Salon du livre jeunesse de Montreuil : des livres pour les plus petits

Le Salon du livre jeunesse de Montreuil est l’occasion de découvrir de beaux livres pour les plus jeunes. Journal du Japon vous présente une sélection tendre pour accompagner les enfants sur les chemins de la découverte, de l’émerveillement et de l’apprentissage.

Kotimi, des traits enfantins pour des sujets importants

Née à Tokyo, cette KOTIMI vit désormais à Paris. Elle croque de façon simple mais très tendre les humains, les animaux et … les dinosaures ! Les textes de Didier Lévy accompagnent ces moments magiques.

Tu me lis cette histoire de Kotomi ©éditions Rue du monde

Tu me lis cette histoire de Kotomi ©éditions Rue du monde

Dans Tu me lis cette histoire, le jeune lecteur rencontre au détour d’une forêt de sapins qu’on dirait sortie d’une calligraphie à l’encre noire, Maître Chiharu dont le nom, précisons, signifie « mille printemps » en japonais.

Maître Chiharu a un livre à la main et un oiseau, qui s’appelle juste l’oiseau, lui demande de lui lire l’histoire du livre. Le maître s’exécute, l’oiseau est ravi. Puis un chimpanzé, un éléphant, une girafe lui demandent chacun à leur tour qu’il leur lise l’histoire. Chiharu est patient et s’exécute. Il rentre enfin chez lui, dans une maison simple au bout d’un chemin sobremement représenté par deux traits jaunes. Il retrouve son chat, qui lit lui aussi. Chiharu lui demande de lui lire son histoire. Le chat râle mais lui fait la lecture.

Les animaux, l’oiseau, le chimpanzé, l’éléphant et la girafe,  arrivent à leur tour chez Maître Chiharu et veulent que le chat lise pour eux. Mais le chat refuse … Chiharu préfère en rire et décide que les animaux doivent apprendre à lire car quel bonheur de savoir lire tout seul !

Tu me lis cette histoire, extrait. ©éditions rue du monde

Tu me lis cette histoire, extrait. ©éditions rue du monde

Chaque animal tient un livre dans ses pattes dont les pages sont les seuls éléments sont colorés : rouge, jaune, vert, rose, bleu!

Mais ce n’est pas une raison pour qu’on arrête de leur lire des histoires … C’est tellement bon de partager une histoire tous ensemble !

Tu me lis cette histoire est un livre qui donne envie de lire seul ou à plusieurs. Une histoire tendre qui fait rimer lecture avec partage, plaisir, bonheur !

Dans le deuxième livre du même duo, il est question de l’évolution racontée aux plus jeunes grâce à un dinosaure nommé … Darwin ! Un sujet pas toujours facile à expliquer mais qui est raconté ici avec beaucoup de simplicité et de justesse.

Mon dinosaure s'appelle Darwin de Kotomi ©éditions rue du monde

Mon dinosaure s’appelle Darwin de Kotomi ©éditions rue du monde

Mon dinosaure s’appelle Darwin met donc en scène un adorable petit garçon qui se promène avec son énorme diplodocus vert, Darwin. Ils vont souvent ensemble au bord de l’océan. C’est là que Darwin aime raconter l’histoire « longue et merveilleuse » de l’évolution.

Des premiers micro-organismes présents dans la mer aux poissons, des poissons aux animaux à pattes, des animaux à pattes aux oiseaux, puis des animaux de toutes sortes d’espèces aux humains, les millions d’années défilent sous les yeux du jeune lecteur grâce à de grandes fresques grouillant de vie.

Mon dinosaure s'appelle Darwin, extrait ©édtiions rue du monde

Mon dinosaure s’appelle Darwin, extrait ©éditions rue du monde

Puis le livre se fait plus intime, il explique que les humains explorent le monde, que deux humains se sont rencontrés et ont fait un autre petit humain, le petit garçon du livre. Que ce petit garçon a grandi … Mais que Darwin est toujours là pour lui raconter la merveilleuse histoire du monde.

Une approche très belle, à la fois claire et poétique de la théorie de l’évolution pour commencer à l’expliquer aux enfants dès leur plus jeune âge : une belle idée !

 

Quand une petite fille devient une grande sœur …

Juste un petit peu de Nagako SUZUKI ©Nobi nobi!

Juste un petit peu de Nagako SUZUKI ©Nobi nobi!

L’arrivée d’un bébé dans une famille est toujours un grand événement. Surtout lorsqu’une petite fille doit soudainement apprendre à partager sa maman. Ce thème est un grand classique de la littérature pour enfant qui est traité ici avec infiniment de douceur, de délicatesse : apprendre à laisser de la place au bébé, apprendre à faire les choses seule, « juste un petit peu ».

Nina est une adorable petite fille, robe verte, pull rayé jaune et rouge et couettes bien haut sur la tête. Elle aimerait bien donner la main à maman en rentrant des courses, mais maman porte le bébé, alors elle tient un pan de la robe de maman et marche avec elle. Lorsqu’elle s’apprête à demander un verre de lait, bébé réclame son biberon; Nina doit donc verser elle-même son lait dans un verre … sans trop renverser. Et lorsque vient l’heure du coucher, elle doit aussi apprendre à boutonner seule son pyjama, et même si ce n’est pas parfait, elle y arrive « juste un petit peu ». Elle fera aussi ses couettes, se balancera du bout des pieds sur la balançoire et rentrera bien fatiguée du square.

Juste un petit peu, eextrait ©Nobi nobi!

Juste un petit peu, extrait ©Nobi nobi!

Mais lorsqu’elle demande à maman de la prendre dans ses bras « juste un petit peu », celle-ci lui dit que ce n’est pas assez, qu’elle a envie de gros câlins. Et quel bonheur alors de se retrouver blottie dans les bras de maman!

Le livre est comme une grosse guimauve: les traits épais, ronds, et les couleurs pastel de Nagako SUZUKI dégagent une tendresse immense. La maman a une robe mauve et un sourire enveloppant. La petite fille a encore une bouille ronde et des gestes maladroits. Il y a peu elle était encore un bébé. Mais elle doit grandir et cela se fait pas après pas, geste après geste, sous le regard d’une maman qui n’est jamais loin et sur laquelle elle pourra toujours compter.

Un récit très précis du quotidien d’une petite fille. L’auteur, mère de trois enfants, a en effet pris l’habitude de noter ces petits moments de la vie quotidienne pour en faire des albums.

Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

 

Pourquoi parfois il ne faut pas faire de bruit …

Chuuut de Chisato TASHIRO ©éditions Philippe Picquier

Chuuut de Chisato TASHIRO ©éditions Philippe Picquier

Un livre pour les plus petits dès dix-huit mois, deux ans : carré, cartonné, bien épais et bien lisse, des angles arrondis.

Et à l’intérieur une histoire très simple mais très efficace auprès des plus jeunes : un lapin arrive près de deux oiseaux qui parlent bruyamment sur une poutre de bois. « Chut ! Faites moins de bruit. » Et il chuchote à l’oreille du canari jaune pourquoi il faut se taire. Mais évidemment le jeune lecteur ne peut pas le savoir ! En tournant les pages, le message se transmet des oiseaux à un écureuil à trompette, de l’écureuil au cochon qui se roule dans la boue avec bonheur, puis du cochon à deux éléphants qui font de la gymnastique. Et tout ce petit monde s’approche enfin d’une grosse souche près de laquelle papa et maman lapin ont l’air très occupés: ils veillent sur le sommeil de leurs trois petits lapereaux !

Avec espièglerie et humour, CHUUUT emmène le petit enfant à la découverte des animaux, qui font de drôles de choses!, mais aussi vers le questionnement: qu’est-ce qu’il dit à l’oreille de l’autre animal ? pourquoi il faut se taire ? L’enfant comprendra également qu’il faut du calme, du silence pour que les bébés puissent dormir tranquillement. Un livre idéal pour aller en douceur vers le dodo, et pour aider les plus petits à apprivoiser le silence si un bébé se trouve dans la maison …

Les dessins de Chisato TASHIRO sont simples, réalistes et doux par leurs couleurs, les formes arrondies et les petits yeux noirs des animaux. Les petits pourront identifier facilement les différents animaux, mais également s’identifier à eux à travers leurs gestes, leurs activités, leur façon de se chuchoter des choses à l’oreille, geste que les petits adorent faire d’ailleurs!

Un livre indispensable dans la bibliothèque des plus petits.

Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

 

Qui l’eût cru ! : il faut se méfier des apparences.

Qui l'eût cru ! de Noritake Suzuki ©éditions Philippe Picquier

Qui l’eût cru ! de Noritake Suzuki ©éditions Philippe Picquier

Voici un livre qui fera bien rire les petits … et les grands ! 

Un petit garçon regarde par la fenêtre de sa maison: « Je suis un enfant comme on en trouve partout. Je n’ai pas de talent particulier. Je n’ai rien d’exceptionnel ». Songeur, il se dit : « Il en a de la chance, le rhinocéros, avec sa peau solide comme une cuirasse. Aaah, comme je l’envie. »

Et le rhinocéros, qui habite la maison d’à côté, d’expliquer que sa vie n’est pas facile, que cette cuirasse pèse lourd, qu’il doit manger comme quatre, qu’il aimerait sautiller comme un lapin. Le lapin raconte à son tour sa mésaventure: surpris par la chute d’un gland, il a fait un saut et a atterri dans la mare. Il envie la baleine paisible, qui envie la girafe, qui envie l’oiseau, qui se plaint des chats et rêve d’être un lion.

Et là, surprise : le lion se fait taper à coup de louche par sa femelle car c’est elle qui chasse tout le temps, « les mâles ne font pas le moindre effort ». L’image est drôlissime: la femelle avec son tablier une main sur les hanches, l’autre menaçant avec une louche, le regard fatigué, le lion qui se frotte la tête parce qu’il vient de se prendre un coup, le tout se passant dans le square de la ville, avec des zèbres qui se cachent sur le toboggan ou la balançoire!

On retrouve alors le petit garçon dans sa chambre: « Je ne suis qu’un enfant ordinaire qui aime lire des livres ». Un enfant avec ses tracas, avec ses parents qui lui disent qu’il est l’heure de se coucher, mais un enfant qui peut toujours ouvrir un autre livre! Car si tout le monde a des soucis, petits ou grands, humains ou animaux, le petit garçon a le pouvoir de s’évader en ouvrant cet objet magique.

Le lecteur refermera le livre après avoir bien ri, et avec une grosse envie de lire encore et encore. Les dessins sont très drôles: le rhinocéros en caleçon dans son salon, avachi sur son fauteuil qui a du mal à le soutenir, le lapin avec un sac de carottes et choux à côté de lui, ou la girafe qui ne sait pas où mettre son long cou, par la cheminée ou à travers trois pièces, et qui se demande en se regardant dans le miroir du cabinet de toilette: mais comment se laver ce visage noir de suie lorsque les pattes sont dans une autre pièce ?

Et petit bonus, Noritake SUZUKI invite ses lecteurs à chercher les animaux sur une grande double page représentant la petite ville comme les girafes avec la tête coincée dans la cheminée, à compter les zèbres du square et à trouver un intrus parmi les dizaines de chats qui cherchent à croquer un oiseau. Un petit plus façon Où est Charlie qui ravira les jeunes lecteurs!

Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

Petits ou grands, le monde de la lecture est infini ! Alors, laissez-vous emporter par toutes ces pages colorées et toutes ces histoires attachantes !

Retrouvez les informations sur le Salon de Montreuil sur leur site internet.

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