Le Hagakure, le code de conduite du Samouraï

Le Hagakure est l’héritage laissé par Jôcho YAMAMOTO, page devenu samouraï puis moine, à l’orée du 18e siècle. Cette œuvre, composée de 11 ouvrages, n’est autre que le code de conduite que devrait suivre un samouraï irréprochable. Ce recueil de maximes nous renseigne sur les vertus de ces guerriers, les mœurs de cette époque, et il se révèle étonnamment contemporain.

Plongeons dans ces textes pour en tirer les bons enseignements et suivons la voie du Bushidō.

katana hagakure

Aux origines du Hagakure : une aversion pour la mort ?

Si on considère aujourd’hui le Hagakure comme l’œuvre majeure concernant le Bushidō, la « voie du guerrier »,  lors de son écriture, il ne devait être qu’un simple recueil des pensées d’un moine, Tsunetomo YAMAMOTO et n’était pas destiné à être partagé. Retour sur sa vie…

Le jeune Tsunetomo n’a que 9 ans en 1668 lorsqu’il entre au service du clan NABESHIMA, en tant que page, avant de devenir samouraï. Le Japon connaît alors une période de paix (de 1603 à 1868), sous le shogunat TOKUGAWA, période à laquelle on se demande si la classe guerrière que représente les samouraïs a toujours lieu d’exister.

Sous le règne du seigneur Mitsushige NABESHIMA, le rituel du junshi qui consiste à se suicider pour suivre son maître dans la mort est aboli. Cet homme avait en effet une forte aversion pour la mort. Cette décision, contestée, pourrait avoir donné naissance aux pensées qui composent le Hagakure.

estampe samouraïTsunetomo YAMAMOTO ne fut pas autorisé à se suicider à la mort de son maître. Alors qu’il était en désaccord avec le fils de celui-ci, il décida de se retirer du monde en devenant moine après en avoir obtenu la permission. C’est ainsi qu’à 42 ans, il prit le nom de Jôchô YAMAMOTO et partit vivre à quelques kilomètres du château de la famille NABESHIMA.

C’est ainsi entre 1709 et 1716 que le Hagakure va prendre forme. Le moine est rejoint dans sa retraite par un scribe du nom de Tashiro TSURAMOTO qui va retranscrire les entretiens qu’il aura avec YAMAMOTO. Ce dernier, grand théoricien du Bushidō, livre alors ses pensées sur ce qui lui semble être la voie à suivre par les samouraïs.

Il en ressortira 11 ouvrages, traitants des principes moraux du Samouraï, mais également de l’histoire de sa province et des personnages illustres qui ont foulé cette terre. L’auteur ne souhaitait pas que son œuvre soit dévoilée, mais TSURAMOTO  bafoua sa volonté en transmettant des copies aux samouraïs du clan NABESHIMA. Si le Hagakure resta ainsi confidentiel (uniquement connu dans le clan) pendant de longues années (près de 150 ans), il fut redécouvert  au début du 20e siècle et son influence sera immense.

Les principes de ce livre fondateur

Le terme Hagakure pourrait se traduire par « Caché sous les feuilles » ou « Feuilles tombées ». Cela pourrait se référer au fait que son auteur s’était retiré, caché ; mais une explication plus poétique semble plus probable : ce qui est caché par les feuilles, c’est la voie du Samouraï. En cette époque paisible, comment un guerrier pouvait-il agir pour être digne de son rang ? Quel comportement adopter lorsque guerre et combats sont absents ? C’est en partie pour répondre à ces interrogations que l’auteur explique ce qu’il pense être les principes fondamentaux d’un bon samouraï.

Mais le Hagakure ne concerne pas uniquement les samouraïs. L’œuvre complète se divise ainsi : 2 volumes dédiés aux préceptes des samouraïs, 3 volumes consacrés aux membres du clan NABESHIMA et aux daimyō de la région, puis 6 volumes détaillant l’histoire de la province. Le scribe TSURAMOTO pourrait avoir ajouté quelques anecdotes pour animer un peu l’œuvre, initialement très concise.

Samouraï en tenue officielleLes chapitres historiques (du 3e au 11e) permettent d’en apprendre plus sur les fondateurs de ce clan puissant et sur les faits d’armes de certains de ses membres. L’observateur qu’a été Tsunemono YAMAMOTO relate avec précision des scènes de vie, desquelles ressortent les grands principes de l’homme vertueux de l’époque. Il a assisté à certaines anecdotes qu’il raconte ; d’autres lui ont été rapportées. Et si les mentions des seigneurs locaux sont nombreuses et rendent parfois la lecture difficile, elles permettent de saisir ce qui était important chez ces guerriers.

L’influence de certaines religions est palpable, avec des références marquées au bouddhisme, au shintoïsme et au confucianisme et cela permet de tracer un cadre spirituel que se devait de respecter un homme de haut rang. Mais en Occident, ce sont surtout les deux premiers chapitres que nous connaissons. Souvent présenté comme un enchaînement de maximes, le Hagakure ainsi condensé se trouve être un véritable guide pratique pour être un bon samouraï.

Comment suivre la voie du guerrier ?

Souvent renommé, dans ses versions françaises, Le livre secret des Samouraïs, La voie du samouraï, ou Lart du samouraï, le Hagakure (葉隠) nous est présenté comme le code de conduite à suivre par ces guerriers. On peut donc en tirer plusieurs enseignements.

Les qualités dont doit être pourvu un bon samouraï sont les suivantes :  

  • La bienveillance (仁 Jin)
  • Le respect (礼 Rei)
  • Le courage (勇 )
  • L’honneur (名誉 Meiyo)
  • La droiture  (義 Gi)
  • La loyauté (忠義 Chūgi)
  • La sincérité (誠 Makoto)

Pour chacune de ses vertus, on trouve une ou plusieurs maximes qui illustrent son importance. Quand Jôchô YAMAMOTO veut illustrer la bienveillance, il nous raconte combien il est important d’encourager une personne, de louer ses mérites et de la rendre aussi réceptive aux observations que l’homme assoiffé d’eau. Ainsi, on pourra l’aider à s’améliorer via des critiques constructives qui seront écoutées. Il précise que maltraiter quelqu’un est une conduite digne d’un laquais.

samouraïs dans l'attente du combatLe respect des anciens, le respect de la mort, le respect pour celui que nous avons pour maître est extrêmement important. On le lie à une certaine humilité, bien sûr, qui permet de s’améliorer jour après jour. Nombreuses sont les personnes qui donnent des conseils mais rares sont celles qui les reçoivent avec reconnaissance, et encore plus rares sont celles qui les suivent.

Le courage et l’honneur font parties des vertus les plus souvent citées concernant les samouraïs. Ce sont deux valeurs essentielles pour quiconque doit prendre part à un combat. Et comme le dit l’auteur : le courage, c’est de savoir serrer les dents. Un samouraï qui se décourage ou abandonne face à l’épreuve n’est d’aucune utilité.

En effet, un samouraï doit faire preuve de droiture, de rigueur, et cela à plusieurs niveaux. Il doit s’entraîner toute sa vie. Comme le répétait le maître de la voie du sabre du shogun TOKUGAWA, Yagyu, je suis aujourd’hui meilleur qu’hier, demain je serai encore supérieur. Atteindre l’excellence est une voie, un chemin sans fin qui occupera un samouraï toute sa vie. C’est vrai dans la pratique d’activités martiales, mais c’est applicable à tous les autres champs d’activités d’un samouraï : la calligraphie, la poésie ou la prière.

Pour se parfaire dans un art, il est important de choisir un modèle de qualité. Il pourrait ne s’agir que d’une seule personne, si un être doté d’une telle complétude existait. Hélas, YAMAMOTO considère qu’à l’époque où il dicte ses pensées, aucun samouraï n’est digne de ce statut de modèle. Il propose alors une solution consistant à prendre parmi son entourage celui qui est le plus courageux, celui qui est le plus intègre, celui qui possède le meilleur pouvoir décisionnaire. Et de faire un mélange de ces hommes vertueux, pour se créer un modèle qui mériterait d’être imité. Ainsi, tout un chacun peut devenir le modèle de quelqu’un d’autre, tout le monde peut devenir un maître pour autrui.

La loyauté à ce maître ne doit souffrir d’aucune faille. Il est même dit qu’il est plus méritoire de mourir pour son maître que d’abattre un ennemi. C’est un principe qui va de paire avec la sincérité et qui permet de mesurer la dignité d’un homme. Quelqu’un de sincère et de loyal peut être qualifié de digne.

Ces 7 qualités essentielles servent de fondement à un samouraï digne de ce nom. Elles sont accompagnées d’autres valeurs telles que l’écoute, le soin de son apparence, l’intelligence acquise via la conversation, et le rejet de vices inhérents à ces temps d’inaction : l’alcool, le jeu, l’arrogance ou la luxure.

C’est donc le profil d’un guerrier parfait qui se dessine au travers du Hagakure. Mais un samouraï est avant tout un combattant, formé à affronter l’adversité. Et c’est pour cette raison qu’il se doit d’apprendre à accepter la mort.

Accepter la mort : la seule issue pour un bon samouraï ?

Une des maximes rapportées par l’auteur dit : « Maintenant c’est l’heure et l’heure, c’est maintenant. »

Cela signifie qu’il faut toujours être prêt à affronter une situation de crise, et ne pas attendre qu’elle apparaisse pour y faire face. C’est valable dans la vie quotidienne et les activités sociales, autant que face à une potentielle mort. Et YAMAMOTO débute d’ailleurs le Hagakure par une phrase dans laquelle il affirme que la voie du Samouraï  réside dans la mort.

« Celui qui choisit de vivre tout en ayant failli à sa mission encourra le mépris et sera à la fois un lâche et un raté. Celui qui meurt après avoir échoué, meurt d’une mort fanatique, qui peut sembler inutile. Mais il ne sera pas, par contre déshonoré. Telle est en fait la voie du samouraï. »

le seppuku, rituel japonais du suicide

Extrait du film HARA KIRI de Masaki Kobayashi (1963)

Accepter la mort serait donc la quête principale d’un bon samouraï, celle dont découle tout le reste. Une fois qu’il est prêt à mourir à tout instant, il acquiert la maîtrise de la Voie et peut se consacrer à perfectionner sa conduite. Il ne peut combattre en pensant à gagner ou à perdre mais uniquement avec une passion pour la mort. Ainsi préparé, il s’accomplit.

Cette acceptation de la mort est souvent très mal comprise : l’auteur explique qu’une fois acceptée, la mort devient plus simple. On peut vivre pleinement et ainsi se concentrer sur le reste. Il n’incite personne à mourir, seulement à y être préparé.

Cela permet de comprendre un précepte que l’auteur développe dans l’ouvrage.  Afin de prendre la bonne décision, aussi radicale soit-elle, il ne faut pas trop réfléchir. Il vaut mieux agir avec une résolution sans faille, car cela évite de planifier (une vengeance ou une attaque par exemple) et surtout, on se prémunit face à des circonstances changeantes. Il reproche aux 47 rônins d’avoir risqué de se déshonorer en attendant 2 ans pour réaliser leur vengeance. Leur cible aurait pu périr durant ce laps de temps et ils n’auraient ainsi pas pu venger leur maître. Pour YAMAMOTO, le seppuku (rituel suicide) aurait dû être fait immédiatement.

Et c’est principalement cette exaltation de la mort, parfois mal comprise, qui vaut au Hagakure de très nombreuses critiques encore aujourd’hui. Ce livre que certains considèrent comme sacré a joué un rôle important dans l’évolution de la mentalité japonaise et il a eu des conséquences sur l’histoire du Japon. 

L’héritage du Hagakure sur la mentalité nippone actuelle

Au Japon, le Hagakure est très souvent opposé à un autre ouvrage de référence dans les arts martiaux : le Traité des cinq roues (Gorin no Shō) de Miyamoto MUSASHI. Ce livre écrit par la légende du sabre qu’était MUSASHI explique la philosophie du Samouraï en 5 chapitres correspondant chacun à un élément (la Terre, l’Eau, le Feu, le Vent et le Vide).

Myamoto Mushashi  Ganryū-jima

Statue de Miyamoto Mushashi en plein duel sur l’île de Ganryū-jima

Mais le Gorin no Shō est aussi considéré comme un véritable guide stratégique, utile autant dans un contexte martial lors de bataille que dans la vie quotidienne avec ses conseils. C’est un ouvrage de référence pour les pratiquants d’art martiaux mais aussi pour les économistes et les politiciens qui useront des analyses qu’il contient de manière plus théorique. C’est donc une œuvre quasi philosophique, plus pacifiste,  avec une approche tactique du comportement à adopter par un guerrier.

De son côté, le Hagakure exalte certains comportements guerriers et va jusqu’à citer la mort comme la seule issue honorable. Par conséquent, c’est un livre qui a essuyé de nombreuses critiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. On reproche à certains généraux d’avoir suivi ses principes à la lettre, incitant les jeunes soldats à privilégier la mort à la vie. Les pertes colossales de l’armée impériale japonaise durant cette période seraient donc dues en partie à une application terre à terre des règles de conduite énoncées dans le Hagakure.

Il peut être facile de blâmer un livre de 18e siècle, et il est évident que les raisons de la défaite nippone ne sauraient être imputées uniquement à cet ouvrage. Cependant, il est vrai que l’influence du Hagakure est bel et bien présente sur la mentalité de certains Japonais.

On affirme souvent que la structure de la société Japonaise est calquée sur le Bushidō.

hiérarchie japonaise et effort collectif

L’effort collectif à la japonaise

Particulièrement dans les relations sociales et dans la vie professionnelle. YAMAMOTO ne disait-il pas que l’attitude la plus authentiquement charitable consiste à être bienveillants et amicaux les uns pour les autres, à corriger mutuellement les erreurs afin de mieux servir ensemble. N’est-ce pas une caractéristique de la société nippone ? L’entraide et l’effort commun, pour le bien du pays ?

Et quand il dit que tous les métiers doivent être exercés avec concentration. Que celui qui travaille âprement et qui sait rester modeste, qui se réjouit de la position de subordonné qu’il occupe tout en respectant ses pairs, sera grandement estimé. Ne retrouve-ton pas ici une caractéristique de la hiérarchie à la Japonaise, dans les entreprises ?

Enfin, il est dit dans le Hagakure qu’un samouraï doit être remarqué pour son excessive ténacité. Une chose faite avec modération peut être jugée insuffisante. Il faut en faire trop pour ne pas commettre d’erreur. Ici encore, on pourrait rapprocher cette maxime du comportement zélé attendu chez les salarymen.

Alors oui, ce livre décrié dans la seconde moitié du 21e siècle au Japon a fortement influencé les mentalités des habitants du pays. Qu’ils en soient conscients ou non, c’est un ouvrage qui a une importance fondamentale pour le Japon. Pour notre propre réflexion ou pour comprendre un peu mieux le Japon, le Hagakure mérite une lecture approfondie.

Et ailleurs dans le monde, parle-t-on du Hagakure ?

Le Hagakure hors des frontières japonaises

On trouve de nombreuses références au Hagakure dans la culture occidentale. Qu’elles soient explicites ou savamment dissimulées, ces références sont parsemées dans la musique, le cinéma. Petit focus sur les œuvres citant l’ouvrage et sur celles directement inspirées par le Hagakure.

Le rap, un genre friand du Bushidō

 « Même vaincu, on se jettera dans la bataille, pour l’honneur, comme un samouraï »

C’est par ces mots que se termine le dernier couplet de la chanson Samouraï de Shurikn. Le rappeur issu du groupe marseillais IAM, n’hésite pas, dès qu’il le peut, à faire des références plus ou moins directes au code de conduite du Samouraï. Il en fait même un titre complet, Oncle Shu, dans lequel il se compare à un samouraï sans faille.

Le style d’IAM est d’ailleurs fortement empreint d’influences asiatiques, aussi bien dans les textes que dans les instrumentales. Il suffit d’écouter la plupart des titres de l’Ecole du Micro D’argent pour s’en convaincre. Ils prônent, à travers de nombreux morceaux, les mêmes valeurs que celles du Hagakure et considèrent que le rap requiert un code de conduite aussi rigoureux que la pratique des arts martiaux.

On trouve une référence au Hagakure chez un autre groupe de rap du Sud de la France, Chien de Paille, dans la chanson Moments Suspendus (2001). Le rappeur Sako parle d’un :

Espace dont t’as jamais rêvé / Dieu seul y a déjà séjourné secret tel l’Hagakure / Le monde d’en bas me semble désormais lointain et abstrait.

Preuve en est que ce texte a marqué cette génération de rappeurs !

Plus récemment, en juin 2015, c’est le rappeur Maeda qui sortait son second album, A l’ombre des feuilles, dont le premier titre s’appelle Hagakure. Celui-ci est composé de couplets rappés en alternance avec des citations sorties tout droit du livre de YAMAMOTO. Dans le titre Sabre à la main, on peut entendre le refrain suivant :

J’ai le sabre à la main / Hagakure dans la poche / J’ai le sabre à la main/ Hagakure dans la poche.

Enfin, on trouve plusieurs rappeurs étrangers citant également le Hagakure, avec des titres qui ont plus ou moins de rapports avec l’ouvrage original. C’est le cas de l’artiste italo-chilien Chiky Realezza et de son morceau Hagakure -seppuku. Le groupe espagnol Acqua Toffana possède également un titre Hagakure dans lequel sont vantées les valeurs du livre éponyme. Le dernier artiste vient de Salt Lake city, il se nomme Malev Da Shinobi et dans son titre Hagakure, il fait une comparaison entre le livre et la scène hip hop underground, elle aussi cachée par les feuilles…

Forest Whitaker suit la voie du samouraï 

ghost dog et le hagakure

Forest Whitaker joue au samouraï dans Ghost Dog

On retrouve l’ouvrage japonais qui dicte la conduite du héros dans le film Ghost Dog : La Voie du samouraï  (Jim JARMUSCH, 1999).

Tout au long de ce film, Forest WHITAKER joue le rôle d’un tueur à gage contemporain qui vit selon les préceptes du Hagakure. Sans être un film inoubliable, on peut apprécier sa bande originale composée par RZA, dans laquelle on retrouve des citations du livre lues sur des beats hip hop.

Star Wars et le Hagakure

influence japonaise dans star Wars

Jedi et samouraï, même combat ?

On compare souvent les chevaliers Jedi de la saga de Georges LUCAS à des samouraïs. Ce n’est pas étonnant quand on sait que la culture nippone  fait partie des influences de G.LUCAS qui l’ont aider à créer son univers intergalactique : les tenues Jedi semblables à des kimono, le masque de Dark Vador rappelant les masques des seigneurs de guerre japonais et bien entendu les sabres. Enfin, la morale de la philosophie Jedi emprunte beaucoup au Hagakure.

Le sacrifice d’Obi Wan ne serait-il pas une sorte de Seppuku ? 

Le Hagakure en Manga

Il existe une adaptation, du Hagakure en manga, chez BUDO EDITION. Réalisé par un duo d’auteurs, William Scott WILSON à la traduction et à l’adaptation du livre et Chie KUTSUWADA aux dessins, le manga met en scène 32 citations du Hagakure, une sélection restreinte qui pourrait donner à ses lecteurs l’envie de se plonger dans le livre.

Le Hagakure de Jôcho YAMAMOTO n’est donc pas qu’un simple recueil de principes désuets. Il a servi à mieux comprendre le mode de vie et de pensées des guerriers japonais du passé, et son influence est palpable dans l’Histoire et dans la culture populaire. Un livre à lire par curiosité ou pour y puiser un savoir applicable au quotidien !

Sources :

  • Hagakure, le livre secret des samouraïs, chez Camion Blanc
  • Le Japon Moderne et l’éthique Samouraï : la voie du Hagakure, Yukio MISHIMA, Arcades Gallimard
  • Star Wars, la philo contre-attaque, Gilles Vervisch aux éditions Le Passeur
  • Une version ancienne calligraphiée du Hagakure : http://www.dl.saga-u.ac.jp/OgiNabesima/haga/index.htm 

Mickael Lesage

J’ai découvert le Japon par le biais d’un tome de Dragon Ball il y a fort longtemps et depuis, ce pays n’a jamais quitté mon cœur…ni mon estomac ! Aussi changeant qu’un Tanuki, je m’intéresse au passé, au présent et au futur du Japon et j’essaie, à travers mes articles, de distiller un peu de cette culture admirable.

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