Captain Tsubasa : Rise of New Champions, une hype justifiée ?

10 ans après le dernier jeu sorti sur Nintendo DS, la franchise Captain Tsubasa revient pour le plus grand plaisir des fans avec Captain Tsubasa: Rise of New Champions. Un jeu teasé pendant plusieurs mois, mettant en avant notamment plusieurs équipes nationales ainsi qu’un gameplay faisant penser aux jeux d’arcades de football. Édité par Bandai Namco et développé par Tamsoft, Rise of New Champions s’est-il montré à la hauteur des attentes placées en lui ? C’est ce que Journal du Japon vous propose de découvrir.

 

Captain Tsubasa: Rise of New Champions

© 2010 – 2019 BANDAI NAMCO Entertainment Europe S.A.S

 

S’il fallait choisir le mode le plus attendu dans ce genre de jeu, cela serait probablement le mode histoire,  « L’aventure » comme cela est appelé dans le jeu. Elle est divisée en deux « épisodes »: d’une part, « l’épisode de Tsubasa » et de l’autre « l’épisode New hero ». Celui de Tsubasa permet de revivre l’histoire originale du manga, à savoir la progression du jeune Tsubasa Ozora (ou Olivier Atton en VF, inspiré d’un vrai joueur, le saviez-vous ?) dans le monde du football. New hero permet quant à lui de créer son propre personnage qui évoluera dans le monde de notre jeune ami.

Un mode histoire trop court ?

Cependant, le tout premier match est particulier. Il nous plonge directement dans le match opposant le Japon à l’équipe nationale allemande. Il nous permet de nous familiariser avec le gameplay à travers un tutoriel qui nous offre une première prise en main du jeu. La première partie de « L’aventure » consiste en réalité à rejouer l’histoire de Tsubasa débutant lors du troisième et dernier championnat qu’il disputera avec la Newteam, lors de sa troisième année de collège. Il y a un total de six matchs, respectivement joués contre l’équipe d’Ottomo, Azumaichi, Hanawa, Hirado, Furano et enfin la Toho de Kojiro Hyuga (Marc Landers).

La seconde partie est une histoire originale. Le championnat du monde junior organisé en France, qui trouve son origine dans l’œuvre originale, a été annulé. À la place, les sélections nationales sont conviées à se rendre aux Etats-Unis dans le but de se disputer le titre prestigieux de meilleure équipe du monde. Le Japon se doit donc de rassembler les meilleurs talents du pays et dans ce but, un tournoi de sélection est organisé entre les meilleurs lycées japonais. Le personnage que l’on crée se voit donc proposer l’opportunité de rejoindre trois équipes: le Musashi FC, l’équipe de Jun Misugi (Julian Ross), la Furano de Matsuyama (Philippe Calahan) ou la Toho de Kojiro Hyuga (Marc Landers). Le tournoi de sélection dure 7 matchs tandis que le tournoi mondial aux États-Unis dure 6 matchs. Au final, il n’est donc possible de jouer que 19 matchs dans le mode histoire.

Des cinématiques interminables…

Il n’est cependant pas possible de débloquer toutes les équipes au bout de la première fois. Si vous voulez jouer avec l’équipe nationale du Brésil, il est nécessaire de le recommencer au moins une fois votre périple. Il faut pour cela remplir certaines conditions : au fur et à mesure de l’histoire, le personnage crée se lie d’amitié avec les joueurs de toutes les sélections (on peut choisir à chaque match 5 joueurs avec lesquels on veut se lier d’amitié). Pour débloquer les équipes (et jouer le Brésil en finale), il faut monter son rang d’amitié avec Carlos Bara, le capitaine du Brésil, au minimum au rang B avant le match contre les Pays-Bas.

Un autre gros point noir du jeu se situe à nouveau dans son mode histoire. Les cinématiques sont longues, voire interminables par moment. Elles sont bien sûr utiles pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire du manga… Mais pour les fans de la première heure trouveront le temps long avant de pouvoir disputer le prochain match. Et ce ne sont pas les séquences animées tirées de l’animé sorti en 2018 et celles créées spécialement pour l’histoire originale du jeu qui compenseront l’énorme temps d’attente entre chaque partie. Soyez rassurés, il est évidemment possible de les passer.

Le duo magique de l'équipe du Brésil

© 2010 – 2019 BANDAI NAMCO Entertainment Europe S.A.S

…mais un gameplay plaisant…

L’enjeu principal de Captain Tsubasa: Rise of New Champions était bien entendu son gameplay. Le jeu devait réussir le pari de retranscrire les points marquants de l’œuvre originale : le sentiment que le terrain est long de plusieurs kilomètres, les tirs spéciaux surpuissants, les duels enflammés entre deux joueurs. Et c’est réussi ! On retrouve les commandes de base d’un jeu de foot classique: il est possible de faire des passes, de centrer, de tirer, .. etc. Les joueurs possèdent une mobilité assez lente mais sans être énervante pour le joueur : cela prend par contre un certain temps pour aller d’un bout du terrain à un autre, mais chaque joueur possède une jauge d’endurance qui se réduit au fur et à mesure que l’on réussit à passer les adversaires, ce qui nous oblige à développer un jeu de passes pour pouvoir défier le gardien adverse.

Ensuite, les tirs spéciaux prennent un certain temps à se déclencher. Il faut rester appuyé sur la touche de tir pendant quelques secondes avant de pouvoir décocher la frappe du tigre par exemple. Cela permet aux défenseurs de tenter un tacle avant que le shoot ne se déclenche. Il est également possible pour eux, tout comme dans l’œuvre originale, de mettre leurs corps en opposition afin de contrer les tirs spéciaux qui menacent leurs cages.

… et sauvage !

Un mot sur l’arbitrage: il est inexistant ! Aucune faute n’est jamais sifflée, ce qui rend le jeu assez fun et sauvage mais qui est fidèle finalement à l’œuvre originale. Il est également possible de changer de formation et de faire des remplacements comme dans un jeu de foot classique. Les tactiques de jeu (au nombre de quatre, une sur chaque flèche de la manette) permettent cependant de mettre en avant la « touche Captain Tsubasa« . Si vous sélectionnez par exemple la « formation Mur final », l’un de vos défenseurs cherchera à tout prix à tenter de mettre son corps en opposition lors d’un tir exécuté par un attaquant adverse.

Enfin, au fur et à mesure que l’on dribble un adversaire, on remplit la jauge « V » qui dispose de deux utilisations possibles : on peut soit l’activer pour booster les capacités de son équipe ‘le temps sera nettement réduit pour déclencher les tirs spéciaux par exemple). Il est aussi possible de l’activer lors que l’on est victime d’un tir (ou d’un super tir) spécial, ce qui permettra au gardien de réaliser une super parade qui arrêtera le ballon à coup sûr…. Tous les gardiens n’en sont cependant pas capables. On notera également la présence de détails tels que la trace qu’un super tir laisse dans la pelouse.

 

Un jeu très complet

Le mode histoire mis à part, il est possible de passer de longues heures de fun grâce aux autres modes de jeu hors-ligne ou en ligne. En défiant des amis en 1 vs 1 ou 2 vs 2  par exemple. Ou encore en disputant un tournoi ou une ligue avec les 8 équipes lycéennes et 11 équipes nationales. Le mode de jeu en ligne propose un principe assez cool; plutôt que de défier les joueurs du monde entier avec des équipes toutes faites, pourquoi ne pas constituer votre équipe de rêve ? Bien sûr, il n’est pas possible dès le départ de sélectionner tous les meilleurs joueurs.

Chaque joueur disposant d’un coût, il ne sera possible de constituer une équipe ne dépassant pas un certain nombre de points. L’équipe est limitée à 960 points lorsque vous commencez et vous pourrez augmenter cette limite au fur et à mesure que vous monterez les échelons. Le système n’est pas sans rappeler celui qu’utilise la franchise FIFA dans son mode de jeu en ligne. L’objectif sera pour vous d’intégrer le premier échelon pour vous frotter aux meilleurs joueurs de la planète. À noter que vous ne pourrez affronter d’autres joueurs qu’après être monté de quelques ligues.

 

Leonardo Rusciano, attaquant de l'équipe d'Italie

© 2010 – 2019 BANDAI NAMCO Entertainment Europe S.A.S

Captain Tsubasa: Rise of New Champions répond finalement aux principales attentes que les fans pouvaient placer en lui. On pourra regretter un mode histoire incomplet et ponctué de cinématiques interminables mais les autres modes, réussis, viennent équilibrer le soft et rallonger la durée de vie, le tout avec un gameplay qui conserve l’esprit de la série originelle. L’attente pour avoir droit à un jeu Captain Tsubasa sur console était longue, très longue mais vous pouvez désormais épancher votre soif de football spectaculaire !

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