Tales of Berseria Remastered : le retour de la vengeance

Alors que tout le monde attend avec impatience le prochain titre de la franchise des Tales, quoi de mieux pour patienter qu’un remaster ? C’est ainsi qu’à la grande surprise de tous les joueurs, une annonce pour Tales of Berseria Remastered est sortie de nulle part ! Avec des rumeurs sur un potentiel Tales of the Abyss couraient, Bandai Namco a su étonner et intriguer par la même occasion. Velvet Crowe est de retour sur nos écrans et Journal du Japon vous en propose son test, dénué de toute malveillance.

Test effectué sur Switch.

Tales of Tales of Berseria

En l’an de grâce 2015 sortait pour la première fois Tales of Zestiria. On y incarne un jeune homme, Sorey, qui est désigné comme le Berger, un être capable de parler aux Seraphim, des entités spirituelles. Muni du pouvoir de s’unir à eux, il entreprend un grand voyage pour combattre les Hellions, des monstres nés de l’énergie négative des humains : la malveillance. Mais lui et ses compagnons vont devoir faire face à de nombreux obstacles pour parvenir à purifier le monde…

Ce jeu proposait un grand nombre d’aspects plutôt intéressants comme les arènes de combat (Real Map Battles) qui chargeait des monstres dans le monde ouvert après un petit laps de temps. Ainsi, si tout se déroulait dans une pièce de château, les murs de cette pièce ainsi que les meubles se retrouvaient dans l’arène de combat. De quoi rendre ces dernières un peu plus vivantes ! Mais en plus du système de combat se détachant des précédents épisodes de la série, le lore autour des Seraphim, de la malveillance ont été partiellement explorés. Et une année plus tard sortait un prequel : Tales of Berseria, prenant place 1 000 ans plus tôt.

La malveillance au cœur du récit

Contrairement au titre précédent où l’on incarne le Héros parmi les héros : le Berger, ici rien de tout ça. Au contraire même. En effet, tout commence dans un petit village reculé où vivent Velvet Crowe, son frère Laphicet et leur beau-frère, Artorius. Lors de la Nuit écarlate, ce dernier, afin de protéger le monde contre les démons (les futurs Hellions), sacrifie le petit Laphi et invoque une mystérieuse entité. Par cet acte, Artorius permit aux humains de voir les Malakhim (plus tard renommés Seraphim) et est devenu le 1er Berger. Mais dans le processus Velvet est elle devenue un Therion (un démon spécial se nourrissant de démons) et cette dernière n’a dès lors plus qu’une idée en tête : la vengeance !

Tales of Berseria - Artworks des personnages
Thérion, Malakhim, démon et humain, un cast éclectique. © Bandai Namco

Emprisonnée pendant plusieurs années sur une île-prison, Titania, elle est finalement sauvée par une Malak. Velvet, accompagné par Magilou la sorcière et Rokurou le démon samouraï s’enfuient ensemble. Au cours de leur périple, ils rencontrent Laphicet et Eizen, deux Malakhim, ainsi qu’une exorciste de nom d’Eleanor. Leur projet : tuer Artorius ainsi que la mystérieuse entité qui l’accompagne. Mais cette vengeance va très vite prendre des proportions mondiales lorsque la malveillance va commencer à se répandre sur les terres de Midgand.

Récit de vengeance(s)

Alors que dans Tales of Zestiria, l’histoire passait davantage par l’exploration que par Sorey, dans Berseria c’est surtout Velvet et ses compagnons qui la nourrissent. Pas de héros qui par à l’aventure pour sauver le monde. Non. Ici, ce sont des individus avec différents objectifs qui convergent en un mot : vengeance. C’est simple, quatre d’entre eux (pas Eleanor ou Laphicet) cherchent à se venger de quelqu’un. Et tous sont du côté du « Bien » : l’Église, le Berger et les Empyréens (les dieux).

Velvet, Laphicet et Eleanor

Ainsi, TOB est amorcé par la rancœur de Velvet envers Artorius qui lui a tout pris (famille, village, humanité) et son cheminement entre le début du jeu et la fin est très intéressant. Passant pour froide et sans cœur, Velvet est un personnage complexe qui s’est forgé une carapace afin de survivre. Obnubilée par le Berger, elle n’en reste pas moins réfléchie et va à plusieurs moments de l’histoire nouer des liens avec d’autres personnages. L’un des plus intéressants se retrouve en la personne d’Eleanor, le vaisseau de Laphicet.

Tales of Berseria, Dialogue entre Laphicet et Velvet.
Laphicet discutant avec Velvet. © Bandai Namco

Ces deux personnages sont à part de la vengeance. Bien qu’au départ la jeune exorciste cherche à supprimer tous les démons sans distinction, son voyage avec ce groupe atypique lui permettra de s’ouvrir davantage. Elle laisse peu à peu ses préjugés envers les démons et les Malakhim et cherchera surtout à aider le plus grand nombre de personnes. Pure, elle est une parfaite barrière à la malveillance pour Laphicet, ce petit garçon Malak aux très grands pouvoirs de lumière. Très (trop) obéissant en début d’histoire, il va se libérer de ses chaînes afin de trouver un but à son existence. Il est aussi le « phare » qui aide Velvet à ne pas sombrer davantage. Un personnage qui évolue grandement tout du long du jeu.

Magilou, Eizen et Rokurou

Tales of Berseria - Eizen Laphicet, Magilou, Velvet, Eleanor et Rokurou prêts à se battre.
La team est prête à se battre ! © Bandai Namco

Après le petit « ange », subtilement mis en avant par la houppette en forme d’auréole de Laphicet, place au démon ! Rokurou vient d’une famille de samouraï. Impossible de passer à côté, entre la tenue traditionnelle japonaise ou le katana attaché à son dos. Ce dernier s’est transformé en démon à force de vouloir se venger de son frère Shigure, un des hauts membres de l’Église. Gentil et enjoué, il ne vaut mieux pas s’interposer dans ses combats, surtout avec son frère qu’il déteste.

Cet aspect le met un peu en opposition avec Eizen, le pirate blond du groupe. Capitaine (remplaçant) du Van Eltia, il est assez bagarreur et impulsif. Mais bien qu’il laisse parler ses poings, il n’en reste pas moins très intelligent et parfois candide (avec un syndrome du frère-poule) lorsque l’on parle de sa sœur. Cette dernière, Edna, apparaît surtout comme l’une des Seraph de la Terre de Tales of Zestiria. Enfin, la plus mystérieuse reste Magilou. Sorcière de son état, elle est en réalité une exorciste qui contrôle un Malak spécial avec des traits félins (un Normin dans TOZ). Perturbatrice et égoïste, elle ne se bat que si la situation l’exige… au début. Ses motivations réelles n’arrivent qu’assez tard dans le jeu donc pas de spoiler outrancier. Mais retenez bien son véritable nom, très important pour cette duologie !

Tales of Berseria - Velvet affrontant Artorius (l'antagoniste principal)
Velvet VS Artorius. © Bandai Namco

Tales of Mythology

Non ce n’est pas un crossover entre un Tales et Age of Mythology. Calmez-vous ! Par ce titre, il est surtout important de souligner la prédominance de réinterprétations de mythes anglo-saxons ou méditerranéens, et plus spécifiquement des mythes arthuriens. En effet, le Berger, Artorius, tire directement son nom du roi Arthur, chef des chevaliers de la Table Ronde et du royaume de Camelott. Ici cela a été modifié en chef de l’Église. Un de ses vassaux se nomme Melchior Mayvin. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais il pourrait s’agir en réalité d’une transformation de Merlin, Merline en l’occurrence. Cela coïnciderait avec le fait qu’il était très proche de la famille royale et du prince Perceval Asgard. Et il existe bien d’autres personnages encore dont Lancelot, maître d’arme de Rokudou par exemple.

Cette proximité avec les mythes européens se retrouve également dans le bestiaire. Il existe des loups-garous, des fées, lutins, des femmes-serpents (les trois sœurs Gorgones dans TOZ), des harpies et des dragons. Très importants ces derniers car ils sont issus de la malveillance ayant contaminé un Malak (nom sémitique signifiant « ange »). Il en existe différentes sortes mais les plus emblématiques ne sont non pas des vouivres mais bien ces gros monstres à écailles avec quatre pattes qui peuplent bon nombre de nos contes et légendes.

Enfin, certains lieux comme Loègres, Pendragon dans Tales of Zestiria, et certaines formulations comme la Dame du Lac qui désigne Laïlah (Seraph de feu dans TOZ qui se joue avec une épée) ne font que nourrir l’univers de la duologie.

Vocabulaire religieux

Gustave Doré. Rosa celeste : Dante et Béatrice contemplant l’Empyrée. Bibliothèque nationale de Pologne, 1871.

Outre les contes et légendes arthuriens, méditerranéens voire nordiques (il est possible de croiser des golems, un Béhémoth également, etc), un grand nombre de mots sont apparentés aux trois Grandes Religions du Livre. Bien sûr cela passe par des monuments comme les églises, la cathédrale de la capitale ou les titres (novices, initiés, prêtres…), mais pas que.

Les Malakhim (anges), les Seraphim (séraphins), les Daemon (démons) sont des êtres qui apparaissent tous dans les Saintes Écritures. Ils désignent des êtres proches de Dieu ou au contraire des êtres mauvais, souillés et pleins de malveillance. Les Hellions sont eux tirés du mot anglais Hell (Enfer dans le sens biblique du terme) qui s’opposent aux êtres vivant en Elysia (Elysion, les Champs-Elysées donc le Paradis grec). Les Empyréens, ces Malakhim surpuissants régulièrement évoqués font eux référence à l’Empyrée, la strate céleste la plus lointaine où vivent Dieu et autres êtres célestes.

Gameplay

En bon JRPG, ce Tales of Berseria possède un gameplay dans la lignée des jeux l’ayant précédé. Ainsi, le choix de la team jouée se passe dans les menus, de manière assez rapide. Après avoir appuyé sur la touche dédiée, le joueur sélectionne un portrait et le place soit dans un des quatre slots de l’équipe active soit en réserve. Chose à savoir, ces réservistes peuvent très bien intervenir en combat. Pour ce faire, il suffit de choisir qui va être échangé avec les flèches Gauche ou Droite sur Switch. Une fois le choix fait, il faut utiliser les flèches Haut ou Bas et le changement va se faire sans interruption durant une bataille. Cela est très dynamique et peut sortir de situations périlleuses. Si on veut jouer quelqu’un d’autre que Velvet sur la map, il suffit d’appuyer sur X, le désignant comme « chef ».

Menu et sélection de personnage
Eizen va devenir chef ! Capture d’écran personnelle. © Bandai Namco

Le jeu étant en monde semi-ouvert, il est possible de se balader sur la carte qui est fixée en haut de l’écran de jeu. En cliquant dessus, il est possible de l’agrandir pour facilement se repérer. Cette exploration peut être la bonne occasion de trouver des coffres et autres objets ou ennemis rares, il est donc recommandé de bien explorer entre chaque passage scénaristique pour ne rien oublier, voire de retourner régulièrement dans les anciennes zones, des objets ou des coffres pourraient de nouveau apparaître.

Bien se préparer au voyage

En bon jeu d’aventure, l’exploration est primordiale pour dénicher des objets voire des équipements qui faciliteront le voyage et les combats. Aussi, il est bon de passer du temps dans les villes pour récupérer le maximum d’objets. Potions, gelées, armures et armes, il ne faut rien négliger. Si un point lumineux apparaît à l’écran, il suffit de cliquer sur A pour le ramasser. En ville, il est possible de trouver une auberge (symbole de lune) et un marchand (symbole d’enclume). Ces deux lieux sont importants à visiter régulièrement. Surtout le marchand (qui apparaît aussi parfois dans les donjons).

Les armes de base sont celles en ambre et plus le joueur augmente en niveau, plus il sera possible d’avoir des armes et équipements puissants et résistants dans divers matériaux. Ces dernières ont une jauge d’apprentissage qui varie selon la qualité de l’objet, il est donc possible de les maximiser pour débloquer des effets bonus, mais aussi de les échanger entre membres (sauf les armes principales et secondaires qui sont propres à chaque personnage). Attention aussi aux hauts et chaussures qui sont sexués (gilets et chaussures lourdes pour les hommes, autres hauts et chaussures à talons pour les femmes). Et on n’oublie pas un anneau et un titre pour parfaire le personnage.

Menu équipement de Rokurou
Dagues, talisman, gilet et plus encore pour ce bon vieux Rokurou. Capture d’écran personnelle. © Bandai Namco

Battle !

Comme dit précédemment, les combats se déroulent dans des arènes qui se génèrent dès que l’on touche un ennemi sur la map. Commence dès lors le combat. Rien de très compliqué jusque-là. Dès que l’arène s’ouvre, le monstre le plus proche est directement sélectionné, il est alors possible d’enchaîner les attaques en cliquant sur les boutons A, B, X ou Y. Il est donc recommandé de bien assigner les attaques aux touches avant de se lancer dans la bataille, afin de maximiser les dégâts avec des combos.

Sur chaque touche peuvent se suivre 4 attaques appelés artes. Il en existe quatre sortes : artes martiaux, artes cachés (physiques) et le artes de Malak ou de guérison (la magie). En plus des seize artes initiaux, il est aussi possible d’en ajouter quatre supplémentaires en cliquant simultanément sur L + A, B, Y ou X. De quoi laisser pas mal de libertés.

Outre cela, il est possible de changer de cible à tout moment avec le bouton R et le joystick analogique gauche. Enfin, chaque personnage possède un ultime. Pour le réaliser, il faut faire un enchaînement d’attaques, et enfoncer le bouton L2 durant ce dernier. Cette possibilité n’est disponible qu’à partir d’un certain moment dans le jeu alors patience ! Les combats permettent de monter en niveau donc il faut en faire très régulièrement, go go fight ! Qui sait, peut-être qu’un monstre lâchera une arme ou un équipement rare…

Indications sur la carte et menus

La carte fourmille d’éléments qui aident constamment le joueur. Pour connaître l’objectif principal, il suffit de cliquer sur L hors combat et une petit étoile va rappeler la mission principale en cours. De plus, un icône étoile est disponible sur la carte pour ne pas se perdre. Mais il est possible de trouver bien d’autres éléments. Si on se dirige vers une feuille, il est possible de récupérer une plante qui aide à augmenter ses stats. Il est possible de trouver les points de sauvegarde symbolisés par un S, des portes en doré, des coffres et des entrées de donjons en rouge. Les losanges verts indiquent eux un accès vers une autre map. Les points d’exclamations sont quant à eux des événements optionnels à déclencher. Attention, si une cible rouge apparaît, c’est qu’un monstre unique est présent donc foncez !

Tales of Berseria - Suivre l'objectif principal sur la carte
La suite de l’histoire indiquée par une étoile ! © Bandai Namco

Dans le menu, outre les objets, les artes et l’équipement, il y a plusieurs autres icônes. Les lunettes à moustaches indiquent les vêtements, c’est là que l’on peut personnaliser les personnages aux moyens d’accessoires, de tenues et de coiffures. Il est aussi possible de modifier la géoplanche (accessible assez tard dans le jeu et permettant de se déplacer plus vite). Ensuite il y a un menu stratégie avec la pièce d’échec pour programmer les bots en combat. Le navire est utile pour lancer des expéditions en mer qui ramènent des objets rares et exclusifs. La toque est pour la cuisine, on sélectionne une recette et un cuisinier pour ajouter des effets supplémentaires aux repas. La bibliothèque permet d’accéder aux lexiques de monstres, équipements et autres. Enfin le menu système permet d’accéder aux paramètres du jeu par exemple.

Bonus du remaster

Cet opus est fourni avec plusieurs bonus tout comme pour Tales of Grace f Remastered avant lui . Déjà, il est possible en lançant une nouvelle partie d’utiliser un certain nombre de points. Ces derniers permettent de débloquer différents bonus comme des multiplicateurs d’expérience et d’argent, facilitant la montée en niveau et l’achat d’équipement. Des tas de costumes alternatifs sont fournis ainsi que bon nombre de coffrets contenant plantes, gelées, potions et autres matériaux. Cela permet à tout un chacun de se faciliter ou non sa partie ! Un très bon point pour ce remaster !

Costume alternatif pour Rokurou
Rokurou portant un costume et une nouvelle coupe de cheveux. © Bandai Namco

Les infos utiles de fin

La version remastered du titre a été faite sous Unity. C’est un titre signé Bandai Namco disponible sur plusieurs supports (Switch, PS5, Xbox Series et PC) qui a été dirigé par Yoshimasa Tanaka (Super Smash Bros. Ultimate). Yasuhiro Fukaka (Tales of Vesperia) a été en charge de la production et le designer de Tales of Zestiria, Tatsuro Udo, s’est occupé du système de combat. Mutsumi Inomata (Sacred Seven et beaucoup de Tales), Kôsuke Fujishima (Ah ! My Goddess), Minoru Iwamoto (Tales of Arise) et Daigo Okumura (Scarlet Nexus) sont tous les quatre crédités comme artistes. Le jeu est signé Naoki Yamamoto (Triangle Strategy) tandis que Motoi Sakuraba (Eiyuden Chronicle: Hundred Heroes) s’est occupé de la composition.

Bande-son et seiyû

Côté musique, c’est le célèbre groupe FLOW qui chante l’opening.

Côté doubleurs, le cast principal est composé de Rina Sato (Makoto Niijima dans Persona 5) pour Velvet et Azumi Asakura (Asia Argento dans High School DxD) pour Laphicet. Daisuke Kishio (Leo dans Fairy Tail) et Toshiyuki Morikawa (Leon S. Kennedy dans RE9) prêtent leur voix à Rokurou et Eizen. Magilou est elle doublée par Satomi Sato (Saki Hanajima dans Fruit Basket) tandis qu’Eleanor a pour voix Ami Koshimizu (Kallen Kozuki dans Code Geass). Enfin, les voix de Kenjiro Tsuda (Kento Nanami dans JJK, Zaveid), Kazuya Nakai (Roronoa Zoro dans One Piece, Shigure), Tomoaki Maeno (Kinro dans Dr. Stone, Oscar Dragonia) font également partie du cast parmi tant d’autres. Le jeu possède un doublage de qualité en version japonaise tout comme en version anglaise, de quoi rendre l’expérience de jeu encore plus agréable.

Tales of Berseria version remaster a été une très bonne surprise. Il permet de retrouver un titre de la génération PS3 sur les supports modernes sans perdre ce qui faisait le charme de l’original. Il est beau, fluide, et les combats sont particulièrement jouissifs. Certes, il est un peu long, mais c’est aussi une des forces du titre. Nous prenons plaisir à suivre Velvet et ses compagnons, à parcourir les plaines et les montagnes de Midgand à leur côtés. Un titre parfait en attendant le prochain Tales ou le prochain remaster.

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