Negima ! : et après ?

Depuis la publication au Japon en mai 2012 du 38e et dernier volume de Negima ! (paru début février en France, chez Pika), Ken AKAMATSU, son mangaka, est aujourd’hui toujours en attente d’une nouvelle série.

 

Negima ! –©2012 Ken Akamatsu / Kodansha / Pika–

 

Une conclusion… frustrante ?

On ne va pas vous faire l’affront de résumer cette fin : les afficionados l’auront déjà lue une multitude de fois, les autres ne se feront pas spoiler. Sachez cependant qu’à de nombreux égards, la conclusion proposée par AKAMATSU dans cet ultime volume (ou peut-être pas !) s’avère frustrante. De l’aveu même de l’auteur, d’ailleurs, si on lui en avait laissé l’opportunité, la série se serait poursuivie sur plus d’une centaine de volumes. Une quantité un peu trop importante à digérer, même pour un géant comme Kodansha (qui a édité tous les titres du mangaka à ce jour).

Est-ce que Negima ! a été victime de son succès ? Adapté de multiples fois en anime, booté par Xebec puis rebooté par Shaft, passé par la case OAV/OAD plusieurs fois, transposé en drama… La licence a exploré une multitude de chemins plus ou moins fidèles au manga. En tant qu’auteur original, AKAMATSU s’est fatalement retrouvé impliqué dans ces nœuds scénaristiques où il n’était plus forcément seul décisionnaire. Aussi est née cette notion d’univers parallèles à la série, abordés par l’auteur sur la jaquette de ce dernier volume. Une façon de dire que, que ça vous plaise ou non, il faudra bien faire avec.

 

Une suite ou un nouveau titre, telle est la question…

AI non-stop ! © Ken Akamatsu / Kodansha / Pika

Depuis maintenant neuf mois que Negima ! est fini (ou peut-être pas !), les fans attendent le prochain titre d’AKAMATSU. Car en maintenant presque 20 ans de carrière, le mangaka aura su attirer l’attention, réexplorant à chaque fois des genres plutôt codifiés avec succès : science-fiction avec AI non-stop !, harem manga avec Love Hina, fantasy avec Negima !… à chaque fois au travers du spectre de la comédie romantique potache, petites culottes et scènes de nu malencontreuses comprises. Cet érotisme très chaste et soft a plu à une importante fanbase qui attend aujourd’hui la suite.

En octobre dernier, l’auteur postait sur son compte Twitter qu’il était en pourparlers avec Kodansha quant à son avenir éditorial. Les spéculations vont bon train quant à ce prochain titre, d’autant plus que l’auteur, toujours sur la jaquette du volume 38, déclarait ne pas abandonner l’idée de, peut-être éventuellement sur un malentendu, poursuivre sa dernière série en date… Dans un futur non déterminé. Ce afin de raviver la flamme des aficionados du titre (qui en neuf ans d’existence a eu le temps de se constituer une communauté de fidèles conséquente) tout en se laissant assez de marge pour retomber sur ses pattes.

Akamatsu, au four et au moulin

Car AKAMATSU n’est plus le foudre de guerre de ses jeunes années. À maintenant 44 ans, il abat environ deux planches par jour, soit un chapitre produit en neuf jours. On est bien loin du chapitre hebdomadaire auquel ses premiers lecteurs ont pu être habitués.
Par ailleurs, le mangaka œuvre sur d’autres fronts. Outre le manga, il est aussi à l’origine de la plateforme J-Comi (dont nous vous parlions déjà ici). Depuis 2010, le site a évolué, proposant toujours gratuitement mangas et doujinshi aux internautes japonophones. De plus, il y autorise le scantrad des titres qui y sont publiés, se servant des revenus publicitaires générés par le site pour rémunérer les auteurs des quelques 300 titres disponibles sur la plateforme.

 

Page d'accueil de J-Comi

 

Mais quoi qu’il arrive, il est fort peu probable que Kodansha lâche AKAMATSU. Fort de sa réputation et de son originalité, le mangaka plaît. Les lecteurs le lui rendent bien en achetant en masse ses ouvrages. Or, qui dit ouvrages vendus dit retombées financières non négligeables pour l’éditeur. Akamatsu est une des vaches à lait de Kodansha, les derniers volumes de Negima ! s’étant hissés sans mal dans le top 20 des bandes dessinées les plus vendues au Japon au moment de leurs sorties.
Il ne nous reste donc plus qu’à prendre notre mal en patience, en espérant que l’auteur et sa maison d’édition conviendront rapidement d’un feu vert pour que la prochaine série soit enfin publiée.

Visuels © Ken Akamatsu / Kodansha / Pika

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