Jujitsu ou « l’art de la souplesse »

Art ancestral venant de l’époque d’Edo (1603-1868), le jujitsu des samouraïs ou d’aujourd’hui permet aux artistes martiaux de se défendre. Né au Japon et aujourd’hui enseigné dans le monde entier, « l’art de la souplesse » se démocratise de plus en plus aux côtés du karaté ou du judo. Véritable sport de combat, appris par loisir ou par passion, le jujitsu revêt de nos jours de nombreuses formes dont la variante brésilienne. Découvrez donc le jujitsu avec Journal du Japon, à travers un dossier en deux parties, que nous initions aujourd’hui avec les origines, les règles… et les transformations de cet art martial méconnu !

Jujitsu ou jiu-jitsu ?

Le terme exact

Prononciation correcte de Jûjutsu. (Domaine public / Wikimedia Commons)

Techniquement, ces deux termes sont faux. En effet, la discipline se nomme en japonais jûjutsu, se composant des caractères 柔 () qui signifie douceur ou souplesse et de 術 (Jutsu), l’art, la technique. L’erreur provient certainement d’une mauvaise compréhension orale et de nombreuses confusions lors des premiers échanges entre Japonais et Occidentaux. À cela s’ajoute la déposition légale de ces deux mots et de leurs variantes qui les démocratisent et les « valident ».

La signification de jujitsu

Originellement, le jujitsu désigne simplement l’ensemble des techniques de combat à main nue, sans armes, et non une discipline précise comme cela l’est aujourd’hui. En effet, c’est la transmission de cet art séculaire dans différentes écoles (ryu) qui l’a perfectionné au point que plusieurs disciplines martiales différentes en sont nées. Le jujitsu actuel est donc une de ces multiples voies de la « souplesse » au même titre que le judo ou que l’aïkido qui en découlent. Cette opération s’est faite sur plusieurs siècles bien que la majorité des nouveautés viennent de la raréfaction des écoles et de la volonté de préserver le patrimoine culturel immatériel japonais au cours du 20e siècle. Ainsi, la pratique que nous connaissons aujourd’hui provient aussi de cet « art mère » qu’est le jujitsu féodal.

Ses origines et son histoire

Le Butokukai en 1932 (Domaine public / Wikimedia Commons)

Comme nous l’avons déjà dit, le jujitsu est une pratique du combat sans arme qui remonte à aussi loin que les samouraïs existent. Ainsi, bien que la période d’Edo soit le moment où les différentes écoles ont commencé à le développer de manière intensive, il serait faux d’indiquer que sa création remonte au Moyen Âge japonais. En effet, il serait même préférable de dater les origines au cours du 8e siècle, au moment où la classe des samouraïs a également vu le jour. Dès cette époque la philosophie du , de la souplesse qui consiste à retourner la force de l’adversaire armé contre lui se développe déjà. Les soldats apprennent donc à la fois le maniement des armes ainsi que des techniques d’immobilisation et de soumission.

Art martial et militarisme

Si l’on se base sur la proximité entre jujitsu et samouraï, il est alors possible de faire remonter la pratique à 792, au moment où l’empereur Kammu crée une école formelle du Butokukai. Ainsi, les officiers, les samouraïs, pouvaient apprendre à combattre à l’arc, au javelot ou sans arme. Durant les siècles qui ont suivi, le jujitsu a peu à peu été remplacé par le kenjutsu (le maniement de l’épée) qui permettait de combattre les différents ennemis des shoguns. Pourtant, bien que moins utilisé, le jujitsu a continué à être enseigné.

Le mot japonais jûjutsu a été employé pour la première fois vers 1600 bien que d’autres appellations comme kôppo ou yawara qui désigne peu ou prou la même chose étaient toujours en vigueur. En effet, ces termes désignent surtout l’école et donc les variantes japonaises autour d’une même pratique. L’un des premiers grands maîtres, Hisamori TAKENOUCHI, a permis à ces différentes pratiques d’avoir une renommée encore plus grande qu’auparavant, amenant un nouveau souffle pour le jujitsu.

Naissance mythique du jujitsu

Certains récits mentionnent un certain docteur AKIYAMA, un érudit ayant vécu, semble-t-il, durant le Moyen Âge et qui, lors d’un de ses voyages en Mandchourie, aurait été le premier à ramener le jujitsu au Japon. En effet, il aurait fait la rencontre d’une secte qui pratiquait le hakuda, des techniques à main nue permettant de se défendre contre un adversaire plus fort et armé. À son retour au Japon, il est impatient de montrer ce qu’il a vu durant son voyage mais ne peut pas expliquer correctement les techniques. Au moment de l’hiver, c’est la nature qui lui donne enfin toutes les clés de compréhension, une branche trop grosse sous la neige tandis qu’une pousse plus souple s’est pliée mais n’a pas cédé. « L’art de la souplesse » devient évident et le docteur lui donne alors le nom de jûjutsu.

Les samouraïs de l’époque d’Edo

Les classes sociales de l’époque d’Edo. Dessin réalisé par Ozawa NANKOKU (Domaine public / Wikimedia Commons).

Lors de l’unification du Japon par Ieyasu TOKUGAWA, la société a dû être remaniée en la divisant en cinq classes sociales : samouraïs, marchands, paysans et artisans ainsi qu’une dernière pour les non-personnes.

Mais en cette période de paix, les samouraïs, les seuls habilités à combattre au sabre, ne pouvaient plus gagner d’argent. Tandis que certains sont devenus des rônin, des samouraïs sans maître, d’autres, aidés par le gouvernement, sont devenus des enseignants d’art martiaux. Ils ont tous ainsi développé des techniques de clés, de pieds, de mains ou de projections. Ces dernières ont ensuite évolué pour devenir les catégories que nous connaissons aujourd’hui : atemi-waza (techniques de frappe), nage-waza (techniques de projection), ne-waza (techniques au sol), shime-waza (techniques d’étranglement) et kansetsu-waza (techniques de clé articulaire).

Le jujitsu prenait alors un nouvel essor et plus de 700 styles différents ont pu ainsi voir le jour, se spécialisant sur l’un des différents axes cités précédemment. Mais ce succès n’aura finalement duré que deux siècles.

Réformes impériales sous les ères Meiji et Shôwa

DVD de l’intégrale. ©by Venet / Black Box

De nombreuses réformes ont été opérées après la chute de la dynastie des Tokugawa, et l’instauration de l’ère Meiji (1868-1912). C’est également la période qui a permis au Japon de se rouvrir sur le monde, il a donc été nécessaire de mettre en avant les classes sociales des marchands et des artisans pour pouvoir commercer avec l’Europe et l’Amérique. Par contre les samouraïs ou les daimyo ont perdu à la fois leurs terres et leurs privilèges et cela a souvent amené à des rébellions, toutes réprimées à l’aide d’armes importées.

Perfect Edition de Rurouni Kenshin chez Glénat ©1994 by Nobuhiro Watsuki / Shueisha Inc.

Vous pouvez retrouver cette période de troubles et de mécontentement dans Rurouni Kenshin ainsi que dans Samouraï dans la tourmenteLe premier met en avant un ancien samouraï travaillant pour le gouvernement Meiji qui traque les rônin afin de les empêcher de se soulever contre le nouveau régime en place. Le second met en avant une histoire d’amour entre un samouraï et un homme pour l’ouverture du Japon au reste du monde, amenant ainsi un questionnement entre ce qui prime entre amour et convictions.

Ces deux séries soulignent aussi l’autoritarisme de l’ère Meiji poursuivi durant l’ère Shôwa (1926-1989) qui cherche à faire disparaître toute trace de féodalisme pour passer à une époque moderne de type occidental. Cela passe par la suppression des classes guerrières traditionnelles au profit de l’armée impériale, par l’interdiction du port du sabre et de rituels comme le wakashudô (acte cérémoniel et sexuel pratiqué entre deux hommes, un wakashû (un jeune homme) et un samouraï) ou encore la pratique des arts martiaux. Il était alors impossible de faire du jujitsu et ce jusqu’en 1951, dernière année de l’occupation américaine bien que certains bravaient l’interdiction pour le faire perpétuer.

Jujitsu et ère moderne

Kannazuki de Horunobu Zuzuki, vers 1770. Un wakashû assis lisant une lettre, une jeune fille le regarde par derrière. (Domaine public / Wikimedia Commons).

Alors que le jujitsu est strictement interdit durant plusieurs siècles, notamment car il aurait pu être utilisé à des fins militaires, une nouvelle philosophie fait son apparition. Il s’agit du ou l’art de la maîtrise de soi qui s’est ensuite développée par le judo par exemple. Le nouveau jujitsu qui renaît après la fin de l’Occupation n’est plus le même qu’à l’origine mais un « jujitsu de synthèse » mêlant « art de la souplesse » et « maîtrise de soi, de son agressivité ».

« Étroitement lié au judo d’un point de vue historique, il est aujourd’hui également un sport à part entière, accessible à tous et fondé sur le contrôle de soi et de l’adversaire.  » – FFJDA , la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées.

Fight system

De nouvelles écoles commencent alors à voir le jour aux quatre coins du monde, comme en France ou au Brésil, permettant sa démocratisation et sa régularisation. Ainsi, il est possible d’apprendre le jujitsu pour sa philosophie, en tant qu’art martial d’autodéfense, ou bien en tant que sport de combat (le fight system). Cette seconde option a obligé les différentes fédérations à mettre en place des règles autour des matchs. Pour faire simple, les combats se déroulent en trois phases, chacune d’elles étant en lien avec un axe différent de la pratique : la première se joue sur les coups de pieds et de poings, la deuxième sur la projection et la dernière sur la soumission.

Pour remporter le combat, l’un des deux adversaires doit réussir un full ippon, c’est-à-dire une succession de techniques qui ne sont pas contrées par son opposant. Mais pour réussir à faire cela, il faut parfaitement exécuter les mouvements qui sont ensuite contrôlés par trois arbitres sur le terrain ainsi que deux arbitres caméras s’il subsiste un doute. Une fois toutes les manches terminées, un décompte des points et des fautes est réalisé qui détermine le vainqueur du match.

Les grades

Des arts martialistes pratiquant le jujitsu dans une école agricole en 1920 (Domaine public / Wikimedia Commans)

Comme dans de nombreux arts martiaux, la progression et le niveau des pratiquants sont visibles par la couleur des ceintures. Dans le jujitsu, il existe ainsi 6 grades Kyu (ceinture blanche, jaune, orange, verte, bleue et marron) qui s’obtiennent à la suite de différents examens. Généralement il est possible d’obtenir le dernier grade Kyu au bout d’un an d’efforts intenses. Il est ensuite possible de prétendre aux gardes Dan (ceinture noire, blanche et rouge, rouge, blanche à bande larges) qui sont au nombre de dix. Les conditions pour y prétendre sont nombreuses et demandent une pratique acharnée du jujitsu sur plusieurs années.

 

Jiu-jitsu brésilien : son histoire

Maintenant que nous avons fait un tour d’horizon global sur le jujitsu, concentrons-nous davantage sur l’une des variantes les plus connues à ce jour : le jiu-jitsu brésilien.

Histoire mystifiée

Duel de la World Jiu Jitsu Children Cup de 2014. (Photo de Land Rover MENA, Wikimedia Commons).

Selon la version officielle, le jiu-jitsu brésilien serait la création de Mitsuyo MAEDA, un Japonais qui a beaucoup voyagé en Amérique en ayant importé avec lui les secrets du judo, et de la famille Gracie. Le premier a ainsi commencé à enseigner aux États-Unis aux côtés d’un dénommé Tomita SATAKE avec qui il a ouvert un club à Broadway en 1905. Tous deux combattaient régulièrement des enseignants dans divers gymnases et ont donc eu une certaine renommée. En 1907, ils décident de partir pour l’Europe. C’est durant ce voyage que Mitsuyo Maeda a été surnommé Conde Koma. Il décide ensuite de partir pour le Mexique en 1908. Son voyage vers l’Amérique du Sud prend un nouveau tournant en 1914, à son arrivée au Brésil.

Mitsuyo Maeda. Photo prise en 1910 (Domaine public / Wikimedia Commons)

Helio Gracie. Photo prise en 2004 de Satorijits (Wikimedia Commons)

En effet, c’est dans ce pays qu’il fait la rencontre de la famille Gracie. Il leur enseigne ainsi les rudiments du judo que les Brésiliens ont ensuite perfectionné durant plusieurs années. Selon les rumeurs, ce serait Helio Gracie qui aurait été le premier à populariser la variante brésilienne et notamment des techniques au sol.

Démystification et exagérations

Beaucoup de données ont été soit extrapolées voire purement inventées, que cela soit sur la personne d’Helio Gracie ou bien sur la singularité des techniques brésiliennes. Par exemple, il a souvent été dit que le légendaire art martialiste était très chétif durant son enfance et que ce serait le jiu-jitsu qui lui aurait permis de s’étoffer avec le temps. En réalité, il pratiquait beaucoup la natation, lui permettant ainsi de fortifier l’ensemble de ses muscles et de considérablement s’assouplir, chose qui l’a ensuite aidé dans sa pratique du jiu-jitsu. Considéré comme un sportif légendaire, il n’a reçu qu’une voie lors de la nomination des 34 meilleurs athlètes du pays en 1967. Un peu léger pour une légende !

Une autre rumeur nous dit que les Gracie proposait des règles révolutionnaires utilisées nulle part ailleurs : ce qui est encore une fois faux. En effet, bon nombre des règles ont été mises en place par un certain Irving Hancock, accompagné de Katsukuma HIGASHI. Et elles étaient utilisées depuis 1905 aux États-Unis et en Europe. Les Brésiliens ne les ont mises en place qu’aux alentours des années 1950. Mais il est tout de même vrai que l’une des règles concernant l’immobilisation sur le dos a été supprimé par les Gracie puisque le jiu-jitsu se pratique justement au sol. Malgré cette exagération sur quelques points, le jiu-jitsu brésilien a su se démocratiser partout dans le monde.

Son expansion

Le développement de ce sport de combat brésilien a réellement débuté au cours des années 80. Reconnus comme étant très forts et pratiquement imbattables, les Gracie ont beaucoup attiré l’attention. Ils ont été maintes fois défiés par différents sportifs dont Chuck Norris, ceinture noire de judo et pratiquant d’autres arts martiaux comme le karaté. Les Brésiliens ont gagné le combat et l’acteur américain, séduit par ce sport, va le populariser aux États-Unis.

Mais ce qui a le plus fait parler du Gracie Jiu-Jitsu, c’est la performance de Royce Gracie lors des Ultimate Fighting Championships de 1993. Il a utilisé les arts familiaux et a réussi à soumettre des adversaires bien plus massifs que lui, remportant ainsi de nombreuses victoires. Cette victoire, celles qu’il a décroché au niveau internationale ainsi que d’autres exploits sportifs menés par des jujiteiros, ont permis l’expansion du jiu-jitsu brésilien à grande échelle.

Le jiu-jitsu en France

Christian Tissier en décembre 2013 (Photo de Vicnent / Wikimedia Commons)

Rickson Gracie en 2009. (Domaine public / Wikimedia Commons)

C’est en 1995, que le phénomène Gracie arrive en France par l’intermédiaire de stages prodigués par Rickson Gracie, l’un des plus grands maîtres, en personne, au Cercle Christian Tissier. Fort de son succès, il parvient à attirer plusieurs athlètes comme Christian Derval (8e Dan d’aïkido) qui assistent à ces cours et reconnaissent une véritable finesse du jiu-jitsu et les différences avec le judo.

« Mon père avait découvert le JJB en regardant les 1ers UFC avec Christian Tissier (8e Dan d’Aïkido). Il connaissait le style Gracie. Il avait l’impression de voir quelque chose qu’il connaissait. (…). Sauf qu’en voyant Rickson à l’œuvre sur le tapis, mon père a vu que c’était plus fin au niveau des positionnements, des postures, des finalisations évidemment, et surtout dans la façon de les amener. (…) » – Aurélien Broussal-Derval

Peu à peu, de nouveaux jujiteiros français commencent à pratiquer ce sport. En 2001, on assiste à la naissance des premières ceintures noires avec Christian Derval, Patrick Bittan et Alain Negara. Le phénomène ne s’arrête pas là ! 150 professeurs sont recensés en 2017 et en 2020, la fédération internationale de jiu-jitsu brésilien (IBJJF) estime le nombre de ceintures noires à 2 600.

Jiu-jitsu brésilien : règles et grades

Dans le jiu-jitsu brésilien comme en judo et dans la grande majorité des arts martiaux, une tenue particulière est portée lors des compétitions. Les athlètes portent donc un keikogi comme les judoka mais avec certaines différences, notamment au niveau du pantalon ou des avant-bras qui sont plus resserrés afin de rendre difficile toute prise dessus. Ces derniers sont généralement blancs mais peuvent aussi être colorés. Bien d’autres différences subsistent entre ces deux sports comme le salut debout pour le jiu-jitsu ou le fait que certaines positions se pratiquent en étant allongé au sol. Enfin, le jiu-jitsu peut aussi se pratiquer sans vêtement traditionnel rendant encore plus difficile les techniques de soumissions.

Règles

Deux jujiteiros tentant une prise. Pixabay, photo libre de droit prise par tacofleur.

La grande majorité des combats s’effectuent entre personnes du même grade, dans la même catégorie d’âge et de poids. Il existe bien des compétitions dites absolute qui ne se soucient pas du poids mais généralement c’est le premier schéma qui est privilégié. Toutes les rencontres sont scrupuleusement encadrées par la fédération internationale de jiu-jitsu mais contrairement au jujitsu en fighting system vu précédemment, ici seul un arbitre est présent. Comme pour l’art martial japonais, il est nécessaire de réaliser des prises de soumission et faire abandonner son adversaire pour remporter la victoire. Mais contrairement au jujitsu, cela doit se faire dans un temps impartie, le duel n’étant pas fragmenté en 3 parties comme vu précédemment.

« Le combat ne s’arrête que si un des 2 adversaires abandonne (en donnant 3 petites tapes sur son adversaire ou le sol) ou n’est plus en état de combattre. Si aucun des 2 cas de figure précédents n’a lieu à la fin du temps réglementaire, la personne ayant marqué le plus de points est alors déclarée vainqueur. » – Thibaut, ingénieur produits Décathlon

Dans le cas où il n’y a pas d’abandon ou pas de mis hors combat, il existe au moins six manières de récupérer des points : le passage de garde qui déséquilibre l’adversaire avant de l’immobiliser sur le dos pendant au minimum trois secondes ; la projection qui amène l’adversaire à toucher le sol et être immobilisé ; le renversement qui permet à l’attaquant de passer d’une position inférieure au sol à une position supérieure, en se plaçant au dessus de son adversaire ; le genou sur l’estomac ; le passage dans le dos bloquant l’adversaire ventre au sol ou encore le passage en position montée qui s’exécute un genou au sol. Chacune d’entre elles donne des points allant de 2 à 4 selon la difficulté de l’exécution.

Grades

Ceinture de jiu-jitsu brésilien bleue pour adulte avec trois « barrettes ». Wikimedia Commons, photo de Buddy23Lee

Comme dans beaucoup d’arts martiaux tels que le karaté ou le jujitsu, le jiu-jitsu brésilien possède aussi son propre système de ceintures servant à évaluer le niveau des jujiteiros. Cependant, il existe des grades différents pour les enfants ou pour les adultes. Tous deux commencent avec une ceinture blanche mais ensuite il y a des différences.

Ainsi, pour les moins de 16 ans, nous avons l’enchaînement suivant : ceinture blanche qui peut accueillir des barrettes, la grise, et successivement jaune orange et vertes qui peuvent toutes avoir des barrettes également et symbolisant la progression entre deux niveaux. Chez les plus de 16 ans, il y a la ceinture blanche, la bleue, la violette et la marron, toute pouvant avoir des barrettes de progression.

Les degrés supérieurs, les Dan commencent avec la ceinture noire et vont jusqu’à 10. Les six premiers sont donc pour les ceintures noires, puis les deux suivant pour des ceintures noires et rouges et enfin les deux dernier paliers sont pour des ceintures rouges. Comme pour chaque art martial, c’est en pratiquant et en passant des examens de niveau qu’il est possible de passer d’une ceinture à l’autre.

 

Au final, le jiu-jitsu brésilien tout comme le jujitsu permettent avant tout d’apprendre la maîtrise de soi et de mieux se connaître. Ces deux arts martiaux comme tant d’autres permettent ainsi d’évoluer soit par la pratique régulière soit par la compétition. Tous deux proviennent d’un savoir ancestral millénaire japonais mais diffèrent dans leurs techniques et leur fonctionnement pour amener à une toute nouvelle philosophie du jû et du dô. 

« L’art de la souplesse » joint ainsi avec adresse « l’art de la maîtrise de soi et de son agressivité » de deux manières distinctes. Pour encore mieux comprendre comment cet art se vit, rendez-vous dès demain pour profiter de notre rencontre avec des pratiquantes françaises du jiu-jutsu à l’occasion d’un open qui nous a conquis et a qui l’on doit l’inspiration des deux articles de notre weekend spécial jujitsu !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Vous aimerez aussi...