Dark Souls Remastered : Faut-il craquer ?

Sorti en 2011 sur Playstation 3 et Xbox 360 et fin août 2012 sur PC, Dark Souls, développé par le très talentueux studio From Software (Bloodborne), revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec la version remaster sortie le 25 mai 2018 et nommée sobrement Dark Souls Remastered, mais également et à l’instar de Bloodborne, via un artbook publié par Mana BooksDarks Souls I & II Design Works qui comprend les travaux préliminaires des deux premiers opus de la saga.

Alors… faut-il craquer ?

 

Une direction artistique sublimée

Dark Souls : Feu

Un petit barbecue ? ©Bandai Namco Entertainment

Darks Souls est connu pour sa grande difficulté auprès des joueurs, mais comme pour les autres jeux du studio From Software, il possède une direction artistique toujours très léchée et qui, malgré le nombre de morts à répétition, nous donne envie de parcourir les méandres de Lordran. Cette édition remastérisée pour l’actuelle génération de consoles, et qui arrive quelques sept années après la sortie du titre original, est plus belle que jamais. En effet, contrairement au jeu original qui possédait énormément de lacunes techniques, et un framerate instable, parfois à la limite de l’injouable, cette version a été revue et corrigée pour répondre aux exigences de 2018. Nous avons donc droit à un jeu beaucoup plus fluide, beaucoup plus joli et tournant encore entièrement à 60 FPS.

 

Dark Souls : Loué soit le soleil

Loué soit le soleil ©Bandai Namco Entertainment

La remasterisation du titre vient par ailleurs sublimer la direction artistique. Une grande majorité des textures du jeu ont été revues et corrigée, donnant aux armes, armures et bestiaires un tout autre rendu, plus agréable à l’œil, si bien que nous avons parfois l’impression qu’il s’agit de nouveaux éléments tant la différence se fait sentir. Des éléments ont également été ajoutés aux décors pour donner plus détails et ainsi apporter plus de profondeur aux environnements.

L’intégralité des effets visuels, comprenant la magie ou encore l’utilisation des artefacts ont également été refaits à neuf, afin de donner quelque chose de moins plat. Le système d’éclairage a aussi eu le droit à quelques améliorations pour venir se calquer à celui de Darks Souls III, dernier opus sortie en 2016, rendant les environnements intérieurs beaucoup plus cohérent avec l’univers. On regrettera d’ailleurs que les  extérieurs soient finalement très peu impactés par ce nouveau système.

L’amélioration n’est pas uniquement visuelle mais également, et surtout, au niveau de l’atmosphère. Le joueur redécouvre alors les profondeurs de Lordran avec une ambiance beaucoup plus oppressante, dans des environnements beaucoup plus détaillés et réalistes. 

Il faut tout de même avouer que malgré l’ajout de toutes ces améliorations, nous sommes face à un titre datant de 2011, et cela se fait ressentir par moment, surtout au niveau du gameplay qui est encore très lourd et peu précis. La mort vous attendra au tournant pour peu que vous ne maîtrisiez pas vos mouvements : une chute est très vite arrivée, quand ce n’est pas une créature qui décide de régler votre sort. 

 

Un mode multijoueur revisité

Un gros travail a également été fait sur le mode multijoueur : des serveurs dédiés ont été mis en place, le stress test ayant eu lieu juste avant la sortie du jeu. Il est maintenant possible de regrouper 6 joueurs contre 4 dans la version non remasterisée. La coopération est ici simplifiée et un système de mot de passe similaire à Dark Souls III a été mis en place. Les niveaux des joueurs sont également ajustés selon celui de l’hôte. Le PvP a lui aussi eu droit à quelques changement : l’arène accueille désormais des batailles en 3V3, mais également des matchs à mort de six joueurs. Ces batailles peuvent elles aussi utiliser la fonctionnalité de mot de passe.

La fonctionnalité en ligne est bien entendu non obligatoire et peut être désactivée à tout moment si vous ne voulez pas être confronté à d’autres joueurs.

Dark Souls Remastered comprend également le DLC baptisé Artorias of the Abyss. Ce contenu supplémentaire vous offrira une nouvelle zone à visiter, ainsi que de nouveaux équipements à acquérir mais surtout un boss, Sire d’Artorias, un des quatre chevaliers de Gwen, qui vous donnera du fil a retordre et qui ne vous laissera pas indifférent.

 

Dark Souls I & II Design Works : Un artbook à la hauteur

Couverture de l'artbook dark souls

Dark Souls Design Work I & II

La sortie de Dark Souls Remastered s’accompagnée d’un nouvel artbook, sorti un mois plus tôt. Les éditions Mana Books nous proposent ici un ouvrage regroupant des dessins préparatoires, des interviews et descriptions des lieux des deux premiers Dark Souls en fusionnant les deux artbooks Design Works I & II inédits en français. Au fil des 370 pages du livre, on découvre ainsi plus de 1000 illustrations inédites ainsi qu’une vingtaine de pages d’interviews de différents membres de l’équipe de développement de From Software, incluant Hidetaka Miyazaki, le réalisateur des différents jeux.

Comme pour l’artbook de Bloodborne, celui-ci est quelque peu avare en texte, mais dans ce genre d’univers, des images valent souvent mieux que mille mots pour permettre une immersion optimale. Vous pourrez vous ainsi replonger dans cet univers impitoyable mais ô combien envoûtant. 
Dark Souls Design Works I & II
Si vous avez aimé l’univers de Dark Souls, que ce soit dans le premier opus ou le second, et que vous souhaitez vous replonger dedans de manière inédite et sous un tout autre angle, cet ouvrage est fait pour vous. Celui-ci est disponible depuis le 26 avril aux éditions Mana Books. Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’éditeur.

Sept années se sont écoulées depuis la sortie de Dark Souls premier du nom. Aujourd’hui nous avons la chance de nous replonger dans le royaume de Lordran grâce à Darks Souls Remastered, qui fait honneur au jeu original en effaçant ses principaux défauts.

La sortie de cette édition est donc l’occasion de découvrir, ou redécouvrir, ce titre au level-design irréprochable et à l’atmosphère unique. La refonte des textures, du système d’éclairage et de la presque totalité des effets sublime la direction artistique. Difficile de passer à côté si vous êtes un fan de la première heure ou si vous voulez simplement vous y essayer. N’hésitez pas non plus à succomber au magnifique artbook Dark Souls I & II Design Works. Bref, de quoi se plonger avec plaisir dans ce titre qui a marqué son temps.

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