Dragon Ball Super : Broly : notre critique !

Le film Dragon Ball Super : Broly réalise un véritable raz-de-marée dans les pays dans lesquels il est déjà sorti, devenant ainsi le plus lucratif de la saga. Un gage de qualité, pour ce long-métrage qui a la lourde tâche de rendre canon l’un des Sayans les plus appréciés par les fans ? C’est ce qu’on vous propose de découvrir dans cette critique avant la sortie française prévue pour le 13 mars prochain !

Affiche Dragon ball super Broly ©Toei animation/Wild Bunch distribution

Affiche Dragon ball super Broly ©Toei animation/Wild Bunch distribution

Broly, aux origines d’un Sayan hors normes

Broly est un Sayan qui a fait l’objet de trois films, (Broly, le super Sayen légendraire, sorti en 1993, puis Le retour de Broly et Bio Broly, sortis en un seul et même long-métrage en 1994) dont les deux derniers ont été diffusés dans les cinémas français en 1996.

Broly version années 90 ©Toei animation

Broly version années 90 ©Toei animation

Présenté comme le guerrier millénaire, le Sayan le plus puissant de tous ou l’élu de la race dont sont issus Son Goku et Vegeta, c’est un personnage qui possède une aura toute particulière chez les fans de Dragon Ball. Que ce soit par sa puissance colossale ou par son chara-design démesuré, il fait définitivement partie des antagonistes les plus charismatiques de la saga.

Toutefois, Broly n’est pas présent dans le manga original d’AKIRA TORIYAMA, mais uniquement dans les longs-métrages d’animation, ce qui ne manque pas d’alimenter les discussions des fans depuis de nombreuses années. En effet, à l’instar de Bojak, de Cooler ou de Janemba, certains pensent que cet ennemi ne devrait pas avoir le droit de figurer sur le même plan que Freezer, Cell ou Buu.

Néanmoins, TORIYAMA et la TOEI ANIMATION, parfaitement conscients de l’aura de Broly chez les afficionados, ont donc décidé d’intégrer le personnage dans l’histoire officielle, via ce Dragon Ball Super : Broly qui prend place quelques temps après la fin de l’arc du tournoi du pouvoir de Dragon Ball Super. Pour quel résultat ?

Le film Dragon Ball tant attendu par les fans ?

Alors que l’année 2018 a ravi les amateurs de Dragon Ball, avec l’excellent jeu de baston Dragon Ball Fighter Z  et une fin de saga épique pour DB Super, l’arrivée de ce Dragon Ball Super : Broly  (ドラゴンボール超 ブロリー) dans les salles a suscité une attente palpable chez la grande communauté des amoureux de la série.

Pour l’occasion, AKIRA TORIYAMA s’est investi dans le projet, en offrant un tout nouveau design au personnage de Broly et en étoffant l’histoire de ses origines. Si les bases restent identiques, le monstrueux Sayan n’est plus une simple brute manipulée par son père, Paragus, mais un guerrier attachant, animé par une soif de combat justifiée.

Broly et paragus ©Toei animation/Wild Bunch distribution

Broly et Paragus ©Toei animation/Wild Bunch distribution

Le film débute par un rappel touchant des origines des différents protagonistes, qui est l’occasion de recroiser le Roi Vegeta, le père de Vegeta et souverain de la planète du même nom (!), les parents de Son Goku avec sa maman, Gine, et son charismatique père Bardock, mais aussi les jeunes Goku, Vegeta et Radditz, un Nappa pas encore dégarni et, bien sûr, un Freezer déjà maléfique.

Les destins des différents Sayans sont ainsi esquissés, dans une introduction émouvante qui permet de poser les bases du déluge d’explosions qui suivra. Broly et son père, exilés sur une planète particulièrement hostile, vont devoir apprendre à survivre alors que l’histoire de nos héros favoris suit son cours en parallèle.

Frieza ou Freezer ©Toei animation/Wild bunch distribution

Frieza ou Freezer ©Toei animation/Wild bunch distribution

Une ellipse temporelle sous forme de générique nous amène finalement à la période contemporaine, avec Son Goku et Vegeta en pleine chamaillerie. L’humour est bien présent et on est content de retrouver le duo Whis / Beerus et leur obsession pour la nourriture. Très vite, une nouvelle menace surgit, quand le vaisseau de Freezer débarque sur Terre. Le plus grand méchant de Dragon Ball, désormais capable de se transformer en Golden Freezer, semble avoir une idée en tête et il réunit les 7 Dragon Balls pour mettre son plan à exécution.

Dans le même temps, Broly et son père sont amenés à rencontrer ce tyran et on découvre que Paragus possède une télécommande qu’il garde précieusement dans sa poche, et qui sert à contrôler les débordements de colère de son fils. Très vite, le duo accompagné de Freezer, va retrouver Goku et Vegeta, pour, comme vous l’imaginez, débuter les hostilités.

Une bande-son rythmée et des combats dynamiques

On avait eu droit à des combats très réussis dans Dragon Ball Super, notamment lorsque Goku maîtrise l’Ultra Instinct, et on retrouve ce dynamisme dans les affrontements de Dragon Ball Super : Broly. Portées par une bande son tonitruante (Go Broly, Go Broly, C’mon !) qui vous mettra en émoi, les scènes de combats sont intenses et bien réalisées. Mention spéciale à certains points de vue en caméra subjective qui vous permettent de vivre l’action. Dans la salle, l’excitation était palpable chez les plus petits comme chez les plus grands, preuve que la recette Dragon Ball fonctionne encore à merveille.

Broly, nouvelle version ©Toei animation/ Wild Bunch distribution

Broly, nouvelle version ©Toei animation/Wild Bunch distribution

Si les musiques sont efficaces, on peut dire que l’animation l’est tout autant. Hormis quelques passages où les dessins sont moins précis, voire presque grotesques pour certains, le travail réalisé sur les combats laisse pantois. Par contre, quel dommage de ne pas avoir de sang lors des joutes violentes ! Un choix certainement guidé par un risque de censure, mais voir nos héros n’avoir que quelques égratignures malgré les (très) nombreux coups reçus prêtent parfois à sourire.

Si les protagonistes de l’aventure restent Goku et Vegeta, quelques rapides clins d’œil sont faits aux fans, avec l’apparition de personnages connus et appréciés. Mais on ne tombe pas dans la surenchère de fan-service, ce qui appréciable. Les nouveaux arrivants s’intègrent sans mal dans l’univers et on pourrait bien en recroiser certains dans la suite de la série Dragon Ball Super.

Broly, ainsi redessiné, est tout particulièrement réussi. Si certains lui préféreront sa version années 90, ce n’est qu’une question de goût. Le personnage, dans son ensemble, est plus équilibré et l’impression de puissance qui émane de lui quand il enrage est tout simplement jouissive ! Grâce à un développement plus poussé de ses motivations guerrières, on découvre un personnage attachant, assez éloigné de la bête qu’on a connu par le passé.

Ancrer le mythe dans la chronologie de Dragon Ball

Son Goku vs Broly ©Tori animation/Wild Bunch distribution

Son Goku vs Broly ©Tori animation/Wild Bunch distribution

Le film Dragon Ball Super : Broly est sans nul doute une des meilleures réussites de la saga, si ce n’est la meilleure. Le long-métrage prend le temps de poser des bases solides avant de laisser déferler les combats et les transformations en tout genre, et il parvient à transformer un Sayan mythique en personnage à part entière de l’univers DB. On sait bien que derrière une telle réalisation, les intentions marketing de la TOEI ANIMATION sont très ambitieuses puisque ce personnage fait partie des plus populaires de la série, mais on apprécie le fait que le film se donne les moyens de séduire son public.

Si certains spectateurs français ont pu voir le film en avant-première fin janvier, les autres devront patienter jusqu’au 13 mars pour découvrir l’épique combat entre Broly et ses adversaires. En attendant, voici l’un des trailers japonais, qui vous mettra l’eau à la bouche :

Ce nouveau long-métrage de la saga Dragon Ball est une réussite qui plaira aux fans des débuts mais également aux plus jeunes qui auront enfin l’occasion de rencontrer le super Sayan le plus puissant de la galaxie. Avec sa bande-son folle, ses graphismes soignés et le mythe Broly revisité, on ne peut que vous conseiller d’aller épauler Goku et Vegeta dans leur lutte : ils en auront grand besoin !

Mickael Lesage

J’ai découvert le Japon par le biais d’un tome de Dragon Ball il y a fort longtemps et depuis, ce pays n’a jamais quitté mon cœur…ni mon estomac ! Aussi changeant qu’un Tanuki, je m’intéresse au passé, au présent et au futur du Japon et j’essaie, à travers mes articles, de distiller un peu de cette culture admirable.

Vous aimerez aussi...

5 réponses

  1. Himiko dit :

    J’ai vu la critique du joueur du grenier qui disait que c’était vraiment ouf niveau combat mais bof niveau scénario. Je ne sais pas je ne l’ai pas encore vu mais si vous voulez faire une critique du film de My Hero Academia, ne le faites pas parce qu’il est vraiment mauvais ^^ (cf https://my-hero-academia.fr/blog/film-my-hero-academia-two-heroes-n5 ). Quoiqu’il en soit c’est appréciable de lire une critique avec un minimum de critique

    • Bonjour Himiko ! Merci pour votre lecture et votre message. Le scénario est rarement le point fort d’un long métrage Dragon Ball,mais la première partie est ici intéressante. Ensuite, c’est sûr, l’action prend le dessus. Mais c’est aussi pour cela qu’on aime Dragon Ball ! Allez-le voir et dites nous ce que vous en avez pensé ! Et merci également pour cette recommandation 😉

  2. Gogeta12 dit :

    Pour diverses raisons, je n’avais pas réussi à le voir depuis, je viens enfin de réussir à poser mes mirettes sur le film! J’ai beaucoup hésité (après le coup de DBS) mais votre avis m’a convaincu de lui donner une chance j’avais l’impression que les contre ne me dérangeait pas tant finalement… Et sah, quel plaisir! DBZ n’a jamais été reconnu pour son scénario, mais au moins les combat était à la hauteur, même une « simple » transformation en super saiyan avait un punch de fou ! Avez-vous vu Stampede? Est-il de ce niveau ?

  1. 1 mars 2019

    […] Saïyen Légendaire Broly, dans un combat explosif pour sauver notre planète. On vous en dit plus ici dans notre critique du […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *