[Attentes Manga] En mars, un petit manga et ça repart !

Ce troisième mois de l’année, même sans Livre Paris, alias le Salon du livre de Paris reporté en mai, n’est pas avare en sorties mangas. Au contraire, il est plutôt chargé côtés nouveautés ! En conséquence le moins que l’on puisse dire, c’est que la sélection de l’équipe fut difficile : entre les rééditions alléchantes et attendues, les nouveautés intrigantes et les suites et fin de série… Le porte-monnaie risque bien de pleurer, Covid ou non ! 

Les nouveautés se retrouvent donc une nouvelle fois chez les libraires en ce mois de mars : plus de 250 sorties sont attendues et pas loin de 60 nouveautés, l’année 2021 démarre vraiment sur un beau socle ! Voici donc, pour vous, les attentes de l’équipe Journal du Japon avec, au programme, un gros focus sur les nouveautés et une fin de série…

Bonne lecture !

 

Mars 2021 : les nouveautés manga

Couverture du roman de Shaman King sur Faust chez KanaShaman King – Faust 8 – Editions Kana

Pour nous accompagner dans l’interminable attente que les fans de Shaman King subissent depuis l’annonce du remake de la version animée pour avril 2021, les éditions Kana ne cesse de nous surprendre. Bien que tous attendent l’édition française de Shaman King Zero et Shaman King The Super Star, Kana nous fait languir, mais avec goût : le roman dédié au personne Faust 8 arrive enfin en France le 26 mars 2021 !

Intitulé tout simplement Faust 8, au nom de son protagoniste, le roman nous conte la rencontre de Faust et Eliza, ces âmes sœurs que la mort a voulu séparé… mais c’était sans compter sur l’amour inconditionnel de Faust pour sa bien-aimée. Ce personnage emblématique de Shaman King est l’un des plus énigmatiques du casting. Il apparaît d’abord comme un être insensible et tourmenté prêt à n’importe quelle folie pour parvenir à ses fins, mais devient au fil de l’histoire un allié de taille très secret. Alors bien évidemment que ce light novel fait partie de nos attentes, nous sommes bien curieux de connaître son histoire. Qui est donc Faust 8 ? (Rokusan)

Couverture du tome 1 de Escale à Yokohama chez Meian EditionsEscale à Yokohama – Meian éditions

Emblématique de l’iyashikei, un genre singulier visant à l’apaisement de ses lecteurs par des histoires douces et simples, Escale à Yokohama a longtemps été inédit en France. Une hérésie, n’ayons pas peur des mots, que Meian éditions s’est décidé à corriger, publiant le 24 mars prochain les deux premiers des quatorze tomes constituant la série culte de Hitoshi ASHINANO.

Histoire d’Alpha, une androïde tenant un café à la campagne, Escale à Yokohama est avant tout le récit de moments : ceux que la jeune femme passe avec ses clients, à voyager, ou tout simplement à rêver. C’est un manga à l’incroyable sensibilité qui brille par la finesse avec laquelle il dépeint les détails du quotidien : l’odeur d’une tasse de café ou la douceur d’un soir d’été. Qui brille, aussi, par la beauté mystique de ses planches, toutes entières habitées par les mystères d’un monde que les eaux sont en train de dévorer, et par la grâce de vies qui continuent à s’y jouer, comme si de rien était, avec la plus grande des tendresses. Et n’en avons-nous donc pas besoin en ce moment de douceur ? Un moment hors du temps nous attend fin mars avec ce titre que je suivrai avec envie. (Alexis)

Couverture du tome 1 de Cooking Karine chez Nobi Nobi #Cooking Karine – Nobi Nobi !

On ne va pas se mentir, si avec le manga de sport que j’ai choisi (voir plus loin dans cet article) est dans ces attentes, je ne vais pas pour autant délaisser le manga tourné gastronomie de ce mois de mars ! Et qu’il soit un shojo ou non n’y change rien : j’ai été séduite au premier coup d’œil par la couverture de #Cooking Karine annoncée chez Nobi Nobi ! En réalité, j’ai été un peu nostalgique en découvrant cette héroïne. Eh oui… Le design graphique m’a rappelé Yumeiro Pâtissiere, jamais publiée chez nous alors que je rêvais d’une sortie, mais dont j’ai pu voir l’anime. C’était un peu le même genre : une héroïne aux grands yeux rappelant les shojo des années 90-00’s, à la mode de Arina TANEMURA un peu. Mais ici ce n’est pas de cette auteure qu’il est question mais bien de Mikayo NAKAE dont c’est la première œuvre.

On y suit donc la vie de Karine, passionnée de cuisine qui décide de se lancer dans un concours en ligne diffusé sur le site NEW : son objectif ? Ouvrir son propre restaurant ! Aidée du soi-disant bad-boy de son propre collège, elle grapille des points de la part des Newtubers. On va donc suivre la montée en compétences de cette collégienne qui ne rêve que de vivre de sa passion. Ici ce qui est attirant aussi, c’est le fait d’utiliser un média social pour y parvenir, comment l’auteur arrivera-t-elle donc en 3 volumes à maintenir son histoire ? Pour le découvrir, rendez-vous en librairie le 17 mars. (Charlène)

Couverture du tome 1 de la perfect édition de Banana Fish chez Panini MangaBanana Fish – Panini Manga

Banana Fish est un manga d’Akimi YOSHIDA datant de la fin des années 80 et devenu culte au Japon. Pour fêter ses 20 ans, un anime est diffusé en 2018 sur Amazon Prime Vidéo. En France, il permet au titre de se faire connaître d’un public qui n’avait pas connu sa première publication. Panini Manga répond positivement aux relances des fans voulant lire l’œuvre originale sans payer des centaines d’euros sur ebay. Le manga n’était en effet plus réimprimé depuis fort, fort longtemps et la spéculation allait bon train. En 1973, au Vietnam, un soldat américain perd la tête et tire sur ses camarades. Dès lors, il ne parle plus, si ce n’est pour laisser échapper parfois ces deux seuls mots : « Banana Fish ». Douze ans plus tard, à New York, la police enquête sur une série de suicides pour le moins douteux. Un jour, un homme est abattu froidement dans la rue et, avant de mourir, remet à un jeune chef de bande nommé Ash une mystérieuse substance.

Quel lien y-a-t-il entre ces morts suspectes ? Ash tente de découvrir la vérité. La nouvelle édition perfect comporte des tomes doubles (10 tomes au total), ainsi que le tome 20 inédit en France. Chaque tome contiendra une carte postale en bonus. Une occasion en or de découvrir ou redécouvrir une œuvre unique en son genre et qui a marqué toute une génération. (Tatiana)

Noeve Grafx, nouvel éditeur de manga et d’artbook arrivé fin 2020, continue de nous surprendre avec une ligne éditoriale très ambivalente. À côté de leur titre « Arty » comme Veil, sort SpeOpe, pure œuvre de SF, sans compter leurs comédies romantiques aux allures un peu friponnes telle que Rent a girlfriend pour ne citer qu’elle. Le titre qui nous intéresse ici a tout l’air de mélanger les deux premières catégories : le côté Arty et la science-fiction. Il s’agit d’Une brève histoire de Robo-Sapiens par Toranosuke SHIMADA. Le style graphique de la couverture attire tout de suite l’œil, la fausse simplicité du trait cache un travail détaillé sur les expressions et les détails des machines et des décors. Le travail sur les contrastes entre les différents aplats de couleurs participe également au charme du dessin.

On se croirait à mi-chemin entre le trait rond d’un Osamu TEZUKA et l’exploration graphique de mangas alternatifs comme Yûichi YOKOYAMA. Le tout pour envelopper une histoire de science-fiction aux allures métaphysiques qui donne envie, d’autant plus en voyant les différents prix et classements qui lui ont été très favorables au Japon. La série complète en deux tomes sera disponible le 12 mars en librairie à 12,90€ le tome, avec la possibilité de les acheter dans un coffret unique à 26,90€. (Elliot)

Couverture du tome 1 de Analog Drop chez AkataAnalog Drop – Akata éditions

Depuis bien avant son célèbre manga Switch Girl !!, terminé en 2014, Natsumi AIDA n’a cessé de critiquer la société au travers de ses œuvres. Les apparences, la superficialité et la pression sociale sont ses sources d’inspirations, et ses titres s’attachent à offrir des réflexions autour de ces phénomènes. Dans son dernier manga, paru en 2017 au Japon mais qui arrive seulement en 2021 chez nous, Natsumi AIDA continue sa croisade contre les dérives sociales de la société.

Analog Drop, un titre court en seulement deux volumes, nous présente Aku, une influenceuse particulièrement populaire sur Instagram, qui n’a rien d’une héroïne. Menteuse, égoïste et égocentrique, Aku est aussi détestable que belle. Son mépris des autres l’amène à s’attirer les foudres d’une personne qui la poignardera en pleine rue, changeant son destin. Après cette attaque, Aku se réveille dans les années 1980, une époque où les réseaux sociaux, qui la définissent tant, n’existent pas. Elle comprendra bien vite qu’elle va devoir réaliser à bien la mission qui justifie son voyage dans le passé, et ce avant que la batterie de son téléphone ne tombe à plat. Est-ce que cette aventure permettra à Aku d’apprendre ce que sont l’altruisme et la compassion ? Rendez-vous le 11 mars en librairie pour le savoir ! (Rokusan)

Couverture de Blue Summer chez Boy's Love IDPBlue Summer – Boy’s Love IDP

Blue Summer de Nagisa FURUYA est un one-shot qui a connu une suite et quelques doujinshi (publication amateur). Aux chil-chil BL awards 2018, il a gagné le 1er prix pour sa très belle couverture. L’histoire de ces deux garçons est assez chère à l’autrice. On la connaît pour son manga Les deux lions arrivé quant à lui premier au tournoi de Manga-News dans la catégorie Boy’s love. Chiharu Saeki et Wataru Toda sont deux lycéens passionnés de cinéma. C’est grâce à cet intérêt commun qu’ils sont devenus amis. Ils aiment passer du temps ensemble et se sentent à l’aise en compagnie de l’autre… Jusqu’au jour où une déclaration d’amour inattendue change la dynamique de leur relation. Lorsque Saeki demande à Wataru de l’accompagner faire un pèlerinage des lieux de tournage de son film préféré pendant les vacances d’été, celui-ci accepte, sans se rendre compte que le temps leur est compté…

Pourquoi tombe-t-on amoureux ? Que faire lorsqu’il n’y a aucun espoir ? C’est un très joli titre qui mérite votre attention, totalement safe et tout doux comme elle sait si bien le faire. Rendez-vous en librairie du côté de la collection Hana chez Boy’s Love IDP le 9 mars pour la découvrir ! (Tatiana)

Couverture du tome 1 de Pour le pire chez GlénatPour le pire – Glénat Manga

S’il y a bien un titre qui m’a un peu interpellé parmi toutes les sorties annoncées sur le mois de mars, et il est particulièrement chargé comme vous vous en rendez compte avec ces attentes, c’est Pour le pire chez Glénat. Le dessin déjà, il m’a paru plus ou moins familier, et au final j’avais raison car ce n’est pas la première série de l’auteur qui sort en France : Tarô NOGIZAKI nous a en effet déjà servi sur un plateau Team Medical Dragon (au dessin seulement), La Tour fantôme et plus récemment Le 3e Gedeon. Toutes ces séries sont au catalogue de Glénat, autant dire qu’il s’agit là d’un auteur plutôt familier et offrant le plus souvent des récits originaux, avec un brin de mystère mais au dessin particulièrement maîtrisé : une preuve ? La couverture de ce premier volume qui donne déjà bien envie ! Mais arrêtons-là pour le passif de l’auteur et intéressons-nous au pitch qui est des plus intrigant.

On nous présente Arata Natsume, un assistant social cherchant à retrouver une partie du cadavre du père d’un enfant dont il a la charge. Pour cela, il remonte la piste jusqu’à une célèbre tueuse en série, surnommée « Le clown de Shinagawa », emprisonnée, qui avait défrayé la chronique quelques années plus tôt par son gabarit et ses méfaits. Mais quelle n’est pas la surprise d’Arata de tomber face à une frêle jeune fille qui semble être tout sauf une serial killer. Afin de percer ses secrets, il va tenter de se faire passer pour un amoureux transit : alors, monstre sanguinaire ? manipulatrice ? ou innocente ? C’est à découvrir dès le 17 mars ! (Charlène)

Couverture de La grande invasion mongole chez IhmoLa Grande invasion mongole – IHMO

Shintarô KAGO (L’extase de la chair à canon, Carnets de massacre, Fraction, Anamorphosis) est de retour en France avec l’éditeur IMHO dans cette fresque historique burlesque revisitée par le mangaka. Si le récit commence avec la conquête de Genghis Khan, très vite, tout bascule quand les chevaux mongols laissent place à des créatures effrayantes, des mains de géants des steppes que chevauchent les guerriers de Temudjin !

De l’empire mongol à la révolution industrielle en passant par les voyages de Marco Polo, La Grande Invasion mongole est un seinen fantastico-historique qui réussit à aborder des sujets sérieux tout en prenant un ton comique et burlesque interpelant le lecteur sur la naissance de l’industrie automobile (le fordisme, la production et la consommation de masse en passant par la mécanisation du travail et le chômage touchant les ouvriers) et la boucherie dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale ! Pour lire cette série qui sort des sentiers battus, rendez-vous en librairie le 4 mars. On est curieux d’avoir votre avis également ! Un titre comme IHMO sait faire avec brio : de mon côté, je fonce ! (David)

Couverture du tome 1 de Bâtard chez Ki-oon/WebtoonBâtard – Ki-oon/Toon

Jin est un gamin faible, avec des problèmes respiratoires et qui a perdu sa mère très jeune. Maltraité dans son lycée, quand il n’est pas simplement ignoré, il vit seul avec son père, un PDG de renom, vu par tout le monde comme un bon samaritain. Pourtant, Jin connaît le véritable visage de son père : ce dernier est un tueur en série. Et si Jin connaît la raison des nombreuses disparitions de femmes dans son quartier, c’est parce qu’il aide son père dans son œuvre depuis aussi loin qu’il s’en souvienne… Mais, quand son père choisit sa nouvelle cible, Jin décide qu’il est temps pour lui de devenir plus fort. Il est décidé à mettre un terme à tout ça.

Dans sa nouvelle collection TOON, Ki-oon nous propose de retrouver des Webtoon coréens en version papier. Avec Bâtard de KIM Carnby et HWANG Youngchan, TOON frappe fort puisqu’il s’agit là de deux auteurs piliers de la plate-forme Webtoon, ayant déjà eu leur autre bande-dessinée, Sweet Home, adaptée sur Netflix. Ils savent parfaitement instaurer une tension, un sentiment de mal-être et l’association de l’humain et du monstre est définitivement leur marque de fabrique. Nous sommes plus qu’impatient de découvrir ce nouveau format totalement en couleur chez TOON dès le 4 mars ! (Camille)

Olympia Kyklos – Casterman

olympia-kyklos-1-casterman (1)Bien qu’elle ait publié d’autres choses dans l’intervalle, ce nouveau seinen de Mari YAMAZAKI sonne comme un retour aux sources qui ont fait son succès : celles, thermales, de Thermae Romae. Il s’agit de nouveau de voyage dans le temps, entre l’antiquité et nos années 60, et dans l’espace, entre la Grèce et le Japon. On y suit les tracas de Démétrios, jeune peintre sur amphore qui a un don inné pour le sport mais qui déteste toute forme de compétition. Désigné champion de sa ville lors d’une querelle de voisinage, il se réfugie dans un vase géant qui va être frappé par la foudre : le voilà alors transporté à Tokyo en 1964, l’année des Jeux Olympiques.

Entre les soucis de langue (le grec ancien et le japonais, il y a de légères différences voyez-vous), le fait que les Olympiens participaient nus aux épreuves, que Démétrios va croiser le chemin d’Osamu TEZUKA (artistes sur amphore ou sur papier, mêmes combats ?), les deux premiers tomes d’Olympia Kyklos semble déjà foisonner de situations hilarantes et d’idées dont on a hâte de voir les conséquences. D’autant qu’à travers cette comédie, des questionnements plus profonds sur le sport, l’olympisme et ses fondements semblent sous-tendre le récit et le questionnement de son héros, un idéaliste, pourrait bien nous emporter avec lui dans ses aventures. Début des réjouissances le 17 mars aux éditions Casterman, avec le premier tome d’une série qui en compte 4, et qui continue encore. (Paul)

Couverture de Nos meilleures vies chez CastermanNos meilleures vies – Casterman

Nos meilleures vies est un one shot de Kanna KII que l’on connaît en France pour ses excellents titres L’étranger de la plage et L’étranger du Zéphyr dont le premier tome a été adapté au cinéma en 2020. Mais revenons sur cette œuvre tout public éditée chez Casterman. Ils sont six, à l’aube de la vingtaine, à Tokyo, aujourd’hui. Gentiment paumés comme on peut l’être une fois passé du côté des adultes, ils se croisent, se télescopent, s’aiment, ne se comprennent pas.

Ils font un bout de chemin ensemble, en se débattant avec les questions de leur âge : ai-je le droit d’avoir des rêves, et surtout, méritent-ils que je me batte pour eux ? (Mais aussi : les rêves paient-ils le loyer ?) C’est une excellente surprise de pouvoir se procurer Nos meilleures vies en France. Le talent de narratrice et de dessinatrice de la mangaka n’est plus à prouver. C’est une opportunité unique de lire un de ses récits tranches de vie qui parle du Japon d’aujourd’hui tout en gardant un œil bienveillant. Pour découvrir ce titre feel-good, rendez-vous donc en librairie le 17 mars, et n’oubliez pas, c’est à retrouver chez Casterman et sa collection Sakka ! (Tatiana)

Couverture de la réédition de l'intégrale de Spirale chez TonkamSpirale – Tonkam

On ne présente plus Junji ITO quand il s’agit de parler de manga d’horreur. Avec son trait atypique qui vous plonge immédiatement dans l’horreur et ses histoires angoissantes, il est bien l’un des piliers du manga d’épouvante au Japon mais en France aussi. Alors évidemment avec ce statut d’auteur culte, ses œuvres les plus marquantes publiées en France sont à présent introuvables dans le commerce, et cotées à plus d’une centaine d’euros d’occasion. Heureusement, pour notre plus grand bonheur, Tonkam vient d’annoncer la réédition de plusieurs œuvres phares telles que, Spirale, La déchéance d’un homme et Gyo. Mais celle qui m’intéresse plus particulièrement ici c’est Spirale qui aura droit pour l’occasion à une réédition en œuvre intégrale (One-shot).

L’intrigue prend place dans un petit village où, les habitants se mettent tout à coup à développer une fascination maladive pour des formes cycliques qu’ils vont voir un peu partout ; finissant par les rendre complétement fous. Quel mystère se cache donc derrière cet étrange phénomène ? Pour (re)découvrir cette série, cela se passera chez votre libraire dès le 4 mars. De notre côté, à Journal du Japon, on est prêt à frissonner un bon coup ! (Quentin)

Couverture du tome 1 de En Garde chez Pika éditionsEn garde ! – Pika éditions

Nouvelle série en approche pour la collection Sport Addict de Pika éditions avec le titre En garde ! Après donc le rugby (Full Drum, fini en 5 tomes), le judo (Uchikomi – l’esprit du Judo bientôt fini en 7 tomes) et la natation (Swimming Ace terminé en 5 tomes), l’éditeur s’attaque à présent à la pratique de l’escrime ! Tokihiko TAMARU nous arrive donc par chez nous avec sa première série a priori, une série qui fera qui plus est 3 volumes. Encore une petite série sportive qui semble énergique et pleine de vie. On va y suivre cette fois-ci une héroïne, Chika, au caractère bien trempé qui passe un peu son temps à répliquer à tous ceux qui lui prennent le chou tout en fréquentant assidûment les salles d’arcade. Puis un jour, totalement par hasard, la voilà en train d’assister à un entraînement d’escrime : cela lui fera comme un électrochoc tout en lui apportant une dose de nostalgie. Entre la découverte de ce sport, ses tenants, ses aboutissants, ses règles… et le fait de devoir faire avec les autres membres du club, la jeune fille risque bien de ne pas s’ennuyer.

L’éditeur l’a signalé : l’auteur profite de cette série pour expliquer de façon claire et précise, ce qui fait de l’escrime un sport méritant d’être connue, une discipline qui plus est présente aux Jeux Olympiques, et cela tombe bien, les prochains auront lieu cet été. Bref, rendez-vous le 3 mars pour vous mettre en garde face à votre libraire ! (Charlène)

& – and – Editions Kana

and-okazaki-1-kana (1)Une employée administrative dans un hôpital décide d’accomplir son rêve et de démarrer une activité professionnelle parallèle. Elle veut ouvrir un salon de manucure qui n’ouvre que le soir, pour les femmes actives qui veulent rester coquettes. Mais se lancer comme indépendante n’est pas une mince affaire, surtout quand les autres, et surtout les hommes, tentent de vous décourager, jugeant l’entreprise trop compliquée pour “une petite femme inexpérimentée”. Pourtant, elle va s’accrocher et, petit à petit, trouver sa place dans ce monde fort différent de l’univers des employés de bureau.

La collection Life, que nous vous présentions l’an dernier (dans Manga : la rentrée littéraire singulière des éditions Kana) continue de se développer et nous sort ici une mangaka star des années 2000 : Mari OKAZAKI, qui a publié de nombreuses séries et one-shot en France, dont son célèbre Complément Affectif, achevé en 2012… Et depuis c’était un peu le désert : Shibuya Love Hotel est entré en pause la même année, et sa dernière série Kashimashi Meshi, débutée en 2016 ne compte que deux volumes, inédits en France. Il ne restait donc qu’une seule possibilité pour ses fans : & – and, publié de 2010 à 2014 au Japon, sur 8 tomes. Presque 11 ans après, le 19 mars prochain, les lecteurs pourront retrouver cette auteure qui parle des femmes comme personne : dans toute leur complexité, leurs faiblesses, leur façon de faire face à un monde masculin qui ne cesse de les bousculer, renier leurs rêves parfois… mais reste malgré tout leur envie de voler de leurs propres ailes et de s’accomplir. Le tout sublimé par le trait de l’auteur, beau, fragile et délicat. Bref, un petit événement à ne pas manquer en libraire !

Toutes les bonnes choses ont une fin

Blue Flag – Kurokawa éditions

blue-flag-8-kurokawaLes shônen qui savent parler de romance ne sont pas vraiment nombreux.  Encore moins quand cette romance est le cœur de son histoire, qui plus est dans un monde lycéen tout ce qu’il y a de plus classique, sans monstre ou monde parallèle, sans fantasy ou vampires solitaires et beaux gosses. Blue Flag, dès le départ, tentait donc le pari de la tranche de vie lycéenne où émergeait la romance, sans artifice, en essayant de redonner du crédit aux sentiments lycéens, dans toute leur complexité entre amours et amitiés. Le titre pose aussi la question de l’homosexualité avec réalisme, sans en faire un étendard trop affiché de modernité, mais comme l’élément d’un tout que l’on pourrait résumer ainsi : l’adolescence, c’est compliqué, c’est fort, c’est intense. L’adolescence c’est brutal, c’est le bordel dans les têtes et dans les cœurs et parfois… ça craint à mort. Devenu adulte, le temps semble effacer tout ça de notre mémoire et nous fait juger avec beaucoup de suffisance cet âge que l’on classifie rapidement comme un peu bête. C’est plus compliqué que ça, plus beau que ça aussi, parfois, plus intense aussi, souvent.

En plus d’être d’une beauté graphique hallucinante dans sa finesse, dans sa maîtrise d’exécution des lignes (les mains et les visages, ce que c’est beau) Blue Flag réussit en 8 tomes, dont le dernier arrive le 11 mars aux éditions Kurokawa, à refaire parler, avec ses forces et ses faiblesses, quelques adolescents, à remettre en perspective leurs doutes sur la vie d’adulte qui les attend, à redonner du crédit à leurs certitudes même si elles doivent s’effondrer ou au moins être sérieusement malmenées… Tout en gardant intact la flamme de vie qui brille en eux, le magma de la jeunesse qui bouillonne et qui leur fait dire ou faire pas mal de conneries, aussi. Mais ils ne les résument pas, jamais, à ça.

Alors lisez Blue Flag, c’est un titre rare, beau, qui vous fera du bien et vous remémorera, avec plus de justesse que bien souvent, celui ou celle que vous avez été. (Paul)

Alors, en mars, vers quelle série allez-vous vous tourner ? Quelle nouveauté donne envie ? En commentaire, venez partager avec nous vos lectures !

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