Une ôde aux douces romances : 5 shōjo courts à découvrir !

Après vous avoir proposé des sélections de manga axé science-fiction, sport ou évasion, ce sont les shōjo qui sont cette fois-ci à l’honneur à Journal du Japon ! Mais pas n’importe quels titres : des mangas courts, de 2 à 3 tomes maximum, tout juste ce qu’il faut pour se plonger dans une romance le temps d’une soirée passée dans la douceur. Les 5 titres présentés ici sont tous parus entre 2021 et 2022, alors vous devriez faire de nouvelles découvertes !

10 th – à couper le souffle (Kana)

© Kana

Résumé : Také est souvent absent à cause de son asthme. Un jour, lors d’une crise, un élève de sa classe, Macchan, vient à son secours. À partir de là, Také sympathise avec lui, et c’est tout naturellement qu’il commence à être attiré par lui. Par ailleurs, l’amie d’enfance de Také, Umeko, tombe aussi amoureuse de Macchan en découvrant sa gentillesse…

Také est un jeune garçon qui souffre de sa maladie, et ses douleurs l’ont amené à se renfermer sur lui-même avec le temps. Umeko, elle, est comme son infirmière, son assistante. Elle porte Také à bout de bras depuis l’enfance : c’est elle qui s’occupe de lui lors de ses crises, c’est elle qui lui ramène ses devoirs, c’est elle qui prend soin de lui au quotidien… Ce n’est pas comme si elle avait eu le choix : sa mère le lui a demandé lorsqu’elle était enfant, et elle s’est exécutée. Avec le temps, c’est devenu une habitude, puis un fardeau. Alors quand Macchan s’immisce dans la vie de ces jeunes amis, le fragile équilibre s’affaiblit davantage et tout se mélange.

Le triangle amoureux qui se présente dans 10th – À couper le souffle est au cœur du récit. Yûko INARI nous propose de découvrir l’amour mutuel que porte ces deux amis d’enfance à ce jeune homme, Macchan, qui rentre dans la vie de ce duo du jour au lendemain. Pourtant, il y a en un qui restera un mystère pour le lecteur : Macchan lui-même. Ce sont en effet Také et Umeko que nous suivons au travers de leur évolution personnelle et sentimentale. Les 3 tomes qui composent le titre nous font traverser les années aux côtés de ce trio, et nous découvrons au fil du temps les émotions de Také et Umeko qui apprennent ce qu’est l’amour, l’audace de s’avouer ses sentiments et le courage d’aller de l’avant. Un récit d’une grande douceur.

Une si belle couleur (Pika éditions)

© Pika Édition

Résumé : Aya, une jeune lycéenne passionnée de dessin, est soupçonnée d’avoir eu une aventure avec son professeur d’arts plastiques et a perdu l’estime de ses camarades. Afin d’éviter toute confrontation avec eux, elle n’a d’autre choix que de les fuir et mène sa scolarité dans une grande solitude. Jusqu’au jour où son lycée accueille un nouvel élève, Aimu. Ce beau métisse, blond aux yeux bleus, repère tout de suite la jeune fille terne et cherche d’emblée à créer une relation intime avec elle. Méfiante et peu sûre d’elle, Aya ne semble pourtant pas prête à ouvrir son cœur meurtri…

Si l’on peut se dire à raison que le résumé d’Une si belle couleur annonce un énième manga qui débute par l’arrivée d’un nouveau beau gosse adulé par toutes les jeunes filles du lycée, on sera en revanche conquis par l’histoire d’Aya et Aimu. Le jeune couple ne va pas nous faire l’affront de trainer en longueur pour se décider à s’unir, ce n’est pas ce classique récit que Keiko IWASHITA veut nous transmettre au travers de son œuvre. Non, bien qu’Une si belle couleur s’articule autour d’une romance, le cœur du récit est la passion.

La passion, l’ambition, le courage de croire en ses rêves, mais aussi la confiance, patience et l’acceptation. Ces valeurs positives et motivantes qui gravitent autour du jeune couple font d’Ayu et Aimu deux jeunes inspirants, tant par leur sincérité que par leur amour mutuel. Composé de 2 tomes, le titre est une ôde à l’espoir et une invitation à croire en soi-même, mais aussi aux autres. Le premier tome s’intéresse d’abord à Ayu et à ses démons, tandis que le second nous montre les faiblesses d’Aimu, qu’il cachait jusqu’ici très bien derrière ses grands airs. Un récit d’une belle justesse.

Maux mêlés (Akata)

© Akata

Résumé : Tsukasa Ayase est en deuxième année de lycée. Plus jeune, elle a été traumatisée par un de ses camarades d’école… Depuis, elle fuit les interactions avec les garçons. Habitant avec son père et ses grands-parents, son quotidien va être chamboulé quand, à cause de la baisse du tourisme dans sa région, l’auberge dans laquelle elle vit va devenir une pension familiale pour lycéens. Du jour au lendemain, elle devra, bien malgré elle, cohabiter avec deux camarades d’école. Mais l’un d’entre eux semble aussi enfouir dans son cœur une douleur inavouée…

C’est à nouveau un triangle amoureux que nous propose ce 3e shōjo, pour autant, les deux titres sont incomparables et chacun mérite sa place dans votre bibliothèque ! Dans Maux Mêlés, on suit l’histoire principalement du point de vue de Ayase, une jeune fille angoissée à l’idée de devoir tenir une conversation avec un garçon. Si jusqu’ici elle arrivait tant bien que mal à éviter les contacts avec la gente masculine, sa situation familiale en décide autrement et notre héroïne va devoir prendre sur elle et faire des efforts. C’est ainsi qu’elle se retrouve à vivre avec Ren et Miwa. L’un se présente rapidement comme un garçon envahissant, et l’autre dévoile au cours d’une conversation que, lui non plus, il n’aime pas les filles.

Derrière ces jeunes personnages brisés se logent des traumatismes, des peurs, des angoisses, qui les empêchent de s’ouvrir aux autres. Mais la formation de ce trio inattendu pourrait peut-être permettre  à chacun d’entre eux de changer, petit à petit, pour retrouver le plaisir d’être ensemble. Meguru IZAWA, accompagnée par les superbes planches de Tohru TAGURA, nous propose avec Maux Mêlés une histoire à laquelle on aurait volontiers donner plus de temps pour profiter de la douceur des dessins et apprécier la relation qui unit nos protagonistes. Un récit qui se savoure.

Analog Drop (Akata)

© Akata

Résumé : Aku n’est pas une fille bien : très populaire sur Instagram, elle ment comme elle respire. Profitant de son succès, hypocrite, elle sort simultanément avec trois hommes différents pour profiter de chacun d’eux… sans jamais leur donner ce qu’ils espèrent en retour. Mais un jour, sa vie va basculer : après avoir été poignardée dans une rue, elle tombe, inconsciente… et se réveille dans les années 80 ! Son smartphone reste son seul lien avec le monde d’aujourd’hui. Désormais investie d’une mission étrange qu’elle doit accomplir avant que la batterie de son portable ne se vide, elle va devoir (de gré ou de force) apprendre ce qu’est l’altruisme !

Voici surement le titre qui s’éloigne le plus des autres présentés dans cette sélection. Dans Analog Drop la romance est plutôt au second plan dans le récit, puisque c’est avant tout l’évolution d’Aku que nous suivons. Cette jeune fille superficielle qui n’accorde aucune importance à autrui se présente comme l’anti-héroïne de l’œuvre dès les premières pages. Pourtant, c’est à ses côtés que nous allons percer le mystère de cette étrange mission que lui confie son téléphone après son assassinat.

Drôle et entrainant, Nastumi AIDA n’a rien perdu de son savoir-faire depuis la fin de Switch Girl !!. Au contraire, on retrouve ici un condensé de tout ce qui a fait le succès de cette œuvre emblématique du genre shōjo : un personnage principal avec un fort caractère, des situations drôles et inattendues, une évolution personnelle progressive, et un jeune homme (beau gosse bien évidemment) prêt à tout pour sa bien aimée. Courte histoire de 2 tomes, Analog Drop se lit sans voir le temps passer : l’on est rapidement entrainé dans l’aventure d’Aku, et l’on a tout de suite envie de connaître la suite des évènements d’un tome à l’autre. Un récit drôle et explosif.

Laisse-moi t’embrasser (Akata)

© Akata

Résumé : Cela fait déjà presque un an que Sakura est entrée au lycée. Dans la petite ville côtière où elle habite, rien ne vient jamais perturber son quotidien. Et tandis que les jours passent, ses rêves de jeunesse semblent devoir s’envoler… jusqu’à ce qu’elle rencontre Ao, un jeune garçon d’un an son cadet, au caractère pétillant et énergique. Et si l’avenir lui réservait de belles surprises ?

Sakura n’est qu’une lycéenne mais elle se sent déjà rattrapée par le temps : son quotidien n’a rien d’extraordinaire et la lassitude rythme ses journées, elle regrette alors de ne vivre que des banalités. Alors quand Ao rentre dans sa vie, tout prend une tournure différente. Il est son extrême opposé : elle est plutôt calme et sage, il est plutôt fougueux. Elle qui ne connait rien à l’amour se retrouve face à un jeune garçon déterminé qui n’a pas froid aux yeux et qui sait ce qu’il veut. La relation naissante entre ces deux adolescents prend alors forme dans ce récit, qui nous emporte avec lui dans la découverte du premier amour.

Bien que Laisse-moi t’embrasser se présente en 2 tomes, l’histoire est en réalité encore plus courte car elle prend fin au milieu du 2e tome, laissant place à un chapitre bonus concentré sur un autre personnage du titre. Mais pas d’inquiétude, NAKASHIMA Vega réussi aussi bien à nous emporter avec elle dans le récit principal que dans le chapitre bonus. On ne se lasse pas de ses personnages tout particulièrement attachants et de la douceur qui s’échappe de leurs relations. La relation entre Sakura et Ao se met rapidement en place, car une fois de plus ce n’est pas le jeu de séduction qui est au cœur de l’œuvre. Ce qui nous intéresse ici c’est d’accompagner les protagonistes dans tout ce qu’amène le premier amour dans la vie d’un adolescent : les folies, les doutes, les sentiments… Un récit rempli de good vibes.

 

Avec cette sélection de 5 shōjo de 2 à 3 tomes maximum, nous espérons vous avoir donné envie de vous plonger le temps de quelques heures dans de douces et belles histoires de romance aux côtés de ces adolescents en pleine apprentissage de la vie !

Rokusan

Roxane, 26 ans, passionnée depuis l'enfance par le Japon, j'aime voyager sur l'archipel et en apprendre toujours plus sur sa culture. @_rokusan

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