Netflix : 4 dramas japonais pour se faire plaisir !

Confinement ou non, Netflix est depuis un bon moment l’un de nos divertissements principaux. Qui n’a jamais décliné une sortie pour rester confortablement chez soi et regarder une bonne série ou un film ? Maintenant que nous n’avons plus le choix, l’immense répertoire de Netflix est plus que jamais utile pour chasser l’ennui. Pourtant, on ne l’associe pas facilement à la culture nippone, et à tort. En plus d’un beau catalogue d’anime, il est désormais possible de regarder des films et autres dramas japonais sur la plateforme de streaming n°1, et certains ont même été exclusivement produits pour elle.

Pour vous le prouver, et vous donner quelques bonnes idées, voici quatre séries aussi variées que prenantes, pour occuper vos journées de confinement, et même les suivantes …

 

Good Morning Call : le classique « school life »

Affiche du drama Good Morning Call

Good Morning Call. Visuel imdb.com

Tout dramaphile qui se respecte a déjà suivi une intrigue qui se déroule à l’école au moins une fois dans sa vie. Mais les plus populaires commencent à prendre un petit coup de vieux, et quoi de mieux qu’une série récente, rafraîchissante et drôle ?

Inspiré du manga éponyme, Good Morning Call raconte l’histoire de Yoshikawa Nao, jeune lycéenne qui, pour ne pas avoir à retourner à la campagne avec ses parents et perdre ses amis, décide de loger seule dans un appartement… Une situation peu courante au Japon, ce qui en fait un sujet intéressant à traiter et à regarder. Toute contente, elle s’installe dans son nouveau cocon (beaucoup trop grand pour valoir le prix du loyer qu’elle paie), et là, c’est le drame : le garçon le plus populaire de son établissement, Uehara Hisashi, débarque en prétendant qu’il habite ici, trousseau de clefs à l’appui. Les deux adolescents découvrent qu’ils ont été victimes d’une arnaque par l’agence immobilière qui, bien évidemment, a fait faillite. Incapables de payer individuellement un loyer aussi exorbitant, ils décident de cohabiter jusqu’à ce que Nao puisse intégrer l’internat pour filles, ou que Uehara trouve un autre appartement moins cher. La condition ? Nao ne doit dire à personne qu’ils sont colocataires et doit faire comme si elle ne le connaissait pas. Mais comme dans tout drama qui se respecte, rien ne va se passer comme prévu et les situations rocambolesques vont s’enchaîner.

Good Morning Call n’est absolument pas novateur en termes de scénario. En revanche, le jeu d’acteur est crédible et appréciable : les personnes expriment beaucoup leurs émotions, ils sont francs, et de nombreux sujets d’actualité sur la vie adolescente sont abordés. On touche à tout : les histoires d’amour, les problèmes de famille, les enfants orphelins, le harcèlement scolaire, la confiance, la tromperie … Ce qui en fait un drama riche, sans tabou dans ses thématiques, et attractif. On suit avec plaisir les mésaventures de Nao, même si c’est un personnage qui peut se révéler très agaçant car elle est l’héroïne de manga typique : un peu trop fleur bleue, naïve et bécasse sur les bords. Mais elle a ses moments de gloire, certaines de ses réflexions étant très justes et ses points de vue intéressants. Chaque personnage a une histoire à raconter, et même si la trame se concentre sur Uehara et Nao, chacun a sa place et est important pour l’intrigue. Il y en a pour tous les goûts et ils sont tous hauts en couleurs.

Good Morning Call est composé de deux saisons, la première se déroulant au lycée et la seconde à l’université. C’est idéal pour en connaître davantage sur le système scolaire japonais, les clubs et les activités. On découvre aussi de petits coins sympa de Tokyo, notamment le quartier de Meguro où l’histoire prend place. Il y a 27 épisodes de 50 minutes environ au total, de quoi bien vous occuper !

 

Dad of Light : quand le jeu vidéo rencontre la réalité

Affiche du drama Dad of Light

Dad of Light. Visuel imdb.com

Après avoir analysé la vie scolaire sous tous ses aspects, attaquons-nous dès à présent au monde du travail et au thème de la famille. On part cependant sur un format bien plus court, avec 8 épisodes d’environ 24 minutes chacun. Il n’en fallait ni plus, ni moins pour raconter cette histoire inspirée de la réalité.

Akio est un jeune homme simple et sans histoire. Fils unique, c’est un jeune employé dans une entreprise qui vend des photocopieurs, et vit encore avec ses parents. Depuis son plus jeune âge, il est passionné par la série de jeux vidéo Final Fantasy. Tous les soirs, après le travail, il se connecte en ligne et rejoint sa guilde d’amis dans le jeu.
Mais Akio n’est pas tout à fait satisfait dans sa vie : lorsqu’il était petit, il avait pour habitude de jouer à Final Fantasy avec son père, nouant des liens familiaux étroits avec lui. Malheureusement, du jour au lendemain, ce dernier, trop occupé avec son travail pour lequel il se dévouait corps et âme (comme la plupart des Japonais), a cessé de jouer avec lui. Depuis ce jour, leur lien affectif s’est détérioré, le dialogue s’est fait de plus en plus rare, jusqu’à ce qu’Akio ne se souvienne pas de la dernière fois où il a parlé avec son père sérieusement.

Un soir, à son retour du travail, M. Inaba annonce qu’il a démissionné. A la recherche d’un passe-temps, son fils lui offre une PS4 et le jeu Final Fantasy XIV, lui proposant de jouer comme au bon vieux temps. Contre toute attente, le père accepte d’essayer le jeu et découvre que l’on peut jouer en ligne avec des gens du monde entier. Akio se retrouve ainsi à jouer avec lui, mais il lui dissimule son identité, afin de tenter d’en savoir plus sur ce dernier et de mieux le comprendre. Il espère, en devenant ami avec lui dans le jeu, que son père s’ouvrira davantage et qu’ils retrouveront leur lien d’avant. Son objectif ? L’intégrer dans sa guilde, vaincre le boss final et lui révéler son identité à la toute fin. C’est le projet « dad of light ». Peut-être même qu’il découvrira le secret derrière la démission de son père ?

Cette histoire est très touchante, surtout lorsque l’on sait à quel point les relations sociales sont complexes au Japon. La structure familiale est bien différente de l’Europe, et si l’on aurait tendance à être francs avec nos parents lorsqu’une situation inédite survient, les Japonais sont beaucoup plus réservés dans leur intimité et leur vie privée. Ils gardent beaucoup de choses pour eux. On observe donc avec intérêt la ténacité dont Akio fait preuve, lui qui protège son père et cherche à mieux le connaître. De plus, il est intéressant de voir comment un jeu vidéo peut créer du lien social et changer les mentalités. On considère souvent que les jeux vidéo isolent et rendent agressif, mais tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Dans Dad of Light, Final Fantasy est un vecteur qui permet à deux membres d’une même famille d’être proches et de passer du bon temps ensemble. De plus, les cinématiques du jeu, adaptées spécialement pour le drama, sont assez bluffantes et le passage entre les scènes jouées et la réalité est assez naturel et intuitif. En bref, vous passerez un très bon moment en regardant cette courte mais attachante série !

Si vous voulez en savoir plus sur cette série, nous lui avions dédié une critique à l’époque de sa sortie : Final Fantasy XIV – Dad of Light : Tu seras un joueur, mon père.

Midnight diner : Tokyo Stories : la cuisine réconcilie tout le monde

Affiche du drama Midnight Diner

Midnight Diner – Tokyo Stories. Visuel flixable.com

Ce drama n’est pas inspiré de faits réels, même si l’on pourrait aisément le croire. L’histoire est présentée de façon à ce qu’on puisse facilement identifier les situations dans la vie réelle. On est très loin des clichés de manga ou d’anime. Et pourtant, il est inspiré d’un manga, Shinya Shokudo (la cantine de minuit en français, aux éditions Lezard noir). La première saison est sortie en 2016 et la seconde en 2019. Les assidus de ce drama ont donc patienté 3 ans avant d’avoir de nouvelles histoires.

Car en effet, le principe de Midnight Diner est de raconter des histoires courtes du quotidien. Le dénominateur commun est un petit restaurant dans une rue de Shinjuku, le quartier des affaires de Tokyo, et son gérant, qu’on surnomme « Master ». Son restaurant, qui ressemble d’ailleurs davantage à un petit izakaya, ne paye pas de mine et on ne l’imagine pas populaire. Les plats sont simples, avec de la cuisine plutôt familiale. Mais pourtant, l’ambiance est propice aux rencontres et aux confidences, et les clients sont nombreux. Certains sont même des habitués qui reviennent régulièrement pour déguster leur plat favori de la carte.

La particularité du menu du « Maître » est qu’il n’y a que trois ou quatre choix, mais il se plie aux commandes spécifiques des clients à condition qu’il ait les ingrédients nécessaires et le savoir-faire. Il n’est donc pas anormal de le voir cuisiner des pancakes, des ramen, et d’autres plats qui n’ont rien à voir entre eux. Son but étant de faire plaisir à ses clients.

Ces derniers s’épanchent sur leurs histoires, font des rencontres inattendues en s’attablant au comptoir de l’izakaya. Le « Maître » prend volontiers part aux discussions, écoute, conseille, met en garde. Il y a toujours une ambiance très feutrée, calme mais à la fois vivante et authentique dans ce petit havre de tranquillité en plein Shinjuku. C’est sans doute ce sentiment d’intimité qu’apprécient les clients et qui les incite à se confier.

Le format aussi court que Dad of Light (environ 24 min) des épisodes fait que les histoires sont dynamiques et qu’on ne tourne pas autour du pot. Les personnes changent d’un épisode à l’autre, ce qui permet d’aborder de nombreux thèmes. On retrouve tout de même quelques visages récurrents. Chaque client a une anecdote à raconter, une tranche de vie à partager, et c’est amené en toute simplicité, franchise et sans tabou. Les gens mal à l’aise avec certains sujets pourraient être un peu gênés selon les épisodes, mais il n’y a cependant pas de scène choquante ou explicite. On découvre, aussi et avec plaisir, des plats typiquement japonais ou qui se sont bien exportés, mais on apprend surtout énormément sur la culture japonaise, ses codes, parfois complètement décalés avec nos mœurs européennes, et cela rend chaque histoire passionnante, émouvante et atypique à souhait. Une vraie porte vers l’ouverture d’esprit et le dépaysement !

Terrace House : la télé-réalité qui se prend pour une fiction

Affiche du drama Terrace House

Terrace House. Visuel terracehouse.fr

On ne présente (presque) plus Terrace House, qui semble être devenue une référence en matière de séries japonaises produites et propulsées par Netflix ! Elle a déjà été présentée sur le Journal du Japon, on ne s’attardera donc pas sur le principe de cette télé-réalité, mais nous allons surtout nous pencher sur la saison la plus récente : Tokyo 2019-2020. Pour le coup, très peu d’originalité sur le titre, alors que les précédentes saisons avaient des titres tels que « Boys and Girls in The City » ou « Aloha State » ou « Opening New Doors ».

Terrace House réunit depuis de nombreuses années, six candidats de télé-réalité : six garçons, six filles. Tous sont célibataires et vont devenir colocataires pendant plusieurs mois. On les loge dans une immense villa qui fait rêver, et ils continuent leur petite vie tout en cohabitant ensemble. En général, les candidats étudient ou travaillent dans des domaines très visuels (mannequinat, art, cinéma, dessin, photo, musique …) et la série permet de découvrir des lieux inédits du Japon, de bonnes adresses, des boutiques sympa … Et ces lieux subissent un pic de popularité énorme grâce à Terrace House, car beaucoup de touristes occidentaux s’y rendent pour les visiter. On est donc dans une télé-réalité très naturelle, loin de nos Loft Story ou Secret Story : les rushs de caméra sont sélectionnés au peigne fin pour donner un rythme très série dynamique à chaque épisode, si bien qu’on oublierait presque qu’il s’agit de la vraie vie et non pas d’une fiction.

Terrace House a voulu innover dans sa dernière saison : en effet, si les précédentes ne présentaient que des candidats japonais ou métissés (surtout dans Aloha State), les premiers candidats 100% occidentaux apparaissent dans celle-ci : on a Peppe, le mangaka italien qui vit à Tokyo depuis quatre ans, qui apparaît dès la partie 2. D’autres sont supposés intégrer la colocation dans les parties suivantes, et ce changement apporte fraîcheur et originalité. Les cultures et les points de vue se confrontent, et il est très intéressant de voir comment des occidentaux parviennent (ou non) à communiquer, à éviter les malentendus linguistiques, à surmonter les différences culturelles … C’est ce qui fait la force de cette nouvelle saison. La première partie est assez lente à se mettre en place, les candidats sont assez mous et prennent peu d’initiatives, on peut donc vite se lasser. Mais la partie 2 met un coup de fouet à la coloc’ et clairement, Peppe y est pour beaucoup, avec son caractère enjoué, enthousiaste et très expressif. La partie 3 est sortie aujourd’hui-même et semble très prometteuse … A suivre !

 

Et voilà pour nos coups de cœur ou simples idées pour passer un bon moment chez vous… Et vous, des propositions de drama à nous faire ? On vous attend dans les commentaires !

 

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