Séismes : quand la terre tremble au Japon

La terre tremble tous les jours au Japon où au moins un séisme est enregistré quotidiennement dans le pays, généralement de faible magnitude. Ce qui fait que le visiteur a toujours une petite crainte dans un coin de sa tête avant de se rendre sur l’archipel nippon. Journal du Japon vous explique tout sur ce phénomène naturel.

Les séismes, inséparables de l’histoire du Japon 

Le séisme est la catastrophe naturelle la plus menaçante au Pays du Soleil Levant, l’archipel se trouvant à la jonction de deux plaques tectoniques particulièrement actives : la plaque Pacifique et la plaque Eurasiatique.

Les plaques tectoniques dans le monde. Crédits : assistancescolaire

Au cours de ces dernières années, la presse a  beaucoup parlé de ces phénomènes destructeurs et relayé les informations sur leur force dévastatrice et les dégâts qu’elle occasionne. Les deux  séismes les plus connus sont ceux de Kobe en 1995 et de Fukushima en 2011. Cependant, des séismes de faible magnitude ont lieux tous les jours au Japon où habitants comme touristes peuvent les ressentir. 

On ne compte pas moins de douze séismes depuis 1891 qui ont été particulièrement meurtriers, dont deux qui ont provoqué des tsunamis détruisant tout sur leur passage. Le premier séisme enregistré fut celui de Hakuho en 684 avec une magnitude de 8 sur l’échelle de Richter. Les écrits de l’époque relatent des dommages sévères ayant détruit les habitations. Le dernier en date, est celui de magnitude 6.1 qui a eu lieu sur l’île de Honshule le 20 septembre 2017 et durant lequel seuls quelques bâtiments ont été détruits.

Kobe, préfecture de Hyōgo, région du Kansai, 1995  

C’est le matin du 17 janvier, à 5 h 46, alors que les habitants dorment encore ou se réveillent tout juste, qu’un violent séisme frappe Kobe et ses alentours. La ville fût en grande partie  détruite. La magnitude était de 7 sur l’échelle de Ritcher. 6 437 personnes ont perdue la vie et 43 792 furent blessés. 

Les images de cette catastrophe sont impressionnantes, les anciennes maisons et les bâtiments aux normes sismiques peu développées ont été de véritables tombes, emprisonnant les habitants sous les décombres. De plus, la ville de Kobe n’a pas lancé d’alerte. Les secours, peu préparés, à cause de la rareté des séismes dans cette zone du Japon, ont mit du temps à arriver, retardant d’autant le dégagement des blessés. Suite au tremblement de terre et à cause des nombreux branchements de gaz endommagés, la ville prend feu, rajoutant un élément meurtrier de plus au désastre qui s’y déroulait.  Le séisme de Kobe est le cataclysme le plus violent de l’histoire du Japon, détrôné par la suite par celui de Fukushima.

Fukushima, préfecture de Fukushima région du Tōhoku, 2011

Le 11 mars 2011 à 14h46, un séisme de magnitude 9, un des plus violents que la planète ait jamais connu, a lieu aux alentours de la ville de Sendai, près de la centrale nucléaire de Fukushima. Le tremblement de terre a d’abord fait violemment bouger les immeubles des villes voisines jusque Tokyo, créant la panique dans la capitale. Puis un tsunami s’est formé au large avant de s’abattre sur la région, engloutissant tout sur son passage, y compris la centrale nucléaire. Une catastrophe nucléaire de grande ampleur s’en est suivie, irradiant les alentours de Fukushima. Grâce à la technologie parasismique des nouvelles constructions, le séisme en lui-même n’a pas provoqué énormément de décès, mais le tsunami a été meurtrier, causant 15 683 morts, 4 744 disparus et 90 000 personnes déplacées.

Les mesures prises

Suite aux risques élevés que représentent les tremblements de terre dans le Japon contemporain, le gouvernement japonais a mis en place des normes sismiques strictes pour les nouvelles constructions qui permettent de réduire les dégâts et de protéger les habitants. Désormais, les bâtiments sont construits sur des plateformes mobiles et se balancent sans s’effondrer en cas de tremblements de terre, comme le montre la vidéo ci-dessous : 

Autre mesure: des exercices sont pratiqués et enseignés dés le plus jeune âge dans les écoles. Ainsi, quand l’alarme antisismique retentit, les Japonais ont pour consigne de se glisser sous les bureaux ou les tables, d’ouvrir les portes et d’éteindre les lumières. Tous les habitants pratiquent au moins une fois dans l’année ce genre d’exercices, sans compter les informations de prévention largement diffusées.

Les villes, ont mis en place des plans d’urgences et de communication afin de pouvoir évacuer ou informer rapidement les populations. Les transports en communs sont arrêtés, les services de gaz ou d’électricité prévenus. Le Japon est si bien préparé, qu’il participe même à la formation d’autres pays aux systèmes préventifs parasismiques. Quand aux recherches scientifiques sur les technologies antisismiques, elles sont, au Japon, à la pointe de l’innovation.

Vous planifiez un séjour au Japon ?

Lorsque l’on se rend au Japon, il est important de connaître les règles de bases en cas de séisme. Vous devez, au même titre que les habitants, vous réfugier sous une table, ouvrir les portes pour permettre aux secours de rentrer plus facilement et rapidement en cas de déformation de l’immeuble, fermer la lumière et si besoin le gaz. Aussi, éloignez-vous le plus possible des fenêtres. Si les secousses sont trop fortes, sortez dehors et éloignez-vous des bâtiments. Dans tous les cas, si vous êtes dans un hôtel, une gare, un musée, etc, suivez attentivement les instructions données par le personnel.

Il est également important de se déclarer sur le fil d’ariane, ce qui permettra au gouvernement français de savoir que vous êtes au Japon et de prendre les mesures nécessaires en cas de problème, pour vous signaler aux autorités japonaises et ainsi, vous retrouver et vous rapatrier.

Se renseigner et visiter

Pour aller plus loin il est possible au Japon de faire des visites relatives aux séismes :

Miraikan-Tokyo  

Le musée de la science et de l’innovation sur l’île artificielle d’Odaiba, offre un espace dédié sur les séismes où des maquettes permettent d’expliquer le phénomène. Ludique et intéressant. 

Le musée de Miraikan possède des cartes interactives qui expliquent le phénomène des séismes. Crédits : Miraikan museum

Simulateur-Tokyo

Dans le quartier d’ikebukuro, le visiteur peut être plongé dans un séisme virtuel au Life and safety center. Sur une plateforme mobile, la terre tremble et vous devez vous mettre à l’abri sous la table. Une expérience impressionnante quand on s’imagine que des personnes ont vécu ces sensations en vrai. Profitez-en pour apprendre à éteindre un feu, dans un second simulateur où vous êtes armé d’un extincteur.

 

La ville du séisme, Kobe

Sur le port de Kobe, on peut voir une partie du quai détruit lors du séisme. Un mémorial permet de comprendre comment la ville s’est reconstruite par la suite. 

En prenant le métro, vous pouvez arriver au musée du séisme de Kobe. Sur six étages, le visiteur découvre un simulateur, non mobile cette fois-ci, du tremblement de terre  dans la ville, une reconstitution de la ville détruite, des vidéos de témoignages en anglais uniquement, ainsi qu’un espace dédié aux objets retrouvés et à la chronologie de cette catastrophe comme suit : séisme, incendie, hébergements d’urgences et reconstruction. Pour finir, il vous sera expliqué l’attitude à adopter en cas de séisme.

À télécharger gratuitement

Yakekuru call est l’application la plus utilisée au Japon. Elle permet de prévenir les autorités dans un délai se situant entre 10 secondes et 10 minutes, en cas d’alerte de séisme. Mais elle participe aussi à  la localisation des tremblements de terre grâce aux utilisateurs qui notent si ils ont ressentis les secousses ou non. Prévoir une Pocket wifi pour un fonctionnement 24/24h.

 

Vous êtes à présent armés pour affronter les séismes au Japon. Même s’il n’est pas rare de ressentir des secousses, les fortes magnitudes ne sont heureusement pas courantes : les experts estiment qu’environ tous les 20 ans un gros séisme aura lieu au Japon. La prévention et la sécurité développé au Japon doit pouvoir aussi vous rassurer sur ce point : « Mieux vaut vivre un séisme au Japon plutôt qu’ailleurs, le Japon étant particulièrement bien préparé » se plaisent à dire les sismologues.

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1 réponse

  1. T. Mitamura dit :

    On écrit ci-dessus comme suit : Kobe, préfecture de Hyōgo, région du Kansai, 1995 C’est le matin du 12 janvier qu’un violent séisme frappe Kobe et ses alentours. La magnitude était de 6.9 sur l’échelle de Ritcher.

    Je suis Japonais. Je ne peux pas oublier cette catastrophe car j’habitait à Kobe pendant mes études il y a plus de 45 ans.
    Plus précisément, la date était le 17 janvier et la magnitude était de 7.3.

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