Prix Taishō 2017 : une belle sélection anniversaire !

Comme tous les ans depuis 2008, un(e) auteur(e) se verra décerner le prix Taishō pour son manga. Le but de la cérémonie ? Mettre en avant un « jeune » titre. Raison pour laquelle une œuvre, si elle est toujours en cours de publication, ne doit pas avoir franchi la barre des huit volumes pour être nommée. Dès lors, l’événement a de quoi attiser la curiosité des éditeurs français, toujours à la recherche de nouvelles pépites à faire découvrir aux lecteurs de l’Hexagone. Preuve en est les éditions Ki-oon qui annonçaient l’arrivée en France de Golden Kamui peu de temps après son sacre en 2016. Mais si la victoire des uns attire la convoitise, cela n’empêche évidemment pas la potentielle publication des « autres », comme en témoignent les titres tels que Bakuman (Tsugumi OBA et Takeshi OBATA), publié chez Kana ou Erased (Kei SANBE), également chez Ki-oon, qui n’ont jamais remporté le prix. L’événement permet cette mise en lumière.

Couv

Treize nommés sont en lice cette année. Et les jurés, libraires pour la plupart, délivrent leur verdict aujourd’hui. Une édition qui brille par sa variété, s’inscrivant ainsi dans la continuité des années précédentes, avec comme toujours une ou deux œuvres qui se démarquent des autres. Et comme un résultat, c’est bien, mais que c’est toujours plus intéressant avec son contexte, Journal du Japon a fait le tour des informations (parfois rares) disponibles sur le net pour vous proposer une petite présentation des treize prétendants, sans oublier de vous livrer ses coups de cœur !

 

Nami yo kiite kure, de Hiroaki SAMURA, éditions Kōdansha

Nami yo kiite kureRésumé : Un soir, Koda Minare, trentenaire, se confie à un parfait inconnu dans un bar. Ivre, elle lui dévoile de nombreux détails intimes sur sa récente rupture avec son désormais ex-petit ami. Le lendemain, quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle entend sa propre voix diffusée à la radio !
La trentenaire réalise vite qu’elle a été enregistrée durant son excès de colère. Paniquée, elle quitte son travail pour se rentre à la station de radio. Il se trouve que l’inconnu, un certain Matou Kanetsugu, s’avère être le directeur de la station. Plutôt que de stopper la bande, il lui propose de compléter son monologue en reprenant l’antenne. Commencent alors les aventures de Koda Minare à la radio.

Deuxième nomination consécutive pour le manga de Hiroaki SAMURA, que les lecteurs français ont pu découvrir avec l’Habitant de l’infini (éditions Casterman). Nami yo kiite kure illustre d’ailleurs parfaitement « l’effet Taishō » puisqu’il est déjà disponible en France chez Pika sous le nom de Born To Be On Air ! depuis quelques mois.

L’année dernière, le titre avait décroché une honorable sixième place. Depuis, le manga a gagné en consistance avec désormais trois volumes publiés, et peut toujours compter sur ses deux atouts phares. À commencer par son originalité : l’auteur parvient à développer son histoire de façon crédible autour de l’univers de la radio, permettant aux lecteurs d’en comprendre les rouages. Le manga peut également s’appuyer sur son héroïne. Ses aventures, toujours croustillantes, s’enchainent vite et laissent peu de place à l’ennui. Et bien sûr, elle amuse toujours autant par ses coups de colère.

Approcher le top 3 paraît envisageable. Remporter le titre en revanche l’est beaucoup moins tant les favoris de cette édition semblent plusieurs crans au dessus.

 

Dungeon Meshi, de Ryoko KUI, éditions Enterbrain

Dungeon MeshiDans un donjon mystérieux, la chasse au trésor tourne mal pour le jeune chevalier Laïos et ses camarades lorsqu’ils tombent sur le dragon qui y réside. Il perd ses compagnons et voit sa sœur dévorer sous ses yeux. Bien décidé à la sauver avant qu’elle ne soit digérée par la créature, il retourne au donjon accompagné de la petite magicienne Marcille et de son maître des clefs Tirchac. À cours de matériel et de provision, ils comptent survivre en cuisinant les créatures loufoques qu’ils rencontreront.

L’année dernière, Dungeon Meshi, avait décroché la deuxième place pour sa première nomination. Autant dire qu’il figure parmi les grands favoris de cette édition.

La grande force du manga réside dans la créativité de la mangaka Ryoko KUI. La quête principale, qui apparaît comme totalement farfelue, n’est qu’accessoire. L’artiste a imaginé une multitude d’environnements au sein du donjon avec une faune et une flore pour chacun. Nos héros devront les traverser pour, à l’arrivée, sauver la sœur de Laïos. Comme mentionné l’an dernier, la mangaka a pensé ses créatures dans les moindres détails anatomiques, ce qui lui permet de justifier ses tutoriels de cuisine. De façon ludique, elle apprend au lecteur à cuisiner des monstres venus de son imagination ! 

Bien sûr, si le manga s’articule autour des passages culinaires, il n’oublie pas de proposer des combats épiques qui devraient ravir les amateurs du genre.

Dungeon Meshi fait une nouvelle fois figure de favori. Malgré tout, l’histoire du prix nous a démontrés qu’un titre n’est jamais acquis, en témoigne Erased, de Kei Sanbe, qui n’a jamais remporté le Taishō malgré trois nominations et une deuxième place acquise en 2014.

 

Karakai Jouzu no Takagi-san, de Soichiro YAMAMOTO, éditions Shōgakukan

Karakai Jouzu no Takagi-sanChaque jour, Nishikata imagine les stratagèmes les plus farfelus dans le seul but « d’embêter » sa camarade de classe Takagi. Malheureusement pour lui, elle est bien trop maligne pour lui et le devance toujours. Ses pièges se retournent à chaque fois contre lui à son grand désarroi. Leurs journées sont rythmées autour de ce petit jeu. Mais Nishikata ne désespère pas et persiste dans sa quête du plan parfait.

L’auteur développe une « taquinerie » principale par chapitre en employant le même schéma. Chaque histoire débute par la phase de préparation d’une stratégie. Vient ensuite la mise en œuvre maladroite. Le chapitre se termine enfin par un nouvel échec de notre héros. L’ensemble s’avère rafraichissant, se lit vite mais ne marque pas pour autant. À l’instar des aventures de Bip Bip et Coyote, le manga pourrait durer des centaines de chapitres en gardant le même fil conducteur. À voir quelles sont les ambitions du mangaka Soichiro YAMAMOTO. Désire-t-il – seulement – proposer des gags éphémères à ses lecteurs sans développer une histoire qui avance réellement en parallèle ? Il sera intéressant de voir comment évoluera la relation entre les deux protagonistes. Celle-ci demeure ambiguë. Et l’artiste semble s’en amuser.

Le manga propose un agréable moment de détente. En revanche, il y a très peu de chance que cela suffise à décrocher un podium.

 

Kutei Dragons, de Taku KUWABARA, éditions Kodansha

Kutei DragonsÀ bord de leur ballon dirigeable, le « Queen Zaza », un groupe de chasseurs parcourt le ciel à la recherche de dragons. Leur but ? Les tuer pour revendre les produits qui en découlent (viandes, viscères, graisses, os). La jeune Takita vient d’intégrer l’équipage et s’adapte à son nouveau mode de vie. Chaque membre, à sa manière, lui enseigne les rudiments du métier.

L’auteur a su trouver la passerelle idéale pour introduire son oeuvre. En intégrant la nouvelle recrue Takita à bord du Queen Zaza, il raconte son histoire à la manière d’un carnet de voyage. Le lecteur découvre ainsi l’équipage et son mode de vie à travers les yeux de Takita. Le groupe, composé de fortes personnalités, s’avère vite attachant et les échanges entre personnages sont souvent drôles. L’un des héros, Mika, le ténébreux de la bande, ne pense qu’à manger du dragon. De ce fait, il part à l’attaque sans se soucier du danger. Un comportement qui lui vaut de nombreuses remontrances. Malgré tout, il peut compter sur tous ses équipiers pour l’aider en toutes circonstances. Tous dépourvus de foyer, chacun des membres considère l’équipage comme sa famille.

L’auteur prend le temps de développer un univers cohérent créé autour des dragons avec les histoires et superstitions qui vont avec. Il va jusqu’à décrire la viande de dragon et expliquer comment la cuisiner, un peu à la manière de Dungeon Meshi, présenté précédemment. Donner de tels détails apparaît inutile pour le lecteur mais s’inscrit dans une démarche de crédibilité.

Kutei Dragons peut intégrer le podium, voire s’imposer, sans aucun complexe.

Kutei Dragons

© 2016 Taku KUWABARA / KODANSHA

 

Fire punch, de Tatsuki FUJIMOTO, éditions Enterbrain

Fire punchDans un monde touché par un froid hivernal, les rares habitants tentent de survivre comme ils le peuvent. Parmi eux, certains sont pourvus de pouvoirs. Agni et sa petite sœur San, ont la capacité de se régénérer. Pour aider les villageois qui les ont accueillis, Agni s’ampute plusieurs fois de son propre bras pour leur offrir en guise de nourriture chaque jour. Son destin bascule lorsqu’un jour, une troupe de soldats débarque. L’un des leaders, un certain Doma, doté du pouvoir du feu, détruit le village et ses habitants, les accusant d’être des cannibales. Agni, grâce à sa capacité, survit mais se retrouve condamné à vivre avec un corps couvert de flammes. Sa sœur en revanche, encore trop jeune pour maitriser son pouvoir, périt sous ses yeux. Agni part alors à la recherche de Doma, bien déterminé à se venger.

Avec son univers noir et ses paysages désertiques, Fire punch rappelle Hokuto no Ken, de Tetsuo HARA et BURONSON. Le manga se distingue également par sa violence à travers ses combats mis en scène, forts en hémoglobine, et la dureté de ses dialogues. L’auteur développe son histoire autour de l’humain et de leurs vices les plus cachés. Si le héros manque un peu de caractère, les différents ennemis ou alliés qu’il rencontre au cours de l’histoire relèvent totalement le niveau. L’artiste aime développer des personnages aussi psychopathes qu’imprévisibles. Le fait que Agni soit plus timide vient alors accentuer leur forte présence. Ce contraste rend l’ensemble très intéressant. Bien qu’elle puisse troubler, l’histoire se révèle très prenante et surprend constamment. À noter que les lecteurs français pourront bientôt découvrir Fire Punch. Le titre sera publié en France cet été chez Kazé !

L’une des bonnes surprises de cette année. À surveiller de près !

 

Tokyo tarareba Musumede Akiko HIGASHIMURA, éditions Kōdansha

Tokyo Tarareba MusumeRinko, Kaori et Koyuki se connaissent depuis le lycée. Régulièrement, elles aiment se retrouver dans l’izakaya, tenu par le père de Koyuki, pour boire, se plaindre de leur travail ou discuter de leurs déboires amoureux. Toutes célibataires et la trentaine passée, elles sont terrifiées à l’idée de ne pas trouver l’âme sœur et se marier à temps. Un soir, alors que Rinko se fait consoler par ses amies, un inconnu les interrompt. Excédé par les discussions bruyantes du trio chaque semaine, il leur fait comprendre de façon très directe qu’elles n’avanceront jamais si elles continuent à vivre avec des « si ». Une rencontre choc qui va leur ouvrir les yeux !

Deuxième nomination pour le josei Tokyo tarareba musume qui avait terminé neuvième sur onze l’an passé. Le style de la mangaka, Akiko HIGASHIMURA, séduit toujours les libraires. En effet, l’artiste compte au total pas moins de sept nominations en dix éditions ! Habituée des deuxièmes moitiés de tableau, elle remporte finalement le titre en 2015 avec son manga autobiographique Kakukaku Shikajika.

Avec Tokyo tarareba musume, sorte de Bridget Jones version japonaise, Akiko HIGASHIMURA aborde de nombreux thèmes inhérents à la crise de la trentaine et décrit des événements qu’elle a certainement elle-même vécus. L’ensemble est ainsi cohérent et permettra à certaines lectrices de se reconnaître à travers l’œuvre. Fidèle à son style, la mangaka n’oublie pas de parsemer ses planches de petites touches d’humour, rendant de ce fait la lecture très agréable.

Peu de chance que le manga finisse dans le top 5. Mais il faut l’avouer, sa présence parait indispensable dans la sélection dans la mesure où le titre contribue à la rendre éclectique.

Tokyo Tarareba Musume

© 2014 Akiko HIGASHIMURA / KODANSHA

 

 Hi Score Girl, de Rensuke OSHIKIRI, éditions Square Enix

Hi Score GirlFéru de jeux vidéo, le jeune collégien Yaguchi Haruo, passe son temps dans les salles d’arcade après les cours. Un jour, il tombe de haut lorsqu’il perd à Street Fighter, jeu pour lequel il excelle, contre sa camarade Oono Akira. Première de sa classe, riche et jolie, elle représente son extrême opposé. Malgré tout, leur attrait commun pour les jeux vidéo va vite les rapprocher. Les débuts d’une grande et belle rivalité !

Hi Score Girl représente un peu l’OVNI de cette édition. L’auteur met en scène des collégiens dans son histoire à travers un trait assez particulier. Le style fait penser à un manga d’horreur, pour lequel l’artiste a d’ailleurs une prédilection. Le mélange est surprenant mais fonctionne.

Autrement, la grande force du manga se trouve dans la manière dont l’auteur introduit les jeux vidéo dans son histoire. Rensuke OSHIKIRI joue la carte de la nostalgie en évoquant de nombreux jeux vidéo tels que Street Fighter, Darius ou Golden Axe. Nul doute qu’il est lui-même grand amateur du genre. Par l’intermédiaire de son duo de héros, il peut les faire découvrir aux lecteurs et n’hésite pas à aller dans le détail en livrant à chaque fois astuces et autres caractéristiques. Le mangaka situe les débuts de son histoire au début des années 90. Cela permet de suivre l’évolution du phénomène de façon cohérente.

Un manga intéressant mais qui a de fortes chances de terminer en seconde partie de classement et ce, en raison d’un style assez déroutant.

 

Yakusoku no Neverland, de Kaiu SHIRAI et Posuka DEMIZU, éditions Shueisha

Yakusoku no NeverlandDepuis son plus jeune âge, Emma, 11 ans, n’a connu qu’un lieu dans sa vie : le « Grace Field House », un orphelinat mystérieux. Elle et ses camarades ne savent pas grand chose du monde extérieur et ne peuvent que l’imaginer à travers les livres à leur disposition. Chaque enfant est censé se faire adopter par une famille d’accueil avant ses douze ans. Chaque jour, tous sont soumis à une série d’examens pour tester leurs aptitudes. Emma arrive toujours en tête du classement avec les deux autres enfants de son âge Ray et Norman.

Un jour, toute cette réalité bascule. Suite au départ de sa camarade Conny, Emma réalise que celle-ci a oublié sa peluche dont elle ne se sépare habituellement jamais. Souhaitant lui rapporter, elle se rend à la hâte au portail qui mène vers le monde extérieur. Elle y fera une horrible découverte.

Coup de coeur !

Le titre Yakusoku no Neverland possède tous les ingrédients du best-seller en puissance : des personnages charismatiques, de l’action, de la stratégie et surtout, un scénario qui surprend constamment. Par moments, ses auteurs parviennent à insuffler une telle tension que l’histoire en devient presque effrayante. Bien qu’en format papier, certains passages feraient presque sursauter le lecteur. Quant à son trio de personnages, leur entente fonctionne à merveille. Le groupe se révèle très vite attachant. Emma, Norman et Ray se complètent et se soutiennent. L’alchimie est totale.

Yakusoku no Neverland peut viser les sommets !

Yakusoku No Neverland

© 2016 Kaiu SHIRAI & Posuka DEMIZU / SHUEISHA

 

Ao Ashi, de Yugo KOBAYASHI, éditions Shōgakukan

AoashiAshito Aoi, 15 ans, joue dans le club de football de son lycée. Malgré son talent inné pour le ballon rond, il n’arrive pas à s’adapter à son équipe à cause de son tempérament capricieux. Tout bascule le jour où, après un match, le coach de l’équipe adverse, qui décèle de suite son potentiel immense, l’invite à passer les sélections pour intégrer son équipe. Les débuts d’une grande carrière ?

La carte sport de la sélection. Difficile de se prononcer tant nous disposions de peu d’informations sur le titre. Le scénario ne laisse pas penser à une révolution en la matière. Malgré tout, les mangas de sport plaisent et peuvent toujours créer la surprise. Pour un éditeur, la publication d’un telle oeuvre ne représente pas le plus grand des risques.

 

Kin no kuni Mizu no Kuni, de Nao IWAMOTO, éditions Shōgakukan

Kin no kuni mizu no kuniIl était une fois, dans un monde lointain, deux pays en éternel conflit. Alors qu’ils entretiennent des relations tendues et que toutes les raisons sont bonnes pour se disputer, les excréments d’un chien finissent, un jour, par tout faire basculer. Les deux pays entrent alors en guerre. Une divinité décide d’intervenir et propose aux rois desdits pays un accord de paix. Le premier roi devra envoyer sa plus belle fille pour qu’elle se marie avec un prince de l’autre royaume. L’autre seigneur devra envoyer le garçon le plus brillant de sa génération pour qu’il puisse se marier avec une des princesses du premier royaume. Le destin, la divinité ou les rois n’avaient en revanche pas prévu que ces deux-là se rencontreraient par hasard.

La touche poétique du cru 2017. Un manga, raconté sous la forme d’un conte, qui devrait ravir les amateurs du genre.

 

Golden Gold, de Seita HORIO, éditions Kodansha

Golden GoldHayasaka Ruka, 14 ans, vit sur une petite île. Un jour, alors qu’elle se promène sur la plage, elle trouve une étrange statue. Elle décide de la placer un peu plus tard sur un autel qui se trouve sur son chemin. C’est alors qu’un étrange être apparaît. Capable de réaliser des miracles, celui-ci, qu’il soit ange ou démon, apparaît alors pour Ruka comme sa dernière chance d’empêcher son meilleur ami de quitter l’île.

Les libraires japonais semblent apprécier les histoires assez étonnantes. La sélection du Taishō en comprend toujours quelques unes qui sortent totalement de l’ordinaire. À voir si les jurés seront séduits. 

 

Watashi no Shonen, de Hitomi TAKANO, éditions Futabasha

Watashi no shonenSatoko Tawada, trente ans, vient de rompre avec son compagnon, avec qui elle entretenait une relation tendue au cours des derniers mois. Alors qu’elle marche dans un parc, perdue dans ses pensées, elle rencontre un jeune garçon, Hayami Mashu, douze ans, qui semble aussi seul. Une « connexion » se crée de suite entre les deux protagonistes. Satoko voit en lui le fils qu’elle a toujours désiré secrètement. Hayami quant à lui, la voit comme la figure maternelle qu’il a toujours recherchée.

Watashi no Shonen s’inscrit dans la continuité des scénarios originaux sélectionnés pour le prix. Loin des histoires d’amour à l’eau de rose, la relation mère / fils mise en scène peut apporter un réel vent de fraicheur.

 

Hibiki Shōsetsuka ni naru hōhō, de Mitsuharu YANAGIMOTO, éditions Shōgakukan

Hibiki Shosetsuka ni naru hohoHanai, jeune éditrice, est chargée par sa société de trouver de nouveaux talents en organisant un prix qui récompensera un jeune auteur. Un jour, elle retrouve un manuscrit dans une poubelle. Elle réalise que celui-ci n’a pas été retenu pour la sélection car incomplet. Par curiosité, elle commence à feuilleter les premières pages. Très vite, elle se retrouve absorbée par l’histoire racontée et termine l’ouvrage d’une seule traite. Son objectif désormais : retrouver absolument son auteur ! 

À voir comment l’artiste va développer son histoire. Va-t-il se pencher en détails sur le monde de l’édition ou se focaliser sur la relation entre ses deux personnages ? Le parfait compromis entre les deux pourrait promettre de belles choses.

 

Ainsi cette sélection 2017 fait-elle honneur à la dixième édition du prix Manga Taishō. Comme à l’accoutumée, les libraires japonais ont opté pour une liste éclectique couvrant de nombreux thèmes et divers styles. Tout lecteur devrait trouver son bonheur parmi les nommés. Quant au Journal du Japon, notre favori était clairement Yakusoku no Neverland, même si Dungeon Meshi ou encore Kutei Dragons n’étaient pas loin en embuscade.
Mais comme au jeu des pronostics, on a souvent des surprises, le lauréat de cette année vient tout juste de nous contredire : c’est donc Hibiki Shōsetsuka ni naru hōhō qui remporte le prix Taisho 2017. Peut-être le retrouverons-nous prochainement sur les étals de nos propres librairies ?… En attendant, voici le classement complet disponible sur le site officiel de l’événement :

Classement

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