[Interview] Rilakkuma : rencontre relax avec un ours et ses amis !

Vous le connaissez ou du moins vous l’avez déjà vu… mais sans vraiment savoir qui il est. Rilakkuma, c’est cet ours dont les dessins viennent régulièrement se balader sur internet et dans vos conversations sur les réseaux sociaux, accompagné d’un étrange canard ou d’un ours blanc avec qui il passe ces journées à se la couler douce… Mais qui est vraiment Rilakkuma, comment est-il né et quel est son histoire au Pays du Soleil Levant, d’où viennent ces amis et pourquoi a-t-il tellement de succès ?

Alors que les derniers lots Rilakkuma pour nos gagnants du mois dernier sont sur le départ, Journal du Japon est allé à la rencontre de la mascotte avec Véronique Pichon de l’agence Sagoo qui s’occupe de notre ourson pour la France…

Rilakkuma 01

 

Rilaaaaak-kuuuu-ma, mon petit ourson ♫

Journal du Japon : Bonjour Véronique… Rentrons tout de suite dans le vif du sujet : racontez-nous la naissance de Rilakkuma !

Véronique Pichon : Tout a commencé il y a environ 10 ans. L’un des développeurs de la société San-X, spécialisée dans le développement de personnages tous plus mignons les uns que les autres, dessine cet ours dans le cadre d’un concours. La société voulait créer une mascotte pour développer une nouvelle gamme de papeterie et elle a donc organiser un concours international de dessins. Le public a voté et c’est cet ours qui l’a emporté. Il faut dire que les ours sont des animaux plutôt populaires au Japon. Il a ensuite fallu réfléchir à un concept autour de ce personnage et surtout à un nom. Or, en japonais, Relax se prononce Rilakkusu et ours se dit kuma. C’est ainsi que Rilakkuma – Relax Kuma, l’ours relax – est né. Il est alors apparu un beau jour chez une jeune femme nommée Kaoru, et y a depuis élu domicile.

Rilakkuma

Il existe beaucoup de mascottes au Japon, comment se distingue Rilakkuma d’une Hello Kitty ou d’un Doraemon ?

Hummm… Il a d’abord un coté très calme, son nom comme son caractère évoquent la douceur… C’est ce que les gens ressentent à son contact. De plus il a un secret qui lui donne un petit coté mystérieux : il a une fermeture éclair dans son dos et il semble capable d’enlever son enveloppe de peluche, un peu à la manière d’un Kigurumi, et la changer à volonté en chat, lapin ou encore agneau.  Le costume d’ours ne serait donc qu’un déguisement… 

Rilakkuma - chat

Est-ce qu’il parle ?

Presque. Il parle un peu parfois, mais il n’a pas de voix à proprement parler. En fait on peut lire ce qu’il dit dans des livres mais San-X ne lui a jamais donné de voix.

Qu’est-ce qu’il fait de ses journées ?

Comme son nom l’indique il incarne un peu un idéal de l’oisiveté : il passe ses journées à se détendre, regarder la télévision, manger (du pudding, des dangos, des pancakes, des omu-rice…), à dormir… Il écoute un peu de musique aussi, de la musique d’ambiance ou de la musique douce ; tout ce qui peut le rendre joyeux ou détendu, forcément ! (Rires)

Bon ensuite, on sait aussi qu’il n’est pas seul… Est-ce que pourriez nous présenter ses quelques amis ?

En effet : chez Kaoru il a été rejoint par Korilakkuma (un petit ours blanc) et Kiiroitori (un petit poussin). Puis par Chairoikoguma plus récemment, un autre ourson.

Rilakkuma,Kiiroitori, Korilakkuma et Chairoikoguma

Rilakkuma,Kiiroitori, Korilakkuma et Chairoikoguma

Korilakkuma est un ourson blanc avec un bouton rouge sur sa poitrine, on peut donc penser que ce n’est pas un véritable ours. Il a lui aussi des origines inconnues et est apparu un beau jour, comme ça, sans être forcément relié à Rilakkuma. Par contre, contrairement à ce que laisse supposer son apparence mignonne, il est écoute de la musique hardcore et c’est un amateur de head banging. Il adore aussi faire des bêtises, il a un petit coté malicieux.

Kiiroitori est l’animal de compagnie de Kaoru, bien avant l’arrivé de Rilakkuma d’ailleurs. Son nom vient tout simplement de son aspect d’oiseau (tori) jaune (kiiro). C’est quelqu’un de très occupé, souvent énervé et un peu découragé par l’attitude nonchalante de Rilakkuma. En plus depuis l’arrivée de Rilakkuma et de Korilakkuma, sa vie est encore plus chargée, et il n’a envie que d’une chose : une vie calme et sereine dans sa cage. Mais bon, la vérité c’est qu’il n’arrive jamais à y rester bien longtemps ! 

Quand à Chairoikoguma, c’est en fait un nouvel ami de Korilakkuma, il se sont rencontrés dans la forêt du miel. On ne sait pas si c’est un ou une nouvel(le) ami(e) d’ailleurs, on sait juste qu’il a une tête mignonne et des poils doux et bouffants un peu partout, y compris sur sa petite bedaine. Sans oublier qu’il a souvent un peu de miel collé sur le popotin avec une abeille qui semble le suivre d’assez prêt ! 

Enfin il y a Kaoru. Elle travaille à Tokyo. Avant de rencontrer Rilakkuma, son quotidien était un peu morne et elle passait son temps à dormir dès qu’elle rentrait chez elle. Notre ours a donc apporté de la gaieté et des rires dans sa vie.

Rilakkuma & friends

 

San-X et Rilakkuma : à la recherche du bonheur…

La société San-X créé régulièrement des mascottes pour différentes marques. Quelle est la philosophie de cette entreprise et qu’est-ce qui fait le succès de ses personnages ?

Basiquement je dirais que la philosophie de San-X est de rendre les Japonais heureux. Quelque soient les générations, ces derniers recherchent tous à se sentir mieux, à être en paix dans leur vie de tous les jours, c’est même ancré au sein de leur propre culture. C’est d’ailleurs cet apaisement que l’on recherche ou qu’on nous demande souvent lors de la création de personnage.

Quel est le public de Rilakkuma en général ?

Au Japon je dirais les femmes, entre 20 et 30 ans. Pour la France c’est quasiment le même, un peu plus jeune peut-être, entre 17 et 30 ans disons.

Pour nous donner une idée de son succès, combien de produits Rilakkuma existe au Japon ?

Beaucoup ! (Rires)  Je dirais entre 15 000 et 20 000 différents produits dérivés.

Produits Rilakkuma

Et quel est le populaire d’entre eux ?

La peluche très certainement, qui s’est déjà vendue à plus de 100 000 exemplaires rien qu’au Japon. C’est d’ailleurs mon objet préféré ! (Rires)

La marque Rilakkuma doit être une véritable entreprise alors, combien de personnes travaillent dessus ?

Environ 1 000 personnes dont 150 chez San-X.

Comment s’intègre cette mascotte et la marque Rilakkuma dans le quotidien des Japonais ?

Alors il n’y pas de sponsoring d’événements à proprement parler mais il lui arrive de participer à certains d’entre eux. Il collabore par exemple avec la ligne de métro Yamanote à Tokyo, pour venir régulièrement à la rencontre des Japonais et leur apporter un peu de joie et de tendresse dans leur vie de tous les jours.

Rilakkuma Yamanote

 

On approche de la fin de l’interview… Comment la venue de Rilakkuma en France s’est elle décidée et pourquoi nous ?

Pour les mêmes raisons qu’au Japon d’abord, par rapport à la philosophie de Rilakkuma. De plus le lien culturel entre la France et le Japon devient de plus en plus fort ces dernières années… et les Français adorent la cuisine japonaise, comme Rilakkuma ! (Rires)

Qu’est-ce que l’on peut attendre de l’arrivée de Rilakkuma en France pour 2016 et 2017 ?

Nous avons débuté une première collaboration avec la marque pour les petits et tous petits chez Bonton. Nous allons développer une gamme de peluches, d’accessoires pour portables, des Kigurumis, des jouets, etc. ! Vous trouverez tout ça sur le site de Bonton prochainement et dans d’autres boutiques sur internet très bientôt !

On regardera ça de prêt alors. Merci !

Rilakkuma

Retrouvez Rilakkuma sur la page Facebook France de la marque ou suivez l’ourson directement sur Instagram.

EDIT : Rilakkuma vous attend au Hanami du Jardin d’acclimatation pour fêter avec lui le printemps sous les sakuras le 23 et le 24 avril !

Remerciements à tout le staff de Rilakkuma France et de ses partenaires pour leur temps.

 

 

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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