TSUME par Cyril Marchiol : le Super Saiyan des figurines !

Cyril Marchiol

Cyril Marchiol

C’est à l’occasion de l’inauguration de la première exposition permanente de TSUME qui ouvrait sur Paris ce 11 avril à Mangarake au 5 Boulevard Voltaire que nous avons eu l’occasion d’interviewer Cyril MarchioL. Le fondateur de la société de figurines était en effet sur place avec une partie de sa dream team.

Depuis quelques années déjà, TSUME s’est fait une place de renom dans sur le marché de la figurine, en Europe et au-delà. Des fans du monde entier suivent et soutiennent l’équipe, tant pour la qualité de ses produits que sa proximité avec leurs fans, en multipliant les occasions de se rapprocher d’eux et de faire en sorte de les satisfaire au mieux.

Mais TSUME ce n’est pas que les figurines. C’est aussi Iki by TSUME et Yoka Board games ainsi que les fameux Tsume Fan Days. Il y avait donc beaucoup de choses à dire… Laissons justement Cyril Marchiol nous présenter tout cela et nous parler du travail de toute une vie.

 

TSUME : une entreprise née du cœur

Bonjour Cyril Marchiol, alors pour commencer, rappelez-nous, comment a été fondé TSUME et quel y est votre rôle ?

Cyril Marchiol : TSUME… J’ai été plongé dans cet univers depuis tout petit grâce à mon frère qui est plus âgé que moi – nous avons neuf ans de différence – donc dès tout petit j’ai baigné dans l’univers du manga (Dragon Ball, etc.). Forcément ça a complètement changé ma vie et je me suis dit qu’il fallait que je soit là-dedans… et j’ai tout fait pour y bosser. J’ai eu la chance de faire un BTS action commerciale à un moment donné dans ma vie, puis de travailler dans un magasin de jeux vidéo et de m’y occuper de tout ce qui était importation de produits dérivés. C’est là que je me suis dit que j’aimais vraiment ça et qu’il fallait vraiment que je bosse dedans.

 

J’ai monté une première boîte en France qui s’appelait  KMI et ensuite je me suis occupé de la distribution de la marque Art of War.  Ça m’a permis de me rendre compte qu’il y avait un marché sur le luxe, les produits un peu plus chers, de qualité plus importante. Art of War fait du Bersek à la base et je me suis occupé de cette marque pendant deux ans, et  alors je me suis dit : «  pourquoi te contenter de faire du Art of War, pourquoi tu n’essaies pas toi-même de créer ta propre marque ? »

 

©2002 MASASHI KISHIMOTO / 2007 SHIPPUDEN All Rights Reserved.

©2002 MASASHI KISHIMOTO / 2007 SHIPPUDEN All Rights Reserved.

Au Japon ça ne se fait pas forcément car tout ce qui est shônen est forcément destiné aux ados ou aux enfants, pas vraiment pour les adultes. Même si ces derniers regardent, ils n’investiront pas vraiment dans des séries comme One Piece ou Naruto, c’est plus compliqué de mettre de grosses sommes là-dedans. Mais en Europe nous avons une autre vision de la chose et c’est ça qui a fait la différence. Moi je me suis dit « Oui bien sûr que j’achèterais un Gaara à ce prix-là parce que j’adore ce perso ! » et qu’il n’existe pas vraiment parce que les Japonais n’y ont jamais vraiment pensé, puisque ça ne les touche pas eux directement.

Donc mon rôle dans TSUME : à la base je suis fondateur, c’est moi qui ai pensé tout le concept qui suis allé voir les usines, ai recruté les artistes, je suis également le superviseur artistique de la société donc je continue de coacher un peu tout le monde… Enfin c’est tellement de choses à la fois donc c’est compliqué de tout dire, mais c’est un poste génialissime, super polyvalent… et j’adore mon métier !

C’est ton bébé et tu t’en occupes quoi !

Ouais grave,  c’est exactement ça !

Quels ont été les moments clés de TSUME depuis sa création ?

Les moments clés…  L’acquisition de licence d’abord, notamment l’obtention de Naruto au début. Se battre pour aller au Japon, montrer ce que nous faisons, etc. et au final se rendre que ce que nous faisons plaît. J’avais cette frustration qu’on dise que les Européens sont moins forts dans le manga, et nous avons eu l’opportunité de montrer que nous pouvions  faire quelque chose.

© Eiichiro Oda/Shueisha, Toei Animation

© Eiichiro Oda/Shueisha, Toei Animation

La deuxième étape je dirais que c’est notre exposition de Japan Expo 2013 où nous avons dévoilé  notre nouveau level avec notamment la statue de Zoro (Zoro personnage épéiste dans One Piece NDLR), la statue d’Asura (Asura’s Wrath, jeu vidéo sur xbox360 et PS3 NDLR), et je pense que le dernier évent ça a été le premier TSUME Fan Days où nous nous sommes vraiment dit :  « wow, y’a vraiment des gens qui nous kiffent quoi, de vrais fans et tout» . Après il y en a tellement… à chaque fois ça devient de plus en plus intense.

TSUME c’est toute une équipe qui est un peu devenu une famille, est-ce que vous pouvez nous présenter rapidement les différents postes chez vous ?

C’est assez complexe, mais globalement nous avons des gens qui sont à la sculpture 3D, des gens à l’ingénierie qui vont s’occuper de la découpe, de ce qui pourrait fonctionner en production : comment nous allons mouler, peindre, etc. Nous avons aussi des gens à la peinture, des gens au moulage, des gens au secrétariat, à la comptabilité… Comme une grande entreprise finalement. Au total nous sommes vingt-cinq soit beaucoup de personnel avec plein de taches différentes.

Quelles sont les qualités que vous demandez aux gens de votre équipe justement ?

En dehors des compétences c’est uniquement le facteur humain, clairement. Après j’ai rencontré des gens très très forts, mais pas intéressants. Ce que je veux c’est qu’ils me suivent en enfer, qu’ils me fassent confiance, et à partir de là nous pouvons tout réussir. Soit on réussit soit on échoue, mais on est ensemble quoiqu’il arrive, il n’y a que ça qui fait que ça marche et c’est pour ça que je n’ai pas peur.

Ce n’est pas évident du tout de se rendre compte à quel point c’est difficile ce que nous faisons, nous nous remettons en question en permanence et nous faisons tout pour aller toujours plus loin. Nous essayons d’être réceptifs à ce que disent les gens, même si parfois ça peut faire mal… Mais c’est normal quand c’est ton bébé t’as le coup où « bam » tu prends une baffe dans la gueule et puis ensuite on en tire toujours du positif pour essayer de s’améliorer.

Comment évolue cette entreprise et comment a-t-elle traversé “la crise” ?

Honnêtement on a massacré la crise, pour moi elle n’existe pas. On fait partie des rares entreprises qui ont multiplié leur chiffre d’affaires en 5 ans.

Et ça je pense que c’est en réfléchissant à la meilleure alchimie possible : nous essayons de trouver la meilleure mixture entre quantité / qualité / prix d’un côté, mais aussi de respecter les fans, d’être proche d’eux. Pour ça par exemple nous faisons les TSUME Fan Days, nous sommes beaucoup plus proches de nos fans que beaucoup d’autres sociétés.

De plus, un mec à ma place aujourd’hui il ne devrait plus rien en avoir à foutre et c’est ce qui se passe dans 99% des cas, il met ses employés et il reste tranquille. Moi je suis tout le temps derrière, tout le temps à fond, on est comme un équipage, comme celui de One Piece, c’est à moi de trouver les meilleures forces et les utiliser le mieux possible, je leur fais confiance, ils me font confiance et ça se ressent. Nous ne sommes pas une entreprise qui ment, et ça se ressent aussi. Il y aura toujours des rageux, mais il y aura aussi beaucoup de gens derrière, qui ne diront rien et qui suivent. Et le résultat se ressent dans les ventes : Par exemple pour la statue de Robin, nous avons vendu 1800 exemplaires à 450 euros en 45 minutes !

À chaque fois on n’en revient pas et nous faisons la fête comme des fous. C’est trop beau, j’en ai rêvé de ça ! Ça fait 10 ans que je suis dans le milieu et je me suis toujours accroché à mon rêve : on peut respecter les choses et faire des choses bien, je peux faire vivre 25 personnes et en faisant un truc bien où les gens sont contents. C’est la preuve que l’on peut respecter les gens et que ça peut marcher, c’est plus dur c’est vrai, mais je suis comme tout le monde, il y a des moments où je me suis dit c’est plus facile si je fais ça où ça, mais faut s’accrocher et à un moment ça paye 10 fois plus. Regardez le monde qu’il y a aujourd’hui par exemple.

La création d’une figurine : une alchimie subtile et complexe

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©2002 MASASHI KISHIMOTO / 2007 SHIPPUDEN All Rights Reserved.

Manifestement, il y a chez TSUME une partie purement artistique et ensuite une partie plus commerciale plus marketing. Quel est le cheminement de la création d’une figurine, de A à Z ?

C’est très très compliqué : tout d’abord il y a l’acquisition des droits, donc nous devons faire un artwork et travailler en équipe pour essayer de trouver le meilleur projet possible.

Une fois le projet trouvé nous le soumettons aux ayants-droits en leur disant ce que nous voudrions faire avec leur licence : là ils acceptent ou ils n’acceptent pas. En fonction de ça nous faisons une proposition tarifaire qui nous permet de nous positionner sur cette licence. Si c’est validé nous avançons sur un prototypage et à partir de là, validation, impression 3D, retouche de l’impression 3D, découpe, mise en peinture du prototype, etc. C’est vraiment un gros travail de technique. Ensuite nous faisons venir le photographe pour commencer à shooter les premiers retours que nous faisons également valider par les Japonais.

Là, entre le début et ce moment-là il y a déjà un an qui s’est passé. C’est là, seulement, que nous commençons à lancer la production, une fois que nous avons l’autorisation. Et là c’est pareil, il y a encore un an voir un an et demi qui passe. Le processus entier prend bien deux ans.

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© Bird Studio / Shueisha, Toei Animation


Quelles sont les principales difficultés rencontrées ? Où se situent-elles de manière générale ?

Elles sont tellement vastes… ça peut être au niveau des ayants-droits, parfois c’est au niveau de la découpe ou de la sculpture 3D, la conception parfois aussi qui est très compliquée, le poids aussi des matériaux parfois que nous devons revoir à la baisse ou changer les matériaux, ça peut être du PVC ou du métal. Parfois des problèmes de peinture aussi, qui rendent super bien en papier, mais super mal en vrai.

Mais c’est surtout au niveau des ayants-droits : souvent nous avons notre vision et ils ont la leur et nous aimerions qu’il y ait des compromis.

Ça peut être rageant car on veut faire un truc pour les fans mais les ayants-droits ont une vision plus large de la licence parfois. Mais avec le temps, on apprend à savoir ce qui va passer ou pas, et de la même manière, maintenant qu’on a fait nos preuves, certains partenaires nous lâchent la bride et nous font confiance. Ils savent qu’on avance dans la même direction qu’eux et qu’on tient à la licence autant qu’eux, parfois presque plus !

 

Comment choisissez-vous vos figurines, sur quoi vous basez vous pour choisir LA figurine qui fera chavirer le cœur des fans ? Vous laissez-vous d’abord guider par le fan qui est en vous ?

Ca dépend, parfois j’ai une idée je veux faire ça, parfois nous avons des passionnés de telle ou telle série dans l’équipe et parfois je me dis « wow elle est bien cette série il faut qu’on fasse ça » et il y a un déclic, , parfois je tombe sur un anime et je me dis « woaw ce passage c’est là est trop mortel, je n’y avais pas pensé ! » Mais nous sommes toujours en discussion, nous sommes comme une famille, nous parlons tout le temps et nous pensons aussi aux fans et nous gardons leurs propositions de côté.

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Un exemple concret : pour Robin, qui a choisi la position ?

C’était notre idée : nous voulions quelque chose de volatile, qu’elle soit toute en subtilité et classe. Pour donner la classe, tu dois justement jouer sur ce genre de chose : c’est le fait qu’elle ait les jambes légèrement flottantes qui va donner cet aspect-là.  Si les talons avaient été en contact avec le sol nous aurions eu un aspect de lourdeur avec les ailes, mais nous avons pu éviter cet aspect de lourdeur grâce à ce flottement.

Je dis souvent qu’il y a deux écoles, le pop art où il y aura la culture geek, et à côté il y l’art traditionnel. Même si nous sommes un peu entre les deux, j’ai plus envie de tendre vers l’art traditionnel. Nous essayons de travailler avec les courbes des formes, tout en mélangeant avec la technologie d’aujourd’hui avec impression 3D, mais aussi la sculpture, la peinture main, etc., pour qu’à la fin nous ayons un objet qui va globalement plaire à tout le monde. Car faire un objet geek, ce n’est pas compliqué, il y en a plein qui le font… mettre de la texture partout, faire de l’américain… Par contre, aller sur quelque chose de très lisse comme le manga, de plus subtil, tout en respectant la licence, c’est super difficile.

Hashirama_HQS-04Intervenez-vous sur tous les moments de la production ?

Un peu à tous les moments, j’ai beaucoup de mal à lâcher, mais c’est mon plaisir car j’ai d’un autre coté beaucoup de contraintes autres liées à l’entrepreneuriat. La production, pour moi, c’est aussi un moyen de revenir à ce que j’aime vraiment, je ne peux pas lâcher ce truc-là. C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai créé TSUME Entertainment avec Dedo et tout ça, avec du contenu qui est cool, où l’on ne se prend pas la tête, j’essaie toujours de prendre ce que j’aime et de faire en sorte que ça puisse me faire vivre. Le but, là, c’est de faire rire.

Est-ce que les nouvelles technologies d’impression 3D par exemple ont joué un rôle important dans la qualité de vos produits ? Est-ce que vous avez changé de technique d’impression entre-temps ?

Oui, totalement. Muhammet, notre ingénieur, a totalement su s’adapter avec le temps et faire face aux nouvelles techniques d’impression et aux machines qui ont vraiment changé. Il a su inventer des processus qui sont les nôtres aujourd’hui, et ce n’est que le début : le teaser que je peux t’annoncer aujourd’hui c’est que nous sommes en train de travailler très très dur sur des statues avec un concept révolutionnaire que nous pensons montrer très bientôt et la licence sur laquelle nous aurons le plaisir de tester cette technique c’est Dragon Ball Z !

Qu’est-ce qui fait une bonne figurine alors selon vous ?

Ce qui fait une bonne statue c’est déjà l’appréciation des gens, le feeling de chacun par rapport à elle, je veux qu’elle représente quelque chose, qu’elle raconte une histoire parce qu’on connait l’anime et que ça en raconte quelque chose… ou alors, si on ne le connait pas, que ça crée une émotion.

Durant toutes ces années vous avez progressé je suppose : s’il y a un produit que vous aimeriez reprendre et refaire, lequel est-ce et pourquoi ?

Ah il y en a beaucoup c’est sûr : toute l’ancienne génération, tout ce qu’il y a eu avant Zoro. Mais quelque part c’est aussi le charme de tout ça, car pou les gens c’est une histoire que nous leur racontons. Ce serait un peu leur mentir et leur cracher dessus que de tout recommencer et de refaire cette histoire.

Mais c’est très très dur de trouver le juste milieu entre les nouveaux qui ont envie de commencer une collection et les anciens qui sont dans la frustration… Il faut s’accorder pour écouter les uns et les autres. Et nous essayons de prendre tous les points positifs et de faire tout ce qu’on peut.

logo-tsumeVotre figurine la plus réussie, dont vous êtes le plus fier à titre personnel ?

Zoro. Pour moi c’est le début du vrai TSUME.

Je me rappellerai toujours de ça… C’est une petite anecdote marrante : quand on a vu Zoro et qu’on l’a sorti de l’imprimante et qu’on a vu la taille de la première tornade, tout le monde m’a regardé en mode « Cyril ça va pas être possible, ça craint faut la refaire ». Et j’ai répondu « C’est Japan expo dans 3 mois, c’est le rush ultime ! Ca va le faire ! Il faut que les gens sachent qu’on est des fous, on doit le faire, elle va faire le tour du monde cette statue ! Elle va tout changer on va la refaire et la réussir ! Le monde entier doit savoir qu’on est des fous! » Et jusqu’au dernier jour nous n’avions toujours pas eu de validation. Nous avons reçu un email de validation du Japon le matin de l’ouverture du salon où Toei animation nous autorisait à l’exposer exceptionnellement, à la condition d’interdire les photos

Nous avons eu tellement de monde qui sont passé pour voir cette statue c’était énorme, nous avons eu de gens qui pleuraient, je pense que ça a changé ma vie… mais même moi j’ai pleuré lors du discours, j’étais ému et c’était tellement de fatigue et de stress  accumulés pour faire Zorro que tout est ressorti. C’était le début du nouveau TSUME, du TSUME plus professionnel. On pouvait  se lâcher plus, on acceptait d’être différent : au début tu rentres un peu dans le cadre, mais après tu te dis merde, on est TSUME, on n’en a rien à foutre, on se lance quoi !

Et ailleurs, chez la concurrence ? Une figurine qui vous a vraiment tapé dans l’œil un jour ?

J’aime beaucoup les sculpteurs Banpresto, qui sont très très bons et qui respectent les œuvres à fond, sur DBZ ils font du très bon travail. Malheureusement ils n’ont pas la qualité de production qui va derrière – ils font des produits d’entrée de gamme destinés aux UFO catchers – ce n’est pas leur but de faire du produit haut de gamme. Mais ils ont un niveau de sculpture qui est très très haut, donc j’ai beaucoup de respect pour eux.

Votre but en créant TSUME était de faire des produits japonais aussi bien que les Japonais avec une qualité équivalente, mais en Europe. Aujourd’hui on peut dire que l’objectif est atteint ?

Oui carrément, puisque nous allons en Chine, aux USA, dans le monde entier quoi !

Tsume & Co : La suite de l’aventure

©2002 MASASHI KISHIMOTO / 2007 SHIPPUDEN All Rights Reserved

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Quel est le bilan de vos deux projets Yoka, pour les jeux de plateau et Iki, votre marque de textile ?

Le jeu de plateau, Yoka, est un des plus grands succès de TSUME. C’est un peu passé inaperçu, mais nous avons eu pas moins de 30 000 exemplaires vendus dans le monde entier ce qui est incroyable, et le jeu est en cours de traduction en Italien, en Espagnol, Portugais, etc. Nous avons même un nouveau projet de jeu Terra Formars, qui va vraiment tout défoncer : le jeu est vraiment génial et nous le dévoilerons en exclusivité pendant le Tsume Fan Days 4.

 IkiPour Iki, sur la première saison que nous avons faite, nous avons vendu seulement en vente directe, notre but c’était de tester, de comprendre comment ça marche. Moi, quand je fais quelque chose, j’essaie de le faire doucement, de comprendre comment ça fonctionne, c’était un peu le départ pour nous. Nous avons eu beaucoup de retours très positifs, mais aussi des retours pour nous dire faite attention à ci et à ça. Nous avons écouté, nous avons augmenté le niveau et là nous arrivons avec les polos Bersek qui ont déjà eu un accueil incroyable, nous allons présenter un tarif en dessous de ce qu’on avait déjà fait, mais avec une qualité supérieure ! 

Tout cela car nous avons eu le temps d’aller en Turquie trouver des usines partenaires, j’ai eu le temps aussi de m’en occuper un peu , ça a permis de débloquer des partenariats beaucoup plus forts que ceux que nous avions avant et qui nous permettent d’avoir des meilleurs tarifs,  de distribuer en magasin… À partir de septembre, Mangarake sera le premier distributeur officiel d’Iki et ce n’est que le début.

 

Vous avez également maintenant une boutique sur Paris, parlez-nous un peu de ce projet… Et notamment de l’évènement d’aujourd’hui, comment s’est passé ce  partenariat ?

Moi je connais David (M. David TABORDA, propriétaire de Mangarake, boutique situé dans le  11e arrondissement de Paris, NDLR) depuis 7 ou 8 ans c’est une des premières personnes quand j’ai monté ma boîte qui m’a vraiment aidé, nous avions fait des salons, etc. Il a toujours été très cool avec moi. Quand je cherchais un endroit sur Paris, j’avais déjà visité le lieu où on est aujourd’hui, mais j’avais tellement de chose sur le feu que j’ai laissé tomber. Et quand David m’a dit « J’ai un endroit sur Paris où on peut faire un truc » et qu’il m’a montré la zone, j’ai halluciné, j’ai dit « C’est pas possible ! » C’était le même magasin !

J’aime beaucoup David donc j’avais vraiment envie de travailler avec lui pour avoir une vitrine permanente, et lui il était très content : il connait nos produits dès le début, c’est quelqu’un de sérieux, il a déjà sa clientèle, donc tu vois c’est quelque chose qui s’est fait assez naturellement et sur lequel  nous n’avons pas eu à trop réfléchir, c’est basé sur de bonnes relations et c’est ça qui est cool.

Mangarake Paris

©Mangarake

 

Bon sinon, concrètement, le prochain Tsume Fan Days comment ça se passe ?

Cette année ça se passe dans un casino, ça va être un truc de fou, ça va être le meilleur salon manga jamais réalisé,  je le dis direct j’en ai rien à foutre, je n’ai pas peur ! (Rires). Ça va être impressionnant, nous avons de grosses surprises, de super invités et nous avons le plus gros planning de sorties que l’on ait jamais depuis le début de TSUME sur ce mois-là, donc ça va être vraiment énorme !

 

Parlez-nous un peu de la série de vidéo que vous lancez en dehors des lives, Tsume Entertainment, quel est  l’objectif derrière et à qui cela  s’adresse-t-il ?

Elles ont pour but de faire parler de TSUME de manière plus générale. J’aimerais qu’on n’ait pas besoin d’être collecteur des figurines TSUME pour suivre notre travail. C’est une manière de partager ce que nous faisons, de remercier ceux qui nous soutiennent.

Même s’ils n’ont pas forcément les moyens de vivre l’expérience TSUME à fond pour l’instant, je veux qu’ils puissent eux aussi partager ces moments. Avec les vidéos j’avais envie de partager la chance que j’avais de rencontrer des gens exceptionnels, d’aller au Japon de montrer des trucs cools, de faire rêver les gens aussi en fait, car il n’ont pas forcément les moyens d’y aller au Japon, et comme je suis à fond dans le créneau humour, je préfère prendre les choses en rigolant qu’en pleurant. Donc voilà c’était le meilleur moyen.  Mais du coup ce n’est pas la seule chose que nous allons faire, c’est-à-dire que Tokyo vu par un con, ce n’est qu’une toute petite partie de Tsume Entertainment, il y a eu un teaser diffusé à la conférence du mois d’avril maintenant sous le nom de : « Inside Tsume« 

 

Dernière question : comment faire pour avancer après tous ces succès, comment aller toujours plus loin ?

On meurt en fait ! (Rires.) On a juste plus d’énergie et on perd la santé tout doucement. (Rires)

Plus sérieusement, j’ai eu une grosse période de foufou, mais j’entre dans ma période de sagesse, je continue à bosser en faisant tout ce que j’aime, mais en prenant plus soin de moi et de ma famille, parce que j’ai quand même bien morflé, donc tout doucement je me calme. Mais toujours plus loin ça c’est sûr, mais avec plus de sagesse, donc avec une autre vision, moins la hargne puisque nous n’avons plus besoin d’avoir la hargne, nous avons juste besoin de nous concentrer et d’avoir de bon point d’impact, plutôt que d’être un peu partout.

Nous allons continuer de  faire très mal, mais par à coup « Bam ! » « Bam ! » : chaque mois conférence live par internet, chaque mois il y aura quelque chose. Ce seront plus des moments clés, alors qu’avant nous partions un peu dans tous les sens. C’est comme ça que nous allons avancer, de manière plus ciblée. D’ailleurs, je vous attends nombreux connectés pour nous suivre lors du Tsume Live du 27 mai !

 Gohan - Dragon Ball Z

Nous regarderons ça de près alors, merci !

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Merci à Cyril Marchiol pour cette interview, à Sébastien Agogué ainsi qu’à toute l’équipe de TSUME pour les différents échanges et à Mangarake.

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