Mangas et animes : l’adaptation en « live action »

Difficile aujourd’hui de citer un manga ou anime à succès qui ne jouisse pas d’une adaptation en prise de vues réelles, les fameux « live action ». Série TV, film, comédie musicale ou pièce de théâtre, tout est bon pour redécouvrir ou faire découvrir les œuvres sous un autre aspect. Mais qu’en est-il du résultat ? Qu’apportent ces adaptations et qui en sont les spectateurs ? Analyse et petite sélection.

 

À la recherche d’un nouveau public

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Si les live action ne datent pas d’hier (Love wolf and cub ou Lady Snowblood ont été adaptés en séries de films dans les années 70, par exemple), force est de constater qu’aujourd’hui ils sont légion. De Tokyo Ghoul à Promised Neverland en passant par Demon Slayer et l’Attaque des Titans les mangas, animes ou encore jeux vidéo les plus populaires s’y essayent presque tous.

Les dramas et les films servent beaucoup à trouver un nouveau public pour faire découvrir des titres à des gens qui ne consomment pas ou peu de manga ou anime. D’un format généralement court pour les séries, il permet de profiter d’une histoire qui intéresse sans pour autant devoir utiliser un média qui ne plait pas et qui est souvent beaucoup plus long.

Ils peuvent cependant être une porte d’entrée vers l’œuvre originale pour des personnes ayant apprécié l’adaptation qui voudraient alors approfondir l’expérience.

En revanche, les pièces de théâtre et comédie musicales semblent plutôt faits pour les initiés, pour leur permettre d’appréhender leur œuvre favorite sous un autre angle. C’est ainsi qu’il existe des produits dérivés des acteurs et plus seulement des personnages du média d’origine. Si certaines pièces ou comédies musicales sont bien faites et permettent un visionnage aux gens qui n’ont jamais consommé le titre sous une autre forme, elles sont généralement plus faciles à aborder lorsque l’on connaît déjà l’histoire, car il est impossible de la reproduire dans son intégralité sur scène, pour des raisons de durée et de besoin trop gourmands en décors et éventuellement en costumes ou accessoires.

Il y a des exceptions, avec des licences qui vont au-delà de l’œuvre originale. C’est le cas par exemple du jeu vidéo Touken Ranbu, adapté à la fois en manga, anime, film, en comédie musicale et en pièce de théâtre. Étant un jeu de cartes à collectionner avec une histoire peu développée et surtout peu linéaire, il voit son histoire particulièrement exploitée dans toutes ses adaptations et notamment les live action. Avec des décors, accessoires et costumes très soignés, ces versions théâtrales se sont offert un joli succès qui perdure à ce jour et a même réussi à intéresser l’Occident. La première comédie musicale s’est ainsi produite à Paris en 2018 et a été invitée à participer à la Japan Expo cette même année.

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Touken Ranbu The Musical à Paris

Des œuvres qui dépassent les frontières

Si la représentation de la comédie musicale de Touken Ranbu à Paris est la seule hors Asie, le jeu est disponible en anglais depuis un peu plus d’un an, preuve s’il en faut de l’intérêt que porte l’Occident pour la pop culture japonaise. Il n’est donc pas étonnant que le plus gros producteur cinématographique, les Etats-Unis, aient eux aussi vu le potentiel offert par certaines licences japonaises et s’y soient essayé avec plus ou moins de bonheur.

Tout le monde garde en tête le très décrié Dragonball evolution, offrant une vision de l’œuvre originale très américanisée, ce qui lui a valu de nombreuses critiques des fans. Mais alors, à qui s’adressait cette version cinématographique ? Trop éloignée de l’œuvre originale pour les fans, trop codée pour les novices ? S’attaquer à une œuvre aussi mythique était un pari risqué et on peut le dire, perdu…Sur Allociné, les notes sont de 1 étoile pour la presse, 0,8 étoile pour les spectateurs, 15% et 20% sur Rotten tomatoes.

En revanche d’autres adaptations s’en sortent mieux : bien que polémiques, Alita ou Ghost in the shell s’offrent des critiques un peu plus douces grâce à une histoire plus fidèle et facile à suivre pour des non-initiés. Elles ne remporteront pourtant pas les faveurs des fans.

L’attrait de l’adaptation a même touché nos vertes contrées puisque Nicky Larson a été réalisé en 2018 par Philippe Lacheau pour un résultat plutôt apprécié. Vrai délire de fan revendiqué, il aura plus pour but de créer de la nostalgie que de faire découvrir la licence.

Il est amusant de regarder dans le passé et de trouver chez nos voisins italiens leur version de Aishite Knight, Love me Licia (plus connu en français sous le nom Embrasse-moi Lucile), de 1986. Kitsch à souhait, elle en fera sourire plus d’un.




De nombreux pays asiatiques adaptent également des mangas ou anime. On peut par exemple citer le manga « Hana Yori Dango » qui est si populaire qu’il a été fait en live action non seulement au Japon mais également à Taiwan, en Corée du Sud, en Chine (deux fois) et plus récemment en Thaïlande ! Un vrai carton pour ce manga culte.

Culte = live ?

Puisqu’on parle de mangas culte, de très nombreux mangas considérés comme tels ont eu droit à leur adaptation live. Comme le célébrissime La Rose de Versailles qui remporte un énorme succès à chacune de ses représentations sur les planches du théâtre Takarazuka, une compagnie uniquement féminine. La comédie musicale a été joué des centaines de fois entre 1974 et 2015, avec des focus sur les personnages principaux et parfois des personnages secondaires. A noter que La Rose de Versailles possède également un film franco-japonais de 1979, nommé Lady Oscar comme l’anime en France.

La revue Takarazuka a également joué d’autres titres culte comme City Hunter (Nicky Larson), la saga de jeux vidéo Ace Attorney (Phoenix Wright) ou Hana Yori Dango qui décidément, est un chouchou du live action.

Des titres comme Yuyu Hakusho, Jojo’s Bizarre Adventure, Les Chevaliers du zodiaque ou Fullmetal Alchemist, ont eux aussi eu droit à leur adaptation live.

Mais alors quels sont les mangas culte qui ne sont pas adaptés ? Un exemple survient : Slam Dunk. Manga de basketball extrêmement populaire, il n’existe pas sous forme de prise de vues réelles. Pourtant le sport n’est pas un thème rédhibitoire : on trouve des pièces de théâtre de Kuroko no basket pour ce qui est du même sport, de Haikyû !! avec le volley ou encore plus improbable Yowamushi Pedal sur le cyclisme (les acteurs tiennent un guidon tout en faisant semblant de pédaler). Le basketball n’est donc pas le frein à son absence d’adaptation sur scène ou derrière une caméra. Peut-être est-ce une volonté de son auteur, difficile à dire. Mais rien ne dit que ça n’arrivera pas, certains vieux mangas n’ont été adaptés que récemment, comme Yuyu Hakusho cité ci-dessus, dont la comédie musicale est sortie en 2019.

Une question de budget ou de genre ?

Il semblerait qu’il coûte moins cher de créer une série TV ou un film que de produire un anime. Même si de nombreux titres jouissent des deux médias voire plus, il est plus simple pour certains genres de filmer plutôt que d’animer. Lorsqu’on se penche sur des mangas ayant été adaptés en drama ou film et non en anime, on peut remarquer qu’il s’agit souvent d’histoires réalistes, qui nécessitent peu d’effets spéciaux. On peut citer Love fragrance, Kamakura diary, BL métamorphose, Pourquoi Seiya Tôdôïn 16 ans n’arrive pas à pécho ? ou bien Ikigami – préavis de mort. Tous ont en commun qu’ils se déroulent dans un contexte de vie quotidienne, dans un environnement classique (bureau, lycée, ville…) et sont ancrés dans la réalité ou n’ont besoin que de peu d’ajustement (Ikigami est une dystopie mais ne contient pas d’effets spéciaux).

Cela dit, les contextes surnaturels ou fantastiques ne sont pas un frein. On en a déjà cité certains, mais des titres tels que Fullmetal Alchemist ou L’Attaque des titans ont été adaptés en films, Mob Psycho 100 ou Sailor Moon en drama. Si c’est populaire, on met plus de moyens (cela ne veut pas pour autant dire que c’est réussi…), mais l’on voit bien qu’il s’agit uniquement de très gros titres.

En revanche des œuvres au succès plus modeste sont plus facilement portées sur les planches. Évidemment, on pardonne plus facilement un manque d’effets spéciaux au théâtre, et les metteurs en scène sont souvent très ingénieux. Les effets de lumière peuvent se révéler très impressionnants, pour illustrer des flammes, des éclats des sang ou des objets en mouvement par exemple (comme un ballon de sport).

Mais alors, c’est nul ou pas ?

C’est un avis propre à chacun, mais force est de constater que c’est une pratique qui ne convainc pas tout le monde. Il suffira de faire une recherche sur Google pour tomber sur énormément de forum ou sites qui condamnent très durement les adaptations, pour ce qui est des communautés francophones et anglophones tout du moins. On reproche le surjeu des acteurs, des différences inexpliquées avec l’œuvre d’origine, des rajouts inutiles, le fait que ça ne reprenne souvent pas l’intégralité du manga ou anime ou encore le manque de qualité des effets spéciaux.

Nul doute que le Japon est moins sévère sur la réception de ces réalisations, puisque le phénomène perdure et semble même s’amplifier.

Néanmoins le genre a aussi son public, dont votre serviteure, et sans doute les amateurs de comédies musicales (de drama en général, aussi) qui apprécient de voir leurs œuvres préférées prendre vie sous les traits d’acteurs plus ou moins bons, tout en gardant un esprit critique et l’esprit ouvert, appréciant ces adaptations même si elle ne respectent pas forcément strictement le contenu original. Cela dépend de plusieurs facteurs, c’est pourquoi voici une sélection de live action qui, en toute subjectivité, valent le détour.

 

Touken Ranbu la comédie musicale

Nous vous parlions parlé plus haut de ce jeu vidéo qui a un succès fou au Japon. C’est une œuvre très intéressante, surtout pour les férus d’histoire car elle parle d’épées historiques ayant pris forme humaine, qui se battent contre les Révisionnistes de l’Histoire qui souhaitent en modifier le cours. Ce sont donc les sabres de Toshizô HIJIKATA, célèbre vice-commandant du Shinsengumi ou de MINAMOTO no Yoshitsune, général des périodes Heian et Kamakura, qui incarnent les personnages principaux. Nous vous recommandons particulièrement la comédie musicale. Celle-ci est riche en décors, les costumes et maquillages sont magnifiques et les chansons entrainantes. Quant aux combats de sabres, ils sont chorégraphiés à la seconde, c’est très impressionnant ! Pour avoir vu deux d’entre elles en live, notre équipe en garde un formidable souvenir !

Pour répondre à une demande internationale, la première, Atsukashiyama Ibun, est disponible en DVD avec sous-titres anglais ! Donc amis anglophones, lancez-vous !

Haikyû !! le stage play

Résumé : Shôyô Hinata adore le volleyball et c’est avec une détermination à toute épreuve qu’il entre au club du lycée Karasuno, où il espère enfin faire ses preuves, lui qui n’a jamais eu l’occasion de jouer dans un vrai club digne de ce nom. Il va devoir faire équipe avec Tobio Kageyama, un joueur brillant mais arrogant qu’il a affronté au collège lors d’un match aussi bref qu’intense, lui qu’il pensait devoir affronter en tant que rival.

Le stage play de Haikyû !! est un de nos préférés. Non seulement les acteurs sont bons et dynamiques à souhait comme les personnages du manga, mais la mise en scène est particulièrement intéressante. Avec des effets visuels audacieux, une scène mouvante et une chorégraphie soignée, on ne s’ennuie pas une seconde. Un plaisir !

Mon histoire, le film

Résumé : Gôda Takeo est un lycéen au physique imposant et il n’a pas de chance en amour. Toutes les filles dont il tombe amoureux depuis l’enfance lui préfèrent son séduisant meilleur ami, Sunakawa. Un jour, il sauve une jeune fille d’un pervers et c’est le coup de foudre. Or, cette fois, il décide de l’aider à sortir avec son meilleur ami, mais il semblerait qu’elle ne soit pas intéressée…

Basé sur le manga de Kazune KAWAHARA et Aruko (disponible aux éditions Kana), le film qui en est tiré était tout aussi drôle et adorable. Il a fallu modifier un peu l’histoire pour tenir sur une heure quarante-cinq, mais cela marche très bien ! Les acteurs ont une belle alchimie et le ton reste fidèle au format papier.

Princess Jellyfish, le drama

Résumé : Tsukimi est une jeune fille asociale qui vit avec d’autres femmes toutes aussi asociales qu’elle, dans une résidence où elles peuvent s’adonner à leur passion sans se soucier du regard des autres. Si l’une aime les trains, une autre la légende chinoise des Trois royaumes, Tsukimi est fan des méduses, qu’elle dessine sous tous les angles. Un jour, elle fait la rencontre d’une fille à son exact opposé : chic, audacieuse et énergique, mais elle se rend vite compte que la fashion addict n’est pas ce qu’elle semble être.

Il existe un film, déjà sympathique, mais arrêtons-nous sur le drama. Sorti en 2018, il reprend plutôt fidèlement le manga, avec ses personnages hauts en couleurs. Le jeu d’acteur est un peu exagéré mais colle au ton du manga et le rendu final fonctionne vraiment bien ! Les tenues, aspect crucial de l’histoire, sont parfaitement adaptées à leurs personnages respectifs et Kôji SETO, même s’il est difficile de ne pas se rendre compte qu’il est un homme, est crédible en Kuranosuke avec ses incroyables looks de fashionista.

Kinô nani tabeta ? le drama

Résumé : Avocat, Kakei Shirô n’est pas un bourreau de travail. Il rentre toujours à l’heure pour s’adonner à son hobby : la cuisine. Il vit avec son petit ami, Yabuki Kenji, coiffeur, qui est ouvert sur son homosexualité alors que Shirô ne le dévoile pas. Nous suivons leur histoire à travers leurs repas et leurs rencontres.

Adapté du manga de Fumi YOSHINAGA (connue chez nous pour Le Pavillon des hommes et All my darling daughters), le drama est encore une fois très fidèle au manga. Comme ce dernier, le ton est posé mais drôle par moment, et il évoque avec un regard mature et actuel le thème de l’homosexualité dans la société. Mais surtout… il donne faim ! Car oui, c’est aussi (et avant tout ?) un manga de cuisine (le titre veut littéralement dire « Qu’as-tu mangé hier ? »), et voir le héros cuisiner devant la caméra donne encore plus l’eau à la bouche que lorsqu’on le voit faire dans le manga. Aux amateurs, on conseille le fanbook de la série qui livre les recettes des personnages !

Rokuhôdô yotsuiro biyori, le drama

Résumé : Le salon de thé Rokuhôdô est un endroit charmant où il fait bon manger et se reposer et peut-être bien régler quelque souci. C’est dans ce contexte que travaillent les quatre personnages principaux qui aiment venir en aide à leur clients grâce à leur menu et des mots réconfortants.

Adapté d’un manga de Yuu SHIMIZU, nous le connaissons en France sous sa forme anime (Yotsuiro biyori, disponible sur Crunchyroll). Le drama est sorti cette année. Très fidèle lui aussi à son original, le jeu d’acteur n’y est pas le meilleur qu’on puisse voir, il est compensé par de la bonne volonté, beaucoup d’humour et une ambiance chaleureuse. Le drama est disponible avec sous-titres français sur Viki !

Old fashion cupcake, le drama

Résumé : Nozue et Togawa sont collègues. Nozue a 39 ans et a l’impression d’être prisonnier de sa routine sans pour autant la détester. Il se contente donc de son quotidien répétitif de salaryman. Togawa, son subordonné, a 29 ans et ne l’entend pas de cette oreille. Il va proposer à Nozue de « jouer les adolescentes » que Nozue admire pour leur spontanéité et leur dynamisme, pour retrouver une nouvelle jeunesse. Ils vont alors visiter des cafés chics et autres établissements dans lesquels Nozue n’aurait jamais osé aller seul, et se rapprocher doucement.

En France on trouve déjà ce manga BL de Sagan SAGAN aux éditions Akata, et sa version drama vient de sortir elle aussi avec sous-titres français sur Viki. En 5 épisodes, elle retrace le manga avec des acteurs sympathiques, un ton doux sans surjeu, qui respecte parfaitement l’ambiance originale.

Prince of Tennis, la comédie musicale

Résumé : Echizen Ryôma entre au collège Seigaku et s’inscrit au club de tennis, sport qu’il pratique depuis toujours. Déjà doté de capacités hors du commun, il veut progresser encore pour un jour dépasser son père, ancien champion. On suit ses aventures ainsi que celles des autres membres du club.

Impossible de parler de live action sans citer ce monstre de scène. Tenimyu comme on l’appelle (contraction de Tennis et musical), va fêter ses 20 ans (!) l’année prochaine tant son succès ne décline pas au Japon. On a atteint les 2000 performances, étalées sur quatre saisons (la quatrième ayant débutée en 2020) qui ont vu se succéder des dizaines d’acteurs.

Une comédie musicale à base de chorégraphies avec des raquettes et des balles de lumière, croyez-moi, c’est un régal ! De plus, si elle reste plutôt fidèle au manga en suivant la trame de manière linéaire, elle se permet des épisodes appelés Dream live, qui sont des concerts ne suivant pas l’histoire, où les personnages font également des blagues ou des petits sketchs. On peut se moquer du talent inégal des chanteurs (c’est peut-être même une des raisons de regarder, si vous êtes mauvaise langue !), mais il y a un dynamisme et une motivation incroyables et on ne peut pas nier le travail derrière.

Et voici qui termine notre sélection et focus sur les live action, ces adaptations en live de vos mangas et animés préférés. Pour la compléter nous pouvons aussi ajouter quelques-unes de nos critiques sur quelques adaptations qui se rapproche plus d’objets cinématographiques comme  Kenshin, Godzilla ou le récent Cowboy Bebop :

Kenshin le Vagabond : Kyoto Inferno – Harder, Better, Faster, Stronger.

De Gojira à Godzilla – le roi du cinéma

Cowboy Bebop Netflix : Too Good Too Bad ?

 

La liste est encore longue mais y en a-t-il un dont vous êtes déjà fan ? A-t-on omis LE film ou drama qui est votre coup de cœur ? Y en-a-t-il dans la liste que vous trouvez mauvais ? Bref il y a beaucoup à dire sur cette thématique alors nous attendons vos réactions en commentaire !

 

Photo de UNE : ©H.Furudate / Shueisha, HYPER PROJECTION ENGEKI“HAIKYU!!”Project – Tous droits réservés.

1 réponse

  1. F0lky dit :

    Le drama Rookies (2 saisons + 1 film) est excellent !!
    Space Brothers aussi et il y a plusieurs (au moins 2) adaptations de GTO !
    Gantz en films sont pas mal avec de gros moyens

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