Circuit à vélo : enfourchez votre bicyclette au Japon !

Lorsque le visiteur pose un pied au Japon il se rend compte d’une chose : le vélo est le moyen de transport le plus utilisé au Japon. À Tokyo ce n’est pas tout de suite évident, mais dans les autres villes du pays, vous devez partager le trottoir et la route avec les deux roues partout !

Alors, si vous aussi vous avez envie de visiter le Japon en utilisant ce moyen de locomotion peu cher, écologique, passe-partout et bon pour la santé, Journal du Japon vous propose plusieurs circuits.

Velo Japon

 

Pourquoi le vélo au Japon ?

Le vélo n’a que des avantages pour le peuple japonais, même l’hiver. Les cyclistes sont équipés pour affronter le froid, la pluie et la chaleur de l’été. En dehors de Tokyo, les transports en commun des villes de province ne délivrent pas toujours les destinations souhaitées, s’arrêtent tôt le soir (23h), prennent du temps et surtout coûtent cher.
Le vélo est donc devenu légion et les expatriés l’ont d’ailleurs bien compris, et largement adoptés.
À Kyoto par exemple, les distances se font rapidement, la ville est généralement plate, on trouve des parkings à vélo partout et c’est extrêmement agréable de pratiquer tous les jours un sport qui s’avère, finalement, être le sport national.

Ci dessous, un parking à vélo ultra moderne au Japon:

 

Où trouver un vélo ?

Un vélo au Japon ne coûte pas cher. On en trouve d’occasion pour 30-40 euros. Il faut en revanche le faire identifier par une petite plaque en cas de vol, c’est obligatoire.

Pour les touristes, il est très facile de louer un vélo, on trouve des agences de location partout, notamment près des gares. Le prix varie, mais vous pouvez louer un vélo une demi-matinée pour le prix de 1000 yens soit moins de 10 euros par personne. Si vous avez un enfant en bas-âge, pas de problème, des sièges bébés vous seront prêtés.

Vous pouvez aussi choisir de venir avec votre propre vélo, il sera mis en soute et si vous avez un problème technique sur place, là encore on trouve au Japon de nombreux garages à vélo pour les réparations.

Crédits: the-rubyslippers

Crédits: the-rubyslippers

Le code de conduite

Sur la route, il y a quelques règles à respecter : normalement on ne roule pas sur les trottoirs, mais tout le monde le fait au Japon. Dans les grandes villes c’est parfois autorisé, des voies sont tracées à côté de celle des piétons. Ce cas est observé lorsque la circulation est très dense et que la route se compose de deux fois deux voies. Attention, les feux rouges se situent en face, de l’autre côté de la route et non comme en France sur le côté droit. Évidemment, on roule ici à gauche.
Utilisez bien les parkings à vélo mis à disposition soit gratuitement, soit avec une borne de paiement. Si vous garez votre vélo n’importe où, il y a de fortes chances qu’il soit emmené par la fourrière, très active au Japon.
S’il pleut, n’utilisez surtout pas de parapluie, c’est strictement interdit sous peine de se faire arrêter par la police et d’avoir en souvenir de votre voyage une belle amende (le prix peut, selon l’infraction atteindre 50 000 yens). Prévoyez donc un vêtement de pluie. Quand au casque, il n’est obligatoire, mais conseillé. 

Cré

Crédits: The Japan Times

Emmenez un guide de conversation si vous ne parlez pas le japonais, car vous irez dans certaines zones où peu de personnes parlent l’anglais. Une carte des routes est également conseillée, vous en trouverez dans les offices de tourismes. Néanmoins, pas de panique, les panneaux de direction sont quasiment tous traduits aujourd’hui !
Autre point non négligeable, le vélo est accepté dans les trains, mais pensez à apporter une housse de transport où en acheter une sur place.

Vous êtes à présent prêt à partir sur les routes du Japon, comme les locaux. Voici quelques idées de circuits…

 

L’île d’Hokkaido :

Le parc national de Shikotsu-Toya : Situé près de la ville de Sapporo, ce parc offre un véritable terrain de jeu pour les amoureux du vélo. Partez du village de Shikotsu Kahan et faites un tour autour du lac Shikotsu-ko. Celui-ci fait 77 kilomètres carrés. Vous y croiserez des pêcheurs et roulerez au milieu de la forêt. Retour au village de Shikotsu Kahan, profitez des sources chaudes qui possèdent des bassins en extérieurs. Dans cette région vous pouvez également vous rendre dans la ville côtière de Shiraoi et particulièrement dans le village Poroto Kotan, le chef-lieu des Aïnous, peuple originel du Honshu. Le vélo ici aussi est appréciable.

Le lac Toya a pour reflet, les montagnes alentours. Crédits: Engeline Eng

Le lac Toya a pour reflet, les montagnes alentours. Crédits: Engeline Eng

Le parc national de Rishiri-Rebun-Sarobetsu : Une route permet de faire le tour de l’île d’Oshidomari, elle passe à travers les villages de pêcheurs pittoresques. Vous rejoindrez ensuite le port de Kutsugata où il est possible de passer la nuit. La route est plate, pas de difficulté majeure.

 

Le Honshu :

Préfecture d’Iwate : Hiraizumi est une ville historique construite sur les fondations d’une cité du XIIe siècle. Le vélo est le moyen de transport idéal pour parcourir cet endroit. Partez de la gare où vous pouvez louer les vélos et partez pour le Chuson-ji situé en haut d’une colline. Il vous faudra garer vos bicyclettes pour grimper. Le temple est classé trésor national. Allez ensuite visiter le Motsu-ji et son jardin, magnifique. La meilleure période pour se rendre dans cette ville est mai. Le quatrième dimanche de ce mois, vous pourrez assister au festival Gokusui-no-en, un rassemblement où les participants doivent poser un bol de saké sur le cours d’eau et composer un poème avant que celui-ci arrive à destination.

Takayama : Cette ville est extrêmement agréable pour les cyclistes. C’est une ville où l’on a longtemps travaillé le bois. On la surnomme la petite Kyoto du fait de ces nombreux sites touristiques. Les rues sont particulièrement bien préservées. Prenez deux journées pour visiter la ville.
Commencez votre journée par le marché de Miyagawa, afin de goûter aux spécialités locales. Partez ensuite à la découverte du temple Shoren-ji avec son beau jardin paysager. L’après-midi visitez le Takayama Jinya, le palais historique du gouvernement où l’on pesait le riz, jugeait les crimes et délits et où l’on gérait l’administration.
Passez maintenant du côté de la rive est pour finir votre journée dans le musée des Arts et traditions populaires de Jusakabe. On observe ici une ancienne maison de marchand avec le mobilier.

Le lendemain retrouvez votre vélo pour visiter une brasserie de saké, nombreuses dans le quartier ancien de Sanmachi-Suji. Puis partez dans le village traditionnel de Hida, véritable musée en plein air où l’on peut observer des maisons anciennes, moulin à eau, ateliers d’artisans et boutiques. C’est un véritable décor de cinéma.

Rue Goudronnée de Takayama. Crédits: sherrijosbecauseicanworldto

Rue goudronnée de Takayama. Crédits: sherrijosbecauseicanworldto

 

Kansai :

Kyoto : L’ancienne capitale se visite très bien à vélo. Les routes sont plates et très bien adaptées pour les cyclistes. Vous éviterez ainsi de payer le bus (230 yens par trajets) et profiterez de l’ambiance si particulière de la ville. Procurez-vous une carte touristique de la ville. Les distances entre les monuments touristiques se révèlent être courtes.

Le silence du vélo s'harmonise parfaitement avec la ville de Kyoto. Crédits: Japanican

Le silence du vélo s’harmonise parfaitement avec la ville de Kyoto. Crédits: Japanican

 

Shikoku :

D’Uchiko à Uwajima : Votre point de départ est le village d’Uchiko, célèbre pour la fabrication de chandelles et autres objets en cire. Profitez en pour vous déplacer à vélo et visiter ainsi le musée japonais de la Cire ainsi que l’atelier Omori Rosoku où vous assistez à la fabrication de chandelles. Prenez la route en direction d’Uwajima, vous passez à travers des champs de culture (riz, vignes, kakis…). Vous traversez le village d’Ozu.
Arrivé à Uwajima, vous déposez votre vélo au pied du château pour entamer l’ascension. Celui-ci se compose d’un donjon de trois étages. Visitez ensuite le musée de l’érotisme, un lieu plutôt insolite. Enfin renseignez vous auprès du Togyu-jo pour connaître les dates des prochaines manifestations de Togyu, une lutte de deux taureaux d’une tonne dont le but est que l’un fasse sortir l’autre du ring.

Le château d'Uwajima. Crédits: mapio.net

Le château d’Uwajima. Crédits: mapio.net

Les îles autour d’Awaji-Shima : On trouve de petites îles toutes reliées par des ponts ce qui permet de se promener à vélo. De nombreuses curiosités sont à voir, notamment le château des pirates sur l’île d’Inno-shima.

 

Kyushu :

Dazaifu : Petite ville située à côté de Fukuoka, Dazaifu se visite à vélo. On trouve beaucoup de ruines, mais aussi le temple de Kanzeon dont la cloche est la plus ancienne du Japon. Le Dazaifu Tenman-gu est le sanctuaire le plus visité de la ville :le jardin avec son pont en dos d’âne est à visiter au printemps.

Nagasaki : Nagasaki est certainement l’une des plus belles villes du Japon. Après la terrible bombe atomique qui s’est abattue sur elle, elle a été reconstruite, et rénovée à la hauteur de sa réputation. Dès que les beaux jours arrivent, c’est un passage obligé pour les visiteurs qui sont sur l’île de Kyushu. Le vélo est le moyen le plus facile pour découvrir la ville et s’imprégner de sa douceur. Vous commencez votre visite par le nord de la ville, où la bombe a frappé l’ancien quartier catholique. Visitez la cathédrale d’Urakami, reconstruite après la catastrophe. Elle est la plus grande église du Japon. Accédez avec vélo au parc de la paix, le parc de l’Épicentre et visitez le musée de la bombe atomique.

Continuez votre route vers le centre de la ville. Vous pouvez ainsi voir le mémorial des Vingt-Six Martyrs, un musée situé à côté vous explique l’histoire des chrétiens au Japon.
Partez maintenant vers le sud et visitez le temple chinois Fukusai-ji. La cloche sonne à 11h02 tous les jours, pour rappeler l’heure à laquelle la bombe atomique a touché la ville. Continuez vers le port et visiter le quartier librement. Si vous passez une nuit à Nagasaki, profitez-en pour prendre le train et pédaler jusqu’au Huis Ten Bosh, un parc d’attraction de style Hollandais. Cet endroit se compose de 11 musées ainsi que de nombreuses attractions futuristes.

Huis Ten Bosh. Crédits: Visit-Nagasaki

Huis Ten Bosh. Crédits: Visit-Nagasaki

Et maintenant, à vos pédales ! Vous n’avez plus aucune raison de ne pas faire un peu de sport au Japon ! Tentez vite l’expérience et partagez là avec Journal du Japon, en commentaire ou sur les réseaux sociaux !

 

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2 réponses

  1. Jipè dit :

    Il est faux de dire qu’il est interdit de rouler à vélo sur les trottoirs au Japon. C’est même l’inverse. On est sensé rester sur le trottoir. Normalement il n’est toléré d’aller sur la chaussée que si le trottoir fait moins de 4m de large.

  1. 11 mai 2017

    […] sur le vélo au Japon nous vous avons d’ailleurs écris tout ce qu’il fallait savoir dans cet article, jetez-y un œil […]

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