Granblue Fantasy Versus : du téléphone au salon

Un jeu mobile de fantasy décliné en RPG ET en jeu de combat, ça vous dit pendant ce confinement ? Et bien c’est ce que propose la saga Granblue Fantasy avec les sorties de Granblue Fantasy Versus (combat) et Granblue Fantasy Relink (RPG) ! Si le second n’a pas encore de date de sortie, nous avons pu tester le premier et vous donnons notre avis. Mais avant cela, il convient de présenter la saga en elle-même, car son aura n’est pas du tout la même en France et au Japon. Explications…

 

Les combattants © Cygame, Inc. Developped by ARC SYSTEM WORKS

Un équipage à la conquête des cieux

Le marché du jeu mobile à consonance RPGesque est toujours bien portant au Japon, même si nous ne connaissons qu’une partie de ce dernier chez nous. Parmi ces jeux mobiles à succès, il y a Granblue Fantasy qui a vite gagné en popularité depuis 2014, au point d’atteindre les 25 millions de téléchargements en 2019, et quelques 500 millions de dollars de recette entre 2017 et 2018. Il n’en fallait pas plus pour pousser Granblue Fantasy sur d’autres terrains, et c’est en avril 2017 que sort la première saison de l’anime.
Cependant, Granblue Fantasy n’est que peu connu de par chez nous. La faute à une indisponibilité sur les stores, obligeant les curieux à passer par diverses manipulations pour pratiquer le jeu sur navigateur PC. C’est d’autant plus dommage que ce type de fiction connait un bon succès en France, et des jeux smartphone de cet ordre ont déjà eu leur petit succès sur nos appareils (Final Fantasy Record Keeper, Brave Frontier, Shadowverse ou War of the Visions: Final Fantasy Brave Exvius plus récemment). Comme tout bon Gacha Game (le Gacha vient de Gashapon, car le jeu propose d’obtenir des personnages/armes/invocations via des tickets de tirage au sort, les meilleurs éléments ayant un taux d’apparition très bas), ce jeu absorbera votre vie, votre temps, et votre argent si vous êtes faible face au Pay-to-Win.

L’histoire part d’un plot très basique : Un jeune orphelin et son familier, vivants sur une île sans histoire, voient leur vie bouleversée lorsqu’un bâtiment de guerre explose dans le ciel, laissant s’échapper des débris non loin du village. En se rendant sur place, Gran fera la rencontre de Lyria, une captive de l’empire d’Erste, avec qui il finira par partager sa vie et son destin. Accompagné de la chevalière déserteuse Katalina, le trio démarrera une aventure à travers les cieux où les rencontres en tout genre se multiplieront. La très grande longévité du soft a cependant permis d’enrichir le lore du jeu durant ses quelques 130 chapitres (les deux saisons de l’anime narrent jusqu’au chapitre 28 pour vous donner une idée). Ainsi, il faut également compter sur les astraux, les créatures originelles, la Guerre des cieux, et toute la géopolitique du continent de Phantagrande.

L’histoire commence pour Gran et Lyria © Cygame, Inc. Developped by ARC SYSTEM WORKS

Nous sommes dans de la fantaisie typique, et dans ce classicisme la caractérisation des personnages est primordiale. Le jeu étant originellement conçu pour mobile, les visuels ont une grande importance : les artworks sont mis en avant tout au long des parties, dans les dialogues, et c’est souvent le travail des character designers qui est le premier élément déclencheur pour installer l’appli. Donc, autant vous le dire tout de suite : le character design de Hideo MINABA est CA-NON !

Très sérieusement, c’est spécifiquement le genre d’illustrateur dont on espère qu’il travaille sur un jeu juste pour pouvoir se jeter sur un artbook plus tard. Dans la lignée du style d’Akihiko YOSHIDA (Final Fantasy XIV, Final Fantasy Tactics, Vagrant Story, Bravely Default, Nier Automata), Hideo MINABA propose des dessins très léchés, et des personnages aux traits fins et aux corps galbés. L’affiliation à Akihiko YOSHIDA n’est pas anodine, puisque les deux hommes se suivent dans leurs carrières. Après avoir travaillés chez Squaresoft/Square Enix pour plusieurs Final Fantasy, les compères émigrent dans les studios de Cygames à partir de 2014. Yoshida devient directeur de CyDesignation (la branche artistique de la firme) et Minaba son président. Akihiko YOSHIDA planche alors sur le jeu Lost Order, tandis que Hideo MINABA conceptualise l’univers de Granblue Fantasy. La postérité nous apprendra que c’est le projet de Minaba qui récoltera les lauriers. Cygames d’ailleurs, parlons-en.

© Cygames, Inc.

Spécialisée dans les jeux pour mobile, qu’ils soient J-PRG ou à base de cartes, l’entreprise est assurément un poids lourd dans son domaine. Par une logique naturelle d’expansion, l’entreprise cherche à atteindre d’autres sommets et lance, en parallèle de ses productions, le projet crossmedia Cygames Superheroes, qui consiste à développer avec d’autres studios certaines licences de Cygames en animé ou manga (ou à simplement produire des séries comme avec le très drôle Zombie Land Saga).
C’est le cas avec Granblue Fantasy, mais le développeur n’en est pas à son coup d’essai. En effet, le studio de jeu vidéo a produit en 2011 Rage of Bahamut (Shingeki no Bahamut) qui connut une très bonne série animée du studio Mappa. La première saison était disponible en France chez Wakanim lors de sa diffusion (2014), et la seconde est chez Amazon Prime Video. Lorsqu’il est question de lancer un nouveau projet, l’entreprise prend soin de bien choisir ses collaborateurs, et n’hésite donc pas à piocher dans les forces créatrices de la saga Final Fantasy. Nous l’avons constaté plus haut du côté visuel, mais c’est aussi le cas pour l’aspect sonore, avec la participation d’un certain Nobuo UEMATSU.

 

Comment découvrir l’univers de Granblue Fantasy ?

Vous avez eu vent des jeux PS4 et vous vous êtes décidé à aborder la saga Granblue Fantasy, mais ne savez pas par où démarrer ? Comme il semble compliqué de commencer le jeu mobile, l’adaptation animée semble être une bonne approche, car les deux saisons sont actuellement disponibles sur Wakanim. C’est en effet une bonne idée, puisque la série est là pour servir d’introduction à l’univers des jeux. Et le staff laisse plutôt rêveur : A-1 Pictures à l’animation, Bump of Chicken à l’opening, Nobuo UEMATSU à la composition, Miyuki SAWASHIRO au doublage. Bref, du beau monde.

L’anime reprend l’histoire proposée par le jeu mobile, mais en l’étoffant. Le jeu smartphone étant ce qu’il est, il propose au joueur de choisir entre un héros ou une héroïne, ainsi que de le/la renommer. Conséquence typique de ce genre de choix dans un RPG : le nom de votre personnage est écrit, mais jamais prononcé (car oui, tout le jeu original est doublé). Il n’est bien-sûr pas possible de garder un héros muet pour l’anime, il a donc fallu rajouter de nombreux éléments scénaristiques. Granblue Fantasy The Animation accueille également une dose mesurée de tranche de vie, absente du jeu initiale, mais essentielle à un anime. Bien entendu, cette narration ralentit la progression des personnages, mais c’est cette réécriture qui permettra au projet de voir apparaître les deux nouveaux softs PS4.
La série ne brille pas par son originalité : des méchants très méchants avec des rires machiavéliques, une vestale à la longue chevelure qui se fait tout le temps kidnapper, une mascotte animale à la voix de crécelle dont personne n’est étonné de voir parler, bref de l’heroic fantasy sauce nipponne classique. En revanche, l’aspect qui intrigue sûrement le plus vient de ses graphismes. Un effet peinture a été appliqué lors de la colorisation, et donne l’impression d’avoir affaire à une version moderne de celluloïd. Les traits noirs des contours sont parfois estompés et renforcent cette idée, éloignant encore plus Granblue Fantasy The Animation des standards actuels de la japanime.

Néanmoins, cet effet s’estompe peu à peu jusqu’à être totalement absent dans les derniers épisodes. Dommage, car cet effet peinture donnait énormément de cachet à la série, qui se permettait d’avoir une animation très correcte lors des combats de « boss »… c’est le studio derrière Sword Art Online qui est aux commandes après tout. Mais la saison 2 étant réalisée par le studio MAPPA (Yuri on Ice, Dororo) l’idée n’est pas réapparue… tant pis.

En parlant de cette suite : si la première saison pouvait avancer doucement, la seconde démarre à toute allure ! Un changement de studio entre deux saisons est souvent mauvais signe (souvenez-vous de One-Punch Man…), le repreneur devant faire avec moins de budget. Cependant, la qualité ayant tellement baissé sur les derniers épisodes de la première partie, que les premiers de la suivante relèvent le niveau pour un temps. Concernant les voix, il est intéressant de noter que les seiyuu ayant participé au jeu mobile ont rempilé pour l’anime (et pour Granblue Fantasy Versus et Relink).
L’ensemble de la série est donc très inégal. Tantôt l’animation est très belle, tantôt on sent clairement le budget en baisse. Même constat par rapport au rythme : certains moments s’enchaînent très vite, pour après stagner horriblement.

©GRANBLUE FANTASY The Animation Project © Cygames, Inc © Cocho – Makoto Fugetsu – Kodansha Ltd.

Le manga de Granblue Fantasy est aussi présent dans nos étals sous les couleurs de Pika édition. Celui-ci raconte peu ou prou les mêmes événements que l’animé, mais en y rajoutant sa touche. Il sera ainsi bien moins frustrant que l’animé car des personnages comme Zeta ou Vaseraga y sont présents. Les dessins de Cocho, s’ils ne sont pas au niveau du character designer d’origine, sont très corrects et plaisants à parcourir. Venant de se conclure dans sa prépublication japonaise, les 8 tomes du manga n’auront donc pas l’ambition d’aller plus loin que la moitié de la deuxième saison animée.

 

Here comes a new challenger!

Maintenant que le décor de la saga est planté, venons-en au jeu qui vient de sortir : Granblue Fantasy Versus. Sorti en février en Asie, c’est le 27 mars dernier que le jeu débarque en France sur PS4. Cygames a fait appel au studio Arc System Works, spécialiste des jeux de combat en 1 contre 1 hyper dynamiques, pour ce premier portage sur console de salon. Les combattants les plus populaires ont été choisis pour faire parti du roster initial, et chacun dispose d’un style de combat unique, proposant un gameplay à la fois facile d’accès et profond. Granblue Fantasy: Versus plaira tant aux amateurs de l’univers de Granblue Fantasy qu’à tous les fans de jeux de combat.

Onze combattants sont disponibles à la sortie du jeu, et cinq autres prévus pour le premier season pass : Beelzebub, Narmaya, Soriz, Djeeta (l’avatar féminin à incarner dans le jeu mobile) et Zooey.

Cela est bien-sûr très peu, et il est désormais coutumier dans le monde du Versus Fighting que les season pass viennent enrichir la liste des combattants ultérieurement. À bien y regarder, Street Fighter V ne proposait à sa sortie que 16 personnages (alors que Capcom développe cette licence depuis des dizaines d’années), avant de finir avec 40 challengers. Face à un Dragon Ball Fighterz du même studio, qui proposait à son lancement 21 personnages jouables, il aurait été judicieux d’inclure l’équivalent du premier season pass dans le jeu de base pour faire meilleure figure. Malgré le nombre restreint de personnage, tous sont bichonnés visuellement et sont différents dans leur gameplay, ce qui fait passer la pilule.

"L'écran

De la japanime dans ma 3D

Après BlazBlue, Guilty Gear, et Dragon Ball, Arc System Works adapte donc un univers RPG avec Granblue Fantasy Versus. Et la première chose qui saute aux yeux, c’est qu’ils ont réussi à aller encore plus loin dans la ressemblance avec un animé. Ark System Work avait déjà fait des merveilles sur Dragon Ball FighterZ, mais ils ont réussi à faire encore mieux sur ce versus fighting. Ces graphismes que l’on appelle 2.5D, utilisent donc la 3D (type Cell Shading) tout en cherchant à obtenir le rendu 2D de l’animation japonaise traditionnelle. Tous les codes de l’animation japonaise sont présents dans l’animation de cette 3D. Sur un mouvement d’épée par exemple, celle-ci se tordra le temps de quelques frames pour donner du mouvement à l’arme, bien que cette dernière soit censée être rigide. Si le sujet vous intéresse, cette vidéo vous montrera plus profondément à quel point le travail d’Ark System Work depuis Guilty Gear Xrd a été formidable.

Si vous aimez Granblue Fantasy pour son character design, vous allez être refait avec ce Versus : le jeu est bourré de contenus visuels ! Tout les menus sont richement illustrés, vous pouvez débloquer avec vos Hauts Faits (une des monnaies virtuelles du jeu) une foule d’illustrations dans la section Galerie, l’encyclopédie en remet une couche avec des dessins supplémentaires pour chaque entrée (fiche personnage, environnement), et si vous avez opté pour l’édition Deluxe, vous aurez aussi un artbook numérique comprenant toutes les illustrations sans avoir à lancer le jeu.
Tout peut être affiché en plein écran, et s’avère zoomable, pour profiter dans les moindres détails de ces très beaux visuels. À noter que l’édition Deluxe contient également une sélection d’OST et le premier season pass.

 

Le mode RPG

Le début du mode RPG nous balance vite dans l’histoire, en résumant (pour ne pas dire spoilant) les événements précédents. Mais les derniers événements apparus dans quoi ? Dans le jeu mobile bien entendu, même si celui-ci n’a qu’un public restreint en Europe comme nous l’avions vu. Quid des 24 épisodes de l’animé ? Et bien ils sont loin du compte, et ne vous serviront quasiment à rien pour jouer à Versus, puisque 80% de ce qui est sauté par le mode RPG se situe après la série. Pour combler le déficit d’information et vous renseigner sur l’univers du jeu, vous aurez une encyclopédie richement fournie. Cettere de la dernière vous expliquera tout ce qu’il y a à savoir sur le lo saga et plus encore. L’équipe de développement s’est certainement dit qu’il pouvait être lourd pour les joueurs japonais de voir une énième fois le début de l’histoire (déjà conté avec le jeu mobile, puis l’animé et le manga), ce qui est tout à fait compréhensible. Mais pour les joueurs français qui découvrent la saga avec Versus, cela est dommageable.

Ce mode se résume en un Beat them all à défilement horizontal, comme Dragon’s Crown ou Odin Sphere par exemple, entrecoupé de scénettes. Ne vous attendez cependant pas à quelque chose d’aussi élaboré que ces jeux : les « niveaux » se terminent en moins de deux minutes…. Les combats contre les créatures originelles sont intéressants, puisqu’ils offriront quelque chose d’inédit à ce que vous pourrez avoir en mode Versus, mais la plupart des combats vous opposeront à de simples soldats ne résistant pas à plus de 3 coups d’épée.

Granblue Fantasy Versus, ee combat contre Colossus

Le combat contre Colossus.

Vous pourrez faire monter de niveau chaque combattant après l’avoir recruté, et l’équiper d’un Bardas (un pack de 10 armes, dont une principale). Ce système d’armes élémentaires provient du jeu mobile, mais est plus là pour le clin d’œil qu’autre chose.Tous les codes du gacha game mobile sont présents dans le mode RPG : les missions quotidiennes pour obtenir des composants, les armes allant de Rare à Super Super Rare à monter de niveau, les limites de niveau à débloquer, les tickets de loterie, etc.

 

Believe in Victory

Concernant le système de combat, Arc System Work a fait le choix de laisser la porte ouverte aux joueurs débutants, sans oublier les pro-gamers.
Les commandes standard sont présentes, à savoir les touches d’attaque faible, moyenne et forte. « X » est la touche d’attaque unique, qui, comme son nom l’indique, aura divers effets en fonction du personnage joué. Celle de Gran est Power Raise, qui renforce l’attaque en fonction du niveau d’accumulation. Lancelot pourra, lui, effectuer Wirbelwind qui consiste en un déplacement rapide.

Pour sortir une attaque Spécial il faudra faire un quart de cercle (si cher aux jeux de combat) suivi d’une des touches d’attaque, de faible à forte. L1 est un raccourci de Spécial, et c’est là que le jeu permet aux novices d’entrer dans le monde du Versus Fighting. Une touche directionnelle associée à L1 suffira donc à déclencher la technique, permettant aux débutants de s’habituer aux mécaniques du jeu. Il est cependant chaudement recommandé d’apprendre à s’en passer, car c’est la version des techniques qui a le plus gros Cooldown. Le Cooldown est un terme venant des MMORPG et définissant le temps de recharge avant de pouvoir de nouveau utiliser une technique. Un spécial avec L1 est donc plus facile à sortir, mais handicapant.

Dans le même état d’esprit d’accessibilité, des auto-combos sont présents, en spamant simplement la même touche d’attaque. Très basiques et peu variés dans leurs angles d’attaque, ils vous seront utiles les premiers temps, avant de s’investir dans le noyau dur du jeu, avec des combos bien plus variés, mais nécessitant de la pratique. Comme dans un MMORPG, les icônes de vos attaques spéciales sont affichées sous votre barre de vie. Chacune d’elle vous rappelle l’effet de la technique (brise garde, attaque sautée en diagonale, etc.) via son visuel, et vous verrez par la même occasion la durée de recharge de votre cooldown lorsqu’elle est grisée.

Enfin, les attaques Overhead (pour briser les gardes basses), choppes, déchoppes, dash, gardes standards et parfaites, esquives, recovery, Super attaque et Ultra attaque viennent compléter le gameplay de tout jeu voulant entrant dans l’arène du E-sport. Le déclenchement des Super (Ogi) ne se fait que si la jauge affiliée est à 100%, et l’Ultra (Kaiho Ogi) demande les mêmes conditions, mais rajoute celle d’avoir sa barre de vie sous 30%, et s’utilise donc plus pour renverser une situation. Ces attaques ont plusieurs niveaux de réussite, et placer l’entièreté de son Kaiho Ogi exigera que les toutes premières frames de l’attaque touchent l’adversaire. De quoi, une fois encore, améliorer sa maîtrise durant de longues heures.

Granblue Fantasy Versus a toutes les clés pour vous initier au Versus Fighting de haut niveau. L’encyclopédie détaille tous les termes techniques possibles et imaginables de cet univers, et le mode défi est là pour vous apprendre les bases du combat. Celui-ci est très complet et passe en revue l’ensemble des combattants, les meilleures manières d’utiliser leurs différents combos, la manière de contrer les techniques spéciales de tous les adversaires…On regrettera cependant que les objectifs soient tantôt très simples : « restez appuyé sur Garde« , puis tout de suite trop techniques : « l’adversaire va effectuer un zoning à distance, attends qu’il le whiffe et punis-le« … Nous remarquerons aussi que l’équipe de localisation s’est fait plaisir dans les titres des défis, plaçant ça et là, quelques références.

Granblue Fantasy Versus

De MC Hammer à South Park, les titres des défis vous feront décrocher quelques sourires.

 

Côté points négatifs, on notera certains chargements un peu longs, comme entre deux quêtes dans le mode RPG, ou entre deux menus. Problème souvent présent sur les jeux PS4 (et quand on n’a pas une TV 150cm…) : les textes sont trop petits ! Et proche de l’illisible dès qu’ils sont affichés sur un fond clair. Il arrive également en mode RPG que des dialogues n’aient aucun texte. Enfin, comme nous en parlions plus tôt, le mode RPG part du principe que vous connaissez déjà la saga, et pourrait en déstabiliser certains sur ce point.

 

Même s’il a donc quelques défauts, GBFV n’a pas à rougir en tant que nouveau venu dans l’univers des jeux de bastons, et si vous accrochez à l’univers de Granblue Fantasy, cela sera un véritable plaisir que de le parcourir sous tous les angles. Cygames place de nombreux espoirs dans son jeu, et espère bien le placer longtemps dans les championnats d’E-sport comme l’EVO. Il vous faudra un peu de temps pour savoir quel personnage vous correspond le mieux : Lancelot et sa très grande mobilité ? Gran et Katalina pour leur polyvalence ? Ferry et ses capacités à mi-distance ou Perceval et sa longue portée ?

Qui que ce soit, vous ne pourrez que constater durant vos essais la très grande beauté du jeu et sa bande-son prenante. Alors… Tenté ?

Ce teste a été effectué avec une copie du jeu fournie par Just for Games, que nous remercions.

Olivier Benoit

Présent sur Journal du Japon depuis 2013, je suis un trentenaire depuis longtemps passionné par l'animation traditionnelle, les mangas et les J-RPG. J'écris dans ces différentes catégories, entretiens également la rubrique hentai, et co-gère le pôle gastronomie. J'essaie de faire découvrir au plus grand nombre les choses qui me passionnent. @oly_taka

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