Gaming Memories X5 – Quand les licences américaines s’invitent dans le jeu vidéo japonais

Bienvenue dans ce cinquième Gaming Memories X, les numéros hors-série de notre rubrique rétro. Cette fois-ci, nous avons décidé de mettre en avant quelques-uns des nombreux jeux vidéo japonais mettant en scène des héros américains en invitant l’une des souris les plus populaires au monde et son ami canard : ce mois-ci, nous nous dédions à Castle of Illusion, Quack Shot et World of Illusion produits par SEGA pour le compte de Disney !

Mickey x Donald

Jeux vidéo et dessins animés, une collaboration qui ne date pas d’hier

Si l’on connait Mickey, Donald et la plupart des autres personnages du géant de l’animation Disney au travers de bandes-dessinées et dessins animés (courts comme longs-métrages), il ne faut pas oublier qu’ils sont passés par d’autres médias au cours de leurs carrières. Bien que, peut-être, les joueurs le plus jeunes connaitront le nom d’Epic Mickey en termes d’apparitions vidéoludiques les plus récentes, il faut le savoir : sur consoles, ces personnages sont là depuis 1979, sur Atari 2600 ! Ceci étant dit, il s’agissait juste de prototypes jamais commercialisés.

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On doit surtout les premiers jeux vidéo Disney à Nintendo sur leurs Game & Watch dès 1981 et sur console, ce sont les années 1987 et 1988 qui ont vu les stars de notre numéro du mois arriver sur Famicom. Ce mois-ci, cependant, nous allons nous concentrer sur la Mega Drive de SEGA qui accueillit un trio de jeux dédiés à la souris et au canard : Castle of Illusion, Quack Shot et World of Illusion.

Castle of Illusion est sorti en novembre 1990 au Japon, le mois suivant aux Etats-Unis et en mars de l’année suivante chez nous. Quack Shot a été commercialisé en décembre 1991 dans le monde entier et World of Illusion, quant à lui, est de décembre 1992 pour l’Europe et le Japon (à quelques jours d’écart près) et mars 1993 aux États-Unis. Les trois jeux dont nous allons parler aujourd’hui font partie de la vingtaine d’exclusivités Disney à être sorties sur Mega Drive.

Bien que nous nous focalisions sur les premiers jeux sur Mega Drive et que Quack Shot soit une exception, les jeux « Illusion » sont devenus une petite série à eux seuls. Castle et World en font partie mais on peut aussi y ajouter Land of Illusion (Master System et Game Gear, 1992 et 1993), Legend of Illusion en 1994. Epic Mickey : Power of Illusion sorti en 2012 fait partie de cet ensemble. Chose amusante, World of Illusion a été créé par la même équipe que les deux autres jeux mais celle-ci, surtout connue sous le nom AM7 chez SEGA, s’est renommée Illusion Shot Pictures pour l’occasion…

~ Mickey Mouse – Castle of Illusion ~

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Trailer commercial japonais.

Une demeure pas très hantée

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Il était une fois l’intro du jeu dans laquelle Mickey et Minnie tournent jusqu’à s’en mettre la nausée…

Bienvenue à Vera City, une ville paisible où tout le monde respire la joie de vivre et la bonne humeur… tous ? Non. Une vile sorcière nommée Mirzabel, jalouse de la popularité et de la beauté de Minnie Mouse, décide de la kidnapper ! Pas le temps d’appeler la police (qui n’existe sans doute pas dans cette charmante bourgade), le preux Mickey Mouse se jette à l’assaut du château de l’infâme magicienne pour aller sauver sa dulcinée !

Castle of Illusion

Mickey va donc devoir visiter toutes les pièces du château, qui renferment un « monde » différent, jusqu’à pouvoir trouver Minnie. Mais bien sûr, la demeure enchantée n’est pas vide de menaces qui viendront se mettre sur son chemin : s’il peut bien entendu marcher et courir (en maintenant un bouton) et même sauter, Mickey n’a pour arme que… son popotin ! Mario n’a finalement rien inventé avec son Rodeo Jump, car sauter simplement sur une bestiole blessera Mickey, il faudra donc maintenir la touche Bas en saut pour les écraser (avec son popotin, oui…). Cette attaque peut aussi être utilisée en tant que tremplin pour attendre des plateformes plus éloignées qu’un saut normal ne suffirait pas à rejoindre.

Mickey ne peut pas juste compter sur son saut spécial pour vaincre ses ennemis, mais pourra aussi récupérer des pommes ça et là pour les jeter sur les bestioles. Il peut subir quelques dégâts avant de de perdre une vie, et bien entendu, plus de vie revient à un game over après plusieurs continues. Le jeu ne dispose d’aucun mot de passe, mais de trois modes de difficulté différents – le plus bas d’entre eux étant une sorte d’entrainement, de résumé du jeu qui ne sera pas complet mais permettra de le finir pour se mettre en jambe jusqu’à attaquer les vraies difficultés. Ainsi, un enfant comme un adulte peut s’y adonner et s’y mettre en fonction de son envie.

Livre d’images interactif et animé

Après cette introduction toute mignonne et une courte séquence dans laquelle notre preux Mickey ouvre la première porte qui vient à lui dans le château, on se retrouve dans un niveau verdoyant, attaqué par… des champignons (tiens donc). Le jeu est tout mignon, avec sa petite musique guillerette, et les décors, que ce soient celui du premier niveau ou les suivants, sont plutôt jolis. Les décors ont plusieurs couches de scrolling à l’écran, et les décors ou mouvements sont très finement détaillés, les rendant réellement saisissants pour l’époque (on peut attraper une option pour retourner l’image verticalement dans le deuxième niveau, sensation garanties !).

Castle of Illusion

L’animation est très bonne. Bien sûr pas au niveau d’un dessin animé, mais considérant que la console avait à peine un an à la sortie du jeu, la fluidité et le nombre d’animations différentes de Mickey sont ravissants et impressionnants pour cette époque. Le personnage réagit lui aussi très bien, et on enchaîne les mouvements, sauts avec ou sans élan avec rapidité. La souris glisse un peu, comme nombre de personnages de jeux de plateformes de cette époque, mais ce n’est vraiment pas un drame. Mickey réagit très bien et n’a clairement pas à rougir de jeu du genre plus connus. Course, sauts, rebonds à foison, s’accrocher à une liane, tout se fait naturellement et facilement – on pourra juste trouver cela un peu… étrange ? Que la souris ne puisse pas sauter hors de l’eau lorsqu’on tombe dedans dans certains niveaux, tout cela pour servir le gameplay de pièges pas vraiment agréables.

Grâce à ses différents modes de difficulté, comme dit précédemment, Castle of Illusion se permet d’avoir une progression plaisante permettant de profiter des décors, qui d’ailleurs donnent un cachet unique à chaque niveau. On regrettera peut-être tout de même que cette avancée à travers le jeu soit parfois un peu « gâchée » par des ennemis traitres, qui apparaissent au tout dernier moment et reviennent si l’on s’éloigne trop et revient vers eux. Cela oblige, la plupart du temps, à apprendre leurs positions et donc d’échouer plusieurs fois avant de pouvoir terminer un niveau. Niveaux pas si longs que cela non plus par ailleurs, mais ce n’est pas forcément un défaut : au moins ils ne sont jamais interminables.

Ils sont d’ailleurs soulignés par une bande-son du meilleur effet, en termes de qualité, mais accompagnent également bien la progression. S’ils sont la plupart du temps guillerets et « mignons », les thèmes musicaux peuvent étalement montrer un certain mystère dangereux, ou encore carrément être héroïques (l’un des thèmes fait beaucoup penser à celui de la Route Victoire dans le premier jeu Pokémon). Elle est composée de vingt-six morceaux pour cinq niveaux découpés en plusieurs parties et les boss qui vont avec. Ce tout se termine finalement assez vite, soit un peu plus d’une demi-heure lorsqu’on connait le jeu.

A l’époque de sa sortie, Castle of Illusion a reçu une publicité forte dans l’ambition de promouvoir et vendre des consoles, à une époque où le raz-de-marée Sonic n’existait pas encore. Et force est de constater, malgré ses « peut-être » quelques points à en redire (ennemis pièges, durée de vie un peu courte), Castle of Illusion starring Mickey Mouse s’avère être un produit de licence de qualité, techniquement réussi pour la encore toute jeune Mega Drive. Il est probablement l’un des meilleurs platformers de la console, que tout fan du genre devrait essayer au moins une fois même sans être fan de la souris de Disney.  Ses deux versions alternatives sur Game Gear et Master System n’ont pas à en rougir. Une sorte de remake en a aussi découlé en 2013.

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Trailer commercial américain. Mickey Mouse does what Mario don’t ! (désolé…)

~ Quack Shot starring Donald Duck ~

Indiana Duck

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Il était une fois Donald se prend pour Indiana Jones… !

Un jour où il s’ennuyait au point de lire dans la bibliothèque de Picsou, Donald tombe sur un livre racontant l’histoire d’un roi canard mort il y a maintenant bien longtemps. Le roi en question a caché son trésor à divers endroits du monde et par miracle, le livre continent la carte avec son emplacement ! Le canard malchanceux décide donc de faire comme l’onc’Picsou quelques temps plus tôt sur NES (Duck Tales) et part avec ses trois neveux… poursuivi par les Rapetout et Daisy furieuse de l’attendre depuis une heure pour le diner !

Quack Shot

Nous sommes ici aussi dans un jeu de plateforme, mais celui-ci a quelques originalités par rapport à son ainé Castle of Illusion. Si bien sûr on avance, saute, et pour une certaine raison doit appuyer sur un bouton pour courir plus vite ici aussi, Quack Shot n’est pas un soft linéaire. Au contraire, il est composé de niveaux classiques où l’on va de gauche à droite comme dans la majorité des productions de ce genre, mais il y a le choix d’aller à différents endroits du globe à notre bon vouloir. Il est même demandé de faire des allers-retours entre les pays car l’un pourra nous bloquer si l’on ne dispose pas d’un certain objet, alors il faudra revenir ailleurs pour le découvrir, et ainsi de suite. Le jeu demande donc de l’expérimenter et de visiter chaque endroit pour savoir ce qu’il a à offrir pour pouvoir avancer dans sa quête !

Donald peut avancer à deux vitesses, sauter bien sûr, et ramper si nécessaire. Pour se défendre, le canard pourra attaquer ses ennemis avec… une ventouse, qui les paralysera pendant un court laps de temps, permettant de passer à coté sans problème. Il récupèrera également d’autres objets au cours de sa quête (ventouses de couleurs et attributs différents) ou autres pouvant le défendre. Et quand Donald récupère un piment, il passe en mode « Quack Shot » et devient invincible pendant quelques secondes tout en éliminant tout ce qui se trouve devant lui. Quelle brute, ce canard !

Coin coin ! (d’accord, on n’a pas cherché bien loin pour celle-là)

Disons-le tout de suite, un an sépare ce jeu du précédent et il n’a absolument rien à lui envier. Les graphismes sont jolis, l’animation est fluide et détaillée et en particulier celle de Donald (on se demande pourquoi il passe de debout à allongé d’une traite sans aucune animation quand on se baisse, en revanche…). Là encore, le travail effectué sur le coté graphique est remarquable et si l’animation n’est forcément pas digne de celle d’un dessin animé, il lui fait tout de même réellement honneur.

Quack Shot

La progression est intéressante par son idée de devoir explorer pour savoir où aller et faire avancer les choses ; les niveaux ne sont pas très grands au départ, tant que l’on n’a pas trouvé ce qui permet d’aller plus loin dedans, et c’est un plus puisque l’on ne sent pas forcément que l’on a traversé tout un niveau pour rien. De plus, une fois une nouvelle zone découverte dans le même niveau, il est possible d’y revenir directement sans avoir à tout reprendre depuis le début. Et c’est tant mieux, car cela épargne quelques petites crises de nerfs…

En effet, le personnage réagit très bien à ce qu’on lui dit de faire mais a quand même ce petit coté « savonneux » dans ses mouvements. Le jeu demande un peu d’y aller à tâtons et de tirer en permanence pour se mettre en sécurité. Certaines bestioles passent carrément au travers des murs et certains pièges font directement perdre une vie, et puis, forcément, il n’y a que des Continues et pas de mots de passe pour reprendre en cas de besoin… bien sûr, plus on recommence, plus on finit par savoir ce qu’on a à faire, et on n’est plus vraiment surpris par ce genre de problèmes.

Quack Shot

L’aventure est rythmée d’une bande-son un peu moins « mignonne » et fine (surtout niveau qualité technique) que celle du jeu précédent, mais exprime bien le coté mystérieux et aventureux de la quête du canard râleur. Elle est composée de vingt morceaux, pour un total de neuf niveaux (qui, encore une fois, sont composés de plusieurs parties). Le jeu peut se terminer en une heure environ (soit le double du soft précédent) lorsqu’il est fait d’une traite, et donc bien sûr beaucoup plus lorsqu’on le découvre.

S’il reçut des avis sans doute un peu moins bons que Castle of Illusion à l’époque, Quack Shot n’en reste pas moins une bonne production, moins accrocheuse peut-être à cause de cette difficulté à toujours s’y amuser, mais tout aussi bien réalisé. Il eut des critiques certes un peu plus mixées mais toujours assez hautes en général, et eut droit à une réédition en tant que bundle avec Castle of Illusion sur Mega Drive II (1996) ainsi que sur Sega Saturn uniquement au Japon.

~ World of Illusion starring Mickey Mouse and Donald Duck ~

Duo de stars

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Il était une fois Mickey et Donald ont un intérêt commun !

L’illusion continue

Ce troisième jeu reprend encore une fois les classiques du genre et des autres softs. On avance, on saute, on peut se baisser, des ennemis et boss nous attaquent, on peut ramper pour avancer et courir (encore une fois il faut maintenir un bouton pour, ce qui est toujours aussi étrange mais disons que c’est une marque de fabrique…). Pour se défendre, Mickey comme Donald disposent d’une arme redoutable… un tapis, qu’ils agiteront devant eux pour vaporiser leurs opposants dans l’air ! Ca a l’air un peu crade dit comme ça, mais c’est bien un jeu Disney, ne craignez rien…

World of Illusion

Si l’ensemble du jeu de base est assez classique, ce titre bien particulier prend toute sa force dans ce qu’il propose : en effet, ce n’est pas un jeu qui se trouve dans la cartouche, ni deux, mais carrément trois ! Certains niveaux sont identiques, mais la souris comme le canard ont une aventure qui leur est propre à vivre, et cerise sur le quatre-quarts, il est jouable à deux. Dans ce cas, chaque joueur aura l’un des deux héros à sa disposition, dans des niveaux encore un peu différents et étudiés pour leurs capacités spéciales.

De nos jours et depuis un moment les jeux d’entraide entre joueurs sont légion, World of Illusion est fait partie des pionniers du genre (voire le pionnier du genre ?). Porter l’autre pour l’envoyer suffisamment haut pour atteindre une plateforme et lui jeter une corde pour qu’il puisse nous rejoindre, s’acharner à deux contre un boss, le gameplay à deux est étudié pour que chacun soit mis à contribution tout au long de l’aventure.

L’apogée du trio ?

Tout comme les deux jeux précédents, celui-ci dispose de beaux graphismes. Les sprites des personnages sont peut-être un peu plus petits, c’est plus une question de détails que de faits avérés car le rendu graphique global reste de grande qualité. Les décors traversés sont diversifiés, et certains remarqueront que plusieurs décors traversés sont repris de Castle of Illusion pour souligner que les deux aventures doivent se passer dans le même monde.. Dans tous les cas, on sent tout de même une avancée graphique depuis COI. Certains effets de distorsion d’image sont impressionnants.

World of Illusion

Le jeu semble aussi être un peu plus orienté plateforme pure, dans le sens où les bonds par-dessus le vide sont plus nombreux. De même, on ressent un peu ce qui se fera plus tard dans Rocket Knight Adventures de Konami, où l’on traverse parfois de courtes séquences à thème (une chute dans le vide à rattraper au dernier moment, une course dans une grotte pour ne pas finir écrasé…) qui tranchent un peu avec le jeu principal.

L’idée de pouvoir jouer seul où à deux est excellente et donne au final trois jeux en un malgré, encore une fois, certaines portions communes. La partie en duo est plus longue que celles en solo, mais deux, trois heures sont demandées pour tout terminer, ce qui forcément en fait un jeu plus long que les précédents. Les vies et continues y sont illimités (on recommence au début d’un niveau dans le deuxième cas) et il y a cette fois enfin des mots de passe en cas de besoin. Pas que le jeu soit si difficile que cela, mais au moins cela permet de ne pas avoir à se prendre la tête pour le terminer. La maniabilité répond plutôt bien et on peut enchainer les mouvements assez facilement, bien qu’il arrive qu’on se heurte à un ennemi alors qu’on était censé le détruire.

World of Illusion

Si la bande-son est de bonne qualité, disons, dans la moyenne haute de ce que l’on peut entendre sur Mega Drive, elle n’est pas parfaite et un peu « acide » pour les oreilles parfois, sans compter la qualité des compositions, ces moments où l’on peut se trouver que la musique ne va pas du tout avec l’image. C’est rare, et tout reste écoutable, avec ce petit coté rêveur typique Disney bien là. On remarque assez vite que les personnages ont leur voix officielle, certes, comment dire… crachotante, mais reconnaissable.

Ce jeu, au final, montre une progression certaine dans les productions Disney chez SEGA. Castle of Illusion était déjà une belle production pour son époque, puis Quack Shot a amené de nouvelles choses intéressantes pour diversifier le jeu de plateforme, et enfin, World of Illusion se permet en quelques sortes d’introduire quelque chose qui deviendra monnaie courante un bon nombre d’années plus tard. Ces productions ne sont pas exemptes de défauts, mais, on le sait, les jeux à licence ne sont pas franchement toujours très heureux (en particulier pendant les ères 16 et 32 bits). Ces trois softs, en revanche, restent bien agréables à jouer, divertissants malgré leurs quelques défauts. Ils restent une belle preuve de « collaboration » Japon – États-Unis.

Captures d’écran prises par JDJ. Crédits des autres visuels : Tous droits réservés ©The Walt Disney Company ©SEGA

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