De la manette à l’artbook, un noël en RPG majeur !

Si le RPG japonais connait quelques difficultés à convaincre et à se renouveler ces dernières années, il sait en revanche se reposer sur ses grandes sagas, dont au moins une VOUS a forcément touché, dont le simple nom vous immerge dans sa nostalgie bien agréable…

Final Fantasy, Dragon Quest, Kingdom Hearts et Secret of Mana reviennent justement sous le sapin pour ce noël 2018, mais cette fois-ci sous la forme d’artbooks et, à l’occasion de ces publications, Journal du Japon se remémore ces 4 sagas à succès :  présentation dans les grandes lignes, marque de fabrique, et chronique du recueil qui vient donc de sortir. De quoi vous donner une idée de cadeau ou, qui sait, vous donner envie de vous lancer dans une nouvelle saga vidéo ludique pour 2019 !

 

Final Fantasy : Dear to the Heart

Née en 1987, la « dernière fantaisie » de Hironobu SAKAGUCHI a fait bien du chemin ces 30 dernières années. Forte de ses 15 épisodes « principaux » (dont 2 MMO), sans compter les suites directes et spinoffs, elle est incontestablement et depuis longtemps déjà la série J-RPG la plus connue et populaire au monde.

Le secret de ce succès ? Certes on pourra citer son ambition technique, lui permettant d’être la seule licence de J-RPG à véritablement jouer dans la cours des jeux dits « triple A », et par la même attirer un plus grand public que nombre de ses consœurs… quitte peut être à tendre parfois un peu vers le mainstream. Impossible également de ne pas évoquer ses OSTs unanimement saluées quel que soit l’épisode.

Mais, au final, il est bien difficile d’identifier une « recette miracle ». Car chaque épisode principal développe un univers distinct, qui peut changer du tout au tout (du médiéval fantastique à des mondes plus modernes voire futuristes, en passant par le steampunk), avec ses personnages mémorables et ses thématiques spécifiques. Même les systèmes de jeu ou de combat évoluent, changent complètement ou sont totalement réinventés d’un épisode à l’autre. Bref, tout en se basant sur un ensemble d’éléments chers à la licence, chaque opus possède une identité et une ambiance véritablement unique.

Oser le changement, c’est peut être finalement ça l’essence de la saga Final Fantasy. Une audace qu’illustre particulièrement bien le 7e volet de la série, peut être le plus populaire à ce jour, auquel l’éditeur Mana Books a consacré en octobre un ouvrage qui lui rend parfaitement hommage.

FFVII Ultimania40€ c’est le prix, certes un peu élevé pour ce type de livre, qu’il vous en coutera pour vous l’offrir. Mais soyez rassurés, celui-ci se justifiera pleinement une fois l’objet entre vos mains : 240 pages brochées au fil, papier glacé de qualité, et une épaisse couverture cartonnée avec pelliculage mat et vernis sélectif… Incontestablement, c’est un bien beau bouquin ! Quant au contenu, c’est peu dire que le qualificatif de « bible de FFVII » vanté par Mana Books n’est clairement pas usurpé.

Paru en 2009 au Japon, ce Final Fantasy VII Ultimania reste très pertinent encore aujourd’hui, et sera idéal pour patienter et se remettre à jour en attendant le futur FFVII Remake. D’autant plus qu’il ne se contente pas seulement de revenir sur l’épisode original, il reprend par le menu la totalité de la Compilation of Final Fantasy VII. Tous les jeux console et mobile, films, animes, vous découvrirez ou redécouvrirez les détails de leur histoire, les moindres secrets de leurs personnages, mais aussi leurs vies éditoriale ou le merchandising associé (à date de parution originale, évidemment). Le tout richement illustré, et à grand renfort d’interviews du staff, de notes, chronologies, diagrammes et bien plus encore. Une véritable encyclopédie de FFVII, à mi chemin entre artbook et guidebook ultra complet, que tout fan sera plus que ravi de posséder !

 

 

Dragon Quest : To a Vast World

Couverture de l'artbook Dragon Quest IllustrationsAlors qu’au Japon Dragon Quest est LE jeu, même devant FF, en Europe c’est totalement l’inverse. Pourtant, depuis la sortie de Dragon Quest VIII L’odyssée du roi maudit en 2006, première fois qu’un DQ est traduit en français, on a eu la chance d’avoir presque tous les jeux sortis depuis, et les remakes des précédents opus. De quoi redorer un peu le blason de la saga. Elle se classe néanmoins dans les J-RPG dit classiques mais efficaces par un gameplay assez poussé, des personnages et monstres revenant d’un jeu à l’autre, des histoires prenantes, des musiques intelligentes et un graphisme offert par Akira TORIYAMA lui-même !

Afin de saluer l’évolution de la saga, Mana Books a sorti un bel ouvrage tourné autour du graphisme de la saga, très ludique et immersif grâce à une mise en page réussie, dans le sens japonais d’ailleurs, qui ravira donc bien des fans afin de fêter les 30 ans de DQ. Le bonus ? En dehors des illustrations en HD, de monstres non retenus et des meilleures illustrations réalisées par le Maître, retrouvez une interview exclusive qui lui est dédiée, une illustration inédite et une frise mémorable qui reprend toutes les sorties à ce jour ! Akira Toriyama Dragon Quest Illustrations ne pourra que titiller votre corde sensible.

 

Mana : A Curious Tale

Art of ManaLa série des Mana, comme nous l’appelons par chez nous, porte le nom de Seiken Densetsu dans son pays natal. Mais le nom complet du jeu peut en perturber plus d’un : Final Fantasy Gaiden: Seiken densetsu.

Car oui, après 3 épisodes de Final Fantasy réussis, le studio de développement Square décide de s’attaquer à un de ses concurrents : The Legend of Zelda. Se rapprochant des codes de l’A-RPG, les héros peuvent désormais utiliser les armes collectées au cours de la quête pour interagir avec l’environnement (la hache pour casser un roc, un fouet pour atteindre une plateforme éloignée, etc.), tout comme Link.

Le statut de simple sous-licence de Final Fantasy va cependant disparaître dès le second numéro. Sobrement intitulé Senkei Densetsu 2, le jeu arrive en Occident en tant que Secret of Mana et va connaître un succès public et critique total. En rupture avec son précédent volet, Secret of Mana pose des bases visuelles et de gameplay qui façonneront le futur de la franchise.

Côté musique, Hiroki KIKUTA a participé à plusieurs épisodes de la saga, mais a marqué les esprits avec la bande-son enivrante de Secret of Mana. Yoko SHIMOMURA, une des plus célèbres compositrices de RPG après Nobuo UEMATSU, a également apporté sa patte sur deux numéros, donc autant vous dire que les OSTs des Mana peuvent tenir la dragée haute aux plus grandes licences de RPG japonais.

https://www.youtube.com/watch?v=mGK3usiX31s

En 2018 Square Enix propose aux fans de la première heure, comme aux nouveaux, un remake de Secret of Mana. Le jeu est une refonte complète en 3D de l’originale, et reprend tous ses éléments de gameplay. À cela s’ajoute des cut-scenes animés entièrement doublés et le choix entre les musiques originales ou réorchestrées. Les critiques de la presse spécialisée sont alors assassines, pointant du doigt une version enfantine et édulcorée. Dans l’opus de 1993, le jeu ne brillait pourtant pas d’une profondeur métaphysique élaborée, et son ambiance guillerette aux monstres colorés et musiques joyeuses était déjà présente. La volonté de l’équipe chargée du portage de garder le gameplay à l’identique, la vue de dessus et les maps similaires est tout fait à louable pour garder l’essence du jeu.

Enfin, la saga Mana a vu la publication d’un magnifique artbook chez Mana Books en septembre, pour les 25 ans de la franchise. Art of Mana – la bible visuelle ultime porte bien son nom, l’ouvrage recense chronologiquement chaque jeu, remake et remaster compris, à travers une foule d’artworks, character-designs ou croquis. Chaque visuel est commenté par un membre de staff de Mana, et vous trouverez à la fin du livre une longue interview des créateurs. Un must have on vous dit !

 

Kingdom Hearts : Dive into the Heart

Kingdom Hearts, jeu aujourd’hui incontournable, est sorti pour la première fois en 2002 sur Playstation 2. Développé par SquareSoft (aujourd’hui Square Enix) sous la forme d’un jeu action/aventure, il a su convaincre presse et joueurs avec cet improbable cross-over entre le monde de Disney et celui de Final Fantasy. Réalisé sous l’égide de Tetsuya NOMURA (à qui nous devons également la création des personnages des principaux Final Fantasy), celui-ci nous met dans la peau d’un jeu garçon nommé Sora, héritier de la Keyblade (croisement entre une épée et une clé).

La légende de Kingdom Hearts 1Third Edition a publié une série de livres (deux pour le moment ), La Légende de Kingdom Hearts, dédiée à la création de l’univers de Kingdom Hearts. L’idée des livres est de décrire les étapes de conception du jeu, en passant par sa conceptualisation, son design, les enjeux commerciaux, le budget, les ressources humaines… Le premier tome, Le royaume du cœur, ne s’intéresse pas à l’histoire du jeu à proprement parler mais plutôt à l’envers du décors. Le second volume quant à lui, De l’ombre à la lumière,  parle un peu plus de l’histoire et décrypte celle-ci.

La légende de Kingdom Hearts 2Dans ces livres, vous apprendrez comment un tel cross-over a pu voir le jour, mais également quelques secrets de réalisation et autres détails. Chacun d’eux est extrêmement détaillé, très complet, très recherché. On en apprend pas seulement sur Kingdom Hearts mais aussi sur les jeux en général, sur Square Enix et sur d’autres jeu (Final fantasy, Dragon Quest, Chrono Trigger…).

La passion de l’auteur se fait ressentir au fil des pages, on a affaire à des ouvrages de fan pour des fans. Les livres sont extrêmement riches en détails. Peut être parfois trop, avec un style d’écriture un peu lourd où l’auteur se retrouve trop présent pour le lecteur, et qui s’avère parfois très peu objectif quant à l’œuvre. Trop de détails avec peu de valeur ajoutée, et qui auraient permis d’alléger un peu le livre. Pour résumer, le fond des livres est très bon, mais un gros point négatif sur la forme. 

 

A ces sagas s’ajoutent d’autres grands noms, comme Zelda évidemment, mais chacun d’entre-vous à certainement sa préférée. Alors laquelle ? Pourquoi ? Quel est la saga que vous aimeriez commencé ? Allez, on vous attend dans les commentaires pour parler de ces RPG qui font rêver !
 

2 réponses

  1. 25 juin 2019

    […] remakes (et une ressortie sur GB au passage). Une version sur les mobiles japonais ainsi que des artbooks et manga ont aussi […]

  2. 17 juillet 2019

    […] du RPG japonais ont fait les lettres de noblesse du pixel, et nous ne pourrions pas omettre de citer Secret of Mana, Zelda, et […]

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi...

Verified by MonsterInsights