Ghost of Tsushima : du code d’honneur du samouraï à la voie du Fantôme !

Grosse exclusivité de la PS4 qui sort enfin ce vendredi 17 juillet, Ghost of Tsushima est l’un des derniers grands jeux AAA de la console, avant que Sony Interactive Entertainment ne se concentre pleinement sur la PS5. Confié au studio Sucker Punch, que vaut ce nouveau jeu qui prend place dans un Japon médiéval ? Voici notre test qui devrait vous faire voyager dans le temps, lors de la première invasion mongole mais aussi à Tsushima, dans ce monde ouvert qui célèbre la nature.

L’invasion mongole de Tsushima et la légende du « Fantôme »

Premier objectif pour les Mongols : la conquête de Tsushima

Premier objectif des Mongols : la conquête de Tsushima

Les créateurs du jeu se sont basés sur des faits historiques et plus particulièrement sur la première tentative d’invasion mongole. La flotte de Kubilai Khan met les voiles depuis la Corée le 3e jour du 10e mois de la 11e année de Bunei qui correspond au 2 novembre 1274 de notre calendrier grégorien. Après avoir traversé le détroit de Tsushima qui sépare le continent asiatique de l’archipel japonais, les Mongols attaquent l’île coupée en deux par la baie d’Aso. D’après le Shi Kafu, annales du clan , les 900 navires transportant 8 000 soldats mongols lancent l’assaut principalement dans la crique de Sasu-ura qui mène à la plage de Komoda. L’armada est repérée dans la soirée du 4 novembre et cela permet au jitō (intendant local du shōgun) de Tsushima, Sukekuni Sō, d’organiser les défenses. Avec 80 cavaliers samurai et leurs troupes, ils accourent sur la plage de Komoda pour se tenir prêts pour le débarquement mongol qui a lieu le 5 novembre à deux heures du matin. Peu après, le combat commence. Entre temps, un bateau japonais file prévenir Kyūshū de l’arrivée des envahisseurs mongols. Malgré la pluie de flèches japonaises qui s’abat sur la horde mongole de 1 000 soldats, les samouraïs avec toute leur bravoure n’arrivent pas à annuler leur désavantage numérique de 1 contre 10. Les guerriers japonais sont balayés et les Mongols massacrent les habitants.

Ghost of Tsushima commence tambour battant avec comme prologue immédiat la bataille sur la plage de Komoda. Après une cinématique, le joueur incarne rapidement Jin SAKAI qui se lance à vive allure avec ses 80 frères d’armes dans une chevauchée suicidaire contre la horde mongole débarquant sur Tsushima. Sans surprise, les envahisseurs menés par Khotun Khan, un général rusé et impitoyable, anéantissent les forces samouraïs de l’île. Laissé pour mort sur la plage, Jin survit et en tant que l’un des derniers guerriers japonais à être encore en vie, il est prêt à tout pour venger son peuple massacré et libérer les survivants réduits en esclavage. Pour délivrer son oncle capturé par l’ennemi et reconquérir sa terre, il devra rompre avec la tradition et le code d’honneur du guerrier japonais. Le joueur suit donc les traces d’un samouraï devenu un esprit vengeur et le symbole d’espoir et de résistance pour la population de l’île sous le nom du « Fantôme ».

Historiquement, le clan Sō, ramification du clan Koremune, est intimement lié à Tsushima car il a gouverné l’île du 13e siècle au 19e siècle. Tout commence lorsque le clan Abiru, les officiels locaux de la province de Tsushima, se rebellent contre le Chinzei Bugyō et le gouvernement régional de Dazaifu qui contrôle toute la région du Kyūshū pour le shogunat de Kamakura. Shigehisa KOREMUNE est envoyé pour arrêter la rébellion et exterminer les Abiru. Le clan Koremune l’emporte et le clan Shōni, shugo (gouverneur militaire) de Tsushima le récompense en donnant à son chef le poste de jitō. Dans le jeu, Tsushima est sous le contrôle de Shimura, l’oncle de Jin. A travers les missions principales et secondaires, on en apprend plus sur l’histoire de l’île et la traîtrise du clan des Yarikawa qui peut faire écho à la révolte des Abiru.

 

Un système de combat qui retranscrit la vitesse, le tranchant et la précision du katana

Un hommage au cinéma japonais, au chambara et à Akira Kurosawa

Le système de combat s’inspire en grande partie du chambara, genre cinématographique de bataille de sabre qui s’apparente aux films de cape et d’épée européens. Véritable monument du cinéma japonais, les films de sabre (ken geki) comptent bon nombre de classiques que l’on doit au réalisateur Akira KUROSAWA qui a réussi à donner ses lettres de noblesse au genre avec notamment Les Sept Samouraïs, Le Garde du corps (Yojimbo) et La Forteresse cachée. Les deux premiers ont donné lieu à des remakes américains cultes comme Les Sept Mercenaires de John Sturges et Pour une poignée de dollars de Sergio Leone. Quant à La Forteresse cachée, Georges Lucas a reconnu s’en être inspiré pour Star Wars. Chris Zimmerman, cofondateur du studio Sucker Punch explique sur le blog de PlayStation que : « [leur] but a toujours été de capturer l’essence même du fantasme du samouraï » et que « pour trouver l’inspiration, [ils se sont] tournés vers de magnifiques combats des films de samouraïs classiques et modernes, [son] préféré étant le remake des 13 Assassins sorti en 2010″.

Dans un entretien exclusif accordé à Entertainment Weekly, Jason Connell et Nate Fox, les directeurs créatifs du jeu reviennent sur l’influence profonde de l’œuvre d’Akira Kurosawa dans le développement de Ghost of Tsushima. « Je pense que l’une des influences les plus évidentes est Sanjuro. Un film dont la fin montre un combat face à face entre deux samouraïs. La tension entre les deux, l’attente réciproque pour que l’un des deux fasse le premier mouvement, avant que l’un des deux meurt d’un seul coup de sabre… Nous avons essayé de retranscrire directement cela dans notre jeu » explique Nate Fox. Jin Sakai est basé sur le samouraï des Sept Samouraïs joué par le mythique Toshirō Mifune. L’équipe de Sucker Punch a poussé l’hommage jusqu’à créer un mode de jeu baptisé du nom du grand maître avec l’accord de la Fondation Kurosawa qui gère l’héritage du cinéaste décédé en 1998. Plus qu’un filtre noir et blanc, Jason Connell explique que les équipes de développement ont effectué des recherches sur les textures et techniques que Akira Kurosawa aurait pu utiliser. Certaines scènes de films de samouraïs ont ainsi été épluchées plan par plan comme par exemple celle de l’affrontement sous la pluie dans les Sept samouraïs pour les effets météos et les effets de lumières selon les différentes heures de la journée. Outre les images, le son a eu droit à un soin tout particulier pour que le joueur croit écouter la bande-son d’un film tout droit sorti des années 1950 ou 1960.

Un système de combat bien pensé qui promet des duels au sabre tranchants

Jin Sakai, katana en main prêt à trancher du Mongol

Le jeu se déroule durant l’époque de Kamakura (1185–1333), on parlait alors des bushi pour qualifier l’élite guerrière. Celle-ci privilégiait les batailles d’archers montés à cheval plutôt que les combats au sabre. Le samouraï (terme moderne) avec son katana et tantō comme armes fétiches est une image moderne véhiculée grandement par le cinéma (japonais et américain). Ghost of Tsushima n’est pas un jeu historique même si le studio Sucker Punch s’est servi de la première invasion mongole comme cadre au jeu. L’histoire prend ainsi quelques libertés quant à la réalité historique et à la figure du samouraï. Quoi qu’il en soit, le système de combat est bien pensé et les duels au sabre assez intenses grâce au travail mené pour bien retranscrire la vitesse, le tranchant et la précision du katana.

Le sabre japonais d’environ 1kg étant assez léger, les attaques sont rapides voire même fulgurantes… Le temps de réaction à un stimulus visuel est en moyenne de 0,3 seconde. Pour pallier le déséquilibre avec les ennemis, les créateurs ont eu l’idée de rendre lente la première attaque des combos pour permettre au joueur de le parer ou de l’éviter : visuellement, Jin est aidé grâce à des flashs rouges ou bleus indiquant les attaques imminentes ennemies. Les archers avertissent avant de tirer permettant ainsi au joueur d’appuyer sur L1 pour dévier les flèches. Pour respecter le tranchant du katana, les ennemis peuvent absorber seulement quelques coups pour donner plus de réalisme et pour que la lame ne fasse pas émoussée. Les combats sont donc des enchaînements de parades et de contres, avec des attaques fulgurantes pour tuer rapidement l’adversaire.

Jin peut adopter 4 postures de combat différentes selon l’arme de l’adversaire en face

Face à des ennemis aux armes différentes et en groupe, le Fantôme est loin d’être démuni avec 4 postures de combat pour briser la défense des Mongols massifs, des sabreurs, des adversaires avec un bouclier ou bien des lanciers. Les combats sont d’autant plus intenses que la variété des ennemis oblige Jin à changer de postures de combat fréquemment pour s’adapter aux adversaires en face qui n’attendent pas que le joueur les mette en pièces chacun leur tour. En plus de la barre de vie en rouge, il faudra veiller à sa jauge de détermination matérialisée par des ronds dorés. La détermination est un élément à bien gérer car c’est elle qui permet d’utiliser des attaques plus puissantes (Frappe Céleste par exemple) mais aussi et surtout se soigner : un élément vital surtout lorsque l’on se retrouve dans une mêlée avec de nombreux Mongols.

Duel contre un chapeau de paille

Duel contre un chapeau de paille

A travers les missions, Jin livrera plusieurs duels dans la plus pure tradition du cinéma japonais avec des plans qui raviront les cinéphiles et fans des films d’Akira Kurosawa. Façon western, le duel débute par une phase d’observation entre les deux sabreurs. Un plan d’ensemble, puis la caméra sur le katana de l’adversaire, puis Jin qui dégaine sa lame… En contraste avec les deux hommes face à face et immobiles, les éléments naturels comme le vent, la pluie ou des pétales apportent du mouvement avant qu’une tempête de coups ne déferle. Outre ses escarmouches contre des rōnin ou des chefs mongols, le joueur peut, avant de se faire remarquer par l’ennemi, lancer des affrontements en appuyant sur la touche directionnelle du bas. Jin invite ainsi le meilleur combattant ennemi à se battre en duel. Si le duel est remporté, l’adversaire est mort mais cela demande des réflexes et de l’attention… En effet, il faut maintenir la touche △ appuyé et attendre que l’ennemi lance son attaque pour lui trancher la gorge en un coup : attention aux feintes ! Des duels en série sont possibles plus tard et, au fur et à mesure, ces duels deviennent moins faciles.

 

De l’action et de l’infiltration AAA

Ghost of Tsushima est assez fréquemment comparé à d’autres jeux comme Sekiro ou Nioh qui se déroulent eux aussi pendant le Moyen-Âge au Japon, mais plus tard, à l’époque de Sengoku. En fait, le jeu et son gameplay rappelleront plus un Assassin’s Creed au Japon ou La Terre du Milieu – L’ombre du Mordor. Les fans de ces mondes ouverts ne seront pas trop dépaysés par les mécaniques de jeu et les nombreuses possibilités qu’offrent ces jeux. Avec ses 3 niveaux de difficulté, Ghost of Tsushima vise clairement le plus grand public possible ; là où un Sekiro ou Nioh de par leur exigence convaincront seulement les joueurs qui aiment les défis vidéoludiques. Le jeu étant moins exigeant, les joueurs qui redoutent les Dark Souls-like pourront également passer un bon moment avec les plus de 50 heures de jeu pour explorer l’île immense et pleine de surprises et de rebondissements.

Jin Sakai s’est détourné du bushido pour devenir le Fantôme, assassin qui agit selon ce qui lui semble juste de faire

Dans sa quête pour libérer l’île de Tsushima des envahisseurs mongols, le joueur aura la plupart du temps le choix d’attaquer frontalement les ennemis ou bien d’opter pour une méthode moins dangereuse mais plus délicate, l’infiltration et l’assassinat des gardes des camps et forts. Dans l’aventure, il y a parfois des missions où Jin doit secourir des otages. Si le joueur se fait repérer par l’ennemi, les Mongols n’hésitent pas à tuer les pauvres villageois retenus prisonniers. Dans ce cas, il faut alors avoir l’œil sur les ennemis et les otages en même temps…

Infiltration dans un camp mongol

Infiltration dans un camp mongol

Outre les compétences de samouraïs et son habilité à l’arc et au katana, Jin dispose de nombreuses compétences et armes propres au Fantôme (mention spéciale pour les kunai bien pratiques pour dégrossir les rangs ennemis) pour éliminer furtivement ses proies mais aussi se sortir de situations périlleuses : encerclé par un groupe trop nombreux, une bombe fumigène et Jin peut s’échapper grâce à la fumée. Avec ses techniques de ninja, que cela soit en samouraï ou en Fantôme, Jin est paré à toutes les situations. La maîtrise de ces deux modes de jeu est bien expliqué et intégré dans l’histoire principale avec son mentor, Yuna la voleuse. L’infiltration ne dépaysera pas car elle reprend les bonnes recettes qui fonctionnent. Grâce au pavé tactile, Jin entre en écoute furtive qui permet au joueur d’adopter une vue en noir et blanc et de repérer plus facilement les ennemis qui apparaissent en rouge. A pas de loup, Jin peut s’approcher très discrètement derrière la cible et la tuer avec la touche ◻️. Pour se cacher, le Fantôme peut attendre derrière des tonneaux ou bien se baisser dans des herbes hautes.

Une durée de vie conséquente

L’objectif de Jin est de libérer son oncle et de repousser les envahisseurs mongols de Tsushima. Pour effectuer cette mission principale (icône dorée sur la carte) qui se déroule en 3 actes, il faut compter environ 20 à 30h. Et pour terminer complètement Ghost of Tsushima, on peut rajouter une trentaine d’heures aussi soit en tout une bonne soixantaine d’heures de jeu pour explorer tous les points de l’île, collecter tous les artefacts et effectuer toutes les missions. Les quêtes secondaires (en blanc sur la carte) permettent de donner vie aux habitants de l’île et de rendre plus concrète l’invasion et la brutalité mongole mais aussi les différents comportements vis-à-vis de l’envahisseur : faut-il collaborer ou se battre ? Les missions avec les visages des compagnons du Fantôme sur la carte permettent d’en apprendre plus sur l’histoire et les motivations des personnages qui aident Jin dans sa quête principale. Pour une meilleure immersion dans le jeu, on conseille d’ailleurs d’alterner entre les missions de la trame principale et les demandes des habitants et des alliés de Jin. Les scénaristes ont bien travaillé les dialogues. Saluons aussi les doublages de bonne qualité disponibles en japonais, anglais et français avec ou sans sous-titres !

Une ode à la nature et au voyage

Jin avec Ryuzo, le chef des chapeaux de paille

Jin avec Ryuzo, le chef des chapeaux de paille

Dans ce vaste monde ouvert, Jin sera accompagné de nombreux compagnons pour l’aider dans les missions principales et secondaires comme : Yuriko, la servante ; Yuna, la voleuse et son frère forgeron ; dame Masako et sa quête pour venger sa famille massacrée ; Kenji , le vendeur de saké ; Ishikawa-sensei, maître dans l’art de l’arc ; le moine Norio et sa naginata… L’île du jeu n’est pas une réplique de la véritable Tsushima mais l’équipe s’est rendue sur place plusieurs fois tout au long du projet pour la recréer dans le jeu sans trahir la beauté et ses principales caractéristiques : une île montagneuse avec des forêts denses et une flore riche et omniprésente. Joanna Wang, responsable de l’infographie environnements explique sur le blog de PlayStation : « Nous avons repris des détails clés de l’île et nous y avons ajouté des éléments inspirés du continent japonais pour bâtir cet environnement unique pour Ghost [of Tsushima]. Au cours de nos voyages, nous avons capturé des cris d’oiseaux, ainsi que les sons de la nature et des feuilles d’arbre pour les reproduire dans le jeu. C’était notre façon de vous amener un petit bout de la véritable île de Tsushima ».

Observer la nature qui laisse des indices : ici la fumée au loin…

Ainsi dans Ghost of Tsushima, si l’action est un élément clé du jeu, la nature et l’exploration sont aussi au cœur du gameplay et bien utiles à la progression du Fantôme. Mine de rien, l’ajout du vent plutôt qu’une flèche directrice ou une boussole pour guider Jin est une belle trouvaille qui apporte un vent de fraîcheur et d’originalité ! En observant les paysages, le joueur peut repérer des zones à explorer… « Tiens, de la fumée au loin. » Un habitant a besoin d’aide ? Ce feu indique-t-il la présence de Mongols ? La faune par l’intermédiaire des renards ou d’oiseaux dorés aidera le samouraï en lui indiquant des lieux intéressants comme : des sanctuaires d’Inari permettant de s’équiper de plus de charmes en même temps (amulettes qui renforcent les compétences et caractéristiques de Jin) ; des onsen pour augmenter la barre de santé maximale ; des piliers d’honneur pour obtenir des skins pour les armes ; des phares à allumer ; des sanctuaires shintō visibles de loin avec leur torii qui annoncent des séquences de plateforme et d’escalade pour gagner des charmes… 

Au gré du vent et de l’exploration de l’île, le joueur peut s’accorder des petites parenthèses aux combats et aux chevauchées sur son fidèle cheval : Jin peut se reposer dans les sources chaudes et méditer sur deux sujets proposés à chaque fois… mais aussi écrire un haïku en observant la nature et des paysages remarquables. Éliminer les Mongols des camps et des forts en rouge sur la carte permet de révéler ces endroits à découvrir qui apparaissent avec des ?.

 

Une bande-son efficace et digne d’un chef-d’œuvre cinématographique

Pour une immersion complète dans le jeu et le Japon médiéval, on ne pouvait pas oublier de parler de la bande-son très réussie que l’on doit à un duo de compositeurs : Ilan Eshkeri et Shigeru « Ume » Umebayashi. Sans forcément connaître le nom du premier, vous avez déjà du entendre son travail dans le film 47 Ronin avec Keanu Reeves ou le jeu vidéo Les Sims. Avec The Way of the Ghost, porté par les chants de Clare Uchima et Jenny Plant, Ilan Eshkeri signe une OST puissante et intense. Étant anglais, pour Ghost of Tsushima, il a du « étudier la musique japonaise ancienne, les chansons folkloriques, la musique de cour, la musique sacrée et le taiko, ainsi que les différentes gammes pentatoniques utilisées dans la musique japonaise. »  Au son des shakuhachi, des koto, des shamisen, des tambours et chants de taiko et des biwa, le joueur est ainsi téléporté au Japon. Tantôt discrète, tantôt puissante pour marquer l’action, la bande-son est l’un des gros points forts de l’exclusivité de la PS4.

Quant à Shigeru Umebayashi qui a composé, entre autres, les musiques des films Le Secret des poignards volants, True Legend et The Grandmaster mais aussi l’inoubliable In The Mood for Love, le compositeur japonais originaire de la préfecture de Fukuoka non loin de Tsushima s’est chargé de créer les thèmes pour sublimer la nature et les paysages du jeu. La bande-son officielle du jeu sortira chez Milan Records le 17 juillet (en même temps que le jeu), et sera disponible sur toutes les plateformes numériques, ainsi qu’en version physique double CD. Une édition vinyle sera aussi prochainement disponible.


Avec Ghost of Tsushima, la PS4 tire sa révérence en beauté grâce à l’un de ses derniers AAA qui remplit parfaitement sa mission : un jeu d’action et d’infiltration pour le grand public via ses 3 niveaux de difficulté. La version de l’île réalisée par Sucker Punch réserve de nombreux éléments à explorer et découvrir. Si les graphismes ne sont pas les plus remarquables réalisés sur la console, l’immersion est réussie, notamment par sa bande-son et la culture japonaise bien présente avec les temples et sanctuaires pour la spiritualité mais aussi les onsen et les magnifiques paysages plein de détails. Assez classique dans son gameplay, les combats et les phases d’infiltration ne dépayseront pas les joueurs qui ont joué aux Assassin’s Creed par exemple. Très efficace, le premier acte de l’histoire explique les différentes possibilités qu’offrent les armes et les compétences du Fantôme. Grâce à son emprunt à l’histoire de l’île et l’hommage rendu au cinéma japonais, au chambara et à Akira Kurosawa, le jeu gagne de la profondeur qu’il faut saluer. Mention spéciale pour les scénaristes qui ont créé des personnages non manichéens !

Captures d'écran de PS4 sous copyright ©Sony Interactive Entertainment

Sources :

David Maingot

Je m'appelle David (29 ans). Responsable Culture à JDJ et passionné de culture et d'histoire du Japon, je rédige des articles en lien avec ces thèmes principalement :)

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1 réponse

  1. 30 juillet 2020

    […] de la sortie récente du jeu Ghost of Tsushima sur PS4 pour reparler du samouraï, ce guerrier nippon qui fascine tant les Japonais mais aussi les […]

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