[TEST] One Piece : Pirates Warriors 4 – un retour réussi ?

Cinq ans après la sortie du dernier jeu One Piece version beat them all, la franchise Pirate Warriors revient avec un nouvel opus intitulé One Piece : Pirate Warriors 4 pour le plus grand bonheur des fans. Si Pirate Warriors 3 offrait la possibilité de rejouer les aventures de l’équipage au Chapeau de Paille jusqu’à l’arc Dressrosa (dont la fin a été imaginée par les concepteurs du jeu car celle-ci n’était pas encore connue dans le manga), l’affrontement contre Kaido dans le pays des Wa s’affiche comme étant le point de chute final de ce nouveau jeu.

Ce retour après une longue absence s’avère-t-il être une réussite ? Du mode histoire au mode trésor en passant par le mode libre, Journal du Japon s’est replongé pour vous dans le monde de One Piece. Voici notre verdict.

One Piece Pirate Warriors 4

 

Un mode histoire bâclé ?

Lorsque l’on repense aux trois premiers jeux One Piece sortis sous la franchise Pirate Warriors, le mode histoire est certainement celui qui était le plus attendu à chaque fois, car il permet de revivre les aventures de Luffy et de son équipage. S’il est vrai que One Piece est l’un des mangas les plus longs jamais réalisé (il comporte actuellement 30 arcs répartis sur neufs sagas et 96 volumes !), le choix des arcs jouables dans chaque jeu est primordial. One Piece: Pirate Warriors racontait quasiment tout le manga à l’exception des arcs Kuro, Skypiea et Thriller Bark, tandis que One Piece: Pirate Warriors 2 avait fait le choix de raconter une histoire originale.

Cette fois-ci, le choix des arcs disponibles dans One Piece: Pirate Warriors 4 paraît étrange par rapport à ses prédécesseurs. Six arcs sont jouables (Alabasta, Water Seven + Enies Lobby, Marineford, Archipel des Sabaody + Dressrosa, Tougato et Pays des Wa) décomposés en 35 chapitres. Le monde de One Piece étant en perpétuelle expansion, Bandai Namco avait probablement la volonté de proposer un mode histoire qui ne s’éternise pas. Bien que certains arcs soient iconiques (comme Enies Lobby ou Marineford), on regrettera peut-être l’omission des arcs Skypiea et Thriller Bark (bien que déjà présents dans la version précédente).

On peut également trouver des choses à redire au niveau des cinématiques qui présentent des graphismes à peine plus élaborés que dans les versions précédentes. On déplorera, encore, le manque d’attention (ou le manque d’ambition… de temps ?) apporté à leur réalisation. Par exemple, dans l’arc Alabasta, l’escadron des Super Canards n’apparaît à aucun moment (pas même Karoo, le Super Canard de la princesse Vivi), dans l’arc Dressrosa on ne parle à aucun moment de l’existence des Tontattas et la grande armada des chapeaux de paille n’est représentée que par Bartolomeo et Cavendish.

Un mode histoire qui n’est pas à la hauteur, donc.

Un casting all-star

L’une des satisfactions – car il y en a, rassurez-vous – de cette nouvelle adaptation de One Piece sur console est sans aucun doute le nombre de personnages jouables. Ainsi, il est possible de contrôler pas moins de 43 personnages dont le Germa 66 et les 4 empereurs (Barbe Blanche inclus) dans les modes libre et Trésor. Ce dernier consiste d’ailleurs à remplir des missions durant lesquelles il est possible d’affronter n’importe quel personnage. Les missions sont réparties sur trois grands chapitre (East Blue, Grand Line et Nouveau monde) et la difficulté augmente au fur et à mesure. Le mode histoire se concentre bien entendu autour de Luffy mais il est possible de choisir d’autres personnages en fonction des chapitres (tels que Zoro, Sanji ou encore Jinbei).

Le gameplay et les graphismes du jeu offriront aux joueurs une expérience assez plaisante (la saga Pirate Warriors s’étant inspirée des Dynasty Warriors), bien que peut-être redondante, car l’objectif est de battre le plus grand nombre d’ennemis possible en un minimum de temps. Malgré tout, les combos restent variés en fonction des personnages que l’on utilise et, détail rafraîchissant, il est possible de détruire les bâtiments qui se trouvent sur le chemin. On notera aussi quatre modes de jeu coop en ligne: Giant boss battle (affronter des boss géants), Total bounty battle (coopérer avec un ami pour augmenter sa prime), Timed defense battle (défendre le territoire de son équipe) et Territory battle (trois équipes se battent pour un territoire).

 

Vrai nouveau jeu ou simple mise à jour ?

One Piece : Pirate Warriors 4 reste un excellent jeu malgré les quelques défauts qu’on peut lui trouver. Cela prend énormément de temps pour améliorer les personnages (il faut dépenser des berrys pour améliorer leurs compétences), ce qui contribue notamment à augmenter sa durée de vie. Il donne cependant un air de mise à jour comparé à One Piece : Pirate Warriors 3 auquel on aurait ajouté quelques personnages, ainsi que les arcs de Whole Cake Island et du Pays des Wa.

Bandai Namco ferait peut-être bien d’attendre la fin officielle du manga avant de sortir un éventuel One Piece : Pirate Warriors 5, pour éviter que les fans ne se sentent vraiment comme des vaches à lait… et clore la saga comme elle le mérite !

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