[Attentes Mangas] En juin, plus rien ne vous retient de lire !

On arrive à la moitié de l’année et les éditeurs continuent d’offrir toujours plus de nouvelles séries à se mettre sous la dent. Le confinement semblerait presque lointain à côté de cet engouement phénoménal pour le manga en France. Les librairies voient leurs rayons pris d’assaut et les sorties mangas suivent ainsi gaiement leur chemin pour le plus grand plaisir de tous. Et c’est tant mieux, car le planning reste bien chargé du côté des nouveautés : plus de 250 sorties sont attendues et pas loin de 60 nouveautés, l’année 2021 continue de faire parler d’elle !

C’est encore un choix cornélien que l’équipe a dû réaliser tant les nouveautés sont intrigantes… Quelle série choisir et que lire ? Pas de souci, voici les attentes de l’équipe Journal du Japon… Bonne(s) lecture(s) !

 

Juin 2021 : les nouveautés manga

Couverture du tome 1 de Toilet-Bound chez PikaToilet-Bound Hanako-kun – Pika éditions

Toilet-Bound Hanako-kun est un manga du studio AIDAIRO formé d’un scénariste et d’un mangaka. Vous connaissez sans doute l’anime diffusé sur Wakanim. Pika édition nous fait plaisir en éditant le manga. Une rumeur court sur l’existence de sept mystères qui hantent les murs de l’école Kamome. Parmi ces faits inexpliqués, on raconte qu’un esprit du nom de Hanako se trouverait au troisième étage du plus ancien bâtiment et qu’il exaucerait le vœu de quiconque viendrait le trouver. En classe de seconde dans cet établissement, Nene Yashiro a le béguin pour un garçon. Pourtant, malgré tous ses efforts, cet amour reste à sens unique. La jeune fille ne voit plus qu’une seule solution : s’en remettre à la légende de Hanako, sans se douter qu’accéder au bonheur requiert toujours une contrepartie…

Inspiré de la légende urbaine d’Hanako, une femme fantôme hantant les toilettes des lycées japonais, AIDAIRO revisite le genre mélangeant comédie, fantastique et drame. Le dessin peut paraître enfantin au premier abord, mais il cache au contraire un fourmillement de détails et d’influences diverses. L’anime a été un tel coup de cœur que j’avais hâte d’enfin pouvoir découvrir le manga original. Nous allons avoir la joie de découvrir les deux premiers tomes en juin 2021. (Tatiana)

 

Couverture du tome 1 de Terrarium chez Glénat mangaTerrarium – Glénat mangas

Le « petit » éditeur japonais Softbank – Flex Comic a déniché une petite pépite d’une mangaka peu connue : Yûna HIRASAWA. Les fans de science-fiction embarqueront ainsi dans une balade poétique dans un monde post-apocalyptique avec Terrarium

Chico, la technologue d’investigation et son petit frère Pino arpentent des colonies délabrées où des robots poursuivent leurs tâches comme si de rien n’était. Les deux explorateurs tentent de les accompagner dans leurs derniers souhaits, mais à quoi bon quand la fin approche d’heure en heure ? “Combien de centaines d’années faudra-t-il encore aux humains pour devenir meilleurs ?” C’est la question soulevée par ce récit d’aventure SF crépusculaire. 

Les éditions Glénat font fort bien de parier sur une série de quatre tomes de toute beauté qu’il serait vraiment bête de rater. Le premier tome, avec ses dessins aux traits fins et détaillés ainsi que ses illustrations en couleur magnifiques, est à découvrir dans votre librairie préférée dès le 2 juin. Par ici, on est déjà sous le charme ne serait-ce qu’avec la couverture. (David)

 

Le mandala de feu – Mangetsu

Mandala de feuOn vous parlait de ce nouvel éditeur le mois dernier avec son manga de foot Ao Ashi, on remet le couvert avec un titre totalement différent : Le mandala de feu, de Chie SHIMOMOTO, publié au Japon par un éditeur méconnu, Leed, qui a une certaine expérience dans le titre historique, de société ou quelques belles trouvaille de SF comme Comet Girl, Colorless ou Kamuya Ride. Pour en revenir à ce seinen one-shot :  il vient nous présenter la vie d’un peintre japonais assez célèbre, Tohaku HASEGAWA, présenté comme le Caravage japonais. En plus de l’intérêt culturel de l’œuvre pour tous les amateurs d’art et de peinture, ce peintre a vécu à la fin de la période Sengoku, la fin du Japon médiéval et le début du règne de la dynastie Tokugawa. C’est dans ce contexte que Tohaku laisse tomber sa vie de moine bouddhiste et se rend à Kyoto pour tenter de devenir le disciple d’Einori Kano, peintre légendaire du Kansai… Et échouer. Mais le destin lui réserve une autre rencontre, dans un château d’Azuchi en proie aux flammes…

La peinture et les peintres étant un sujet qui semble particulièrement bien se décliner en manga, comme l’ont démontré Blue Period, Arte ou l’île entre deux mondes pour ne citer qu’eux, j’avoue être très curieux de mêler le plaisir des yeux à une soif de culture, d’autant que Caravage est un artiste qui ne me laisse pas indifférent (amis Normands, ne ratez pas cette expo d’ailleurs), et donc j’attend avec impatience le 2 juin pour la sortie du titre ! (Paul)

 

Couverture de Ce qu'il reste de nos souvenirs chez Delcourt/TonkamCe qu’il reste de nos souvenirs – Delcourt/Tonkam

Delcourt/Tonkam surprend de plus en plus je trouve avec leur collection Moon Light. Après De l’autre côté de l’horizon ou bien même Derrière le ciel gris, l’éditeur propose un nouveau titre sous format one-shot avec Ce qu’il reste de nos souvenirs, lui aussi semble-t-il tout en douceur et réflexion. Son ambiance et son dessin se rapproche des deux autres titres cités ici et semblent emprunt d’une certaine nostalgie qui titille la curiosité. Ici on ne va pas nous parler d’un salaryman qui fuit sa vie tokyoite en tentant de se reconstruire ni face à un criminel aux prises avec les émois amoureux, mais bien de Shû un lycéen solitaire qui va tenter d’aider une camarade de classe Naoka, suite à la trouvaille d’une clé usb. Cette dernière contient en effet un testament écrit par la jeune fille qui souffre d’amnésie de plus en plus fréquente.

C’est donc ensemble qu’ils vont tenter de combattre ce mal incurable. La mangaka, Natsuki AMASAWA sort ici son tout premier titre mais on y décèle non sans difficultés une véritable morale et une jolie recherche derrière. Son coup de crayon attire le regard et la couverture est plutôt attirante et belle à sa façon. Pour en apprendre plus sur ce tome unique, il vous faudra donc attendre 16 juin en librairie ! (Charlène)

 

Couverture du tome 1 de Destination Terra chez naBan éditionsDestination Terra – naBan éditions

Un grand classique du manga de science-fiction arrive au mois de juin dans nos librairies : Destination Terra de Keiko TAKEMIYA.
Bien loin dans le futur, les ressources de la terre ne suffisent plus aux Hommes qui se sont retrouvés contraints à habiter des colonies spatiales. Dans une société gouvernée par les machines étouffant les émotions humaines considérées comme superflues et n’hésitant pas à se débarrasser de ceux qui ne vont pas, nous suivons la révolte de ces personnes marginales guidées par un jeune homme au pouvoir télépathique. Bien qu’adapté deux fois en anime, en 1980 et 2007, c’est la première fois que nous découvrons ce manga en francophonie mais également son autrice, Keiko TAKEMIYA, pourtant majeure dans l’histoire du shôjo manga et du manga tout court.

Avec ce manga, l’éditeur naBan nous promet une histoire introspective sur des thèmes malheureusement trop contemporains comme l’écologie ou la place des machines dans notre société. Tout cela accompagné du magnifique style de l’autrice qui nous promet, dès les couvertures, de magnifiques planches. Le tome 1 de Destination Terra sera disponible le 25 juin au prix de 12€. La série sera complète en trois volumes double. (Elliot)

 

Nijigahara Holograph  – Éditions Kana

Nijigahara HolographUn nouveau Inio ASANO sort ? Ok, parfait je le mets dans mes attentes et je dis qu’il sort le 4 juin prochain aux éditions Kana. Voilà, merci, au revoir.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’une nouveauté, mais du nom original d’un vieux one-shot de l’auteur de Solanin, La fille de la plage, Dead Dead Demon’s DeDeDeDe Destruction et j’en passe. Ceux qui le suivent depuis longtemps se souviennent sans doute de la sortie en 2008 aux éditions Panini de Le champ de l’arc-en-ciel, quasi introuvable désormais et qui se négocie autour des 50 euros désormais sur la toile (et beaucoup plus parfois, d’ailleurs). Merci donc à Kana d’en avoir racheté les droits pour le ressortir dans son titre original à un prix finalement très raisonnable de 12.7 euros.

Ah et pour ceux qui ont découvert le papa de Punpun plus tard, voici le résumé du titre : Alors que le nombre de papillons ne cesse d’augmenter en ville, la rumeur autour d’une mystérieuse bête cachée à l’intérieur du tunnel derrière l’école se répand rapidement parmi les élèves. Le corps de la mère d’Arié Kimura, retrouvé devant cette galerie, et les traces d’une présence humaine semblent confirmer la légende. La fin du monde est-elle proche ? C’est en tout cas ce que semblent croire les enfants. Afin de calmer la colère de la bête, les élèves décident de faire un sacrifice : Arié Kimura, jugée à l’origine de la malédiction, est poussée au fond d’un puits relié au tunnel de Nijigahara… (Paul)

 

Couverture du tome 1 de Les couloirs de l'abîme chez IDP Boy's LoveLes couloirs de l’abîme – IDP Boy’s Love

Les couloirs de l’abîme est le Spin-off à Smells Like Green Spirit un dyptique sorti en 2019 et qui m’avait chamboulé. Un contenu loin des boy’s love habituel de part son ton singulier. Yanagida souffre énormément de son homosexualité. Alors professeur, il commet une tentative de viol sur l’un de ses élèves et finit par fuir inlassablement jusqu’à devenir « Mossan », un homme à l’esprit errant et malheureux qui veut renoncer à toute forme d’humanité. Croyant avoir tout perdu et être contraint de continuer à vivre en faisant une croix sur son identité et son passé, un jeune garçon lui tend la main.

Le titre a été classé 14e dans la catégorie du « Meilleur Scénario » de la dernière édition des Chil Chil Awards. Tout comme Smells Like Green Spirit s’annonce comme un récit dur, mais juste dans son traitement. Un parti pris intéressant pour des sujets délicats réalisé par Saburô NAGAI et au dessin quelque peu enchanteur et en dehors des sentiers battus. Pour cela il vous faudra donc attendre le 7 juin en librairie, et bien sûr on vous recommande Smell Like Green Spirit !  (Tatiana)

 

Couverture du tome 1 de Saotome love and boxing chez Doki-DokiSaotome – Love & Boxing – Doki-Doki manga

Parmi les annonces des nouveautés pour le mois de Juin, je me suis attardée un peu sur les séries qui semblaient tourner un peu autour du sport. Il y en a peu mais une semble sortir du lot pour moi par son approche. Alors va-t-elle nous parler quand même du sport à la base de l’histoire ou non ? Ce sera une belle surprise ! Saotome – Love & boxing nous conte l’histoire de Yae Saotome, une lycéenne boxeuse qui porte les espoirs de son lycée sur ses épaules quant à d’éventuels championnat et qui de fait possède un corps d’athlète créé pour la boxe. Peu féminine de prime abord, au regard plutôt froid, à l’approche un peu inaccessible, cette dernière serait en réalité plutôt réservée, gauche et même fleur bleue !

Qu’à cela ne tienne, elle s’amourache finalement d’un camarade, maigrichon et très empoté. Alors que pourra donc donner ce couple totalement atypique ? Un petit Lovely Complex se cacherait-il derrière cette romance ? Elle la boxeuse froide au corps d’athlète mais au cœur plus tendre qu’on ne le croit, et lui à l’apparence physique plutôt banal ? On le saura en lisant la série de Naoki MIZUGUCHI chez Doki-Doki et dès le 9 juin en librairie. (Charlène)

 

Couverture du one-shot de Summer of Lave chez Le lézard NoirSummer of Lave – Le lézard Noir

Quasiment dix ans après sa parution initiale en 2012, Summer of Lave de Keigo SHINZÔ débarque enfin en France grâce à son éditeur de toujours, Le Lézard Noir. Une œuvre de jeunesse qui n’a pas pris une ride, autant dans ses traits que dans l’énergie de sa narration.

Récit d’amitié, celle entre le flegmatique Toyama et l’exubérant Sakurajima, Summer of Lave porte déjà tout ce qui fait la beauté du travail de son auteur. La finesse de son approche des sentiments et des relations, le naturel de sa mise en scène et de son dessin et sa remarquable capacité à toucher, par des détails, à l’universel. Surtout, c’est un merveilleux récit de passage à l’âge adulte. Un bel à l’hommage à l’adolescence qui, en une quinzaine de chapitres, en dit tout. La façon dont, dans une éruption de vie, l’insignifiant s’y articule à l’inoubliable. Et celle dont les mauvaises et les bonnes idées y deviennent des souvenirs, et les fondations d’amitiés qui durent.

Pour cela, rendez-vous le 3 juin en librairie pour vous mettre du Keigo SHINZÔ sous la dent ! (Alexis)

 

Fenrir

Fenrir – Casterman

J’avoue que je peux acheter les titres de chez Sakka, le label manga des éditions Casterman, les yeux fermés, qu’il s’agisse de manga historique comme Sengo ou Olympia Kyklos, de SF comme Comet Girl ou de tranches de vie comme Nos Meilleures Vies ou le vieil homme et son chat… tout me plait ou, du moins, mérite mon attention. Idem pour les oeuvres shônen et c’est donc avec appétit que, après le dragonesque et excellent Sky Wars qui se terminera en août, je jette mon dévolu sur Fenrir, qui nous emmène cette fois dans l’immensité de la steppe où les guerres de clans nomades semblent sans fin. Le jeune Temüjin y lutte pour la survie des siens mais sa seule volonté ou son adresse aux armes semblent bien faible face aux manigances, alliances puis trahisons et la folie des hommes. A moins qu’il puisse mettre mettre la main sur une légende, qui dort au fond d’un lac : « celui qui fait trembler la terre ».

Doté d’un beau coup de crayon et d’une bonne dose d’action si on croit les premières planches visibles, voici un récit qui pourrait bien se révéler aussi épique que l’annonce son éditeur. Tout reste encore à faire puisque seul deux volumes sont sortis au Japon mais j’ai bien envie de m’embarquer dans cette aventure, cette conquête d’un idéal au beau milieu des grandes steppes et d’une culture intrigante et lointaine… Début du récit le 30 juin !

 

Un été à Tsurumaki – Ihmo éditions

ete-tsurumaki-ihmoJe crois que la couverture de cette série m’a attiré. C’est bien pour cette raison que j’ai décidé de lancer une attente dessus. Je n’ai pas lu du tout d’extrait, mais la couverture, je la trouve hyper attirante avec toutes ces plantes, ce ciel bleu, ces couleurs primaires vives, et ce petit garçon au milieu d’elles, semblant courir ou marcher. Un petit garçon au dessin tout rond, un peu comme un bonbon presque et après recherche, il semblerait que cela soit la patte de son mangaka Shinya KOMATSU qui n’en est pas à son coup d’essaie chez nous (Souvenirs de la mer assoupie, Tohu Bohu, AX Anthologie). Ici on vous propose, avec Un été à Tsurumaki, de suivre le quotidien d’un petit garçon, semblant parler avec les plantes, un peu comme celui qui murmure à l’oreille des chevaux.

Le dernier jour d’école avant les vacances d’été, il semblerait que ce garçon un peu à part de part son don, ait arrosé une Jacynthe dans sa classe. Mais au lieu d’avoir un été plutôt insouciant et doux, quelque chose d’inexplicable se serait produit à Tsurumaki. Quel est-il donc ? Serait-ce dû au pouvoir de cet enfant ? Y a-t-il un mystère lié à cette ville ? Pour cela il vous faudra regarder les étagères de Ihmo chez votre libraire le 3 juin pour découvrir l’histoire surnaturelle de ce one-shot ! (Charlène)

 

Et voici pour cette dizaine de mangas dans notre sélection. Quels sont vos favoris ? Qu’allez-vous lire en juin ? Dites-nous tout en commentaire !

 

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