Manga Taishō : à la découverte des nommés 2016 !

Dans quelques jours, le lauréat du prix Taishō (ou Grand prix du Manga) sera dévoilé. Comme chaque année depuis la première édition en 2008, la liste des nommés se distingue par sa grande variété en terme de styles et sujets abordés. Un éclectisme propre à l’événement qui, depuis sa création, a toujours laissé sa chance à chaque mangaka. Le jury, composé de nombreux libraires japonais, fonctionne au coup de coeur. Tout manga a droit à sa mise en lumière, de l’oeuvre intime (Kakukaku Shikajika de Akiko HIGASHIMURA, vainqueur l’année dernière) au best-seller en puissance (Silver Spoon d’Hiromu ARAKAWA, lauréate 2012).

En quête de nouvelles histoires à proposer aux lecteurs, les éditeurs français ne s’y trompent pas et suivent l’événement de près ; chacune des sélections ayant révélé son lot de pépites, sacrées ou non à l’arrivée, qui arrivent très souvent en publication dans l’Hexagone.

Alors, qu’en est-il du cru 2016 ? Il comporte onze titres. Si des favoris se détachent du lot, d’autres en revanche paraissent trop « classiques » pour surprendre. Journal du Japon vous les présente… et vous donne ses coups de cœur.

Une surprise et les résultats vous attendent également en fin d’article !

Prix Manga Taisho 2016

Hyakumanjô Labyrinth, de TAKAMICHI

Éditeur : Shōnen Gahōsha

Catégorie : seinen

Résumé : Férue de jeux en tous genre, Reika Kubajima (19 ans) officie comme « testeuse de jeux » en binôme avec sa collègue Yuko. Leur rôle ? Détecter les potentiels bugs qui n’ont pas été envisagés par les créateurs.

Hyakumanjou LabyrinthD’emblée, nous suivons les deux héroïnes en pleine action en train de parcourir les couloirs d’un lieu étrange qu’elles pensent être le siège de l’entreprise pour laquelle elles travaillent. Quel est le but du jeu ? Elles-mêmes s’en interrogent. La raison de leur présence en ces lieux reste floue.

Véritable labyrinthe de bois, l’endroit semble défier les lois de la physique. Pour ne rien arranger, leur téléphone est inutilisable faute de réseau. Un défi de taille pour Reika et Yuko qui vont devoir s’armer de patience et d’ingéniosité pour résoudre le mystère !

© 2013 TAKAMICHI / SHONEN GASHOSHA

© 2013 TAKAMICHI / SHONEN GASHOSHA

Hyakumanjô Labyrinth comporte deux tomes reliés seulement publiés au Japon. Cela étant, il y a de fortes chances de voir le titre arriver dans l’Hexagone dans les années à venir. L’histoire est bien rythmée et le suspens haletant. Le côté labyrinthe / casse-tête insolvable de l’histoire fait penser au film Cube, de Vincenzo Natali, sorti en 1997. Avec le côté sombre en moins mais l’aspect ludique en plus. Le mystère reste donc entier. Chaque page comporte son lot de mini-indices. Le lecteur veut comprendre comment sortir du labyrinthe au même titre que les deux personnages.

Celles-ci représentent d’ailleurs l’autre force du manga, car l’auteur réussit à vite les rendre attachantes. Un point essentiel dans la mesure où elles sont seules, livrées à elles-mêmes, dans le labyrinthe et que les interactions se limitent à leurs dialogues. Reika est jolie, spontanée et fonce tête baissée quand Yuko, au physique plus ingrat, est posée et réfléchie. Cette différence de caractère provoque naturellement de nombreuses disputes amusantes. Elles s’opposent mais se complètent. 

Si nous étions les jurés… : Pour sa première sélection, Hyakumanjô Labyrinth peut créer la surprise grâce à son originalité, sa mise en scène et la force de ses deux héroïnes.

Erased, de Kei SANBE

Éditeur : Kadokawa Shoten (Japon) et Ki-oon (France)

Catégorie : seinen

© 2013 Kei Sanbe / KADOKAWA CORPORATION, TokyoRésumé : Fujinuma Satoru, 28 ans, est un mangaka raté qui travaille en parallèle comme livreur pour pallier ses besoins. De nature discrète, il préfère éviter les problèmes dans l’absolu et mener tranquillement son train de vie. Mais le destin en a décidé autrement pour lui. Notre héros est doté d’un pouvoir : celui de remonter le temps de quelques minutes. Avant qu’un incident ne se produise, il reçoit comme une alerte dans son esprit qui lui permet d’empêcher l’événement. Malgré le peu d’enthousiasme qu’il exprime, il ne se défile jamais et sauve des vies chaque jour dans le parfait anonymat.

Seulement, un jour survient un terrible drame qu’il n’a pu empêcher et qui l’affecte personnellement. Le choc est tel qu’il revient 18 ans en arrière et se retrouve face à ses vieilles blessures du passé en lien direct avec les événements présents.

© 2013 Kei Sanbe / KADOKAWA CORPORATION, Tokyo

© 2013 Kei Sanbe / KADOKAWA CORPORATION, Tokyo

Second en 2014 et quatrième l’année dernière, Erased semble entretenir la même « malédiction » que Leonardo Di Caprio avec les Oscars avant qu’il ne soit sacré il y a quelques semaines. Grand favori mais jamais gagnant. Pourtant, l’oeuvre est pourvue de toutes les qualités pour…

L’auteur passe du passé au présent avec maitrise et fait s’entremêler différentes intrigues avec cohérence. Il prend son temps pour développer le récit et évite les dialogues interminables. Le côté fantastique entrevu dans le pouvoir du héros ne fait jamais ombre au récit. Au contraire, il le sert. L’ambiance pesante dûe aux sujets abordés retombe souvent pour faire place à des scènes de vie pleine de sincérité qui viennent adoucir le récit. Enfin, les personnages, tous sans exception, ne tombent jamais dans la caricature. Chacun a un rôle à jouer. Pas de faire-valoir.

A noter que le manga a déjà conquis de nombreux lecteurs chez nous et constitue, à l’heure actuelle, le seul manga de la liste des nommés à être publié dans l’Hexagone. Son auteur, Kei SANBE, est bien connu des éditeurs français. Nous lui devons entre autres Testarotho (éditions Soleil Manga), Kamiyadori (édition Kurokawa) ou encore Le berceau des esprits (éditions Ki-oon).

Si nous étions les jurés… : Sacrer l’auteur pour Erased serait plus que mérité au vu du bijou réalisé. Nous lui souhaitons le même destin que l’interprète de The revenant

Machida-kun no sekai, de Yuki ANDO

Éditeur : Shueisha

Catégorie : shōjo

© 2015 Yuki ANDO / SHUEISHA

Résumé : Hajime Machida, 16 ans, est un lycéen calme et atypique. Ni bon à l’école malgré son look de “premier de la classe” , comme le relève une de ses camarades, ni fort en sport. Mais Machida se démarque par son incroyable gentillesse. Il vient en aide à tous à travers de petites actions fortuites qu’il effectue, naturellement. Son entourage est sous le charme : sa mère enceinte, ses frères et soeurs, pour lesquels il est aux petits soins, ainsi que ses camarades de classe et professeurs. Tous trouvent Machida “cool” à sa façon.

Pourtant, l’esprit de notre jeune héros demeure confus. Conséquence de son caractère, il se met la pression pour des choses futiles. Comment cuisiner des hamburgers apparait dès lors comme une question existentielle dans la mesure où il ne veut décevoir sa famille. La joie que lui procure le bonheur des autres lui suffit quite à en oublier de vivre sa vie normalement. Du moins pour le moment. Car, comme tout adolescent de son âge, il aimerait trouver sa voie.

Machida-kun no sekai fait figure d’OVNI parmi la sélection. L’histoire peut sembler banale mais se lit d’une traite. L’ambiance est légère. Les moments de la vie quotidienne d’un lycéen sont dépeints par la mangaka de façon réaliste. Ces situations peuvent arriver à n’importe qui. Un peu de gentillesse au-delà de la fiction procure toujours du plaisir.

Machida va-t-il s’affirmer ? Se lancer un nouveau défi autre que la réussite d’une recette de cuisine ? Nous attendons la suite avec impatience.

Si nous étions les jurés… : Grâce à son originalité, Machida-kun no sekai peut viser le top 5. Pour gagner le titre en revanche, ce sera difficile. L’ensemble manque encore de consistance. 

Golden Kamui, de Satoru NODA

Éditeur : Shueisha

Genre : seinen

© 2014 Satoru NODA / SHUEISHARésumé : L’histoire se déroule dans les dernières années de l’ère Meiji. Peu de temps après la guerre russo-japonaise, un soldat, Sugimoto Saichi, qui a gagné le surnom « d’Immortel » sur les champs de bataille, décide de s’aventurer dans les zones reculées d’Hokkaidō pour y chercher de l’or.

Malheureusement, les résultats ne sont pas ceux escomptés. Il n’y a plus rien. Un mystérieux vagabond ivre lui révèle que l’or des rivières d’Hokkaidō a été collecté par le peuple des Aïnous (ethnie aborigène) durant la grande ruée puis caché par l’un d’entre eux. Capturé, celui-ci n’a jamais dévoilé son secret à personne si ce n’est sous forme d’indices parsemés sur le corps de prisonniers avec qui il a convenu d’un accord avant de se faire exécuter. Retrouver les prisonniers, évadés depuis, constitue la clef pour retrouver le magot.

Convaincu, Sugimoto, se lance alors à leur recherche, accompagné d’Asirpa, jeune archère Aïnou pleine de ressources. Problème : ils vont vite réaliser qu’ils ne sont pas les seuls à convoiter le trésor…

Golden Kamui fait sans conteste figure de favori parmi les « rookies » de la sélection 2016.

Le premier chapitre accroche d’emblée.

L’auteur s’est appuyé sur des faits historiques pour imaginer son intrigue, ce qui la rend d’autant plus efficace, et reste cohérent avec ce choix.

Les amateurs de combats violents et virils seront satisfaits. Le héros, avec son visage version Black Jack, n’a pas usurpé son surnom qui lui sied à ravir. Si Sugimoto assure l’hémoglobine, la jeune Asirpa apporte plus de douceur et crée une interactivité avec le public. Connaissant parfaitement la nature, elle enseigne de nombreuses astuces à son compère – et au lecteur par la même occasion – pour survivre en pleine nature : comment chasser, poser des pièges, cuisiner des plats de fortune… Des leçons que l’auteur, Satoru NODA, prend soin de détailler à travers des fiches.

Si nous étions les jurés… : Les pattes de lapin ne sont plus à la mode. Leonardo Di Caprio a dû se faire lacérer par celles d’un ours pour remporter la précieuse statuette. Une chance que l’histoire se répète pour Sugimoto et son auteur ? 

Blue Giant, de Shinichi ISHIZUKA

Éditeur : Shōgakukan

Genre : seinen

© 2013 Shinichi ISHIZUKA / SHOGAKUKANRésumé : Chaque jour après les cours, Miyamoto Dai, jeune lycéen, parcourt des kilomètres en vélo et s’isole au bord d’une rivière pour jouer au saxophone durant des heures. Bien qu’il reste impliqué dans toutes les activités pour lesquelles il s’est engagé tels que le basket au lycée ou son emploi à temps partiel dans une station service, le jazz occupe toutes ses pensées. Miyamoto en est tombé amoureux le jour où son ami, Shuhei, l’a emmené à un concert.
Depuis, sans partition et avec son « feeling » comme seul guide, il s’exerce sans relâche dans le but de devenir le plus grand joueur de saxophone du monde. 

Arrivé cinquième l’année dernière, Blue Giant confirme, avec cette nouvelle sélection, qu’il figure parmi les mangas à suivre.

L’auteur Shinichi ISHIZUKA, bien connu du Taishō pour avoir remporté la première édition en 2008 avec son oeuvre Vertical, ne grille pas les étapes pour développer son personnage principal. Celui-ci garde du recul. Il s’adonne à sa passion sans pour autant oublier de vivre comme tout lycéen de son âge… quand bien même il ne retrouve son enthousiasme qu’une fois son saxophone dans les mains.

Les séquences de musique constituent l’autre grande force du manga. Comme il l’a fait avec sa précédente oeuvre, l’auteur manie avec perfection les effets de mouvement et parvient à retranscrire la fatigue après l’effort physique. Ainsi les phases musicales gagnent-elles en intensité et laissent presque imaginer les sons aux lecteurs. 

© 2013 Shinichi ISHIZUKA / SHOGAKUKAN

© 2013 Shinichi ISHIZUKA / SHOGAKUKAN

Si nous étions les jurés… : Avec son oeuvre, Shinichi ISHIZUKA se place parmi les sérieux prétendants au titre. Blue Giant possède tous les ingrédients pour devenir une nouvelle référence du genre. 

Koi wa Amaagari no you ni, de Jun MAYUZUKI

Éditeur : Shōgakukan

Genre : shōjo

Résumé : Vedette© 2014 Jun MAYUZUKI / SHOGAKUKAN de son club d’athlétisme, la jeune Tachibana Akira a été contrainte de ranger les baskets suite à une blessure au tendon survenue lors d’une course d’entrainement. Depuis, elle passe son temps libre à travailler comme serveuse dans un restaurant où elle n’a de yeux que pour son manager, Kondou Masami, de plus de vingt ans son ainé. Le problème ? Elle ne sait pas comment s’y prendre pour lui dévoiler ses sentiments. Celui-ci, grand gaffeur et toujours dans les nuages, ne lui rendra pas la tâche aisée !

Koi wa amaagari no you ni constitue une petite histoire d’amour bien sympathique qui devrait plaire aux amateurs du genre. L’ensemble se lit plutôt bien sans ennuyer. La mangaka rythme bien son histoire avec des situations amusantes opposant ses deux personnages. Cependant, le scénario ne se démarque pas réellement par son originalité.

Si nous étions les jurés… : Agréable à lire mais facile à oublier. Une romance comme il y en des dizaines. Peu de chance que le titre approche le top 5. 

Nami yo kiite kure, de Hiroaki SAMURA

Éditeur : Kōdansha

Genre : seinen

© 2014 Hiroaki SAMURA / KODANSHARésumé : Koda Minare, la trentaine, chef de service dans un restaurant, vient de rompre avec son petit ami. Ivre et en colère, elle se confie un soir à un inconnu, un certain Matou Kanetsugu, et lui dévoile de nombreux détails privés sur sa relation. 

Le lendemain, à sa grande stupeur, elle entend sa propre voix diffusée à la radio et réalise qu’elle a été enregistrée la veille durant son excès de colère.

Folle de rage, elle se rend alors à la station dans le but d’arrêter la diffusion de la bande. Matou Kanetsugu, qui s’avère être le directeur de la radio, la met alors au défi de reprendre l’antenne et de lâcher tout ce qu’elle a sur le cœur. Le début d’une nouvelle vocation ?

Bien connu des lecteurs français avec son manga de samouraï, L’Habitant de l’infini (éditions Casterman), Hiroaki SAMURA change de registre et propose cette fois une histoire plus « moderne ». Finies les effusions de sang, place maintenant aux coups de colère de son héroïne !

Pari réussi. L’histoire surprend d’emblée. Les dialogues et les péripéties s’enchainent vite et ne laissent pas le temps de s’ennuyer. De plus, au-delà des déboires sentimentaux du personnage principal, l’auteur décrit avec précisions les mécanismes d’une station de radio. Il pose un véritable contexte et donne envie d’en découvrir d’avantage sur le milieu.

Si nous étions les jurés… : Attendons que le titre gagne en maturité.  

Dungeon Meshi, de Ryoko KUI

© 2014 Ryoko KUI / KODANSHA

Éditeur : Enterbrain

Genre : seinen

Résumé : Lors d’une attaque contre le dragon d’un donjon mystérieux, le jeune chevalier Laïos perd ses camarades et voit sa sœur Farin se faire dévorer sous ses yeux. Il échappe de peu au même sort grâce à une formule magique. Accompagné de Marcille, une magicienne, et de Tirchac, son maître des clefs, Laïos décide de retourner au donjon pour sauver sa sœur avant qu’elle ne soit digérée par le dragon. Seulement, la route est longue et le donjon infesté de créatures aussi monstrueuses que farfelues. En manque de provisions, nos héros devront survivre en capturant et cuisinant toutes celles qu’ils rencontreront sur leur chemin.

L’idée de Dungeon Meshi est vraiment originale. La mangaka Ryoko KUI a imaginé tout un univers pour lui donner vie.
Les monstres ont été pensés dans les moindres détails anatomiques. Un point essentiel qui permet à l’artiste de justifier chaque recette de cuisine. Ainsi devient-il crédible aux yeux des lecteurs d’apprendre comment cuisiner des créatures qui n’existent pas ! Ces instants de haute gastronomie rythment le récit et rendent la quête principale presque accessoire.

© 2014 Ryoko KUI / KODANSHA

© 2014 Ryoko KUI / KODANSHA

Malgré la gravité de la situation, les scènes sont légères et amusantes. Ryoko KUI joue beaucoup avec cet humour décalé. Résultat : la magie opère !

Si nous étions les jurés… :  Pour sa première sélection, Dungeon Meshi peut viser le top 3 sans complexe.  

Okazaki ni Sasagu, de Saho YAMAMOTO

Éditeur : Shōgakukan

Genre : seinen

© 2015 Saho YAMAMOTO / SHOGAKUKAN

Résumé : Avec Okazaki ni SasaguSaho YAMAMOTO retombe en enfance et revient notamment sur ses moments passés avec son amie Okazaki, une jeune fille atypique. Une relation amicale qui s’est construite, peu à peu, à travers leurs sessions endiablées de Super Nintendo ! Ces parties, bien que virtuelles, les ont rapprochées et constituent aujourd’hui des souvenirs d’une valeur inestimable pour la mangaka. 

Un trait presque enfantin, des grimaces et beaucoup d’humour : Okazaki ni Sasagu se situe parmi les ovnis de la sélection !

Le genre autobiographique peut plaire. La lauréate 2015, Akiko HIGASHIMURA, encore en lice cette année, a pu le prouver avec Kakukaku Shikajika. 

Si nous étions les jurés… : Peu probable que le manga remporte le prix mais il mérite un point bonus… pour le côté nostalgique insufflé par la Super Nes ! 

Tokyo tarareba-jō (Toukyou Tarareba Musume), d’Akiko HIGASHIMURA

Éditeur : Kōdansha

Genre : josei

Résumé : Tokyo tarareba-jō raconte les aventures – ou plutôt les mésaventures- amoureuses de trois femmes « modernes », la trentaine passée. Leur but ? Trouver l’âme sœur et se poser, enfin. Malheureusement, dans la réalité, les choses ne semblent pas aussi faciles que dans leurs plans !

© 2014 Akiko HIGASHIMURA / KODANSHA

La mangaka Akiko HIGASHIMURA est une grande habituée du prix Taishō : onzième en 2008 avec Himawari – Kenichi Legend, huitième en 2009 avec Mama ha tenparist, septième en 2010 avec son best-seller Kuragehime (Princess Jellyfish), douzième en 2011 avec Omo ni naitemasu, elle a (enfin) atteint la plus haute marche du podium l’année dernière avec son titre Kakukaku Shikajika, comme évoqué précédemment. 

Si nous étions les jurés… : Akiko HIGASHIMURA sait se renouveler à chaque oeuvre et aborder des thèmes nouveaux. Elle le démontre une nouvelle fois avec Tokyo tarareba-jō. Y a-t-il pour autant une chance qu’elle fasse le doublé ? Peu probable.

Tonkatsu DJ Agetarōde Yujiro KOYAMA et IPYAO

Éditeur : Shueisha

Genre : shōnen

© 2014 Yujiro KOYOMA / IPYAO / SHUEISHARésumé : Agetarō travaille pour sa famille, propriétaire d’un restaurant de tonkatsu à Shibuya. Un quotidien qui ne l’enchante guère. Son destin prend un tournant le jour où il livre une commande à un client dans une discothèque. C’est le coup de foudre : il est de suite séduit par la musique assurée par le DJ en plein mix. Quelques temps plus tard, l’un d’eux, un artiste américain, lui donnera même l’envie d’en devenir un. Notre héros se lance alors un double défi et veut passer maître dans les deux disciplines qui rythment sa vie : l’art DJ et la cuisine de tonkatsu. (Source : Baka Updates Manga)

En plus de Blue Giant, le manga de musique s’est trouvé un deuxième représentant avec Tonkatsu DJ Agetarō figurant dans la liste des nommés. Une idée originale. Trouver des similitudes entre une table de mixage et un plat de tonkatsu… Il fallait oser ! 

Si nous étions les jurés… : Difficile de se prononcer mais pourquoi pas un top 5 pour l’originalité et le mix surprenant entre les deux thèmes.

 

Une belle et riche sélection 2016 qui couvre de nombreux thèmes, arbore des styles bien distincts et maintient un haut degré de qualité quant aux récits proposés. Au milieu de ces candidats, la rédaction de JDJ prend les paris et mise sur Erased, Blue Giant ou Golden Kamui… Un avis subjectif bien entendu car potentiellement, chaque titre peut croire en ses chances. Cela dépendra des attentes du jury.

Mise à jour : les résultats et une surprise sont tombés récemment…

C’est tout d’abord Golden Kamui qui remporte cette édition 2016. Voici le classement, tiré du site officiel : 

Taisho 2016

 La bonne nouvelle du jour, c’est l’annonce de l’arrivée de Golden Kamui pour la France aux éditions Ki-oon !
 
Ki-oon Golden Kamui
 
Pour l’occasion, on vous fait profiter du résumé officiel et de quelques infos sur la série : 
Signé par Satoru NODA, « Golden Kamui » se déroule à Hokkaido, la région la plus septentrionale du Japon, dont l’auteur est lui-même originaire !
Un récit dont le point de départ n’est autre que la propre histoire familiale du mangaka. En effet, le nom du héros, Saichi Sugimoto, n’est autre que celui de l’arrière-grand-père de Satoru NODA ! Avec pour fil rouge une chasse au trésor au rythme effréné, « Golden Kamui » […] est aussi un véritable manuel de survie en milieu hostile ainsi qu’un bel ouvrage sur la culture méconnue des Aïnous, un peuple habitant sur l’île d’Hokkaido et vivant en harmonie avec la nature.

Synopsis : Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l’Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou… C’est alors qu’il apprend l’existence d’un fabuleux trésor de 75 kilos d’or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d’Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés…

Pour Sugimoto, la chasse au trésor est lancée… Cependant, seul, il a peu de chances de s’en sortir. À peine sa quête commence-t-elle qu’il manque de se faire déchiqueter par un ours brun ! Il ne doit la vie qu’à l’intervention providentielle d’Ashirpa, jeune indigène liée aux propriétaires légitimes du butin. Ils décident de faire équipe pour affronter les nombreux dangers qui les guettent sur la route de l’or des Aïnous…

Rendez-vous le 25 août 2016 pour découvrir le titre en librairie !

Retrouvez également toutes nos présentations des autres éditions ici !

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6 réponses

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