Ma cuisine bio japonaise d’Emi SHIMIZU : cuisine simple et saine, avec des algues

Journal du Japon aime la cuisine japonaise. Avec ce nouveau livre, découvrez le bonheur de cuisiner simplement et sainement, et apprenez à utiliser les algues !

Cuisine bio japonaise d’Emi SHIMIZU : cuisiner n’a jamais été aussi facile et bon pour la santé !

Ma cuisine bio japonaise d'Emi Shimizu, éditions Akinomé : couvertureLes éditions Akinomé ont la bonne idée de publier cet été un très beau livre de cuisine qui réussit à mêler des mets beaux, bons, simples et sains.

Emi en explique elle-même le concept au début du livre : « Les recettes que je conçois sont « bio », « saines » et « simples » : mes plats sont préparés avec des produits à la fois biologiques et de saison que je trouve dans les magasins près de chez moi en banlieue parisienne. Il y a de plus en plus de produits japonais dans ces magasins. Si je ne peux pas trouver ce dont j’ai besoin pour ma cuisine, j’essaie avec d’autres produits disponibles. Par exemple, j’utilise le vin blanc sec à la place du saké. La plupart des produits frais de mes recettes sont français. J’apprécie la richesse et la qualité des produits locaux en France. L’important pour moi est que mes recettes soient toujours réalisables pour moi comme pour vous. »

Après avoir présenté les différentes algues, Emi présente ses recettes au fil des saisons, de l’apéritif au dessert, en passant par les salades, les soupes, les plats mijotés, les plats de nouilles, les petits encas à déguster sur le pouce.

Ma cuisine bio japonaise d'Emi Shimizu, page intérieure

Tamago gohan de tsukudani (galettes de riz au chutney de nori)

L’organisation du livre est toujours la même : en page de gauche, la catégorie (apéritif, entrée, plat ou dessert), le nom du plat, une explication (pourquoi ce nom, comment il est servi, accompagné, ses bienfaits pour la santé), puis le déroulement de la recette (il est impressionnant de voir comment elle réussit à synthétiser la recette en quelques phrases), le temps de préparation et la liste des ingrédients figurent sur le côté, et en-dessous se trouvent des petites photos des étapes. En page de droite, une très belle photo en grand format, où l’on peut apprécier toutes les couleurs et les textures sous une belle lumière.

Les recettes marient différents ingrédients de la mer et de la terre.

Au printemps les asperges s’associent au wakamé, la soupe miso mêle épinards et œufs pochés, les yakisoba sont agrémentées d’haricots de mer, et la gelée d’agar-agar marie fraises et lait concentré.

L’été est la saison idéale pour un gaspacho de concombre, des tagliatelles au thé vert matcha et tartare d’algues au sésame, des aubergines froides sauce soja ou un rafraîchissant flan de coco au sésame noir.

Ma cuisine bio japonaise d'Emi Shimizu : page intérieure

Kinoko gohan (riz aux champignons façon paella)

L’automne est la saison des soupes, aux légumes-racines ou au cresson par exemple. Les champignons sont à l’honneur avec un riz aux champignons façon paella. Et la gelée d’agar-agar se pare de figues.

En hiver, on se réchauffe avec une soupe miso de légumes du moment et gnocchis frais, on dévore un mochi de pommes de terre au nori, et on se délecte d’un flan au potimarron.

Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

Emi SHIMIZU : rencontre avec une Japonaise amoureuse de la France

Portrait d'Emi Shimizu fourni par les éditions AkinoméJournal du Japon : Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Emi SHIMIZU : J’ai suivi des études d’architecture au Japon et j’ai ensuite travaillé comme architecte d’intérieur à Tokyo. J’ai aussi commencé à prendre des cours de pâtisserie française et à apprendre le français par moi-même pour élargir mes connaissances culturelles. Il y une vingtaine d’années, j’ai pris la décision de me lancer dans une nouvelle aventure et de partir en France. J’aime beaucoup la France, je suis curieuse de tous les aspects de la vie en France. En même temps, je conserve mon identité japonaise et je garde de l’attachement pour mon pays. J’ai créé le blog de « Cuisine BIO-Japonaise » pour partager des recettes quotidiennes de cuisine japonaise et, à travers ces recettes, présenter certains aspects pittoresques de la culture japonaise.

J’ai lu que votre maman aimait beaucoup faire la cuisine et préparait tout elle-même y compris son propre miso et son pain. Pouvez-vous nous parler des goûts et des plats de votre enfance cuisinés par votre maman ?

Ma mère a appris les bases de la cuisine avec sa grand-tante qui tenait un restaurant de quartier dans la préfecture de Kagawa sur l’île de Shikoku. Ma mère était une personne bien organisée et elle cuisinait très rapidement. Les goûts de ses plats étaient très simples, ce qui permettait de conserver la saveur de chaque ingrédient. Le plat de ma mère que je préférais était l’« Onigiri » ; des boulettes de riz en triangle enveloppées avec des feuilles d’algues nori. Pour les préparer, elle prenait un peu de sel avec une portion de riz tout chaud sur ses mains mouillées puis formait le riz en triangle tout en soufflant sur ses mains pour les soulager de la chaleur. Elle les enveloppait avec les feuilles de nori seulement au moment de servir pour conserver la texture croquante du nori. Ses onigiris étaient très jolis et appétissants, j’étais toujours très fière de les apporter avec mon bento et de les manger devant mes camarades. L’« Onigiri » de ma mère reste le meilleur du monde pour moi. Il y a seulement 3 ingrédients pour ce plat, mais il est inimitable !

Vous avez appris la pâtisserie. Vous n’avez pas eu envie de lui consacrer un livre ? Quelle est votre pâtisserie préférée (française, et japonaise) ?

Oui, pourquoi pas !

Ma pâtisserie française préférée reste la galette de rois avec sa pâte d’amande. Je l’ai découverte peu après mon arrivée en France, c’était précisément la période de la galette début janvier. Je l’avais trouvée délicieuse, j’en mangeais tous les jours pendant deux semaines !

Ma pâtisserie préférée japonaise est le « Kinako-mochi » ; des boulettes de riz gluant avec du sucre et de la farine de soja toasté. J’aime beaucoup le riz gluant et la texture farineuse de la farine de soja toasté.

Les algues sont l’ingrédient phare de ce livre. Quels conseils et quelles recettes donneriez-vous aux personnes qui font la grimace quand on prononce le mot « algue » mais qui voudraient goûter pour la première fois un plat à base d’algues ?

Les plats comprenant de simples paillettes d’algues sont assez bien indiqués pour découvrir la cuisine à base d’algues. Par exemple le « Potésala aux paillettes de wakamé », le « Canapé de pommes aux paillettes de wakamé » et les « Toasts de purée d’avocats paillettes de dulse » présentés dans mon livre sont des plats préparés avec des ingrédients familiers et de simples paillettes d’algues et ils sont faciles à préparer.

La culture et la cuisine des algues se sont bien développées en France depuis quelques années. Percevez-vous des différences entre les algues françaises et les algues japonaises ? 

La cuisine à base d’algues a une histoire très longue au Japon. Les algues sont utilisées dans les plats traditionnels tels que les soupes et les plats mijotés, plutôt que dans les plats modernes. Les algues déshydratées sont par ailleurs plus courantes que les algues fraîches en raison des facilités d’usage et de conservation qu’offre cette forme.

Je pense que la France intègre bien les algues à la tradition culinaire occidentale, notamment l’utilisation de celles-ci sous forme de paillettes est une assez bonne idée. Je n’avais jamais vu d’algues sous cette forme au Japon. C’est pourtant très pratique à utiliser ! Il y également beaucoup plus de variétés d’algues fraîches en France qu’au Japon. C’est très amusant de découvrir les différents goûts et les différentes textures des algues françaises.

Quel est votre plat à base d’algues préféré ? 

Le « Sunomono de wakamé et pousses de haricots mungo ». C’est une salade avec du wakamé frais de Bretagne. J’apprécie beaucoup la fraîcheur et la qualité du wakamé frais breton. Sa saveur et sa texture, aussi bien cru que cuit, sont excellents.

Un dessert frais pour l’été à conseiller à nos lecteurs ?

La gelée de café à l’agar-agar, « Coffee jelly » est recommandée en période estivale. Le temps de cuisson est de moins de 10 minutes. Cette recette est facile, rapide et bonne !

Vous pouvez trouver ma recette de « Coffee jelly » sur mon blog : http://biojaponaise.blogspot.com/2015/04/coffee-jelly-gelee-de-cafe.html

C’est noté, merci !

Coffee jelly-5

Plus aucune raison d’avoir peur de vous lancer dans la cuisine saine et goûteuse avec des algues, des légumes et bien d’autres ingrédients savoureux à goûter au fil des saisons !

Journal du Japon remercie Emi SHIMIZU pour sa gentillesse et sa disponibilité.

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