Hikaru UTADA : un « Fantôme » de retour, pour de bon, parmi les vivants !

utada hikaru

Les 8 et 9 décembre 2010, Hikaru UTADA disait au revoir à son public lors de deux concerts organisés dans un Yokohama Arena plein à craquer, diffusés en simultané dans 64 cinémas nippons et en ligne pour plus de 350.000 visiteurs uniques. Un départ ultra-médiatisé, programmé de longue date, et pour une durée d’emblée annoncée comme pouvant dépasser cinq ans. C’est une icône absolue du marché musical nippon qui mettait sa carrière entre parenthèses, pour se consacrer à sa vie personnelle. Dans un contexte de fort appauvrissement artistique de la scène musicale japonaise commerciale, ce « hiatus » fut d’ailleurs, pour de nombreux fans occidentaux, le coup de grâce porté à une passion désormais devenue trop difficile à nourrir, en tout cas sur le plan qualitatif.

Presque six ans plus tard, le retour annoncé de Hikki avec un album, intitulé Fantôme, au plan promo minutieusement orchestré, avait donc tout pour devenir l’actualité la plus scrutée de cette fin d’année : aux attentes artistiques se joignent en effet de gros enjeux économiques dans un marché en profonde mutation, et surtout un contexte personnel riche en événements marquants au cours de l’absence de l’artiste. En tête des ventes sans discontinuer depuis un mois, le nouvel album de Hikaru UTADA est-il pour autant une réussite ?

Les débuts historiques d’une artiste multi-culturelle

Hikaru UTADA est une telle figure que son parcours est bien connu de tous, mais certains faits d’armes méritent d’être rappelés. Née à New-York en 1983, Hikaru Utada est née avec toutes les cartes en mains pour réussir. A l’époque son père, Teruzane UTADA est producteur, musicien et parolier. Mais surtout sa mère, Junko Abe, plus connue sous le nom de Keiko FUJI, est une chanteuse star de la scène folk nippone des années 70, dont les deux premiers albums se sont succédés à la tête des ventes au Japon pendant pas moins de 37 semaines consécutives.

Son enfance passée dans les studios vaut à Hikaru d’enregistrer très jeune ses premières chansons, et c’est dès l’âge de 15 ans qu’elle débarque sur le marché japonais avec Automatic/Time will tell, single culte qui révolutionne le marché de l’époque. En cette fin de XXe siècle, le label avex trax écrase en effet la concurrence avec ses « Jpop queens ». Namie AMURO venant tout juste de mettre sa carrière en pause pour accoucher, c’est notamment Ayumi HAMASAKI qui connaît à ce moment une ascension fulgurante dans un style pop/dance haut en couleurs. Les labels concurrents cherchent tous à contrer le tsunami avex, et Toshiba-EMI mise tout sur Hikaru UTADA. Bien lui en a pris : avec ses influences soul/RnB marquées héritées de la jeunesse américaine de son interprète, le single est un carton, et l’album qui suivra, First Love, rentrera à tout jamais dans l’Histoire. Est-il encore besoin de rappeler qu’il reste, à ce jour et de loin, le plus vendu de tous les temps au Japon, avec huit millions d’exemplaires certifiés et même plus de dix millions en comptant l’international ?

Si le succès public de Hikki est évident, la donne est toutefois différente dans son rapport avec les journalistes. Teruzane UTADA manage l’image de sa fille d’une main de fer avec une indépendance qui ne sied guère aux medias, plus habitués à ce qu’on leur mange dans la main. Ceux-ci soutiennent donc pleinement les activités des artistes avex, label beaucoup plus « coopératif », et lancent une véritable cabale contre Hikaru UTADA qui, pour eux, n’a rien de japonais. Ils fustigent sa culture américaine au travers de ses manières bien trop informelles à leur goût, critiquent sa maîtrise soi-disant déficiente de la langue japonaise et la présence de mots anglais paraît-il trop nombreux dans ses textes (alors que les artistes avex en usent et abusent tout autant), et ils mettent le paquet pour soutenir l’émergence d’une nouvelle vague d’artistes d’inspiration RnB bien plus consensuelle, à l’image de Mai KURAKI, littéralement portée vers le succès.

La popularité de Hikaru UTADA ne faiblit toutefois pas vraiment, et les media ne peuvent pas faire l’impasse sur une artiste aussi importante. Celle-ci profite donc de cette schizophrénie pour gagner sur tous les tableaux. Elle assure sa promo à la TV et à la radio – mais de façon beaucoup plus rare pour valoriser sa présence -, tout en coupant l’herbe sous le pied des tabloïds en maîtrisant elle-même sa communication directe avec ses fans au travers d’un blog où elle évoque, sans tabou, les différents événements de sa vie personnelle : une opération d’une tumeur ovarienne, son mariage avec le réalisateur Kiriya Kazuaki (et son divorce quelques années plus tard), les déboires conjugaux de ses parents… Résultat : en 2007 et 2008 elle est à nouveau nommée artiste la plus populaire du Japon, et continue d’enchaîner les records, à l’image du single Flavor of life, téléchargé à plus de 12 millions d’exemplaires en sonnerie pour téléphone portable, la mode de l’époque.

La vie (pas tout à fait) normale de Hikaru UTADA

Et puis le 9 août 2010, après plusieurs autres disques à succès et une incursion plus confidentielle (en dépit d’un certain succès critique) sur le marché américain, c’est le choc. Hikki annonce sur son blog qu’à la fin de l’année, elle mettra sa carrière en pause pour une durée indéterminée. Régulièrement, l’artiste évoquait ses regrets d’être passée à côté d’une vie normale, elle qui a mis de côté ses aspirations à des études scientifiques pour mener, dès son plus jeune âge, une carrière musicale. Elle entend faire un long break pour se consacrer à sa vie personnelle, étudier de nouvelles choses et découvrir le monde. Un ultime best-of voit le jour agrémenté de quelques titres inédits, suivi par deux concerts d’adieu et un long documentaire sur la chaîne NHK, avant que ne débute une longue période de quasi-silence radio, tout juste interrompu par quelques tweets parfois cocasses. Le 16 novembre 2012 toutefois, à la surprise générale, les fans découvrent sur Youtube le clip d’un titre inédit et absolument pas annoncé : Sakura Nagashi, thème du 3e film d’Evangelion dont l’avant-première avait lieu 2h plus tôt dans l’archipel. A la demande du réalisateur Hideaki Anno, qui l’avait déjà mandatée pour les deux premiers opus de cette série dont elle est fan, Hikki est sortie exceptionnellement de son mutisme pour livrer ce qui, de l’avis général, est l’une de ses plus grands chefs d’oeuvre. Un titre né d’une rencontre fortuite autour d’un piano avec le musicien britannique Paul Carter, suivie d’un an de peaufinage… par emails interposés ! L’année suivante est mise en vente une édition remastérisée de First Love pour célébrer les 15 ans de carrière de la chanteuse, tandis qu’en 2015 voit le jour un album hommage auquel participent notamment Ayumi HAMASAKI, AI ou encore Shiina RINGO. De quoi entretenir dans la mémoire collective l’illusion d’une actualité… Mais cela n’empêche pas les fans de commencer à trouver le temps long.

Pendant ce temps, Hikki mène enfin la vie à laquelle elle aspirait, et c’est toujours au travers de son compte twitter et de son blog qu’elle interagit directement avec son public. C’est aussi par ce biais qu’elle tente toujours d’étouffer dans l’oeuf les débordements d’une presse qui reste parfois hostile. Le 22 août 2013, Keiko FUJI, sa mère, se suicide en se jetant du balcon de son appartement à Shinjuku. Une mort violente qui conclut un parcours difficile : Hikaru UTADA expliquera que ses rapports avec sa mère se sont compliqués au fil des années, celle-ci souffrant de troubles psychologiques qui se sont nettement aggravés avec le temps, à l’origine de multiples divorces et remariages avec son père, mais aussi d’affaires parfois très louches (en 2006, Keiko Fuji s’est vue confisquer 50 millions de yens par la DEA aux USA, tandis que la presse évoquait également des dettes de jeu). Le jour des obsèques de Keiko Fuji, on assiste à des scènes d’une indécence rare, Hikki étant violemment harcelée par les paparazzis et filmée en gros plans, les larmes aux yeux, tandis qu’elle accompagne le cercueil de sa mère. Quelques semaines plus tard, c’est encore sur son blog qu’elle et son nouveau fiancé Francesco Calianno se voient contraints de justifier leur histoire après que la presse se soit régalée de l’annonce du mariage entre la star nippone et celui qui n’est qu’un « vulgaire » barman italien expatrié à Londres. Contrairement à la rumeur toutefois, ce mariage n’est pas lié à une grossesse inattendue. Ce n’est qu’un peu plus d’un an après son union, le 3 juillet 2015, que la chanteuse annonce la naissance de son premier enfant… et confirme au passage, enfin, s’être remise au travail dans l’optique de la sortie d’un nouvel album !

Hikaru est de retour, Halleluiah, Hikaru est de retour, et on l’aime toujours.

2016 est donc l’année du retour au premier plan de Hikaru UTADA. Un retour dont le planning promotionnel est orchestré avec une minutie extrême : il faut dire que sur le papier la tâche est rude, tant les artistes qui ont réussi un come back après une aussi longue absence sont rares au Japon. Pour une chanteuse de plus de 30 ans, c’était peut-être même inédit ! Début avril, deux premiers titres sont dévoilés : Hanataba wo Kimi ni, une ballade à la nostalgie heureuse, thème du drama Toto Nee-chan, tandis que le très réussi Manatsu no tooriame, une autre ballade plus dramatique, sera le générique de l’émission NEWS ZERO. Les paroles des deux titres sont, sans surprise, très liées au décès de Keiko FUJI, et Hikki expliquera avoir eu beaucoup de mal à finir les textes de ces chansons. Après le suicide de sa mère, elle s’est d’ailleurs demandée si elle allait pouvoir un jour se remettre à la musique. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire après six ans d’absence, le nouvel album de la chanteuse était à peine commencé lorsqu’il a été annoncé. La plupart des chansons ont été composée lors de sa grossesse, tandis que les textes se sont pour beaucoup débloqués lorsque l’artiste s’est rendue compte de la réponse très positive du public à ses deux premiers singles.

Keiko Fuji / Hikaru Utada

Keiko Fuji / Hikaru Utada

Très clairement, le « Fantôme » de Keiko Fuji allait planer sur ce disque et lui donnera son titre, en français dans le texte, et sa jaquette (shootée par le français Julien Mignot), évidemment évocatrice de la silhouette maternelle. Hikki en est consciente : ce CD sera notamment jugé, au Japon tout du moins, au fait qu’il ne « salisse pas » l’honneur et l’image de sa mère. Autant donc en faire un atout. En échange de l’autonomie totale qui lui a été accordée par son label et son staff dans l’élaboration de ce disque, Hikki, plus désireuse que jamais de réussir son retour et de montrer le fruit de son travail, joue en tout cas à fond le jeu de la promotion, et fait son comeback à la télévision dans un certain nombre d’émissions très soigneusement mises en scène. Elle y évoque son deuil, son nouveau statut de mère de famille, et aussi son désir de revenir durablement à la musique, à laquelle elle souhaite trouver une place équilibrée dans sa vie de femme.

Alors que dire de Fantôme ? Les réactions des fans à la première écoute furent assez homogènes, et globalement déçues. Car il manque à ce disque un chef d’oeuvre à la hauteur des 8 ans et demi d’attente qui le séparent de son prédécesseur. A la hauteur en fait de Sakura Nagashi, également présent sur le CD, qui avait nettement aiguisé l’appétit à sa sortie. Clairement, le disque ne vient pas bousculer la scène pop comme beaucoup l’espéraient après tant d’années de maturation. Côté pop justement, on ne trouvera guère que le très anecdotique Jinsei Saikou no Hi à l’optimisme pour le coup très surfait, et le single Michi, un titre pas plus accrocheur que ça qui évoque l’époque de Heart Station par ses arrangements au synthé, tandis que Hikki chante sa volonté d’aller de l’avant en gardant sa mère dans son cœur.

Bon… En réalité Fantôme est plutôt un album d’auteur-compositeur, et ce n’est qu’une fois intégrée cette donne que l’on peut en apprécier les qualités. C’est de loin l’album le plus personnel de Hikaru UTADA, un album féminin, taillé pour renouer avec le public nippon et montrer une image de femme adulte, indépendante, blessée mais forte, et fière de ses racines, tant familiales que géographiques. A cet égard, toutes les chansons du CD auront un titre en japonais, et des paroles quasi-intégralement en japonais. Les textes sont d’ailleurs particulièrement ciselés, et comme souvent truffés de références littéraires, histoire de clouer le bec une fois pour toutes à ses détracteurs. Le mixage du disque, gravé sur support SHM-CD, est exceptionnel : Hikki souhaitait que sa voix soit particulièrement mise en avant, et que les arrangements soient plus soignés que chargés. Ce afin de mettre en valeur ses mots, mais aussi ses respirations, omniprésentes, comme pour mieux signifier son caractère organique, vivant.

Un album nécessaire, avec ses qualités et ses défauts

Les japonophones seront peut-être les seuls à pouvoir apprécier pleinement Ningyou, chanson folk acoustique dédiée une fois de plus à Keiko FUJI, ou encore Kouya no Ookami, chanson inclassable inspirée du Loup des Steppes, un classique de la littérature allemande signé Hermann Hesse. Le livre comme la chanson évoquent un homme déchiré entre son désir d’intégration à la société et sa nature plus anticonformiste, voire sauvage. Hikki a poussé l’inspiration jusque dans l’orchestration de cette chanson, où un saxophoniste vient faire un écho à l’un des personnages lui aussi instrumentiste du roman. La vraie bonne surprise de l’album est peut-être Ore no kanojo : le morceau démarre dans une ambiance piano-bar comme Hikki les affectionne particulièrement, sur laquelle elle pose des paroles doucement sulfureuses. La construction progressive mène lentement vers un rythme lascif, évocateur de va-et-vient tout en sensualité aux harmonies vocales superbes, durant lesquelles Hikki « invite », en français dans le texte, son partenaire à « toucher [son] éternité » sur un climax de cordes. Un bijou !

Enfin, Fantôme vaut aussi et surtout pour ses collaborations, au nombre de trois. Hikaru UTADA a le don de savoir (et le luxe de pouvoir) s’entourer, et elle cède pour la première fois à la tentation de se faire accompagner sur un de ses albums. Le duo le plus vendeur met en scène la chanteuse Shiina RINGO, amie de longue date, dans Nijikan dake no vacance, une chanson qui plaira sans doute aux fans des deux popstars sans franchement sortir du lot. Plus inattendue, l’intervention du rappeur KOHH, figure montante de la musique urbaine nippone dont la réputation est presque plus grande au delà des frontières nippones qu’en leur sein. Dans Boukyaku, les deux artistes que tout semblent opposer interprètent sur une instrumentation hypnotique le dégoût et la douleur qui les réunissent : KOHH a en effet été élevé par une mère droguée et alcoolique après le suicide de son père alors qu’il n’avait que trois ans. Troublant… Reste surtout Tomodachi, où Hikki invite cette fois un quasi-inconnu, le jeune chanteur et producteur Nariaki OBUKURO, à faire les chœurs (absolument superbes) sur une chanson très réussie aux influences jazzy et latines, écrite de la perspective d’une personne homosexuelle relatant son amour impossible pour l’un(e) de ses ami(e)s hétéro.

Dans une récente interview, Hikki expliquait que Fantôme est un album comme elle ne pourra sans doute plus jamais en écrire. Ceux qui ne l’ont pas aimé seront tentés de dire « tant mieux ». Objectivement, en dépit de qualités réelles, ce n’est probablement pas son meilleur. Mais force est de constater qu’il était nécessaire. Nécessaire pour relancer la machine, dépasser ses blocages, faire son deuil, et aussi l’exprimer aux yeux d’un public soucieux de certaines convenances. Nécessaire également pour regagner en confiance, se défaire de l’emprise paternelle sans pour autant se soumettre aux exigences d’un label trop envahissant.

Forte du gros succès commercial de Fantôme, d’autant plus probant qu’il est acquis sans recourir aux traditionnels packagings multiples, Hikki sait maintenant qu’elle fait partie des rares exceptions dont le retour après une longue absence est adoubé par le grand public. Mieux encore : sa relation avec la presse semble elle aussi apaisée, chacun ayant vraisemblablement décidé de se focaliser sur les intérêts convergents. Les conditions sont donc réunies pour permettre à la chanteuse de reprendre sereinement et efficacement sa route, que l’on espère longue, belle et juchée de nouveaux chefs d’oeuvre comme elle seule en a le secret. A ce titre, tous les yeux sont bien sûr rivés sur l’annonce du quatrième et dernier film d’Evangelion, dont personne n’imagine qu’il puisse se faire sans elle, mais aussi sur celle d’un hypothétique troisième thème de la saga Kingdom Hearts, après les cultissimes Hikari/Simple and Clean et Passion/Sanctuary.

Rien qu’avec ça, il y a déjà de quoi faire !

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8 réponses

  1. nill newt dit :

    Un fort bel article ma foi 🙂

  2. Angelo Mysterioso dit :

    Fantôme? Objectivement? moins influent que First Love, moins séminal que Deep River, moins produit que Ultra-Blue, moins commercial que Heart Station… certes mais subjectivement, le plus varié, le plus intime, le plus émouvant. Le succès public et critique est incontestable. Content que son retour soit salué sur ce site.

  3. Yoan Ledon dit :

    Très belle article… J’ai beaucoup pris de plaisir à vous lire, dommage que cette articles soit passer presque inaperçu, tellement il est intéressant. Bref merci pour toute ces informations au quels je ne connaissait pas certain événement et qui m’on permis d’en apprendre un peu plus sur l’artiste que j’affectionne le plus depuis des annèes ;)…

  4. Will dit :

    C’est un très bel album qui marque le retour de notre chanteuse. On ressent une grande maturité de la part d’Hikki. Son nouveau statut de mère ne doit pas y être étrangé. De même que l’intimité qui se dégage de ces pistes. C’est pour moi les qualités qui rendent cet album spécial à mes yeux. Il pourrait s’agir du meilleur pour moi

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    […] pour beaucoup dans l’attribution de ce Grand Prix à Hikki. Nous ne reviendrons pas plus sur ce disque que nous avons déjà évoqué à sa sortie; sachez simplement que depuis, l’artiste a, pour la première fois de sa carrière, changé […]

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