[Docu] Kumamon et le phénomène des mascottes, un monde de gentillesse

Kumamon réconforte un enfant après le séisme de Kumamoto ©Japan Times

Kumamon réconforte un enfant après le séisme de Kumamoto ©Japan Times

Aaaah, ces mascottes… avec leurs bouilles et leurs postures mignonnes et maladroites, on a juste envie de leur faire un gros câlin ou de se faire prendre en photo avec elles !

Mais qui sont-elles… et d’où viennent-elles ? Rencontre avec Denis & Julien MENTZER, deux réalisateurs français qui ont stalké des centaines de ces yuru-kyara, et qui sont revenus du Japon avec un chouette documentaire qui nous explique tout !

Merugyu & Merumomo, mascottes officielles de la ville d'Oyabe, scène Sakura à Japan Expo

Merugyu & Merumomo, mascottes officielles de la ville d’Oyabe, scène Sakura à Japan Expo

On a tous eu un jour ou l’autre un attachement particulier pour un personnage fictif, bonhomme rigolo ou jolie poupée, petite bestiole ou peluche aux yeux de cocker. Ainsi, quelque part, on a sûrement tous en nous une petite part de cette âme d’enfant, prompte à s’accrocher à un personnage attirant vers lequel on aurait spontanément envie d’aller.
Pourtant, en France, rien ne ressemble vraiment au phénomène des mascottes, si l’on excepte les inévitables Mickey et Minnie à Disneyland Paris, ou la popularité toute relative de Super Victor à l’Euro 2016.

Mais à l’autre bout du monde, au Japon, où la puissance de l’image est décuplée et s’ancre profondément dans une culture animiste et shintoïste peuplée de centaines de kamis et de yokaïs, l’engouement pour les mascottes a connu un véritable essor ces dernières années. Il faut dire aussi que les Japonais, loin des clichés qu’on peut avoir d’eux quand on les imagine uniquement réservés et stricts, savent aussi s’amuser et possèdent un imaginaire débordant (les fans de mangas et d’animés ne me contrediront pas !), une inventivité qu’ils savent aussi parfaitement exploiter de manière commerciale.

Là-bas, on les appelle yuru-kyara ou yuru-chara, ce qui est une contraction de yurui masukotto kyarakutâ, yurui signifiant grosso modo gentil et chétif, et masukotto kyarakutâ ou mascot character signifiant personnage.

Intrigués par ce phénomène sans véritable équivalent chez nous, Denis & Julien MENTZER sont donc partis un mois au Japon en novembre 2015 pour tourner un documentaire intitulé Le Bal des Mascottes et ils sont venus nous le présenter en avant-première lors de cette Japan Expo 2016.

Lors d’une conférence, ils sont revenus sur la genèse de leur projet, et nous ont expliqué comment était né le phénomène des yuru-kyara au Japon.


Trailer du documentaire

Les mascottes, un moyen de communication novateur et positif

Hikonyan

Hikonyan ©lebaldesmascottes.com

Créées à l’origine pour promouvoir une région, une ville, un produit local, une entreprise, une association ou encore un service du gouvernement, les mascottes sont apparues en 2002 et se sont exponentiellement développées depuis, avec un gain notable et considérable de popularité grâce à la naissance en 2007 de Hikonyan, mascotte fêtant les 400 ans du château de Hikone, et qui a su conquérir instantanément les cœurs des japonais comme des touristes.
Depuis, tout ou presque a une mascotte au Japon, et il y en a même une pour vous accueillir à l’aéroport de Narita quand vous récupérez vos bagages !

Imaginées pour donner une image positive de la région qu’elles représentent, les mascottes possèdent un design réfléchi, qu’il soit mignon (Kumamon, Mikyan) ou décalé (Melon-Kuma, Domo-kun), une gestuelle codifiée, parfois volontairement maladroite pour la rendre encore plus irrésistible, et un caractère gentil et amical même si la majorité du temps elles ne s’expriment que par gestes… bref, tout est fait pour que les mascottes donnent de l’amour et soient très vite adoptées en retour. Et contrairement au Père Noël, elles sont surtout uniques !
Il se murmure même qu’elles seraient vivantes…

Affiche du documentaire

Affiche du documentaire

Ce qui est très probable, car comment quiconque pourrait tenir dans un costume si chaud et encombrant ? Et où apprendre un tel métier ?
En regardant le documentaire Le Bal des Mascottes, vous aurez toutes les réponses à ces questions et à bien d’autres encore, comme sur le rapport entre mascottes et politique, sur le business fructueux autour de ces licences, ou encore sur le devenir des mascottes impopulaires…

En France en tout cas, grâce à sa venue régulière à Japan Expo (cette année, on pouvait même acheter un badge de soutien), l’ambassadeur de la ville de Kumamoto, j’ai nommé Kumamon, a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par le public !

Guest-star de la conférence de Denis & Julien MENTZER, il a même été interviewé sur scène en direct par ce dernier ! Grâce à l’intermédiaire d’un interprète, nous avons pu suivre les réponses mimées et mignonnes de ce yuru-kyara à la popularité internationale :

Comment ça va Kumamon ?

Genki-desu ! (Tout va très bien !)

Kumamon est la mascotte la plus connue du Japon. Et notre première question sera : Kumamon, est-ce que tu as beaucoup voyagé et quelles villes as-tu visité ?

Je suis vraiment allé partout au Japon, dans les 47 préfectures, ainsi qu’ailleurs en Asie : en Corée, à Hong Kong, à Taiwan, en Chine, en Thaïlande, à Singapour, et en Indonésie. Je suis aussi allé à New York, à San Antonio et à Hawaii aux Etats-Unis. Enfin en Europe également, en Allemagne, en Angleterre, en Espagne, en Italie, et bien sûr en France à Paris ! Je suis même allé jusqu’au Mans, et après Japan Expo, il est prévu que j’aille à Reims.

Pour aller boire du champagne ?

Je suis un enfant, Je ne peux pas boire ! (Rires)

Et l’interprète d’ajouter : Quand il sera grand !

Kumamon, en France pour nous tu es l’image du bonheur. Peux-tu nous expliquer ce que c’est que de représenter le bonheur au Japon ?

Je suis un fonctionnaire de la préfecture de Kumamoto, je suis directeur commercial, mais mon autre fonction, c’est directeur du bonheur.
Il y a eu un grand tremblement de terre à Kumamoto, et la population de Kumamoto m’a demandé de venir la soutenir. Ma mission c’est d’amener beaucoup de surprises, et de bonheur. Et nous sommes persuadés que le bonheur est vraiment MA mission.

Conférence 2

Kumamon interviewé par Julien MENTZER

Quelle est la journée-type de Kumamon ?

Alors déjà il faut savoir que je suis directeur, donc je suis le patron de la dame qui est juste à côté de moi. (Rires)
Je passe mon temps à réfléchir à « comment je vais faire pour rendre les gens heureux ? »
Et en ce moment, je passe ma journée à aller rendre visite aux différentes personnes qui ont été sinistrées dans ce tremblement de terre.
Kumamoto est en train de se remettre de ce tremblement de terre. Tout commence à aller beaucoup mieux. Ainsi je fais tout le nécessaire pour représenter Kumamoto, pour montrer que tout commence à redevenir comme avant.

Merci beaucoup à Kumamon, à bientôt, et merci au directeur du bonheur alors. Bon courage !

Rencontre avec les deux passionnés du Japon !

Denis (à gauche) et Julien (à droite)

Denis (à gauche) et Julien (à droite)

 

Le documentaire Le Bal des Mascottes a donc été diffusé en avant-première vendredi et samedi à Japan Expo, et entre ces deux diffusions, nous avons eu le plaisir de rencontrer Denis & Julien MENTZER qui sont revenus pour nous sur leur travail !

Bonjour à vous deux ! Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Nous sommes Julien et Denis MENTZER, deux frères passionnés par le Japon. Et depuis quelques années, on crée du contenu sur la culture au Japon, que ça soit via des documentaires, mais aussi sur Internet.

Dites-nous tout : comment et quand est née cette passion pour le Japon ?

Pour moi, Julien, la passion est née quand j’étais jeune bien sûr, avec des dessins animés comme Goldorak, mais aussi avec une série télévisée, San Ku Kaï, qui était très célèbre parce que c’était la guerre des étoiles version japonaise ! C’est comme ça que je suis tombé dedans et que j’ai continué à suivre un peu toute la culture japonaise. Et c’est quand j’ai eu 30 ans que j’ai fait mon premier voyage au Japon, et découvert vraiment le Japon que j’attendais. Depuis, j’essaie d’y retourner le plus souvent possible !
Et pour Denis, c’est grâce à moi, son petit frère. Nous sommes partis au Japon dans un premier temps pour faire un repérage avant le tournage de notre futur documentaire sur les châteaux japonais, et depuis Denis aussi a été conquis par le Japon. C’était en 2012.

Un documentaire dont on a déjà parlé sur Journal du Japon !

Oui ! Après il faut dire que même si Denis n’était jamais allé au Japon avant, il avait tout de même déjà travaillé pendant 15 ans avec des gens de la TV japonaise, en tant que coordinateur japonais en France, pour une émission diffusée sur TBS et intitulée World of Heritage. C’est un équivalent nippon de « Des racines et des ailes », avec notamment des images tournées dans tous les bâtiments historiques de la France, comme les châteaux de la Loire par exemple.

Donc Denis a travaillé longtemps avec les Japonais, et comme il avait déjà l’approche japonaise, quand je lui ai proposé un reportage sur le Japon il ne s’est pas dit : « oh là, les japonais, ce sont des fous furieux ! » mais au contraire, «  ok, je les connais ». Donc on a pu avancer sur le projet et faire un premier repérage au printemps 2012, où on a déjà fait le tour d’une douzaine de châteaux pendant l’époque des cerisiers en fleurs. Et là on s’est dit : « ok il y a du potentiel, il faut qu’on y aille ». C’est comme ça qu’on a commencé à monter à partir de 2012, et à vraiment valider le projet.

Expo photo sur les châteaux japonais à Japan Expo

Expo photo sur les châteaux japonais à Japan Expo

Cette année vous revenez à Japan Expo pour présenter l’exposition sur les châteaux japonais. Comment s’est  mise en place cette collaboration ?

Suite à la projection du documentaire La Balade du Sakura l’année dernière à Japan Expo, les personnes de Japan Expo étaient contentes du résultat, et nous ont donc suggéré de faire un événement autour des châteaux japonais. C’est nous qui leur avons proposé de le faire sous forme d’une exposition photo. Et ils ont accepté.
Ce projet s’est fait en parallèle et sans lien avec notre travail sur les mascottes, car même si c’est Benjamin NOUVEL le coordinateur culturel de Japan Expo qui chapeaute tout, ce sont des personnes différentes au sein de Japan Expo qui se sont occupées de tout ça.
Nous, on est porteurs de projets et de contenus sur le Japon avant tout. D’où l’idée de ces 21 tableaux que l’on a confectionnés sur les châteaux japonais, avec une vraie démarche et de vraies explications.

Une exposition idéalement située à l’entrée du coin culturel japonais, et qui a attiré pas mal de visiteurs !

Kumamon visite l'expo photo ©lebaldesmascottes.com

Kumamon visite l’expo photo ©lebaldesmascottes.com

Donc en parallèle, cette année, vous présentez pendant la convention votre nouveau documentaire, Le Bal des Mascottes. D’où vous est venue l’idée de ce nouveau reportage, et comment l’avez-vous réalisé ?

Alors en fait le documentaire sur les mascottes est venu par le documentaire sur les châteaux japonais. On était en train de faire des repérages sur le château de Hikone quand on a vu arriver Hikonyan et on s’est posé cette question : mais c’est quoi cette mascotte ? Surtout qu’une foule est arrivée d’un coup, alors qu’il y avait peu de monde au début, juste pour voir le spectacle de Hikonyan.
Et au fur et à mesure qu’on faisait le tour des châteaux, on rencontrait des mascottes. Donc on s’est dit : il y a quelque chose à faire là-dessus. De plus, Denis, grâce à ses contacts, pouvait avoir une interview exclusive du créateur de Kumamon, Kundo KOYAMA, ce qui nous a renforcé l’idée de faire ce documentaire sur les mascottes, avec comme fil rouge Kumamon, et l’interview du créateur de Kumamon. La rencontre avec les mascottes s’est faite quant à elle via deux festivals qui ont lieu en novembre, et qui nous ont permis vraiment de pouvoir voir l’ensemble des contenus pendant ce mois-là. Et après on a remarqué en cherchant un peu sur Internet qu’il y avait peu d’infos sur les mascottes, alors que c’était un sujet d’actualité. On a donc proposé le sujet à Japan Expo et ils nous ont dit que cela les intéressait, ainsi Japan Expo est devenu co-producteur de ce documentaire.

Du coup, vu l’originalité du sujet, vous avez dû vous amuser pendant le tournage ! Est-ce que vous avez en particulier une ou plusieurs anecdotes à nous raconter ?

Julien : Alors oui, Kumamon a failli étrangler mon frère ! (Rires)
Denis : On était en train de tourner dans la salle de spectacle de Kumamon. Kumamon est venu vers moi, et je portais mon écharpe et aah ! il a tiré dessus. Et il serrait vraiment… Ça a fait beaucoup rire les japonais. (Rires) Kumamon est très marrant, il est très maladroit, il fait plein de choses comme ça.

Sinon dans les anecdotes, il y a eu Rumoi, où on a traversé toute la ville pour trouver la mascotte… Parce que la personne qui était dans la mascotte était partie à la préfecture alors qu’il fallait venir au musée…

Quoi… Donc il y a vraiment des gens dans les mascottes !

Oui ah, mince ! Oui enfin le costume…enfin la mascotte était partie… (Rires)

On a spoilé ! (Rires)

Oui sauf Kumamon, lui, il n’y a vraiment personne dedans ! (Rires)

A part ça, non il n’y a pas réellement eu d’anecdotes rigolotes pendant les festivals, en effet on a vraiment bossé parce qu’on voulait avoir le maximum d’images.
Ce qu’il faut voir, c’est que pendant les festivals il y a vraiment beaucoup de monde et c’est quand même dur d’avoir les mascottes ! Et malgré tout, même si on avait le dossard presse, ce n’était pas évident que les mascottes se prêtent au jeu avec nous.
En plus les deux festivals se passent le même week-end. Le World Character Summit c’est le samedi/dimanche et il se déroule à Hanyu dans la banlieue de Tokyo. Et le samedi/dimanche/lundi, c’est le Yuru-Kyara Grand Prix Festival, qui se déroulait cette année à Hamamatsu (NB : c’est lors de ce festival qu’a eu lieu le concours où participaient 250 mascottes, après une présélection avec plus de 1700 participations !).
Donc on n’avait que trois jours pour assister aux deux festivals.

Ils en font exprès de tout mettre le même jour ?

Ah on se demande parfois ! (Rires)
Donc on a commencé avec Hanyu le samedi, un très grand festival avec plus de 400.000 visiteurs, et après le samedi soir on est rentré directement à Hamamatsu, pour être prêt le dimanche matin et passer deux jours au Grand Prix. Donc c’était rythmé. Bon c’est vrai qu’avec le Shinkansen c’est relativement rapide mais ajouté à la marche depuis l’hôtel, pendant les trois jours ça a été sportif !

Yuru Kyara Grand Prix 2015

Yuru Kyara Grand Prix 2015 ©lebaldesmascottes.com

Il y a déjà eu une première projection de votre documentaire hier, est-ce que vous avez eu un premier retour des spectateurs ?

Conférence 1

Conférence de Julien & Denis MENTZER à Japan Expo

Non, on n’a pas osé demander aux spectateurs (Rires). On sait qu’à un moment donné ils ont rigolé par contre !

Il n’y a pas eu de questions-réponses à la fin ?

Non ce n’était pas prévu. On a donné une conférence, le jeudi, par contre.

Et donc d’où vient le titre du documentaire, le Bal des Mascottes ?

Julien : C’est Denis qui écrit en fait. Moi je produis, je filme, et je fais le montage.
Après, l’idée du Bal des Mascottes est un peu venue avec le festival de Hanyu où il y a carrément un hymne de la mascotte qui est assez marrant, c’est l’hymne du festival, c’est rythmé et toutes les mascottes dansent !
Denis : Et aussi il y a cette idée que comme à Yuru-Kyara Grand Prix il y a un vainqueur qui est la mascotte de l’année, c’est un peu le vainqueur du bal.

C’est amusant que vous ayez intitulé le documentaire comme ça, en parlant de mascottes qui dansent, cela me fait penser à une anecdote de cette Japan Expo. Après une prestation de Kumamon sur la scène Sakura, il y avait la troupe française de yosakoï, Yosakoï Paris Hinodemai. Et la première danse qu’ils ont faite, c’est une chorégraphie entraînante que tous les Japonais connaissent apparemment, Nanchu Soran (Sōran Bushi), et donc Kumamon est revenu spontanément danser sur la scène avec eux, et faire les mêmes mouvements (en effet, il connaît la chorégraphie… ). C’est plutôt chouette ce genre de moments imprévus !

En fait, les gestes sont codifiés et c’est comme du théâtre, les mascottes doivent savoir danser. Et effectivement, les danses populaires ils les connaissent toutes par cœur puisque dans les festivals dès qu’il y a des enfants qui dansent, ils vont y aller et danser avec eux. C’est un métier !

Ça devait être amusant de voir Kumamon rejoindre les danseurs spontanément !

Oui Kumamon fait tout spontanément, mais en même temps, c’est un peu le Johnny Hallyday de la mascotte (Rires), il est très populaire !
Et puis Kumamon, bon… Bon, il n’y a personne derrière, hein (Rires). Mais il connaît très bien son rôle de mascotte. Il y en a qui le connaissent un peu moins bien, on voit certaines mascottes hésitantes, mais Kumamon est vraiment à fond.

Panneaux indiquant toutes les mascottes présentes à Japan Expo

Panneaux indiquant toutes les mascottes présentes à Japan Expo

On peut remarquer que cette année, les mascottes sont particulièrement mises à l’honneur à Japan Expo. Est-ce que c’est une coïncidence ou pas ? Et est-ce que ça a un effet positif pour votre documentaire, est-ce que ça vous permet de gagner en visibilité ?

C’est vraiment une coïncidence ! Quant à l’effet positif, non il n’y en a pas vraiment eu…
Après, la coïncidence a quand même fait que Kumamon était présent et qu’on a pu l’intégrer dans la conférence. Parce qu’au début, ce n’était pas prévu. C’est Japan Expo qui nous a dit que Japan Promotions arrivait avec des mascottes afin de promouvoir les préfectures, et qui nous a proposé de pouvoir avoir Kumamon sur scène pour la conférence et de l’interviewer. Donc c’est plutôt sympa !

Chibi Dino ©Benoît Rugraff

Chibi Dino ©Benoît Rugraff

C’est vraiment l’année des mascottes là !

Oui c’est bien. D’ailleurs, Japan Expo a sa mascotte en vrai là, le petit dinosaure !

Qui, Chibi Dino ?

Oui. Il existe en vrai maintenant ! Ils ne l’ont pas présenté au salon, c’est dommage … nous on l’a vu à la soirée de lancement.

Est-ce que vous avez d’autres projets sur le feu ? Un petit teaser ?  

On a beaucoup de projets oui, parce qu’il y a tellement de choses à faire sur le Japon.
En terme de documentaires, on a différents projets dont un qui nous tient à cœur, c’est un projet sur le shintoïsme et les sanctuaires au Japon. On veut faire un documentaire qui soit ouvert au grand public et un peu pédagogique, pour revenir aux bases du shintoïsme et de l’animisme avec les kamis de la montagne, de la rivière, des arbres et des pierres… On veut montrer ce que c’est que le shintoïsme, à travers les plus beaux sanctuaires du Japon, avec le côté nature aussi. Car de toute façon, les sanctuaires sont construits dans de très beaux endroits, de base, donc ce qu’on veut montrer, c’est que les lieux ne sont pas du tout choisis au hasard. Là où la nature est omniprésente, c’est là où sont les sanctuaires.

En documentaires, on aurait plein d’idées mais on va déjà essayer d’avancer là-dessus. Et en termes d’autres projets, on aimerait finaliser un livre spécial sur les châteaux japonais. En fait on cherche un éditeur pour faire un beau livre sur les châteaux japonais, où on ne parlerait que des châteaux avec des photos, des textes, un peu d’infographies… On aimerait faire un ouvrage de référence en français sur ces châteaux.

Appel aux éditeurs qui nous lisent alors ! (Rires)

Oui voilà, s’il y a des éditeurs intéressés, on peut leur envoyer notre dossier de projet !
Sinon sur le web, on continue toujours à faire nos séquences vidéo sur la culture japonaise.
C’est essentiellement sur ces trois axes qu’on travaille.
Après, l’expo photo nous a donné d’autres idées, donc on va y réfléchir (rires).

Nous avons la chance d’assister dans quelques minutes à la projection du documentaire. Est-ce que nos lecteurs y auront également accès prochainement ?

Alors oui ! Le documentaire sera diffusé sur NoLife à partir du 1er septembre où il sera disponible pendant un mois. Il y aura trois diffusions sur la chaîne, puis il sera disponible sur la VOD de No Life. Donc les personnes pourront s’abonner et voir le documentaire.
En sachant que le documentaire est également toujours en distribution, donc il peut aussi être acheté par une autre chaîne de TV en France.

Un dernier petit coup de pub pour la route, une petite phrase pour accrocher le chaland et donner envie de voir votre documentaire ?

Les mascottes, c’est un monde de gentillesse. C’est ce qui en ressort quand on va dans ces festivals, c’est que ce sont des petits bonhommes qui donnent de la gentillesse tout le temps, de l’amour, et tout ça. Attention, ça n’est pas le pays des bisounours, il ne faut pas se tromper, les mascottes sont quand même là pour promouvoir quelque chose et on le sent bien.
Mais c’est ça qui est fort et qui ressort quand on voit les petits enfants arriver vers eux, c’est que c’est vraiment un monde de gentillesse.

Le message est passé ! Merci !

 

Plus d’infos sur le site officiel : http://www.lebaldesmascottes.com/

Merci beaucoup à Julien et à Denis MENTZER pour leur disponibilité et leur bonne humeur !

2 réponses

  1. 5 juillet 2017

    […] faire une seconde interview, cette fois de 2 réalisateurs français qui ont réalisé un documentaire très bien fait sur les mascottes japonaises! *o* [Edit: et j’y repense avec une nostalgie heureuse mais aussi tristement mêlée de […]

  2. 24 juin 2024

    […] Sources : L'homme et ses signes, Adrian Frutiger Histoire des automates, androïdes et animaux, Marielle Brie Marques, communication et mascottes, Jean-Claude Boulay Kumamon et le phénomène des mascottes, un monde de gentillesse […]

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