Calendrier de l’Avent 2019 : A-musées-vous bien !

Jamais deux sans trois ! Cette année encore, Journal du Japon vous propose son calendrier de l’Avent. Après le guide touristique (2017) et le guide culinaire (2018), voici le guide culturel. Cette fois-ci, nous vous entraînons dans les méandres des musées nippons avec une sélection de monuments visités aux (presque*) quatre coins du pays.  

Calendrier de l'Avent 2019

Si le choix est assurément moins vaste qu’en matière de gastronomie et de restauration, nous avons malgré tout tenté de sortir un peu des sentiers battus tout en essayant de vous donner l’idée la plus claire possible de toute la diversité des ressources déployées par les institutions, publiques et privées, pour préserver et témoigner de la richesse artistique, historique et culturelle du monde qui nous entoure. Aussi bien à l’échelle nippone qu’à celle de la planète. Ici, le passé se mêle au présent et au futur, le réel côtoie la fiction, la nature fait corps avec l’activité humaine, l’utile danse avec le futile, le tout dans des scénographies de plus en plus inventives qui placent régulièrement le visiteur au cœur des œuvres, quand elles ne permettent pas directement d’interagir avec.

Au Japon, se rendre au musée, ce n’est pas seulement y observer des œuvres, c’est aussi marcher dans des bâtiments qui, eux-mêmes, ont un passif historique (temples, châteaux, ancienne école réhabilitée, copie restituée d’un bâtiment ancien…). Ainsi, la photo ci-dessus a été prise au printemps dernier, à Kyûshû, dans le Pavillon du Trésor du temple de Dazaifu Tenmangû qui consacrait une exposition à Ôten no mon, un récit historique de la talentueuse Yaku Haibara (récompensée en 2017 aux 20e Japan Media Arts Festival dans la catégorie Nouveaux Talents – même si cela fait déjà plus de 13 ans qu’elle dessine de façon professionnelle !). Le manga moderne, dans un mélange de papier et d’outils numériques, cohabitait ainsi avec différents vestiges de la culture nipponne, qu’il s’agisse de vêtements, d’armes ou d’objets du quotidien. « Entre tradition et modernité », comme se plaît à répéter la presse généraliste de façon caricaturale depuis plusieurs décennies.

Notez, de façon générale, que la plupart des musées japonais ont un site internet en anglais, voire en français ; qu’ils sont presque tous fermés un jour par semaine (et plusieurs en fin d’année – entre le 30 décembre et le 3 janvier) – renseignez-vous bien ; que les horaires d’ouverture sont comprises entre 10h00 et 16h30/17h30 maximum, en moyenne ; qu’il y a trois gammes de prix d’entrée (enfants, jusqu’au collège, adultes et seniors), ainsi que deux fourchettes de prix (ex. pour les adultes : environ 500 yens puis entre 1 200 et 1 800 yens), certains étant gratuits, ou quelques rares exceptions dépassant les 2 000 yens. Des réductions sont parfois appliquées pour les touristes sur présentation du passeport. Enfin, précisons que la grande majorité d’entre eux sont équipés pour accueillir les personnes à mobilité réduite.

Laissez-vous, dès demain et chaque jour jusqu’au 25 décembre, surprendre par notre sélection et n’hésitez pas à jouer quotidiennement sur notre compte Instagram pour tenter de deviner, chaque matin, quel sera le prochain musée mis en avant ici. (Ou, si vous les avez déjà visités, partager votre propre expérience dans les commentaires.)

* On a un peu triché, puisque nous n’avons pas été à Shikoku ni à Hokkaidō, qu’ils nous en excusent ! Et nous avons bien évidemment une pensée pour le Château de Shuri, à Naha (Okinawa), détruit par les flammes le 31 octobre dernier.

01 Art Tower Mito 02 The National Art Center 03 Cupnoodles Museum 04 Musée des oiseaux
05 Histoire Naturelle 06 Musée National de Kyushu 07 Atami Hihôkan 08 Miraikan

1er décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019

Si vous décidez de quitter Tokyo pour vous rendre dans le Nord-Est de l’île de Honshu, la ville de Mito peut représenter un premier carrefour touristique intéressant. Capitale de la préfecture d’Ibaraki (jumelée en France avec le département de l’Essonne), Mito est célèbre pour le nattô ainsi que pour son jardin public composé de pruniers, de cerisiers et d’azalées, le Kairaku-en. De taille raisonnable, elle peut se visiter assez facilement à pied et se situe à une vingtaine de minutes du bord de la mer et du Parc d’attraction entièrement composé de jardins, le Hitachi Seaside Park. Ce qui fait d’elle une destination idéale au printemps ou au début de l’été.

Construit en 1990, l’Art Tower Mito est un complexe artistique réunissant une galerie d’art contemporain, un théâtre et une salle de concert de près de 700 places, articulés autour d’une tour métallique de 100 mètres de haut. Son design singulier se compose de 28 tétraèdres qui, assemblés ainsi, ne sont pas sans rappeler la structure de l’ADN, et masque un observatoire situé à 86 mètres. C’est l’architecte Arata Isozaki, disciple de Kenzô Tange et lauréat du Prix Pritker 2019 pour l’ensemble de sa carrière, qui s’est chargé de sa conception pour célébrer le centenaire de la ville de Mito.

Si les collections du musée et sa programmation (déclinée sous l’appellation « Hiraku ») ne sont pas forcément des plus mémorables, la conception architecturale des lieux, intérieure et extérieure, vaut à elle-seule le déplacement. Par ailleurs, depuis 2016, la tour est illuminée tous les soirs d’ouverture du musée, de 17h00 à 22h00 (en fonction du coucher du soleil, évidemment).

Art Tower Mito

Date d’ouverture : 22/03/1990
Adresse : 1-6-8 Goken-cho, Mito-shi, Ibaraki 310-0063
Comment s’y rendre : Prendre le Limited Express de la ligne JR Joban depuis les gares d’Ueno, Shinagawa ou Tokyo et descendre à la gare Mito (65 à 85 min).
Horaires : De 9h30 à 18h00 (Tour ouverte jusqu’à 19h00 le samedi, le dimanche et pendant les vacances). Fermé le lundi (si le lundi est un jour férié national, fermé le lendemain), pendant les vacances de fin d’année et du nouvel an.
Tarifs : 900 yens pour le musée, 200 yens pour la tour.
Site internet : En anglais

2 décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019

Aujourd’hui, on passe à la vitesse supérieure avec le National Art Center de Tokyo. Quarantième plus gros musée du Monde, mais troisième du Japon et second de Tokyo, le NACT en impose à la fois grâce à sa structure architecturale, mais également par sa programmation chargée. Mêlant habilement expositions patrimoniales et modernes, japonaises et étrangères, le NACT renouvelle sans cesse ses 14 000 m² d’exposition sur trois étages. Installé stratégiquement au cœur de Roppongi, quartier dynamique de la Capitale, le NACT sait séduire les fans de pop-culture. Derrière sa façade en verre ondulée, il a récemment abrité des expositions consacrées au réalisateur Makoto Shinkai (Your Name, Les enfants du temps), au 30 e anniversaire du manga Jojo’s Bizarre Adventure ou encore aux Japan Media Arts Festival. La photo ci-dessus, prise l’an dernier, représente l’espace consacré à La Lanterne de Nyx (Glénat), de Kan Takahama, lauréate de l’un des quatre Prix d’Excellence de la 21 e édition (2018). Mais si le NACT accueille les expositions consacrées aux vainqueurs des Japan Media Arts Festival depuis 2008, ce n’est pas systématique. Celles-ci ont eu lieu au Tokyo Opera City en 2017, et au Miraikan d’Odaiba en 2019.

L’été prochain, le musée accueillera deux expositions ambitieuses : Fashion in Japan 1945-2020 (du 03/06 au 24/08) et MANGA ⇔ TOKYO (du 08/07 au 22/09), qui, selon toute vraisemblance, devrait être une reprise de celle vue à la Villette (Paris) en 2018.

The National Art Center

Date d’ouverture : 21/01/2007
Adresse : 7-22-2 Roppongi, Minato-ku, Tokyo 106-8558
Comment s’y rendre : En métro. Arrêt Roppongi, lignes Hibiya (sortie 4a) et Toei Oedo (sortie 7). Arrêt Nogizaka, ligne Chiyoda (sortie 6).
Horaires : De 10h00 à 18h00 (20h00 le vendredi). Fermé le mardi et pendant les fêtes du Nouvel An (du 24 décembre 2019 au 7 janvier 2020). Si le mardi est un jour férié, le Centre est ouvert ce jour-là et fermé le lendemain.
Tarifs : Varie en fonction des expositions (certaines étant gratuites).
Site internet : En anglais. (Infos génériques en français)

3 décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019

Changement radical de registre cette fois-ci avec le Musée de la nouille instantanée !!! Mariage improbable entre le coup marketing de génie et la thématique totalement absurde, le Cupnoodles Museum rend hommage à Momofuku Andô, l’un des hommes ayant révolutionné l’industrie agro-alimentaire.

Si son nom vous est inconnu, sachez que Momofuku Andô (1910-2007) est le créateur de la société Nissin Food Products qui lui a permis d’inventer et de lancer en deux fois les premières nouilles instantanées : les Chicken Ramen en 1958 et les fameuses Cupnoodles en 1971. Deux musées lui rendent hommage : celui d’Ôsaka-Ikeda, ouvert en 1999, et celui de Yokohama (photo), ouvert en 2011. Chacun d’eux propose une rétrospective de plus de 3 000 packs de Cupnoodles mis en ventes depuis 50 ans, une salle de cinéma, une aire de jeux, ainsi que la possibilité (sur réservation et moyennant un supplément) de réaliser ses propres boîtes de nouilles ou d’élaborer sa propre recette. [Attention : les ateliers de Chicken Ramen s’effectuent par paire. Inutile d’essayer de réserver si vous êtes seul(e).]

Si Ôsaka est la ville qui a vu naître les nouilles lyophilisées et mourir Momofuku Andô, s’imposant naturellement comme le lieu idéal pour la création de son musée, le choix de Yokohama pour le second musée n’est pas anodin. En effet, cette voisine de Tokyo accueillait déjà en son sein d’autres musées gastronomiques : celui du Curry (2001-2007), celui des Râmens (Shin-Yokohama, qui lança la mode des parcs à thème alimentaires en 1994), ou encore celui d’Anpanman (depuis 2007).

CUPNOODLES MUSEUM

Ôsaka-Ikeda
Date d’ouverture : 21/11/1999
Adresse : 8-25 Masumi-cho, Ikeda-shi, Osaka 563-0041
Comment s’y rendre : Gare d’Ikeda (ligne Hankyu Takarazuka). 5 minutes à pied via la sortie Masumi-cho Homen. Si vous arrivez au Japon à l’aéroport d’Ôsaka, vous êtes à trois stations d’Ikeda.
Horaires : De 09h30 à 16h30. Fermé le mardi et pendant les fêtes du Nouvel An (du 30 décembre 2019 au 2 janvier 2020), ainsi que pour l’entretien (du 14 au 16/01).
Tarifs : Gratuit.
Site internet : En anglais.

Yokohama
Date d’ouverture : 17/09/2011
Adresse : 2-3-4 Shinko, Naka-ku, Yokohama 231-0001
Comment s’y rendre : 8 minutes à pied de l’arrêt Minatomirai (ligne homonyme) ou 12 minutes à pied de l’arrêt Sakuragichô (ligne JR Shieichikatetsu).
Horaires : De 10h00 à 18h00. Fermé le mardi, pendant les fêtes du Nouvel An (du 30 décembre 2019 au 1er janvier 2020), ainsi que pour l’entretien (du 7 au 10/01, puis le 15/01).
Tarifs : 500 yens. (+ supplément de 300 ou 500 yens par atelier)
Site internet : En anglais.

4 décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019

Envolons-nous sans tarder de l’autre côté de Tokyo, sur la ligne JR Joban (la même que pour aller à Mito !). Direction Abiko, sur les bords du lac Teganuma où, après avoir longé les berges aux abords d’un quartier résidentiel paisible peuplé d’un certain nombre de chats errants, on arrive au musée des oiseaux. (Si tous les chemins mènent à Rome, à Abiko, tous les chats mènent au Bird Museum !)

Richement garni, ce dernier propose sur trois étages un panorama ornithologique assez complet, et le musée s’attache à la fois aux espèces locales et à la faune internationale. On y retrouve une bibliothèque ; un guide des espèces d’oiseaux, actuelles et disparues (comme le fameux Dodo) ; un historique détaillé de la préhistoire à nos jours ; une collection de plusieurs centaines d’oiseaux empaillés classés par famille et par taille ; des études sur la reproduction et les œufs, la motricité des ailes, les plumes, les squelettes, leur environnement naturel… Il y a même une machine avec des chants d’oiseaux enregistrés !

Le musée est vraiment bien fait, ingénieux et soucieux de traiter son sujet en profondeur. On regrettera toutefois que peu d’informations soient accessibles en anglais. Posséder un smartphone et une connexion internet représenteront ici de précieux alliés pour apprécier au maximum votre visite et capitaliser au mieux sur les précieuses données auxquelles vous avez ici accès.

Musée des oiseaux
Date d’ouverture : 22/05/1990
Adresse : 234-3 Konoyama, Abiko, Chiba 270-1145
Comment s’y rendre : Ligne JR Joban, départs de Tokyo ou d’Ueno (plus direct, plus rapide), entre 30 et 60 minutes jusqu’à la gare d’Abiko. Puis 15 minutes à pied.
Horaires : De 09h30 à 16h30. Fermé le lundi et pendant les fêtes du Nouvel An (du 29 décembre 2019 au 4 janvier 2020). Si le lundi est un jour férié, le musée est ouvert ce jour-là et fermé le lendemain.
Tarifs : 200 yens pour les lycéens et les élèves à l’université, 300 yens pour les adultes. Gratuits pour les enfants, les seniors de plus de 70 ans, les personnes handicapées (et une personne accompagnatrice) ; ainsi que le 18 mai, le 22 mai, le 15 juin et le 1er juillet.
Site internet : En anglais.

5 décembre 2019

Calendrier de l'Avent

Aujourd’hui, du gros, du lourd ! Ce n’est pas un, mais deux musées que nous vous proposons de visiter en ce 5 décembre : le Musée d’Histoire Naturelle de Tokyo (photo ci-dessus) versus celui de Kitakyūshū (photo sur Instagram) !

Si vous souhaitez donner rendez-vous à des amis à Tokyo, vous les retrouverez plus facilement à côté de la baleine attenante au Musée National de la Nature et des Sciences de Tokyo qu’aux pieds de Hachiko à Shibuya, tant l’animal ne passe pas inaperçu, symbolisant à lui-seul la démesure du musée. Avec ses 4,7 millions de pièces de collections réparties dans 91 871 m² de galeries, il a de quoi ravir les passionnés d’anthropologie. Chaque année, deux ou trois expositions temporaires viennent enrichir les expositions permanentes réparties en deux bâtiments. Le Pavillon Japonais (1930) se consacre, sur trois niveaux, à tout ce qui touche spécifiquement l’archipel, tandis que le Pavillon de la Terre (1999) aborde la nature au sens large, de la biodiversité terrestre aux progrès technologiques. Le tout sur six étages. Autant dire que vous en avez facilement pour la journée.

Au printemps dernier, du 21/03 au 16/06/2019, l’exposition temporaire était consacrée aux mammifères. Intitulée Mammal 2, elle proposait un long circuit jalonné de squelettes et d’animaux empaillés. Parmi les éléments marquants, citons l’analyse des mouvements du guépard en pleine course, les recherches effectuées sur le corps d’une baleine bleue échouée à Kamakura en 2018, ou encore une avant-première de quelques minutes du film des Enfants de la mer.

Et parce qu’il n’y a pas que Tokyo dans la vie, vous pouvez également vous attarder dans le Musée de l’Homme et d’Histoire Naturelle de Kitakyūshū. Plus petit (une demi-journée suffit à en faire le tour), il n’en reste pas moins impressionnant de par sa structure toute en longueur et sa collection d’ossements préhistoriques. En effet, qu’il s’agisse de son espace d’exposition ou de son diorama, le musée accorde une place majeure aux dinosaures. Le reste des locaux étant consacrés à la faune et la flore récentes, ainsi qu’à l’histoire de l’île de Kyūshū et un peu de géologie.

Musée National de la Nature et des Sciences de Tokyo
Date d’ouverture : 1871, déplacé en 1930
Adresse : 7-20 Ueno Park, Taito-ku, Tokyo 110-8718
Comment s’y rendre : Ligne JR, arrêt Ueno, sortie côté Parc.
Horaires : De 09h00 à 17h00 (20h00 le vendredi et le samedi). Fermé le lundi et pendant les fêtes du Nouvel An (du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020). Si le lundi est un jour férié, le musée est ouvert ce jour-là et fermé le lendemain.
Tarifs :Gratuit pour les enfants jusqu’au lycée, 630 yens pour les adultes.
Site internet : En anglais.

Musée de l’Homme et d’Histoire Naturelle de Kitakyûshû
Date d’ouverture : 03/11/2002
Adresse : 2-4-1 Higashida, Yahatahigashi-ku, Kitakyushu, Fukuoka 805-0071
Comment s’y rendre : Ligne JR Kagoshima, arrêt Space World [un ancien parc d’attraction fermé fin 2017, ndlr]. À 15 minutes de la gare de Kokura en train, et 60 minutes de celle de Hakata (Fukuoka).
Horaires : De 09h00 à 17h00. Fermé pendant les fêtes du Nouvel An (du 31 décembre 2019 au 1er janvier 2020).
Tarifs : 360 yens pour les lycéens et les élèves à l’université, 600 yens pour les adultes. Gratuits pour les enfants.
Site internet : En anglais.

6 décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019

Construit au cœur de la forêt, entouré de montagnes, le Musée National de Kyûshû n’est situé qu’à quelques minutes du temple de Dazaifu Tenmangû, dont nous vous parlions en introduction la semaine dernière. La zone verdoyante, calme et apaisante, fait partie de ces lieux agréables à visiter au printemps (pour ses pruniers et ses cerisiers) ou à la fin de l’automne (pour ses couleurs ardentes). Et une fois que vous êtes sur place, il serait dommage de passer à côté de ce monumental musée qui peine à rentrer dans le cadre d’une seule photo.

Toutefois, passé l’effet de surprise, les collections intérieures sont moins nombreuses et moins denses que celles du Musée de l’Homme vu hier. Ici, on s’attarde à comprendre les origines de la culture japonaise en prenant de la hauteur vis-à-vis de l’Histoire de l’Asie et des allers-retours culturels entre les différents pays (Chine, Corée… puis, sur la fin, avec l’Europe), par voies maritimes ou terrestres. La salle principale des expositions, au troisième étage, est découpée en 12 parties, représentants 5 époques majeures du Japon (Préhistoire / Yayoi et Kofun / Nara et Heian / Moyen-Âge / Époque d’Edo) et alignant toutes sortes d’objets de la vie quotidienne.

Notez que la sécurité des lieux est assez contraignante, vous obligeant à laisser parapluies, ombrelles et sacs aux vestiaires, mais en vous interdisant également de prendre des photos des expositions et en vous imposant d’utiliser seulement des crayons de papier si vous désirez prendre des notes. Ce ne sont évidemment pas les seuls à procéder ainsi, mais il s’agit du niveau de rigueur maximal que l’on peut rencontrer dans les musées japonais (en plus des règles de savoir-vivre les plus élémentaires que nous ne listerons pas ici). En contrepartie, sachez qu’il est possible (et c’est beaucoup plus rare), gratuitement, de visiter le musée la nuit, dès 18h, le 1er samedi du mois, ainsi que les coulisses du musée, tous les dimanche à partir de 14h, sur inscription.

Musée National de Kyûshû
Date d’ouverture : 16/10/2005
Adresse : 4-7-2 Ishizaka, Dazaifu, Fukuoka 818-0118
Comment s’y rendre : Se rendre à Dazaifu en partant de Hakata. Rejoindre la station Nishitetsu Futsukaichi, via la station Tenjin ou la gare JR de Futsukaichi. Puis aller jusqu’à l’arrêt Nishitetsu-Dazaifu et marcher 5 minutes.
Horaires : De 09h30 à 17h00 (20h00 le vendredi et le samedi). Fermé le lundi et pendant les fêtes du Nouvel An (du 23 au 31 décembre 2019). Si le lundi est un jour férié, le musée est ouvert ce jour-là et fermé le lendemain.
Tarifs : 130 yens pour les lycéens et les élèves à l’université, 430 yens pour les adultes, avec un supplément pour les expositions temporaires. Gratuit pour les moins de 18 ans et les plus de 70 ans.
Site internet : En anglais. (Brochure PDF complète en français)

7 décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019

Située à moins d’une heure de la Capitale nipponne, Atami est, avec Kamakura, l’une des destinations thermales et balnéaires préférée des tokyoïtes. Nichée entre la mer et la montagne, la ville offre un cadre propice à la détente malgré son côté légèrement désuet dans un style années 80. Idéale pour passer un week-end loin du stress quotidien, nous ne saurions que trop vous conseiller, si vous avez la chance de ne pas être tatoué(e)(s), de vous rendre au Fuua Ocean Spa pour profiter de son concept et de sa vue exceptionnels.

En amateurs de culture japonaise, vous ne manquerez évidemment pas d’emprunter le téléphérique (ropeway) afin de faire un tour dans le château qui surplombe la ville à 160 mètres de hauteur. Et là… C’est le drame ! La photo du jour spoile énormément, du coup, on vous évite le suspens. Mais lorsqu’on y va pour la première fois et qu’on n’est pas prévenu, ça surprend ! En effet, le château d’Atami n’est pas un monument historique mais un bâtiment « moderne » (1959) au design folklorique. Sorte de mini-parc d’attraction, il permet quelques activités diverses (bain de pieds, fauteuils massant…) dont une vue à 360° au dernier étage. Surtout, il est la forêt qui cache le petit arbre (ou le vieux monsieur qui ouvre son imperméable sans prévenir – au choix) qui vous saute à la figure à la sortie du téléphérique, le Atami Hihôkan.

Depuis la fin des années 60, plusieurs dizaines de musées de l’érotisme ont ouvert (et parfois fermé – Paris, si tu nous regarde !) aux quatre coins du globe, dont les deux tiers au Japon, sous les appellations « hihôkan » ou « hihôden ». Comme de bien entendu, c’est en 1969 que le premier a vu le jour dans l’archipel, à Tokushima (le Omejinja hihôkan). Celui d’Atami est de taille assez modeste (et, avouons-le, un peu cher pour ce qu’il est), et propose une trentaine de zones d’expositions composées de statues, de tableaux et d’objets de toutes sortes parfois kitchouilles. On constate d’ailleurs, et c’est un comble, qu’il y a rarement une longue queue pour rentrer. Mais, très important, pour celles et ceux qui auraient de vieux griefs contre le sexe dit fort (ou l’un de vos ex), sachez qu’il y a une version du jeu « Tape taupe » / « Chass’ Taupe » avec des pénis. Si ça permet de libérer des tensions et de soulager des frustrations…

[Ndlr : C’est un énorme hasard et un concours de circonstances – la force de l’inconscient ? – si ce texte a été mis en ligne le 1er samedi du mois en seconde partie de soirée ! Promis !]

Atami Hihôkan
Date d’ouverture : 1980
Adresse : 8-15, Wadahamaminamicho, Atami-shi, Shizuoka, 413-0023
Comment s’y rendre : Prendre le Shinkansen depuis Tokyo ou Shin-Ôsaka, arrêt Atami. Puis opter pour la marche, soit depuis la gare d’Atami, soit celle de Kinomiya ; le taxi ou la ligne de bus Yu-Yu.
Horaires : De 09h30 à 17h30. Ouvert tous les jours.
Tarifs : 1 700 yens entrée seule, 1 800 yens combinée avec le téléphérique.
Site internet : En japonais.

8 décembre 2019

Calendrier de l'Avent 2019
Réputé pour sa fascination pour les nouvelles technologies, loué pour sa modernité, le Japon accorde bien évidemment une place prépondérante aux innovations qui contribuent à poser les bases du monde de demain.

Articulé autour de quatre thèmes majeurs (« l’environnement de la Terre et ses frontières », « la Science de la vie », « l’Innovation et le Futur » et « La science de l’information et de la technologie pour la société »), le Musée National des Sciences émergentes et de l’Innovation (Miraikan, littéralement, le Musée du Futur) propose de découvrir le monde par le prisme des progrès technologiques, qu’il s’agisse de l’étude de la Terre, de la création de nouvelles inventions ou de l’exploration de l’Espace. Recevant régulièrement des personnalités internationales en conférences (dont Brad Pitt et Emmanuel Macron ces derniers mois), le musée peut également se targuer d’avoir accueillit dans ses murs la quasi-totalité des astronautes ayant été envoyés dans l’espace, toutes nationalités confondues.

Parmi ses attractions mémorables, citons le robot ASIMO et, surtout, l’énorme globe Géo-Cosmos qui affiche l’état de la planète quasiment en temps réel. Mais la visite du musée vaut aussi pour ses attractions ludiques et interactives qui permettent aux visiteurs d’apprendre en s’amusant. La plupart des informations sont disponibles en anglais, et le musée met également à disposition un audio guide ainsi qu’une application gratuite pour smartphone.

En plus des expositions permanentes, le musée renouvelle sans cesse ses expositions temporaires (souvent avec un supplément tarifaire). Au printemps 2018, c’est le manga Détective Conan qui était à l’honneur (photo du jour sur Instagram) avec la reconstitution géante d’une enquête inédite dans laquelle Kogoro Mouri était accusé de meurtre. Les visiteurs étaient alors amenés à suivre les indices pour trouver le coupable. Au-delà du jeu grandeur nature, cette exposition très bien pensée était l’occasion pour le grand public de découvrir l’état des avancées de la science dans le domaine des enquêtes de police.

Miraikan
Date d’ouverture : 09/07/2001
Adresse : 2-3-6 Aomi, Koto City, Tokyo 135-0064
Comment s’y rendre : Prendre la ligne Yurikamome depuis la station de Shimbashi. Le musée se trouve ensuite à mi-chemin entre les stations Tokyo International Cruise Terminal et Telecom Center.
Horaires : De 10h00 à 17h00. Fermé le mardi et du 28 décembre au 1er janvier.
Tarifs : 620 yens pour les adultes, 210 yens pour les moins de 18 ans.
Site internet : En anglais.

9 décembre 2019

10 décembre 2019

11 décembre 2019

12 décembre 2019

13 décembre 2019

14 décembre 2019

15 décembre 2019

16 décembre 2019

17 décembre 2019

18 décembre 2019

19 décembre 2019

20 décembre 2019

21 décembre 2019

22 décembre 2019

23 décembre 2019

24 décembre 2019

25 décembre 2019
BONUS TRACK

26 décembre 2019
CONCLUSION

Photos réalisées par Sebastien Kimbergt pour Journal du Japon – Tous droits réservés

Japan in Motion : le charme du Japon ne se réduit pas à Tokyo !

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