Asakusa : Quand les traditions s’invitent à Tokyo

Les touristes qui visitent le Japon pour la première fois ont souvent tendance à choisir Tokyo comme premier point de chute. Ceux qui sont en quête de lieux à traditionnels à visiter se retrouvent vite déçus mais heureusement pour eux, il y a encore Asakusa : ce quartier du nord-est de la ville, près de la rivière Sumida, attire en masse les touristes et Japonais comme étrangers restent fascinés par l’ambiance old school que l’on trouve dans ce district. Entre temples et rue commerçante, JDJ vous emmène au croisement de la tradition et de la modernité au Pays du Soleil levant.

 

Asakusa représente environ la moitié de la section Est du quartier de Taito qui se situe à l’ouest de la rivière Sumida. Il est impossible de ne pas évoquer le district de Kuramae, un district voisin, qui a joué un rôle prépondérant dans le développement de ce coin de Tokyo qui est devenu aujourd’hui un passage incontournable.

 

Le district du divertissement…

Le district de Kurame était connu pour ses entrepôts de riz, qui était utilisé comme une forme de paiement pour les servants du gouvernement féodal. Les responsables de ces entrepôts où le riz était emmagasiné faisaient payer une petite commission pour le garder. Mais au fur et à fur mesure, ils commencèrent à le vendre à des commerçants locaux et lorsqu’ils eurent beaucoup d’argent à leur disposition, des théâtres et des maisons de geisha commencèrent à émerger près d’Asakusa.

Le quartier fut bombardé pendant la seconde guerre mondiale et puis reconstruit. Aujourd’hui, il est devenu l’un des points touristiques les plus fréquentés de Tokyo.

 

… devenu un district traditionnel

Asakusa est désormais connu pour plusieurs choses. En premier lieu, la Kaminarimon (雷門 ou porte de la foudre) constitue l’une des deux larges entrées qui mène au temple senso-ji.  Elle a été construite pour la première fois en 941 mais détruite par le feu en 1865. Elle a ensuite été reconstruite en 1960. On peut voir sur sa façade avant les statues des deux déités shintoïstes Fujin, le dieu du vent sur le côté gauche et Raijin, le dieu de la foudre sur le côté droit. Sur la façade opposée se trouvent également les statues dieu bouddhiste Tenryu et de la déesse Kinryu.

La porte de la foudre "Kaminarimon"

La porte de la foudre « Kaminarimon »

Une fois passé la Kaminarimon, la rue commerçante Nakamise s’étend sur 250 mètres et conduit directement au Senso-ji. On y trouve des magasins et petites échoppes qui vendent des souvenirs allant des masques de Tengu et des éventails aux kimonos et petits objets censés porter chance. En plus des touristes habituels qui l’encombrent, il est aussi possible de croiser d’authentiques geishas ainsi que d’autres personnes portant des kimonos traditionnels.

 

La rue commerçante Nakamise

La rue commerçante Nakamise

Le temple Senso-ji est l’un des temples les plus célèbres et le plus vieux de Tokyo. Il a été construit en 645. Selon une légende, deux frères auraient récupéré une statue de Kannon, la déesse de la miséricorde dans la rivière Sumida. Bien qu’ils l’aient remise dedans, elle revenait toujours à eux et le Senso-ji a donc été construit dans les environs en l’honneur de la déesse Kannon. Le hall principal du temple est accessible tous les jours de 6 heures à 17 heures. Non loin de là, on peut également admirer le sanctuaire d’Asakusa, aussi appelé Sanja-sama (ou le sanctuaire des trois dieux). Il honore les trois personnes qui ont fondé le Senso-ji.

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Le temple Senso-Ji

Le temple Senso-Ji

Une fois par an, pendant le troisième week-end du mois de Mai se tient le festival Sanja Matsuri qui célèbre les fondateurs du Senso-ji et date de la fondation du temple. Des sanctuaires portables sont portés dans les quartiers avoisinants jusqu’au sanctuaire d’Asakusa et les porteurs font ce trajet en chantant.

 

Les bonnes adresses

Mis à part son côté traditionnel, le quartier d’Asakusa a d’autres choses à offrir, notamment des croisières sur la rivière Sumida dans des bateaux au design futuriste. Elles durent entre 30 et 60 minutes de la jetée d’Asakusa à la jetée d’Hinode d’où il est possible de changer de bateau pour aller à Odaiba.

De l’autre côté de la rivière Sumida, on peut apercevoir la tour de bière Asahi avec sa flamme d’or. Elle a été construite en 1989 et se trouve être le quartier général des brasseries Asahi. On tombe aussi sur plusieurs restaurants dans l’enceinte du complexe.

 

La flamme d'or

La flamme d’or

L’enseigne est discrète et se situe au bout d’une galerie commerçante dans les alentours du temps Senso-ji. Ses produits ont contribué à en faire un magasin incontournable pour tous les amateurs de pains au melon. Le restaurant Kagetsudo est ouvert depuis 1945 et possède certainement de beaux jours devant lui tant ses pains au melon garnis avec de la glace en ont fait un endroit populaire. Il ouvre à 9 heures jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de stock disponible.

 

Asakusa offre un premier regard dans la culture japonaise traditionnelle. Bien que le quartier soit pris d’assaut par les touristes, il est toutefois possible d’éviter la foule en s’y rendant très tôt le matin ou tard le soir. Pour s’imprégner totalement de l’atmosphère, on trouve ici et là des magasins qui proposent de louer des kimonos qui ne manqueront pas d’attirer l’attention des locaux une fois portés par des étrangers.

Et vous, avez-vous déjà testé Asakusa ? Quels souvenirs en gardez-vous ? N’hésitez pas à nous laisser vos impressions sur ce quartier en commentaire et à aller jeter un œil à notre carnet de voyage Un Jour à Tokyo qui vous emmène à Asakusa, Tsukiji et Oshiage !

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1 réponse

  1. 13 juillet 2019

    […] mois dernier, Journal du Japon vous a présenté Asakusa, dernier bastion des décors traditionnels du centre de Tokyo. Aujourd’hui, nous vous […]

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