Découvrez les éditions Sully et Le meilleur de la culture japonaise !

Il est des maisons d’édition que l’on découvre avec plaisir. Les éditions Sully, fondées en 1992, se sont dans un premier temps consacrées aux médecines naturelles et alternatives, puis ont élargi leur champ éditorial à la spiritualité. En 2015, elles ont créé une collection, Le Prunier dédiée au Japon, à sa culture et à sa spiritualité. Découvrez d’ailleurs, enfin d’article, une chronique du dernier titre de cette nouvelle collection : Le meilleur de la culture japonaise.

Mais avant celà, Pierre Crépon, le directeur des Éditions Sully, a répondu à quelques questions pour Journal du Japon, afin qu’il fasse découvrir aux lecteurs sa maison d’édition, sa passion pour le Japon et les ouvrages qu’il publie. 

 

Les éditions Sully, leur directeur et Le Prunier

Journal du Japon : Bonjour, pouvez-vous vous présenter et présenter votre maison d’édition à nos lecteurs ?

Pierre Crépon : J’ai créé les éditions Sully en 1992 et au début notre domaine de publication était les approches alternatives de la santé. J’avais travaillé dans ce domaine pendant plusieurs années aux Editions Retz, notamment en étant rédacteur en chef de la revue Energie Santé, et je dirigeais une collection de livres de Santé chez Albin Michel. Comme je suis également très investi dans la pratique du bouddhisme zen, assez rapidement nous avons commencé à publier dans le domaine du bouddhisme en général et du zen en particulier.

En 2015 vous avez créé une collection Le Prunier dédiée à « la culture et la spiritualité du Japon ». Comment est née cette idée ?
 
Au fil des années, nos deux domaines de publication, bouddhisme et santé, ont pris de l’importance. Nous sommes devenus l’éditeur de référence dans le domaine de l’ostéopathie et également un éditeur qui compte pour le bouddhisme, avec notamment la publication de la traduction intégrale de l’oeuvre fondamental du maître zen japonais du XIIIe siècle Dôgen, le Shôbôgenzô (8 volumes parus). 
 
ShôbôgenzôComme notre intérêt pour le Japon nous a conduit à publier d’autres ouvrages ayant trait à sa culture, nous nous sommes dit qu’il était nécessaire de bien distinguer ces deux domaines (Santé/médical – Spiritualité/culture) pour qu’il n’y ait pas de confusion. Nous avons créé Le Prunier pour regrouper  ce qui a trait à la culture et à la spiritualité du Japon, et dans lequel nous allons intégrer le bouddhisme en général (le Japon et l’Asie). Le prunier est évidemment un arbre symbolique du Japon, à plusieurs égards. Ces fleurs qui surgissent quand il y a encore de la neige manifestent le printemps.
 
Quel est votre rapport au Japon ?
 
Nous – c’est-à-dire mon épouse Brigitte et moi-même qui nous occupons des éditions Sully – sommes des pratiquants du bouddhisme zen depuis de nombreuses années (nous sommes mêmes enseignants) et nous nous sommes donc rendus au Japon de très nombreuses fois. C’est un pays, une culture, un peuple, que nous aimons beaucoup. À chaque voyage, nous devenons un peu plus intime avec le pays et notre travail éditorial participe à cet approfondissement.
 
Vos titres japonais traitent de religions (zen et shintoïsme), du shiatsu, d’esthétique et d’art. Le but est-il de montrer que toutes ces disciplines sont liées au Japon ?
 
Tous ces aspects, la spiritualité, l’approche corporelle, l’esthétisme, l’artisanat, sont liés. Il y a cette notion de « Dô », la Voie qui parcours toute la vie japonaise. Je crois que c’est un apport important du Japon à la culture globale : la vie quotidienne peut devenir une Voie spirituelle. C’est ces aspects que nous voulions aborder avec nos publications.
 
Le dernier ouvrage de la collection Le meilleur de la culture japonaise est très différent des autres, même si on y retrouve les thèmes de la religion, de l’art. Allez-vous encore élargir cette ligne éditoriale ? Aborder d’autres domaines de la culture japonaise : sports, alimentation, art du thé, arts de la scène, poésie ?
 
Oui, Le meilleur de la culture japonaise est un peu différent. En fait nous avons trouvé la version originale, bilingue anglais-japonais, dans une librairie à Tokyo, et nous avons trouvé que c’était vraiment un bon livre, une introduction plaisante et vivante à la culture et à la vie japonaise. Pour ce qui est d’autres thèmes, nous sommes ouverts, ce sont les rencontres, les occasions qui en décideront.
 
Pouvez-vous nous dévoiler les prochains titres à paraître dans la collection Le Prunier ?
 
Concernant le Japon, nous avons en cours un ouvrage sur La nature au cœur de l’esthétique japonaise par Yoko ORIMO et un sur  Le shinto dans la vie quotidienne des japonais. Ils paraîtront début 2018 et dans les deux cas nous n’avons pas les titres définitifs. D’ici la fin de l’année, nous devrions publier un ouvrage original avec des dessins de statues de Bouddha japonaises que l’on peut recopier (c’est une pratique au Japon : dessiner les statues de Bouddha) et avec l’histoire de ces statues. Et d’autres titres apparaîtront…
 
Journal du Japon remercie Pierre Crépon pour sa disponibilité et sa gentillesse.
 

Le meilleur de la culture japonaise : à la découverte des éléments caractéristiques de cette culture 

Voici un petit livre carré qui ravira les amoureux du Japon. Plus de quatre-vingts sujets sont présentés de façon claire et précise, illustrés par des photographies en couleur à l’esthétique parfaite. Des objets religieux aux fêtes traditionnelles, des jeux (go, shogi, hanafuda et bien d’autres) aux plats délicieux à déguster au fil des saisons, c’est une découverte de la vie quotidienne japonaise qui s’offre au lecteur. Et pour ceux qui y sont déjà allés, c’est un petit parfum de nostalgie que le livre dégage.

Le livre est découpé en plusieurs chapitres : sanctuaires et temples, au fil des rues, cérémonies et objets rituels, jeux, aspects de la vie traditionnelle, au fil des saisons.

Chaque mot (et son écriture japonaise) est expliqué : d’où vient cet objet, à quoi il sert, comment est née une fête, ce qu’elle symbolise, comment elle se déroule etc. Le texte est compréhensible même sans connaître la culture japonaise, il fait une dizaine à une vingtaine de lignes, il donne autour d’un mot d’autres mots qui lui sont liés.

Ainsi pour expliquer ce qu’est un Kakejiku, le texte est le suivant :

Les rouleaux peints suspendus appelés kakejiku peuvent comporter un paysage à l’encre de Chine de format vertical (sansui-ga), une représentation d’oiseaux ou de fleurs évoquant une saison de l’année (kacho-ga), une image bouddhique (butsu-ga) ou une belle calligraphie. Dans le tokonoma, l’alcôve d’une pièce japonaise traditionnelle, est accroché un seul kakejiku à la fois, généralement choisi en fonction de la saison. L’image centrale reçoit le nom de honshi, et le support décoratif celui de hyogu. Les rouleaux sont roulés et rangés dans des boîtes spéciales quand ils ne sont pas exposés.

Au fil des saisons, le lecteur s’émerveille devant les poupées de la fête des filles, sous les fleurs de cerisier au printemps, en regardant le ciel où volent les carpes de la fête des garçons et ou explosent les feux d’artifice de l’été (en dégustant des kakigori, glace pilée avec sirop coloré).

L’amateur de spectacles découvrira le mais aussi le Kyogen (pièces comiques) ou le Bunraku (marionnettes).

Les termes religieux sont ceux du shintoïsme (Jinja le sancuaire, Shimenawa les cordes de paille torsadées auxquelles sont suspendues des bandes de papier blanc, Torii les fameuses « portes » rouges, Komainu les animaux-gardiens etc.) et ceux du bouddhisme (Tera le temple, Goju-no-to la pagode à cinq étages, Kane la cloche etc.).

Cet ouvrage est une mine de connaissances pour ceux qui veulent découvrir le Japon, et un concentré de nostalgie pour ceux qui s’y sont déjà rendus et retrouveront avec plaisir tout ce qu’ils ont pu y voir. Indispensable donc pour tous les amoureux du Japon !

Voilà, vos pouvez plongez d’une autre façon dans la culture japonaise grâce aux éditions Sully ! Plus d’informations sur leur site.

 

Japan in Motion : Et vous, quel Japon préférez-vous ?

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