Octopath Traveler : un envoûtant voyage old-school

Fan des J-RPG à la sauce Final Fantasy ou même Chrono Trigger ? Alors Octopath Traveler est fait pour vous. C’est la jolie surprise signée Square Enix sur Nintendo Switch de cet été 2018, que d’offrir à ses joueurs un jeu qui va inévitablement faire vibrer la corde sensible de la nostalgie. Ici pas de J-RPG novateur et pourtant…

Journal du Japon a testé pour vous ce titre qui suit l’épatant voyage de 8 voyageurs, où le gameplay est sympathique et possédant surtout des graphismes fous, qui vous prennent aux tripes !

Octopath Traveler : un voyage initiatique multiple !

Octopath Traveler

Octopath Traveler © Nintendo, 2018

Comme dit précédemment, Octopath Traveler se rapproche fortement de la famille des bons vieux J-RPG, ceux auxquels on pouvait jouer sur Game Boy, Super Nintendo, Playstation 1 et tout autre console du même genre. Entendre par-là les premiers Final Fantasy jusqu’au 7e opus, Chrono Trigger, les Secret of Mana… Des jeux où le but est d’avancer avec une équipe de personnages, débloqués au fil du temps, afin de découvrir de nouvelles informations, de nouvelles quêtes, et de consolider votre team jusqu’à l’objectif final.

Octopah Traveler est similaire. On y suit l’aventure de 8 personnages, au choix. Le joueur en sélectionne un pour débuter la partie et, au fil de ses pas, les autres voyageurs apparaissent sur sa route et peuvent rejoindre son équipe, ce qui crée alors une multitude de voyage en un seul. Il s’agit en effet de 8 personnages aux histoires totalement différentes, avec un objectif qui leur est propre… des personnalités distinctes aussi : un apothicaire, une marchande, une chasseuse, un érudit, une prêtresse, un guerrier, un voleur ou encore une danseuse. Certains ont une belle vie, d’autres affrontent une vie plus cruelle et dure. Autant dire que le joueur a l’embarras du choix.

Octopath Traveler

Octopath Traveler © C. Hugonin, chapitre Ophilia

Comment débuter ? Rien de plus simple. On choisit le personnage qui vous attire le plus, cela débloque son premier chapitre et les petites quêtes à effectuer. Une fois achevé ce dernier, le grand voyage commence et il est temps de prendre la route ! Le plus souvent, l’information de la destination suivante est donnée à la fin du chapitre : à vous, joueur, de savoir si vous comptez suivre cet indice ou plutôt découvrir chaque personnage avant d’aller plus loin. Pour Journal du Japon, l’objectif premier a été ce dernier : rencontrer chaque personnage, d’autant plus que l’union fait la force et que pour aller d’un point à un autre, une équipe est souvent nécessaire.

Cela permet d’indiquer que la durée de jeu, comme prévue, est colossale ! Si vous cherchez à rencontrer un à un chaque personnage afin de débloquer tous les chapitres 1 de chacun, pour vous en faire un aperçu et dévoiler une partie de la map générale, alors vous en serez déjà à environ 15h de jeu ! Autant dire qu’il reste tant à faire.

Des graphismes totalement fous, une bande-son terrible !

Octopath Traveler

Octopath Traveler © C. Hugonin, chapitre Primrose

Comme annoncé plus haut, c’est en découvrant chaque personnage que vous avancerez et ferez apparaître d’avantage la map. Cette dernière, au départ, est totalement cachée à l’exception du lieu où vous débutez votre aventure, et des endroits où vous pouvez rencontrer les autres voyageurs. Entre chaque point, la carte est vierge. Elle se dévoile un peu à la façon de la carte des maraudeurs dans Harry Potter au fil de votre avancée, ce qui est fort appréciable et, on peut le dire, très classe.

Au-delà de cette map fortement originale et bien réalisée, les graphismes sont vraiment un cran au-dessus. Et qui dit une aventure par personnage, dit des univers différents. Ainsi vous aurez un décor à la western pour l’un, un climat totalement hivernal pour l’autre, un oasis en plein désert, une ville côtière, une forêt bienveillante… Bref, il existe 8 atmosphères, et cette chacune est extrêmement soignée. Comment ? En mélangeant de la bonne vieille 2D, du bon vieux pixel et des petites touches de 3D par-ci par-là (au niveau de l’eau qui s’écoule et de la luminosité par exemple avec les reflets présents).

Octopath Traveler

Octopath Traveler © C. Hugonin, chapitre Tressa

Néanmoins, l’ambiance générale est souvent dans la même tonalité : une sorte d’ocre, marron, un peu comme lorsqu’on est en plein flash-back et que les couleurs seraient plus ternies. Cela ajoute un côté steampunk agréable…

Mais les graphismes ne deviennent pas enchanteur tout seul, sans la bande-son qui l’accompagne. On expliquait qu’à chaque voyageur un univers bien dédié, et bien cette dernière est elle aussi unique. C’est vraiment l’un des points forts du jeu. Certes, les voix, en japonais ou en anglais, amènent une touche sympathique à l’oreille, mais la musique, les bruitages… C’est bien le cœur du réalisme du jeu. Square Enix a fait un travail terrible, qui nous a totalement transporté.

Un gameplay simple mais efficace

Octopath Traveler

Octopath Traveler © C. Hugonin, map

Ici pas de gameplay novateur, au contraire : on reprend les bonnes vieilles bases. Au fil de vos déambulations, votre équipe peut être attaquée de façon aléatoire. On apprécie d’ailleurs que les combats ne soient pas forcément omniprésents et la montée de niveau se fait doucement mais sûrement. Chaque combat est dirigé par le tour par tour et l’on sait à l’avance quel personnage ou quel monstre attaquera au tour suivant.

Jusque-là rien de nouveau, mais il y a une petite touche supplémentaire qui permet de gérer de façon un peu plus stratégique les combats. Chaque monstre possède des faiblesses, elles sont connues dès l’instant où une attaque est faite dans ce domaine précis. Un chiffre est présent sur le monstre, si vous réussissez à réduire ce chiffre à 0 alors le monstre sera confus jusqu’à ce que tous vos personnages jouent. Un bon moyen de finir un combat sans forcément perdre de temps.

Octopath Traveler © C. Hugonin, chapitre Thérion

De la même manière, certains protagonistes peuvent savoir à l’avance les faiblesses des monstres, même ceux rencontrés pour la première fois, tandis que d’autres permettent de réduire l’apparition des monstres sur votre route. Dans l’ensemble les attaques sont simples : attaque directe avec une arme, attaque spéciale liée à la magie, aux soins ou aux armes, à la défense.

Même si cela serait jugé (trop) simpliste par certains, il est en réalité possible de pouvoir gérer le gameplay intelligemment. Par la suite, l’utilisation d’un métier permet aussi d’affiner vos personnages et vos stratégies, puisque les armes, les armures, les objets et autres spécialités de chacun évoluent.

Enfin, pour aller plus loin dans l’histoire, il suffit donc de réaliser chaque chapitre de chaque personnage, et éventuellement certaines quêtes annexes débloquées au fil de vos rencontres. C’est peut-être là où le bas blesse car le journal les présentant est peu explicite, même s’il suffit globalement d’utiliser les capacités propres à chaque voyageur pour interagir avec la population : voler, séduire, acheter, questionner, combattre… Cela étoffe l’épopée et on n’en est pas mécontent !

Vous l’aurez compris, Octopath Traveler, sorti en juillet, est la belle surprise de l’été signée Square Enix. On n’est pas face à un Bravely Defaut amélioré, mais à un jeu qui reprend les codes des vieux J-RPG. Pour les fan, c’est une vraie pépite, pour les curieux, c’est une belle approche et un jeu à la durée de vie vraiment conséquente. Un voyage épique qui tient en haleine au fil des heures… A essayer !

Charlène Hugonin

Rédactrice à Journal du Japon depuis deux longues années, je suis un peu une touche-à-tout niveau mangas, anime et culture. Mais j'ai une jolie préférence pour tout ce qui a trait à la gastronomie japonaise, et ce qui tourne autour ! Peut-être pourrons-nous même en parler ensemble ?

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