Gaming Memories #26 : Knights of the Round

Bienvenue dans ce nouveau numéro de Gaming Memories ! Cette fois-ci,  nous allons revenir plusieurs centaines d’année en arrière, au temps des Chevaliers de la Table Ronde pour être précis ! Notre mission nous est donnée par Capcom, et il s’agit d’accompagner le Roi Arthur dans Knights of the Round. Alors, si vous êtes prêts à servir pour le Graal, nous vous attendons !Knights of the Round

Beat’em-with-a-sword

Comme vous avez pu déjà le lire dans de précédents numéros  de la rubrique, le genre  Beat’em-up (BTU) fait partie des plus prolifiques en salle d’arcade, au cotés des shoots. Entre 1985 et 1995 principalement, ce sont deux des genres maîtres. Capcom est l’un des principaux éditeurs dans le genre, après avoir proposé des titres cultes comme Final Fight. Le jeu qui nous intéresse ce mois-ci est bien du même genre, mais le décor et l’époque sont tout à fait différents : ici on quitte les rues mal famées pour se retrouver au Moyen-âge aux cotés des chevaliers de la Table Ronde !

Le jeu, sorti en novembre 1991 en arcade aux Etats-Unis puis au Japon en janvier l’année suivante, est certes différent de toute cette farandole de punks à tabasser dans des rues sombres pour délivrer quelqu’un, mais il n’est pas tout à fait si « original » que cela pour autant : en effet, en août 1991 sortait The King of Dragons, un autre BTU dont plusieurs éléments ont été repris… si on écoute bien, on se rend vite compte que les voix des personnages, par exemple, sont les mêmes dans les deux !

Cela n’empêche pas Knights of the Round d’être différent. Même, il montre que Capcom pouvait s’ouvrir aux cultures totalement étrangères au Japon à nouveau, car le Roi Arthur, ils le connaissaient déjà… Ghosts’n’Goblins, Ghouls’n’Ghosts, c’en était déjà le héros (ce n’est pas le même, en revanche. Donc n’ayez pas peur vous ne vous retrouverez pas en caleçon ici…) !

Excalibur oh !

Knights of the Round

Arthur brandissant Excalibur.. mais elle ne brille pas comme dans la série série Kaamelott !

Arthur, jeune chevalier, s’est entraîné pour devenir le meilleur possible. Il découvre sa destinée le jour où il parvient à retirer l’épée Excalibur du rocher sacré ! Merlin lui confie alors la mission de trouver le Graal. Il part donc à sa rechercher avec ses deux meilleurs amis, Lancelot et Perceval.

Etant un side-scrolling beat’em-up dans la plus pure tradition, Knights of the Round vous fera donc voyager de gauche à droite dans différents niveaux dans lesquels il faudra éliminer des hordes d’ennemis et de boss en contrôlant au choix Arthur, Lancelot ou Perceval. Le jeu proposait, de façon évidente, de jouer jusqu’à trois, histoire d’y aller entre chevaliers valeureux !

« Comment se différencier tout en faisant la même chose » : le sceau de qualité Capcom

Knights of the RoundTypiquement un jeu de son époque, KOTR propose de jouer trois personnages différents qui progressent dans sept niveaux conclus d’un boss (qui constituent au final la plus grosse difficulté du jeu).

On avance, on frappe avec son arme, on a la possibilité de sauter, et un coup pour éloigner les ennemis contre un peu de vie. On a trois vies, pas de Continue. Hormis cela, ce soft propose un gameplay un peu plus pointu que la moyenne, grâce à une idée de parade et de coup puissant (en général, il vaut mieux frapper avant l’ennemi). La parade s’effectue avec un bon timing, en appuyant sur la touche d’attaque puis arrière, et l’attaque puissante, un peu plus longue à lancer, se fait de la même manière mais en avant. Cela donne une légère impression de double niveau de jeu, car on peut aussi bien y aller « comme un bourrin » (on s’en fiche un peu quand les Crédits sont illimités, non ?) que tenter de jouer plus technique.

Si Arthur est un personnage équilibré, Lancelot est plus léger et Perceval plus lent, avec une hache dans la main et une attaque sautée qui le fait « s’écraser » sur son ennemi. Ce dernier peut aussi effectuer un dash léger et le terminer par une attaque, ce que les autres n’ont pas. Et, dans le domaine des « originalités », il est parfois possible de trouver un cheval (ou prendre celui d’un ennemi) pour attaquer. Le destrier peut aussi se jeter vers un adversaire pour l’écraser d’une attaque assez puissante…

La sixième bataille du CPS-1

Knights of the RoundEtant le dix-huitième jeu de la carte Arcade de Capcom (après The King of Dragons  et Captain Commando), Knights of the Round propose une patte graphique similaire tout en s’en éloignant, pour le rendre un peu plus agréable graphiquement. Les trois héros ont une apparence différente, il y a plusieurs types d’ennemis, les couleurs sont agréables malgré l’ambiance du jeu, dont le contexte n’a rien de chaleureux.

. Si les décors varient un peu en extérieur, on retrouve les mêmes constructions pour les châteaux que l’on visite mais cela n’est pas si gênant. Les arrière-plans, eux, ne sont pas spécialement fournis ou animés et n’ont généralement qu’un seul niveau de scrolling.

Knights of the RoundL’animation, elle aussi, est de bonne qualité, avec des mouvements détaillés et sans ralentissements, même lorsque l’on est entouré de plusieurs ennemis à la fois. Le jeu réagit bien aux commandes, même si ce n’est pas toujours évident d’avoir le réflexe d’utiliser l’attaque puissante ou la défense, qui sont un peu contre-intuitives (et à cette époque, ajouter un troisième bouton pour la garde aurait pu être une très bonne idée). En effet, on a plus l’habitude d’appuyer sur la touche de direction puis d’action que l’inverse…

Ces manipulations, pourtant, sont des plus intéressantes pour donner un autre niveau au jeu. Celui-ci n’est pas particulièrement difficile en soi, mais les boss sont parfois retors et leurs grosses attaques sont assez douloureuses (deux coups reçus et c’est une vie en moins). Certains ennemis nous enchaînent aussi sans répit à moins d’utiliser un Super qui consomme de l’énergie (à voir si se laisser faire est mieux, ou pas…). Il est surprenant de voir que Perceval est le seul à disposer d’attaques un peu différentes, mais cela compense avec la faible portée de ces dernières.

Knights of the RoundLa bande-son qui accompagne tout cela n’est pas si héroïque comme on pourrait le penser. Bien que parfois glorieuse et accompagnant bien le jeu, on ressent un léger coté dramatique, à la façon de Golden Axe (difficile de ne pas penser à ce BTU de SEGA devant KOTR). Si les ennemis ont souvent les mêmes voix – et c’est bien habituel dans ce genre, car après tout on y affronte toujours une armée de clones – c’est un peu regrettable de constater que les trois héros sont dans le même cas. Même si Arthur a une phrase différente en brandissant son épée, les expressions de douleur ou de mort sont les mêmes pour les trois.

« Heureusement qu’on n’a pas fait fabriquer un buffet à vaisselle… »

En avril 1994 sortait un portage sur Super Nintendo, toujours aux Etats-Unis avant le Japon, mais  comme la version Arcade, celle-ci n’est pas parvenue jusqu’au Royaume de Logres… enfin jusqu’en Europe, plus généralement. Les graphismes y étaient agréables et un peu plus lumineux et la bande-son a été retravaillée pour la machine, gardant une ambiance similaire mais certains thèmes, en revanche… n’étaient pas vraiment captivants.

Le jeu est ressorti une première fois sur PSP, PlayStation 2 et xBox en 2006 et finalement, c’est dans le Capcom Beat’em-up Bundle sorti en 2018 sur PS4, xBox One, PC (Steam) et Switch qu’on l’a retrouve pour la dernière fois.

Un comparatif très intéressant entre les deux versions (Arcade et SNES).

Capcom, avec Knights of the round,  montrait à nouveau sa maîtrise du genre grâce à un gamesystem solide, qui ajoute quelques mécaniques pour se démarquer de leurs propres productions précédentes. La légende de la Table Ronde n’étant pas un sujet des plus exploités dans le monde du jeu vidéo, cet opus mérite le coup d’essai, car finalement, son âge n’est pas un problème pour continuer à l’apprécier.

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1 réponse

  1. Pignot dit :

    Bonne analyse ou les clins d’oeil à Kameloot (et oui c’est pas faux) sont légions (pas romaines). Venu plus tard sur ce mode de jeux (Dungeon Siége, Dragon âge…) il est intéressant de voir ce que l’on à ou manquer.

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