Cuisinez avec Journal du Japon et Shiawassé : le Tori Amazu pour l’Otsukimi !

Juste avant le reconfinement, nous avons eu l’occasion de profiter d’un cours de cuisine en compagnie d’Ikuko Jacquet, une adorable Japonaise qui vit en France depuis plusieurs années maintenant et qui partage sa passion pour la cuisine de son pays depuis huit ans à une petite demi-heure de Toulouse sous le nom de SHIAWASSE. Nous vous laisserons la découvrir prochainement dans une interview et, en attendant, nous avons décidé de vous laisser profiter d’un bon poulet au amazu, un des plats que nous avons pu préparer à l’occasion de cet atelier pour l’Otsukimi, la fête de la Lune.

 

Qu’est ce que l’Otsukimi ?

Avant de vous parler de la recette en soit, nous allons d’abord vous faire le point sur l’Otsukimi.
Cet événement prend ses sources en Chine, à l’époque où la lune jouait un rôle très important d’un point de vue agricole. Plus la lune brillait et était ronde lors des premiers jours de l’automne, durant le soir du quinzième jour du huitième mois lunaire, soit entre septembre et octobre, plus les moissons s’annonçaient bonnes !
Au Japon, Otsukimi, ou Tsukimi (月見) signifie «regarder la lune» (tsuki 月 la lune; mi 見 regarder) et est désormais une occasion de se retrouver en famille pour bien manger et bien boire. La coutume veut que l’on y mange des tsukimi dango, ces boulettes de riz gluantes que l’on customise en lapin blanc lors de cette fête, et que l’on pose cette offrande accompagnée de roseaux susuki. Parce que les traditions se perdent rarement au Japon, il est aussi de rigueur lors de cette fête de préparer des plats à la forme ronde ou de les présenter de façon à ce qu’ils forment un cercle.

Place maintenant à la recette !

Tori Amazu par Shiawasse

Tori Amazu par Shiawasse ©Shiawasse

Le Tori Amazu par Shiawassé

Après nous avoir expliqué la signification de l’Otsukimi, nous avons pu commencer à préparer les différentes recettes : salade de Wakame et de concombres présentée dans une petite coupelle ronde, un Tsukimi Udon avec un œuf, toujours pour rappeler la rondeur de la lune, ohitashi d’épinard roulé comme un sushi et Dorayaki, LA pâtisserie ronde par excellence. Bien que le choix fut difficile, nous avons décidé de partager avec vous aujourd’hui le Poulet au Amazu. Voici ce que vous devez préparer pour 2 personnes:

  • 2 cuisses de poulet (ou 2 beaux blancs de poulet)
  • du thé vert (nous avons utilisé du thé vert Genmaicha)
  • 1 poireau

Pour la sauce Amazu

  • 50 ml de sauce soja
  • 50 ml de Mirin
  • 2 cuillère à soupe de sucre
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • un peu de Sanshô (poivre japonais; facultatif)

Côté matériel, il vous faudra de la ficelle alimentaire.

  • D’abord, préparez et faites cuire le poireau à l’eau.
  • Ensuite, préparez le thé. Infusez le dans 1L d’eau.
  • Si vous avez décidé d’utiliser une cuisse de poulet pour la recette, il va vous falloir l’apprêter et la désosser. De notre côté, nous avons utilisé un blanc de poulet, c’est tout aussi bon ! Ensuite, il vous faut l’aplatir (si vous n’avez pas le matériel nécessaire, vous pouvez le faire avec le manche de votre couteau ou un rouleau à pâtisserie), le saler et le laisser reposer pendant 10 minutes.
  • La partie la plus délicate de cette recette réside ici : il vous faut couper le poireau en deux dans la longueur (1 demi poireau pour une personne suffit largement), rouler délicatement le poulet et le ficeler pour le faire tenir. La technique donnée par Ikuko est de d’abord faire un nœud d’un côté du poulet, avant de dérouler la ficelle jusqu’à l’autre extrémité de la viande, puis de l’entourer et faire un second nœud à l’autre bout du poulet.
  • Pendant 20 minutes, vous allez faire cuire le poulet dans la casserole de thé préparée plus tôt.
  • En attendant, préparez la sauce en mélangeant simplement tous les ingrédients.
  • Une fois les 20 minutes passées, mettez le poulet à cuire dans la sauce. Celle-ci doit réduire à feu vif jusqu’à ce qu’elle soit presque caramélisée.
  • Pour la présentation du plat, et faire un beau Tori Amazu d’Otsukimi, vous pouvez le couper en rondelle dans l’assiette !

 

Surtout, avant de manger, n’oubliez pas de retirer la ficelle… ! Régalez-vous !

Retour sur les ingrédients

Afin de préparer cette recette, Ikuko Jacquet nous a également donné ses propres conseils. Par exemple, pour la sauce soja, elle nous a conseillé de prendre la marque KIKKOMAN – en nous expliquant qu’elle était la plus répandue où elle est née et donc, forcément la meilleure ! – que vous trouverez facilement dans n’importe quelle supérette asiatique. Concernant le thé vert, nous avons fait le choix de mettre du Genmaicha qui a la particularité d’être un thé vert mélangé à des grains de riz grillés. Cela lui donne un goût plus prononcé de noisette et de riz soufflé. Rassurez-vous, vous sentirez principalement celui de la sauce après cuisson complète, qui, avec le miel et le Mirin, a un goût plus fort que le thé.

Le thé Genmaicha avec son riz soufflé ©Camille pour Journal du Japon

Pour ce qui est de l’accompagnement, nous avons fait du riz blanc. Néanmoins, lors de l’atelier, nous avions préparé des Udon en bouillon et plusieurs salades à manger avec. Libre à vous de faire vos propres accompagnements !

Bien que l’Otsukimi soit déjà passé depuis un mois maintenant, cela ne vous empêche pas d’essayer cette recette qui saura vous réchauffer et vous amuser. Nous vous invitons également à vous renseigner sur les cours de Shiawassé si vous habitez dans les environs de Toulouse; les cours reprendront sans doute dès qu’Ikuko en aura l’occasion. En attendant, et pour palier aux circonstances actuelles, elle propose des plats à emporter chez soi sur son site internet grâce à son activité de traiteur. Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour faire sa connaissance dans une interview.
Bon appétit !

Retrouvez également Ikuko JACQUET sur Instragram et Facebook 

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