Découvertes Jmusic : dans l’antre du folk

Il n’est pas toujours aisé de s’informer sur la musique japonaise. En effet l’industrie musicale nipponne regorge d’artistes et de formations intéressantes, mais difficiles à dénicher pour des non-japonisants. C’est pourquoi Journal du Japon se propose de vous faciliter l’accès à ces artistes dit « confidentiels ».

Aujourd’hui, ce sont deux artistes solos qui seront mis à l’honneur. Le premier a déjà plus de vingt ans de carrière derrière lui et se présente comme l’un des cadors de la mouvance pop-rock/folk japonaise. Le second, quant à lui, est un jeune rockeur de 24 ans très prometteur, au son beaucoup plus « underground ».

 

The king of folk

Kazuyoshi Saito fait partie de ces artistes assez méconnus du public amateur de Jmusic. Pourtant, on peut le considérer comme l’une des figures incontournables de la pop-rock/folk de l’archipel. Chanteur, guitariste, bassiste, pianiste, batteur, harmoniciste … il est un véritable « homme-orchestre ». Depuis 1993 et la sortie de son premier single boku no beatles ha Tv no naka, il n’a eu de cesse de gravir les échelons de la gloire. Pour preuve, toutes ses sorties vont se hisser dans les meilleures places du top Oricon, de nombreux artistes lui demandent des chansons ou des collaborations, comme Puffy, Perfume, Nishikado Ryo, ou YUI.

kazuyoshi saito

Il a également étendu son talent vers le cinéma (Fish story, Golden slumber), mais finalement, sa plus grande consécration aura été le nombre de reprises de ses propres chansons par d’autres artistes japonais … et même étrangers ! Sa chanson la plus connue, Utautai no ballad, a notamment été encore reprise l’année dernière par ni plus ni moins que Dae Sung du groupe de Kpop BIGBANG. Preuve s’il en est de l’impact qu’exerce ce musicien atypique sur la Jmusic de ces vingt dernières années.
                                               

Parmi ses plus grands succès, on peut citer Aruite Kaerou, Wedding song, ou Yasashiku naritai.

Côté influences, on peut retrouver des artistes japonais tels que Yutaka Ozaki ou les rockeurs de The Roosters, mais également occidentaux comme The Beatles ou le grand Bob Dylan. En effet, la musique de Kazuyoshi Saito est un savant mélange de toutes ces influences, combinée à une voix grave et rocailleuse donnant un charme fou à ses interprétations. Pour pleinement savourer la musique de ce grand artiste, le best of uta utai no ballad 15 singles Best 1993-2007 se pose vraiment comme le « must » à se procurer : il réunit tous ses plus grands succès sur trois CDs, permettant d’apprécier tous les pans de la musique de l’homme.

                                               

 En 2011, il forme un duo rock’n’roll nommé Mannish Boys avec le batteur Nakamura Tatsuya. Parallèlement, il continue sa carrière solo qui reste toujours aussi populaire. Lors de sa tournée nationale « Kazuyoshi Saito – live tour 2013-2014 », la rock star a mobilisé plus de 140 000 spectateurs. A maintenant 48 ans et plus de vingt ans de carrière professionnel, Kazuyoshi Saito continue d’enflammer son public et on ne peut que lui souhaiter que cela dure encore vingt ans de plus.

                                                

The kid of rock

Kobayshi Taro

Auteur, compositeur, interprète, ce rookie a de quoi séduire. Avec ses allures de bad boy, sa voix grave et torturée ainsi qu’un charisme indéniable, ce nouveau venu sur la scène rock alternative nipponne propose un univers d’une grande richesse à la frontière du punk rock, d’un rock heavy ou au contraire plus catchy, et du grunge. 

Débutant sa carrière en 2010 avec la sortie d’un premier album indie nommé Orkonpood, le public fut immédiatement conquit par la voix puissante et la sensibilité musicale de Kobayashi Taro, devenant l’une des révélations les plus prometteuses de 2010 par l’ « Itunes JAPAN SOUND OF 2010 ». Preuve de sa notoriété naissante, il fut invité à se produire dans deux des plus importants festivals rock de l’archipel à savoir le « Arabiki Rock festival » et le « Summer Sonic festival ».

Avec la sortie de son deuxième album Dancing Shiva, Kobayashi Taro put entamer une première tournée nationale dans une dizaine de villes. Fort de son expérience live dans de nombreux autres festivals, il fut repéré par le label King records (AKB48, Matenrou Opera, ou The Kiddie) qui produisit en 2012 son premier EP Major Milestone. L’année suivante, son premier album major Tremolo sort et fut suivi d’une nouvelle tournée nationale. Un deuxième EP, Ignite, a vu le jour plus tôt cette année.

                                                   

En dépit de sa jeune carrière, Taro Kobayashi possède déjà un son d’une grande maturité. Ses talents de guitariste et sa voix exceptionnelle sont régulièrement mis en avant, ce qui laisse au spectateur tout le loisir d’apprécier la performance d’un artiste complet.

                                                    

Parmi ses chansons les plus marquantes on peut citer drugstore, qui allie un riff très proche de celui de l’intro de la chanson Hysteria de Muse (dans une version plus heavy) et une partie vocale qui n’est pas sans rappeler un certain Kurt Cobain. 烏  (karasu) est également un must, puissante ballade rock de plus de 7:30min où d’avantage que la guitare, la voix de Taro est mise en valeur.

A bientôt cinq ans de carrière, Taro Kobayashi se pose comme un véritable espoir de la scène rock alternative japonaise.

                                                   

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