La saga Tales of fête son anniversaire

Cela fait maintenant bien longtemps que les jeux Tales of ont commencé à émouvoir les joueurs fans de J- RPG. À l’occasion de la sortie du dernier opus en date, Tales of Arise, Journal du Japon a décidé de vous proposer une rétrospective sur cette saga mythique.

Contes et légendes oubliés : les débuts de la série

Le premier Tales of…

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Jaquette du jeu sorti sur SUPER NINTENDO ©NAMCO

La saga des Tales of a débuté son histoire en 1995 avec la sortie du tout premier opus, Tales of Phantasia, créé par feu la TEAM WOLF (aujourd’hui NAMCO TALES STUDIO) et dont certains membres comme Yoshiharu GOTANDA ou encore Masaki NORIMOTO ont fondé TRI-ACE (Star Ocean, Valkyrie Profile, Resonance of Fate).

Ce Tales of Phantasia nous met dans la peau de Cless Alvein, un héros de 17 ans qui, accompagné de plusieurs compagnons, doit parcourir le monde pour contrer le mal personnifié, Dhaos. Ce jeu met en place toutes les bases des futurs opus comme, le héros au destin exceptionnel, le groupe qui se constitue au fur et à mesure de l’avancé des événements, le grand méchant de l’histoire aux motivations plus ou moins complexes, etc.

…connu bien plus tard

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Jaquette japonaise de Tales of Phantasia : Nakiri Dungeon ©NAMCO

Cet opus qui initie toute la légende de la saga n’est pas sorti du Japon avant 2006 (merci à son remake !), le laissant inconnu de certains fans. Toutefois, une adaptation en une série d’OAV permet tout de même de se plonger dans l’univers d’Asélia et de Cless sans pour autant développer toute l’intrigue.

Des suites à Tales of Phantasia ont vu le jour mais face à l’arrivée tardive de la série en France, elle sont restées restreintes au territoire japonais. Parmi ces dernières il y a Tales of Phantasia : Nakiri Dungeon qui se déroule 104 ans après les événements du précédent opus. Ce fait montre aussi que les débuts pour la saga n’ont pas été des plus faciles, au point que trois titres nous sont encore inconnus.

Trois titres méconnus ou oubliés

La saga de la destinée

Tales of Destiny ©NAMCO

La série des Tales of a dû attendre 2004 avant de se retrouver sur les étagères françaises. Mais entre cet opus, Tales of Symphonia, et le premier, Tales of Phantasia, trois titres méconnus ont vu le jour. Et deux d’entre eux se suivent directement : Tales of Destiny et Tales of Destiny 2.

Le jeu Tales of Destiny 2 ©NAMCO

Le premier prend place au milieu d’un conflit opposant les peuples Aetherian et Erthers. On nous met dans la peau, comme précédemment, d’un jeune homme, Stanh Aileron, un blond aux yeux bleus et épéiste, qui doit prendre part à la bataille. Comme Cless il est accompagné de plusieurs personnages pour sauver le monde. Un combat qui semble se poursuivre dans Tales of Destiny 2, se déroulant 18 ans après le premier opus, nous mettant dans la peau de Kyle Dunamis, épéiste comme tous les héros de Tales of.

Tous deux ont été créés par la même équipe que le premier opus, la TEAM WOLF, et cristallisent les différentes mécaniques de jeu comme les combats aléatoires contre des monstres mais surtout l’utilisation de la mécanique propre à la série : les artes (nom donné aux capacités spéciales). De plus, il est possible de voir un changement progressif dans les graphismes, ce qui se remarque notamment lors des phases de combat dynamiques. Les personnages sont plus détaillés et les animations bien plus fluides qu’auparavant.

Voyage entre Ciel et Terre

Ce basculement ne s’est pas fait avec ces opus précisément mais bien avec Tales of Eternia, sorti en 2000 (2006 pour le remake PSP exporté à l’international). Ainsi, les progrès technologiques permettent de se rapprocher des dessins officiels apparaissant dans les manuels de jeux. Le système du linear motion battle, à savoir les combats en temps réel se déroulant sur une ligne, se développe donc également, permettant une meilleure fluidité dans les animations par exemple.

Le remake de Tales of Eternia ©NAMCO

À parler du système de jeu, on en oublie de présenter cet opus. L’histoire n’a absolument rien à voir avec les Tales of Destiny mais les Américains ont tout de même décidé de vendre cet opus sous le titre Tales of Destiny II. On y suit Reid Hershel et ses compagnons d’Inferia qui font la rencontre de Meredy, une jeune fille arrivée en vaisseau et provenant de Célestia. Commence alors une aventure pour, comme dans tout Tales of, sauver le monde.

Tous ces jeux ont permis de construire les débuts d’une saga mythique mais restent oubliés, éclipsés des esprits par le premier Tales of à être arrivé en France : Tales of Symphonia.

Un opus qui a conquis les fans : Tales of Symphonia

Classique du J-RPG

Symphonia 1 et 2

Compilation de Tales of Symphonia et Tales of Symphonia : Dawn of a New World ©BANDAI NAMCO

La saga des Tales of a su marquer son entrée dans les foyers français. En effet, outre le style de dessins très prisé par les fans de japanimation, Tales of Symphonia a brillé de par son intrigue et son gameplay. Sans oublier que la saga est passé avec ce dernier de la 2D à la 3D, renouvelant alors par la même occasion l’aura de la licence.

NAMCO TALES STUDIO nous propose de suivre Lloyd Irving et Colette Brunel dans leurs aventures pour sauver la terre de Sylvarant ainsi que les Humains des Désians, des Demi-Elfes qui les réduisent en esclavage. Tout au long de leurs péripéties il seront secondé par plusieurs compagnons de voyages, certains très appréciés des fans de la série comme Kratos Aurion ou encore Zélos Wilder.

Notre héros, épéiste comme tout protagoniste de Tales of qui se respecte, va ainsi pouvoir évoluer, prendre en maturité et passer de l’adolescent tête brûlée à la figure de légende qu’il est aujourd’hui aux yeux des joueurs. Un titre qui explore énormément la psychologie des personnages ainsi qu’un monde très vaste où de nombreuses créatures mythiques pour la série vivent : les Esprits. En effet, Tales of Symphonia, en plus d’un scénario riche, est le premier à concentrer une grande partie de l’intrigue sur ces divinités déjà présente dans Tales of Phantasia ou Tales of Eternia.

Tous ces éléments ont fait de Tales of Symphonia le porte-étendard de la saga à l’Occident. Devant un tel succès, une suite directe a été produite… Une suite qui n’a pas vraiment convaincu : Tales of Symphonia : Dawn of a New World.

Une suite en demie teinte…

On y suit non pas les nouvelles aventures des héros du premier opus mais de nouveaux personnages, Emil Castagner et Marta Lualdi, qui doivent parcourir une nouvelle fois le monde non pas pour retrouver les Esprits élémentaires mais les Centurions, des divinités endormies dans les temples déjà visités dans Tales of Symphonia.

Et le principal problème semble venir de là pour les joueurs. L’histoire n’explique nullement pourquoi les Centurions, qui ne sont jamais évoqués dans le premier opus, se retrouvent exactement au même endroit que les Esprits et qui si l’on suit la logique du jeu sont aussi puissant que ces derniers, notamment leur chef, Ratatosk.

Autre point qui semble dérager les fans c’est le traitement réservé aux anciens personnages, notamment Lloyd. Le jeu voulant développer un maximum les liens entre Emil, Marta, Tenebrae ou Rudger qu’il en oublie presque de faire évoluer et de faire interagir les anciens héros de Sylvarant, ce qui peut frustrer les joueurs de Tales of Symphonia.

…avec de bonnes idées de gameplay

Malgré ces points négatifs, Tales of Symphonia : Dawn of a New World tente de faire découvrir une nouvelle histoire dans un monde déjà connu du public et a même amélioré le système de combat déjà rafraîchi par l’arrivée de la 3D. On poursuit donc les déplacements en ligne droite et dans l’espace des arènes de Tales of Symphonia premier du nom tout en ajoutant la possibilité de combattre avec des monstres à l’instar de jeux récents comme Persona 5. Un jeu qui, bien qu’ayant plusieurs points positifs, n’a pas conquis les fans de la saga.

Au final, et bien que Tales of Symphonia reste une des références du genre, plusieurs titres de la saga n’ont jamais été distribués en France même après le succès critique et commercial de Tales of Vesperia. Des légendes oubliées qu’il est temps de faire connaître.

De nouveaux titres oubliés ou méconnus

Contes et légendes classiques : Tales of Rebirth

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Jaquette de Tales of Rebirth ©NAMCO

Tandis que tout le monde est conquis par Tales of Symphonia, les distributeurs choisissent tout de même de ne pas proposer avant 2008 Tales of Symphonia : Dawn of a New World et surtout Tales of Vesperia. Ainsi trois titres sont largement méconnus, mis à part pour ceux qui ont acheté les mangas.

Le premier d’entre eux est Tales of Rebirth. Dans un monde ou Huma et Gajuma, hommes-bêtes, coexistent, le jeu nous met dans la peau de Veigue Longberg, un épéiste solitaire et froid qui a malheureusement congelé son amie d’enfance, Claire Bennett, lorsque ça Force du Gel est devenue incontrôlable. Il parcourt donc les terres de Calegia avec ses compagnons pour trouver un moyen de sauver son amie.

Ce jeu suit la structure classique des Tales of, en nous montrant un épéiste qui, bien que débutant, part pour une mission personnelle et va finalement évoluer. Ici s’adoucir au contact de ses proches, pour devenir un héros mythologique et le sauveur du monde. Cette structure narrative se retrouve dans tous les opus qui l’ont précédé et l’on suivi. Il n’y a aucune innovation de ce côté là. Car il n’en a pas la prétention.

Un nouveau gameplay

En effet, Tales of Rebirth, plutôt que de vouloir repenser le gameplay de la franchise a été pensé comme un épisode de consolidation. Les développeurs ont ainsi pu améliorer quelques peu le système de combat en ligne droite sur plusieurs plans déjà mis en place sur Tales of Symphonia ainsi que le menu ou encore l’interface du jeu. Mais on sent que c’est durant la période de sortie de Tales of Rebirth que la saga se cherchait encore. Ainsi, on oublie les personnages en 3D et on retourne sur de la 2D durant les combats. Graphismes qui ont de nouveau changé avec l’opus suivant : Tales of Legendia.

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Jaquette de Tales of Legendia ©NAMCO

En effet, ce nouveau jeu reprend les nouveautés mises en places par Tales of Symphonia, mais contrairement aux combats en ligne droite sur plusieurs niveaux, ici on retourne sur une ligne droite unique mais on récupère la 3D des personnages. On est vraiment dans cette nouvelle identité autant visuelle que dans le gameplay que recherche la saga.

Ce changement dans les phases de combat accompagne un scénario typiquement Tales of, avec un héros, Senel Coolidge, qui, accompagné de ses alliés, doit s’opposer aux Ferines se croyant supérieurs aux Orerines. Avec ce résumé, il est également possible de lister parmi les thèmes abordés régulièrement par la saga comme l’oppression, la révolte, la souffrance ou le salut ; des sujets forts qui aident le joueur à avoir de l’empathie pour les personnages. Ces mêmes émotions sont alimentées par les quêtes de personnages qui développent d’avantage la pensée et le vécu de ces mêmes personnages, chose essentielle pour tout opus postérieur à Tales of Legendia.

Une nouvelle identité visuelle

À côté de ces deux opus arrive en 2007 Tales of Innocence, qui lui change drastiquement le visuel des personnages. En effet, on a une réelle rupture entre les dessins présents dans Tales of Legendia ou Tales of Rebirth et les opus suivants comme Tales of Grace par exemple. On arrondit les visages, on agrandie les yeux, on se rapproche encore plus de l’esthétique manga qui est aujourd’hui la marque de fabrique de la saga.

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Jaquette de Tales of Innocence R ©NAMCO

Outre le changement graphique, ce nouvel opus est le premier à modifier le système de combat. On a ici les débuts de l’arène dans laquelle on peut se déplacer qui a ensuite été popularisé par le très célèbre Tales of Vesperia et qui reste encore aujourd’hui indispensable à un gameplay Tales of. Un épisode méconnu et qui apporte pourtant la majorité des nouveautés qui font l’identité même de la série.

Mais bien qu’innovant dans sa manière de jouer, il reste un digne héritier dans sa narration, avec un héros à épée, qui doit sauver le monde déchiré par une guerre entre deux races, les humains de Naraka et les divinités vivant sur Devaloka. Du pur Tales of avec un personnages principal vaillant et sans reproche qui va sauver la veuve et l’orphelin. C’est cet aspect qui le différencie le plus du héros de l’opus suivant, véritable révolution pour la série en France : Tales of Vesperia.

Le renouveau des contes et légendes : Tales of Vesperia, la pierre angulaire du succès

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Jaquette de la Definitive Edition de Tales of Vesperia ©BANDAI NAMCO

Le véritable fer de lance dans la diffusion de la série en France a été Tales of Vesperia. Ce titre s’illustre notamment par un scénario assez complexe, amenant à mélanger développement de personnage et quête principale de manière stupéfiante.

Ainsi, c’est au fur et à mesure des péripéties qu’il est possible de voir de manière significative les changements de comportement chez Yuri Lowell, le très charismatique héros de cet opus, un preux chevalier au grand cœur mais connaissant les noirceurs du monde et n’hésitant pas à se salir les mains lorsque la justice est impossible.

Cette transformations est également visible chez tous les autres personnages, que ce soit la douce Estellise, le chevalier blanc Flynn, le pleutre Karol et tous les autres. Chose assez intéressante pour le souligner, un film d’animation nommé Tales of Vesperia : First Strike permet d’en apprendre encore plus sur le monde du jeu avant le début de l’aventure et de connaître plus de lore sur les personnages masculins Yuri et Flynn, le début de leur amitié et rivalité.

Mais l’opus n’est pas glorifié par les joueurs uniquement par le scénario ou les personnages, il l’est également pour son gameplay et son chara design. On retrouve alors les mécaniques de combat mis en place par Tales of Innocence ainsi que son style manga, permettant de donner une nouvelle aura au jeu et à la série en Occident.

Un véritable chef-d’œuvre vidéo-ludique qui a réellement permis l’essor de la saga de par le monde.

Le post-Vesperia : les portages

Deux jeux…

Le succès critique de Tales of Vesperia la distribution de plusieurs portages sur consoles portables. Outre Tales of Phantasia sur GBA ou Tales of Eternia sur PSP, la France a pu voir arriver Tales of the Abyss sur 3DS et Tales of Hearts R sur PS VITA.

Tales of Hearts R ©BANDAI NAMCO

Ces deux titres ont permis aux nouveaux joueurs de découvrir ou redécouvrir les graphismes ou la manière d’écrire un Tales of avant l’arrivée de Vesperia. Ils mettent tous l’accent sur un point particulier qui fait toute la singularité.

Tandis que le premier met en avant un scénario complexe tournant autour de personnages torturés et souffrant chacun à leur manière, un peu comme ce qu’il est possible de voir dans Tales of Symphonia, le second met en avant l’importance des Esprits. Deux manières d’écrire un opus et qui se retrouvent dans tous les titres postérieurs.

…une même énergie

Abyss, le premier opus, nous met dans la peau de Luke Fon Fabre, fils héritier d’une noble famille et épéiste, qui doit sauver le monde en compagnie d’amis qui vont lui permettre d’évoluer, passant de personnage arrogant à une personne réellement altruiste et noble. Le second opus, Hearts R, nous met dans la peau de Shing Meteoryte, un jeune homme vivant avec son grand-père et qui va parcourir le monde après la mort de ce dernier.

Deux personnages, un même lien : la souffrance. Une thématique vraiment importante pour la saga qui la traite toujours de manière très approfondie. Et le prochain opus, Tales of Graces ne fait pas exception à cette règle.

Le remake de Tales of the Abyss ©NAMCO

Un nouveau pilier de la série : Tales of Graces

Du pure Tales of

Tales of Graces f ©NAMCO

Surtout connu pour sa version PS3 nommée Tales of Graces f, ce nouvel opus nous met dans la peau d’Asbel Lhant, le fils aîné et héritier de la famille du seigneur local. Lui, ainsi que Richard, Hubert, Cherry ou Sophie sont liés chacun par un mystérieux destin, un poids très lourds qui implique que tous souffrent énormément.

Cet opus, comme Vesperia le faisait déjà, reprend le chara design manga initié avec Tales of Innocence. Mais contrairement à Vesperia, le système de combat et notamment les artes des personnages ne s’obtiennent pas avec des armes mais bien en utilisant certaines compétences, système encore en vigueur aujourd’hui dans Tales of Arise, le dernier opus en date. Le système de compétence est propre à chaque jeu et est sans cesse remanié pour s’adapter au mieux au monde et aux personnages.

Quelques innovations

La particularité de Tales of Graces f est que de nouvelles compétences et des nouveautés liées au combat sont uniquement déblocables grâce au chapitre f qui se déroule après la fin du jeu original, amenant un tout nouveau scénario et d’autres particularités pour l’occasion. C’est ainsi que fonctionnent généralement les remake et les portages de la saga, donnant ainsi un intérêt tout particulier aux portages.

C’est également ce jeu qui innove en implémentant le Style Shift Linear Motion System et qui permet de varier le style de combat de tous les personnages. Autre innovation, cet opus intègre la possibilité de tourner autour des ennemis, facilitant ainsi les esquives et les ripostes. Des éléments de gameplay essentiels aux opus actuels. Il est également le premier titre de la saga à laisser de la liberté au niveau des déplacements dans le monde.

Un succès garant de l’avenir de la série

Enfin et chose essentielle à noter : c’est la forte demande auprès des éditeurs qui a permis à ce titre de s’exporter à l’international. Hideo BABA, producteur de la série Tales of jusqu’à Tales of Berseria, a ainsi suivi la volonté des fans et a permis de développer encore plus la communauté autour de la saga.

Autre fait intéressant, c’est grâce au succès critique de cet opus que Tales of Xillia a pu s’exporter de par le monde. Tales of Graces est donc, au même titre que Tales of Symphonia ou Tales of Vesperia un pilier de la licence qui a conquis un grand nombre de joueurs par son histoire ou son gameplay très intuitif.

La saga des Esprits : Tales of Xillia et Tales of Xillia 2

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Jaquette de Tales of Xillia ©NAMCO

Avec ces deux opus, nous découvrons le monde de Rieze Maxia, où humains et esprits vivent en parfaite harmonie. On y suit Jude Mathis et Milla Maxwell voyageant au travers de nombreux territoires assez vastes, délaissant progressivement les couloirs présents dans beaucoup de Tales of.

Tales of Xillia 2 prend lui place à Elympios, un territoire déjà mentionné dans le premier opus où l’on suit surtout le périple de Ludger Kresnik, accompagné de nombreux personnages du premier opus un an après les évènements de Tales of Xillia.

Mais bien qu’étant une suite directe, Tales of Xillia 2, n’a pas du tout la même atmosphère. Car là où on cherchait à protéger un maximum la nature dans le préquel, ici on voit apparaître un monde très futuriste dans lequel des bouleversements temporels semblent se produire. Deux jeux, deux ambiances.

Une saga expérimentale

Pourtant, cette nouvelle saga des Esprits permet non seulement de remettre au goût du jour ces êtres, centraux pour l’intrigue. De plus, bien que différents dans leur propos ou leur narrations, ils se rejoignent sur divers aspects et notamment sur les tentatives d’innovation.

En effet, Tales of Xillia propose pour la première et unique fois pour le moment de choisir son personnage principal. Il existe ainsi deux scénarios complémentaires, celui de Jude et celui de Milla qui permettent de découvrir différents éléments propres à chaque personnage. Tales of Xillia 2 nous met lui dans la peau d’un personnage muet ce qui ne sera pas reproduit non plus et permet de pousser sa singularité, l’autre étant qu’un des personnage principaux est injouable, à savoir la petite Elle Mel Marta.

Des éléments propres à la série

Mais bien qu’expérimentaux, ces deux titres sont bien des épisodes principaux de la saga. Ils font même intervenir des spécificités déjà mises en place par d’anciens opus comme la jauge de « hors-limite » qui se retrouve également dans Vesperia, les PM pour utiliser des artes, les « artes liés » qui font intervenir deux membres de l’équipe ou encore les artes mystiques ; ces techniques spéciales propres à chaque personnage. Toutes ces spécificités de gameplay propre à la série se retrouvent aussi dans Tales of Xillia 2 qui rajoute une spécificité : le Weapon Shift qui permet à Ludger d’alterner entre pistolets, épées ou marteaux.

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Jaquette de Tales of Xillia 2 ©NAMCO

Tales of Xillia et Xillia 2 sont donc deux épisodes essentiels dans l’évolution des futurs Tales of, que ce soit par la narration ou par son gameplay. Ils ont directement impacté la saga suivante : celle des Séraphins.

La saga des Séraphins : Tales of Berseria et Tales of Zestiria

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Jaquette de Tales of Zestiria ©BANDAI NAMCO

Ces titres nous projettent dans un monde d’heroic fantasy fortement inspiré par les légendes arthuriennes avec des personnages comme Artorius qui se réfère au roi Arthur ou encore des villes comme Damelac par exemple. Ils se rapprochent également des légendes sur les esprits et autres divinités naturelles avec les Malaks (divinités élémentaires de Tales of Berseria) et ancêtres direct des Séraphins visibles dans Tales of Zestiria. Le nom Sorey viendrait lui de Salomon (Solomon en anglais) et emprunterait donc aux « Religions du Livre ». Un même monde mais deux titres et deux ambiances.

Deux histoires opposées…

En effet, Berseria est montré comme l’un des titres les plus sombres de la série puisque son sujet de prédilection est la vengeance, comment elle nous affecte, comment elle nous transforme (ici littéralement) et ce qu’elle peut nous amener à faire. On suit donc Velvet Crowe, un démon, dans son aventure pour prendre la vie de son ancien amour, Artorius. Pour l’aider dans sa sombre quête, elle est accompagnée de démons, de Malaks et d’humains. Cet épisode pose les fondements de la mythologie de l’opus suivant (et paradoxalement sorti deux ans avant, en 2015) : Tales of Zestiria.

Zestiria nous montre lui les conséquences à long terme, environ 1 000 ans, des événements de Berseria. Nous avons affaire à un monde plus lumineux et nous voyageons surtout avec un héros bien plus positif, Sorey, un humain pouvant voir les Séraphins, et destiné à devenir le nouveau Berger (concept mis en place dans le préquel). Il sera accompagné dans ses aventures pour combattre la malveillance par différents Séraphins pouvant contrôler les quatre éléments primordiaux (eau, air, feu, terre) ainsi que par deux humaines, Rose et Alisha. Après la quête de vengeance de Velvet, nous sommes ici en quête de pardon et d’absolution.

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Jaquette de Tales of Berseria ©BANDAI NAMCO

Deux thématiques opposées et pourtant complémentaires dans la série. Présentes un nombre incalculables de fois, elles forment ici les deux faces d’un même univers vidéo-ludique qui permet de parfaitement de les approfondir parfois à l’extrême. Ces deux épisodes forment ainsi un diptyque à part qui a tout de même permis une évolution du gameplay.

…donnant naissance à un univers complet

En effet, les « artes liés » qui sont l’une des clés de jeu des Xillia est ici remise au goût du jour puisque le Berger a la possibilité d’utiliser la magie des Séraphins, de se l’approprier lorsqu’il est connecté à ce dernier. On retrouve également, toute proportion gardée, le Weapon Shift de Ludger Kresnik permettant de jouer Sorey avec une épée, un arc ou des poings selon l’élément utilisé lors de l’Armatus (nouvelle mécanique propre à Zestiria). Ces deux épisodes remettent aussi en avant les artes mystiques, les ultimes des personnages, ainsi que le « hors-limite ».

Enfin, ces deux jeux ont permis de développer encore plus le réalisme et le gigantisme des environnements à explorer. Chose qui avait déjà débuté avec la saga précédente et qui a également impacté le dernier titre de la saga principale des Tales of : Tales of Arise.

La dernière légende en date : Tales of Arise

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Jaquette de Tales of Arise ©BANDAI NAMCO

Sorti pour les 25 ans de la série, tout comme Tales of Zestiria fêtait les 20 ans de cette dernière, Tales of Arise est le dernier né de la saga. Mais contrairement aux deux précédents titres (Zestiria et Berseria) ainsi qu’à la compilation Tales of Symphonia Chronicles, développée par TRI-CRESCENDO (Baten Kaitos, Eternal Sonata), c’est le studio BANDAI NAMCO ENTERTAINMENT qui s’est occupé de ce nouvel opus.

Quelques changements

Ce dernier se démarque quelque peu de ses prédécesseurs de par sa direction artistique. En effet, contrairement aux chara designs très manga des précédents titres de la série, le designer des personnages, Iwaru HINAMOTO, a ici sensiblement changé la formule, en modifiant les traits du visage notamment en rapetissant les yeux, ou en donnant un effet de réalisme aux proportions des personnages, que ce soit la taille ou la carrure. Pourtant malgré ces changements visuels, on ressent toujours la patte Tales of.

Cela est peut-être en relation avec les graphismes qui se rapprochent beaucoup des paysages et de cette impression de grandeur des deux titres précédents tout en modifiant sensiblement une nouvelle fois la forme. Ainsi, Tales of Arise donne un effet presque de peinture aux éléments très éloignés pour souligner un effet de perspective, contrairement à avant où c’était un effet de flou qui permettait d’indiquer le lointain.

Un jeu purement Tales of

Les mécaniques de gameplay si chères aux Tales of comme les combats en arène, les artes, le « hors-limite » ou encore les attaques en duo sont de retour. Mais comme tous les éléments précédemment cités, ils sont modifiés, facilités dans la prise en main et ce très certainement pour toucher un plus large public. Avec ce titre, on essaie vraiment de sortir le J-RPG de niche de son carcan pour le faire coller aux exigences des Triple A, assouplissant ainsi ses fonctionnements internes (menus, interfaces), ses mécaniques propres (artes, équipement, compétences) et son gameplay (artes liés, artes mystiques).

Cela passe par exemple par la possibilité d’utiliser les techniques des équipiers qui n’interviennent pas en combat, qui sont en réserve et qui gagnent ainsi le même nombre de points d’expérience que les autres personnages. On n’est plus obligé de régulièrement recomposer de nouvelles équipes pour faire progresser tous ses personnages. On choisit seulement avec qui l’on veut réellement jouer.

Des thèmes chers à la série

Pourtant, mise à part ces petits changements, ce titre reste bel et bien un Tales of. Il nous plonge dans un monde fantastique et steampunk, dans la peau d’Alphen, un épéiste qui va vouloir se rebeller contre la tyrannie mise en place par les Reniens. Son but : sauver tous les Dhaniens de leur état d’esclave.

On retrouve donc bien le preux chevalier blanc que l’injustice va pousser à peu ou prou sauver le monde. Pour se faire il est accompagné par Shionne, une Renienne assez particulière, et bien d’autres compagnons. Ils sont tous bien décidé à stopper la tyrannie et à se libérer d’une émotion primordiale pour cet opus : la souffrance. Chaque personnage, chaque PNJ, expose une souffrance bien particulière (la perte de ses souvenirs, l’incapacité à se rapprocher de quelqu’un, la perte d’un être cher, etc.)

Chaque phase de l’intrigue (cinématiques, scénettes, dialogues) mettent chacun en avant d’une manière différente cette souffrance mais aussi un idéal qui permettrait à chaque camp de pouvoir vivre librement, sans aucune oppression et sans que la rancune ne vienne assombrir les cœurs. Une recherche qui prendra longtemps et qui participe à l’empathie des joueurs à l’égard de ces personnages meurtris.

Un renouveau pour la série

Tales of Arise avec son mélange entre les traditions de la série, du J-RPG et les nouveautés qu’il apporte est un nouveau souffle pour la série qui ne cesse de se renouveler. Un opus qui ne plaira pas forcément aux fans de la première heure mais qui amènera tout de même la série dans une toute nouvelle étape de son histoire.

Au travers de cette rétrospective, il a été possible de découvrir tout le chemin qu’a parcouru la saga Tales of pour être ce qu’elle est aujourd’hui. 25 ans de légendes, 25 ans de contes qui ont émerveillé petits et grands et qui continuera sans doute à faire rêver. En attendant le prochain opus, profitez de tous les autres et laissez-vous happer une nouvelle fois dans un des nombreux contes proposés par cette série iconique du jeu vidéo.

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