Nensha & Noroi Video : quand les spectres utilisent les médias !

Sadako crawlsLe Japon est un pays peuplé de créatures sombres et mystérieuses, et les spectres vengeurs féminins sont les plus appréciés au cinéma, fascinant même les occidentaux. Avec l’arrivée de la modernité au Japon, les spectres se sont tournés mélangés à différentes technologies afin d’attirer notre attention. Ils n’hésitent alors pas à déchaîner leur malédiction sur les humains à travers des supports tels que la télévision, la photographie, le téléphone, mais aussi internet tandis qu’ils redonnent un souffle de modernité au cinéma. Ring de Hideo NAKATA en est l’instigateur, introduisant au monde la parapsychologie japonaise vue à travers les spectres vengeurs du folklore nippon.

Pour prolonger notre voyage au pays des spectres, Journal du Japon vous propose une plongée dans l’univers parapsychologique des nensha et noroi vidéo, les média des fantômes japonais !

 

Une étrange discipline : la parapsychologie…

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Mary Todd Lincoln et le fantôme de son mari Abraham Lincoln, photographie de William H. Mumler, 1871

Les Japonais sont très croyants à cause de leur histoire. Au milieu du XIXe siècle, lors du développement de la psychologie en Occident, s’est aussi créé la parapsychologie. Afin de comprendre les phénomènes des noroi (malédiction) et des nensha (photo psychique) au Japon et leur implication dans le cinéma, il est nécessaire d’en étudier ses fondements, que l’on retrouvera dans la parapsychologie japonaise et ses dérivés.

La parapsychologie est une science qui découle de la psychologie et concerne un immense champ d’investigation incluant les phénomènes psychique, comme : la télépathie, la précognition, la clairvoyance, la psychokinésie, la réincarnation, l’expérience de mort imminente, et ainsi que tout un tas d’autres disciplines paranormales, elle est souvent considérée comme une pseudo-science. Tout commence au début des années 1850, alors qu’un chimiste anglais conduit des expériences sur des personnes médiums dont les résultats semblent probants. De nombreuses autres expériences furent conduites par la suite sur d’autres personnes possédant des pouvoirs psychiques comme l’hypnotisme, les apparitions, les possessions, etc. C’est 10 ans plus tard qu’un photographe américain du nom de William H. Mumler découvre par accident une technique de développement photographique : la double exposition, permettant d’ajouter une personne floutée – donnant un effet fantomatique – sur le cliché. La parapsychologie étant en vogue à ce moment, Mumler comprit qu’il y avait un marché derrière et débuta sa carrière en tant que médium photographe en utilisant sa technique : il prenait en photo des personnes et ajoutait ensuite au développement les silhouettes floues de leurs êtres chers décédés, cela pour 10$ par photo…

 

Le père de la parapsychologie japonaise : le Professeur FUKURAI et ses disciples médiums…

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Tomokichi Fukurai

Le succès de ces photographies psychiques en Occident leur permettent de prendre racine au Japon vers la fin du XIXe siècle. C’est durant ce siècle que les Japonais s’intéressent eux-aussi au spiritisme, et Tomokichi FUKURAI – assistant professeur de psychologie à l’université de Tôkyô – commence des expériences parapsychologiques. Il était fasciné par le surnaturel et les capacités ultra-sensorielles. Même s’il fut très critiqué par ses collègues, il n’en restait pas moins convaincu et il utilisa des personnes comme cobayes, dont Chizuko MIFUNE. Reconnue comme une médium puissante, Chizuko avait un don de double vue qu’elle développa à force de méditation. FUKURAI dans ses expériences voulait prouver au monde que les capacités psychiques étaient réelles et fit plusieurs démonstrations en public de ses sujets, dont Chizuko MIFUNE.

chizuko mifune

Chizuko Mifune

Cependant ces démonstrations furent huées et FUKURAI ainsi que Chizuko furent traités de charlatans. De désespoir la jeune femme de 25 ans ingéra du poison et mourut, en 1911. Peu de temps après, il pris sous son aile une autre médium proclamée Ikuko NAGAO,  qui était capable de projeter des images de son esprit sur des supports photographiques. FUKURAI les appela nensha. Il inventa son propre terme en anglais pour cette technique : thoughtography que l’on traduit par « photographie psychique« . On retrouve aussi le terme de « thermographie projetée« , initié dans le remake de Ring par Gore Verbinski en 2002. Ces nensha sont différentes des photos de Mumler – appelée shinrei shashin au Japon, photos de spectres – dans le sens où les photographies psychiques sont les projections mentales des pouvoirs du médium. Ikuko NAGAO fut aussi grandement discréditée par les journalistes et, de déshonneur, elle mit aussi fin à ses jours. Déterminé, Tomokichi FUKURAI engagea une autre jeune fille du nom de Sadako TAKAHASHI

 

 Sadako dans Ring et Sadako dans la réalité…

Tout comme Chizuko MIFUNE, Sadako TAKAHASHI avait aussi développé ses pouvoirs de médium à force de médiation et d’exercices de respiration. Un an plus tard elle développe aussi le pouvoir d’imprimer ses pensées sur des photos, tout comme Ikuko NAGAO. Grâce à elle, FUKURAI pensait enfin progresser dans ses recherches et publia un livre appelé Clairvoyance et Thoughtography. Cependant son travail resta au point mort, n’intéressant personne et continuellement discrédité par ses collègues. C’est pour cela qu’en 1919 il démissionna de son poste et Sadako retourna dans sa ville natale. Son travail continue de vivre dans lInstitut de Psychologie Fukurai dans la ville d’Aoba de la préfecture de Miyagi.

ringvidéo

Si les prénoms de Chizuko et Sadako vous parlent, c’est que les créateurs de Ring se sont inspirés de ces faits réels pour leur histoire. Ring est principalement l’œuvre de l’auteur Kôji SUZUKI, écrivain japonais ayant apporté au monde cette célèbre histoire en 1991. Il s’inspira en partie de la vie de ces deux jeunes femmes. Si dans la réalité elles ne possèdent pas de liens de parenté, dans l’adaptation cinématographique de Ring (1998) de Hideo NAKATA, Chizuko – renommée dans le film Shizuko – est la mère de Sadako.

L’une des scènes les plus mémorables du film est sans doute le flashback de Shizuko lors de sa dernière démonstration publique de ses  pouvoirs psychiques. Huée par la foule, elle se suicide un an plus tard, comme dans la réalité. Ce flashback est aussi accompagné de la scène où Sadako déchaîne sa puissance en public, ce qui crée une panique générale…

ringSi cette histoire se base sur ces faits, ce n’est seulement qu’une petite partie intéressante de l’affaire. Ring nous donne les moyens de comprendre que la technologie et la société moderne en général ne nous donne aucun moyen de protection contre les esprits vengeurs. C’est tout le contraire même, car c’est au travers d’une vidéo que la vengeance de Sadako se propage. Kôji SUZUKI, lorsqu’il a écrit Ring pensa tout d’abord à raconter l’histoire d’une bande d’amis qui meurent tous en même temps d’un étrange virus. L’idée de la vidéo lui vient plus tard, en lisant l’histoire de FUKURAI et de ses expériences. Le personnage de Sadako YAMAMURA naît alors, et sa malédiction – virus se propage au travers d’une étrange vidéo dont les images s’enchaînent sans cohérence. C’est comme cela que l’idée des vidéos maudites – appelées noroi video – apparaît, inspirés au départ des nensha. Autre que la vidéo, on retrouve aussi dans Ring la présence des photographies psychiques nensha. Lorsque les personnages de l’histoire se prennent en photo, ils découvrent leur visage flouté, effacé. Si Sadako peut transférer son énergie destructrice à travers le support VHS, elle peut aussi le faire avec les photos, et créé donc des interférences électromagnétiques qui entraîne ce flou chez ceux qui ont regardé la vidéo.

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Photographie psychique de Sadako Takahashi

Si avant Ring les nensha existaient déjà, les noroi video naissent réellement dans ce film. Si Sadako TAKAHASHI avait la capacité de produire des images de son esprit sur des photos, Sadako YAMAMURA peut le faire sur bande vidéo : un savant mélange entre photographie psychique, vidéo, et malédiction. C’est depuis l’adaptation des romans sur grand écran, qu’il y eut – et encore aujourd’hui – un véritable engouement pour les spectres féminins japonais exerçant leur revanche à l’aide de différents supports média. Ainsi placé, dans un contexte contemporain à caractère fantastique, l’utilisation d’outils modernes – de la simple VHS à la vidéo You Tube, a déjà permis de faire douter plusieurs générations sur l’existence de ces malédictions… Voici les plus célèbres.

 

 

Les grands films nippon de noroi

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Séance, Kôrei, Kiyoshi Kurosawa, 2000

Dans la lignée des kaidan-eiga du type de Ring, Kiyoshi KUROSAWA, grand maître de l’horreur japonaise – réalisateur du film d’horreur Sweet Home (1989) que nous avons déjà évoqué précédemment – signe un de ses plus grands chefs d’œuvre en 2000 avec Séance. Koji SATO est un technicien marié à une serveuse Junko qui possède des pouvoirs psychiques de médiums. Ceux-ci lui permettent de communiquer avec les esprits, et elle sera sollicitée par la police pour enquêter sur le kidnapping d’une petite fille… Enfant qu’ils retrouveront morte et qui se réincarnera en spectre afin de se venger. Avec ce film, Kurosawa transforme le fantôme en figure sociale, en représentant un couple coincé dans un quotidien ennuyeux et vide dans lequel la femme voudrait fuir le foyer. Si Séance ne possède pas vraiment d’éléments indiquant que le spectre se venge à travers des supports technologiques, on retrouve tout de même ici le thème du protagoniste possédant des pouvoirs psychique de médium.

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Pulse, Kaïro, Kiyoshi Kurosawa, 2001

C’est dans cet esprit que Kiyoshi KUROSAWA réalise l’année d’après Kaïro (Pulse), considéré comme dépassant largement Séance du point de vue qualitatif. C’est lorsque Taguchi, un informaticien, est retrouvé mort pendu chez lui que ses collègues vont commencer à s’interroger sur les conditions réelles de son décès. Dans son ordinateur, ils découvrent une étrange image montrant Taguchi regardant son ordinateur dans son visage horrifié se reflète, dans une suite d’images sous la forme de mise en abîme. L’image floue d’un spectre apparait alors au fond de l’écran… Par la suite ils recevront de mystérieux coups de fil et de nombreuses personnes vont disparaître dans une épidémie mortelle.

Ce film apparait comme un critique de la société des années 80-90. Le Pays du Soleil levant, où la technologie est au sommet, nous dépeint un virus mortel transmis par les réseaux informatiques, pointant du doigt les otaku et autres hikikomori, de plus en plus nombreux au Japon à vivre dans le virtuel, avec Internet comme seul moyen de communication. Ces problèmes sont largement mis en avant dans le film, grâce à un véritable manque de contacts physique entre les personnages. KUROSAWA met ainsi en garde contre cette solitude, qui se développe de plus en plus dans les sociétés occidentales et qui semble atteindre autant les spectres que les vivants. C’est donc un film d’une grande tristesse que nous sert là KUROSAWA, où il représente la technologie en tant que destructeur de société et non comme une évolution.

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Suicide Club, Jisatsu Sakuru, Sion Sono, 2001

Suicide Club, aussi connu sous le nom de Suicide Circle, est réalisé en 2002 par le grand réalisateur Sion SONO. Tout comme Kaïro, Suicide Club évoque les problèmes sociaux japonais. A l’heure de pointe dans le métro de Tôkyô, 54 jeunes filles alignées se jettent ensemble sur la voie ferrée, dans un carnage sanglant… D’autres suicides inquiétant viennent grossir l’affaire, et des morceaux de peau des suicidés sont cousus ensemble. Le détective Kuroda et ses deux associés vont mener l’enquête, remontant la piste jusqu’à un site internet affichant le nombre de suicides sous la forme de cercles rouge et blanc. Ils vont ainsi essayer de trouver des réponses à cette vague insensée de morts mystérieuses.

Dans son film le réalisateur exploite un sujet troublant pour les Japonais : le suicide des jeunes, et surtout les suicides de masse. Tout autant une réalité sociale qu’une légende urbaine, le suicide fait parti intégrante de la culture japonaise, mais les Japonais ne savent pas à quoi est dû exactement ce phénomène collectif : club de rencontre secret, blog, manuel de suicide pratique (voir forêt Aokigahara dans notre article précédent) … Au Japon, lorsque qu’un phénomène reste inexpliqué, il se transforme souvent en légende urbaine. Il prend le dessus sur la réalité, créant parfois des effets de panique collective comme la légende urbaine de Kuchisake-Onna. Suicide Club est un film difficile à interpréter, comme Kuroda dans l’histoire qui ne cessera de se demander tout le long de l’histoire ce qu’il se passe exactement… 

La mort en ligne, Chakushin Ari, Takashi Miike, 2003

En 2003, Takashi MIIKE réalise La mort en ligne qui se situe aussi dans la lignée de Ring. En effet, il s’agit aussi d’une malédiction lancée à travers un support média : le téléphone portable cette fois-ci. Un soir, Yumi est témoin de quelque chose d’étrange : son amie Yoko reçoit un message provenant de trois jours dans le futur, lui annonçant le jour et l’heure de sa mort dans un effroyable message vocal émanant de sa propre voix. Peu après la mort de Yoko, un autre élève de leur lycée disparaît dans les mêmes circonstances mystérieuses. Yumi va alors enquêter… Yasushi AKIMOTO en est l’auteur et à d’ailleurs publié le roman la même année que le film.

Ce film est une critique de la modernité, en s’attaquant cette fois-ci au téléphone portable. Dans cette nouvelle ère, notre monde est dirigé par la technologie, et les téléphones portables contrôlent quasiment tout, en particuliers les relations humaines…  C’est dans cet univers déshumanisé que le film prend place, où un spectre vengeur sévit à travers les téléphones portables des lycéens.

Derrière tous ces films terrifiants mais fictifs, des vidéos maudites existent bel et bien étrangement ancrées dans notre réalité… Regardons-les de plus près, pour finir notre article !

 

Les « véritables » vidéos maudites !

Noroi

La malédiction, Noroi, Kôji Shiraishi, 1999

Sorti en 1999, Le Projet Blair Witch de Daniel Myrick et Edouardo Sanchez fait fureur dans le monde. C’est pour entrer dans une nouvelle ère de J-Horror que Kôji SHIRAISHI réalise La Malédiction (Noroi) en 2005. Mélangeant à la fois le thème du docu-fiction et celui de la malédiction démoniaque à la japonaise, ce film – tourné en caméra DV de style « amateur » – nous raconte l’histoire de Kobayashi MASAFUMI expert du paranormal qui disparaît après avoir enquêté sur l’incendie de sa maison qui tua sa femme. Son enquête est entièrement filmé des mains de son caméraman Miyajima. Au cours de leur enquête, ils entendent murmurer plusieurs fois le nom de Kagutaba. Bientôt ils se rendront compte qu’il s’agit d’un démon et que la malédiction ne fait que commencer… Leur film, nommé The Curse, suit leurs traces à travers diverses images alternant les scènes de son film et scènes de la vie réelle, toujours dans une ambiance brute nous rapprochant de la réalité, renforçant le côté « horreur » du film. Considéré comme l’un des meilleurs films d’horreur sorti en 2005, Noroi nous happe dans son atmosphère pesante et se présente comme l’un des plus célèbres précurseurs des Paranormal Activity.

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Honto ni atta! Noroi no video The Movie, Kôji Shiraishi, 2003

Réalisé en 2003 par Kôji SHIRAISHI, Honto ni atta! Noroi Video nous montre une enquête à propos d’un jeune homme qui serait mort après avoir regardé une noroi video, une vidéo maudite. Les indices nous emmènent vers d’effroyables légendes urbaines à propos de vidéos maudites provenant de l’Enfer. C’est à la fin du documentaire que l’on nous montre la fameuse vidéo !

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Honto ni atta! Noroi no video The Series

Dans un article précédent, le Journal du Japon vous a parlé de la série des Histoires Vraies ou Honto ni atta kowai hanashi. Développé en Honto ni atta! Noroi no Video, celles-ci fonctionnent sur le même principe que les premières. Des personnes anonymes envoient leurs expériences paranormales sous le format de vidéos, dans lesquelles de nombreuses choses étranges se déroulent, comme par exemple la silhouette d’un spectre en arrière plan. Ces vidéos sont censées être vraies, et peuvent être de tout type : téléphone portable, caméra de surveillance, web-cam,… Et généralement les épisodes montrant les vidéos sont accompagnées d’un message indiquant que les personnes impliquées sont mortes mystérieusement, se sont suicidées, blessées ou sont disparues. Tous les épisodes sont tournés sous la forme de documentaires, où l’on voit une équipe enquêtant sur les phénomènes paranormaux capturés en vidéos.

Enfin, en supposant que vous ne craigniez pas les malédictions des spectres nippons… vous pourrez toutes les retrouver ici !

 

 

La parapsychologie japonaise, en vogue dans les années 90, s’est bien développée aujourd’hui. Les énergies subtiles, les processus de guérison anormaux et la psychokinésie, sont les objets de recherches prioritaires. De nos jours le Japon fait parti de la Parapsychological Association dont 30 pays sont membres. C’est grâce à Kôji SUZUKI qu’une nouvelle vague de kaidan-eiga a pu redémarrer fin des années 90. Inventeur de la vidéo maudite et premier utilisateur des photographies psychique au cinéma, de ses idées découla de nombreux autres chefs-d’œuvre cinématographique, qui continue de se renouveler sans cesse !

 

 

Retrouvez toutes les interviews concernant la grande famille de The Ring à cette adresse !

 

Retrouvez notre playlist de trailers de Kaidan-Eiga contemporain !

 

Retrouvez aussi tous nos articles sur le Japon hanté :

Kaidan : Les mystérieux contes de fantômes japonais

Kaidan-Eiga : L’arrivée des spectres nippon sur grand écran !

Les spectres du J-Horror : L’émergence des légendes urbaines dans le cinéma japonais

Survival-Horror : Quand la peur s’incruste dans le jeu vidéo !

Shinrei-Spot : Testez votre courage dans les lieux hantés du Japon !

Shinrei-Spot, épisode 2 : Le retour des spectres dans les lieux hantés de Tôkyô !

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