois fait que l’on s’entend vraiment bien, que nous sommes assez proches et que nous partageons justement tout ça : la musique bien sûr mais aussi les repas ou les fêtes. Je pense que c’est quelque chose de plus difficile lorsque l’on commence à être plus nombreux, à cinq ou six membres, où des différences notables ou des désaccords peuvent plus facilement apparaître.

One Not'e NyeNye,  photo ci-contretentant un jeu de mot intraduisible : oui cette ambiance c’est ça qui donne toutes les épices pour notre groupe, comme dans un bon curry ! (Rires)

Takato, puisque c’est vous qui composez, est-ce que vous avez des sources d’inspirations particulières ?

Takato : en fait je ne cherche pas l’inspiration, c’est à dire que je ne met pas devant ma feuille blanche pour écrire la musique, en attendant que les notes viennent.

J’essaie de laisser les choses arriver le plus naturellement possible. Dans la vie de tous les jours, j’ai un air qui va se construire soit tout seul soit en écoutant certaines choses, et je me dis que ça pourrait être pas mal pour faire un morceau ou pour l’incorporer dedans et je le note. C’est la somme de toutes ces petites inspirations qui mène aux différents morceaux.

Et pour vos textes ?

Takato : en fait les thèmes que je choisis sont assez variés, mais ce qu’il y a de commun à tous les morceaux c’est de vraiment se focaliser sur un seul thème  à la fois et de ne parler que de ça, pour envoyer un message clair : si je parle d’amour je me concentrerai totalement là dessus, si je parle de révolte ce sera pareil, etc.

Nye et KaZ, qu’est-ce que vous aimez tout particulièrement dans les compositions ou les paroles de Takato ?

Nye : J’aime que le morceau de guitare réussissent à donner l’ambiance du morceau à elle-seule, l’idée générale….

KaZ : C’est un peu la même chose, j’aime bien l’ambiance globale des morceaux, mais aussi la dynamique qu’il arrive à leur insuffler, qui nous emporte en fait, où on peut se laisser aller et profiter de l’instant.

 

Du visual kei au rock : vers une musique à l’international

Nye et Takato, vous étiez avant dans un autre groupe, pouvez-vous nous en dire plus ?

Nye : Il s’agissait d’un groupe qui s’appelait Virgil, un groupe de Visual Kei, qui a été créé en 2009 et qui s’est séparé il y a deux ans.

Et comment vous êtes passé d’un groupe de Visual Kei à une musique et un style plus proche du rock ?

One Not'e JE 2015- Takato - Photo D. Gueugnot © journaldujapon.com - Tous droits réservésTakato : Le plus simple serait d’écouter la musique des deux groupes pour bien sentir la différence ! (Rires)

Plus sérieusement, la vision du Visual Kei au Japon et celle à l’étranger sont assez différentes. En fait, hors du Japon, on va considérer d’office que c’est du Visual Kei dès qu’on est maquillé, quelque soit la musique, du métal ou du rock plus classique. Mais notre démarche a été avant tout musicale : lorsque nous avons décidé de créer le groupe tous les trois nous voulions trouver notre propre style et c’est sur le rock que nous sommes tombés d’accord. Mais le look du Visual Kei ne pouvait plus coller, car on recherchait des sons plus doux, moins sombre que le Visual, donc nous avons adapté le look dans un second temps, pour quelque chose de plus pop / rock / grunge. Ce n’est donc pas qu’une histoire de style.

Le groupe One Not’e est encore très jeune, vous avez deux singles à votre actif… Et pourtant vous avez déjà réalisé plusieurs concerts en Europe : Hyper Japan à Londres, Mang’Azur en France… Pourquoi avez-vous décidé de venir si tôt en Europe ?

Takato : C’est vrai que le chemin classique est de d’abord percer au Japon, pour ensuite passer à l’Asie et aux Etats-Unis puis de finir par l’Europe après plusieurs années de carrière. Pour nous c’est presque l’inverse et c’est encore plus précoce que ce que vous avez dit : le tout premier live du groupe était celui de Londres, donc One Not’e est né en partie à l’étranger !  C’était l’un de nos objectifs, l’international je veux dire, dès la création du groupe. Maintenant que nous avons réalisé plusieurs concerts à l’étranger nous sommes en train de réfléchir et de composer les morceaux de notre premier album.

Ces concerts à l’étranger nous permettent d’ailleurs de nous ouvrir à des musiques différentes. Par exemple, lorsque nous avons joué en Allemagne avec un autre groupe, Miss Nebraskails nous ont permis de découvrir un style de musique dont nous n’avons pas forcément l’habitude au Japon, et toutes ces rencontres hors de notre pays nous nourrissent, forcément.

Pour finir : on suppose que les sorties de vos morceaux se font selon un plan similaire, que l’on peut vous trouver partout ?

Takato : Complètement, nos deux singles (couvertures ci-dessous, NDLR) sortis début 2015 ont été lancés simultanément sur Amazon ou Itunes pour la vente mais aussi en écoute sur des plate-formes comme Deezer ou Spotify. Pour l’album c’est encore un peu tôt pour en parler, pour donner une date je veux dire, mais on espère pouvoir le sortir avant la fin de l’année.

Same Dream  Winter Road 

On attend ça de pied ferme alors ! A bientôt One not’e !

Comme on peut l’imaginer, vous pouvez aussi retrouver One Not’e partout sur le web : vous pouvez suivre leur actualité sur leur site internet, découvrir leur morceaux sur You Tube, suivre le groupe sur Facebook voir chacun des membres séparément sur Twitter avec les comptes de Takato, Nye ou KaZ.

Ne manquez pas non plus nos photos de leur concert sur le Yuzu Stage et la scène Wakanim !

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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2 réponses

  1. 11 novembre 2015

    […] La Nuit parisienne à l’heure Tokyo Hit– Interview à la cool avec One Not’e, le groupe le plus sympa de Japan Expo !– [Chronique] CRYSTAL LAKE  : The Sign, renouveau du metalcore ?– […]

  2. 6 février 2016

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