Yuru Camp : plantez la tente Au Grand Air !

La belle saison et les chaleurs caniculaires peuvent poser un dilemme aux anime fans : rester terré dans l’ombre chez soi au frais de la climatisation pour rattraper ses séries en retard, ou bien sacrifier sa passion pour aller se mettre au vert et profiter un peu de la fraîcheur campagnarde, mettons pour aller camper au bord d’un lac, dans un cadre bucolique mais malheureusement à mille lieues de toute couverture 4g ou wifi nécessaire au streaming… Et si l’on vous disait qu’il existe une série capable de réconcilier les deux activités ? Une série qui par son simple visionnage va vous faire prendre un grand bol d’air frais et vous donner envie de partir découvrir les grands espaces ?

Ce petit joyaux, c’est Yuru Camp, diffusé chez nous sous le titre Au Grand Air. Un anime produit par le studio C-Station et adapté d’un manga signé par AFRO et publié sous nos latitudes chez Nobi Nobi !

Un véritable feel-good anime (au croisement des genres tranche de vie et Iyashi-kei dont nous vous parlions il y a quelques temps) en même temps qu’une invitation à planter la tente au pied du mont Fuji (ou plus simplement dans un petit coin de nature) ! Le tout en solo ou en groupe, comme les très attachantes héroïnes de la série, comme nous allons le voir…

©afro,HOUBUNSHA/Yurucamp Partners

Les héroïnes de Yuru Camp
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Le temps d’un bivouac

Au Grand Air, c’est l’histoire d’un groupe de lycéennes adeptes du camping et résidentes de la préfecture de Yamanashi, cadre bucolique idéal à ce genre d’activités de plein air. Tout au long des épisodes, on fait donc la connaissance des membres de ce petit groupe, chacune ayant sa propre personnalité : en tête Rin, campeuse expérimentée et un peu taciturne, farouchement indépendante et qui préfère généralement bivouaquer en solo, et Nadeshiko, débutante passionnée et volontaire, à la joie communicative.

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Magnifique vue sur le Mont Fuji au lac Motosu dans Yuru Camp
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Ce faisant, on découvre la région de Yamanashi : ses lacs, ses montagnes et forêts à l’ombre majestueuse du mont Fuji, situé à la bordure de la préfecture. Pour tout dire, Yamanashi et sa nature luxuriante (78% de forêts, 3 parcs nationaux, la région des 5 lacs…) constitue un personnage à part entière de Yuru Camp.

On y découvre aussi tout ce qu’il y a à savoir sur l’art et les joies du camping, avec beaucoup de clarté et un aspect pédagogique assumé. De comment planter sa tente et faire un feu à la diversité de la cuisine de camping, sans oublier la joie de partager un nabe bien chaud avec ses amis par une fraîche nuit étoilée, ou le sentiment de plénitude que l’on éprouve à se retrouver seul en pleine nature, face à un paysage à couper le souffle. Ce faisant, on visite de véritables lieux et campings magnifiques. Mention spéciale au lac Shibire, absolument enchanteur, et au onsen Hottarakashi avec son rotenburo (bain en extérieur) qui offre un superbe panorama (sans oublier les œufs mollets en tempura, un délice …) !

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Un bivouac pour sceller l’amitié !
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Si on campait ? Un anime dans lequel il fait bon vivre !

Si le manga constituait déjà une très belle réussite en soit, l’anime produit par C-Station et réalisé par Yoshiaki KYOGOKU, lui donne vie de la plus formidable des manières, constituant un vent de fraîcheur bienvenue pour le spectateur, ainsi qu’une véritable invitation à planter la tente en pleine nature.

Et les spectateurs qui ont plébiscité la série ne s’y sont pas trompés, puisque Yamanashi et ses campings, ainsi que les autres lieux présentés dans la série, sont devenus des destinations de choix en matière d’anime-tourisme, permettant même de redonner vie à l’école du village qui a servi de modèle à la série le temps d’un festival de musique … D’ailleurs on est surpris, en visitant la région, de retrouver les silhouettes des personnages de la série dans les magasins, lieux touristiques et même les temples de la région.

Ainsi, suite au succès de cette première saison, une série dérivée au format court (Heya Camp) ainsi qu’un long-métrage ont été mis en chantier, en plus bien évidemment d’une seconde saison.

Nous avons justement pu rencontrer Yoshiaki KYÔGOKU au studio C-Station dans le cadre d’une table-ronde, avant de nous rendre directement à Yamanashi pour découvrir les lieux et les paysages d’exceptions qui ont servi de décors à Yuru Camp.

Yoshiaki KYOGOKU, réalisateur de Yuru Camp

Journal du Japon : Bonjour monsieur KYÔGOKU, et merci pour votre temps. Tout d’abord qu’avez vous ressenti en apprenant que c’est vous qui alliez réaliser l’adaptation anime de Yuru Camp ?
Yoshiaki KYÔGOKU : Tout d’abord, quand j’ai lu pour la première fois le manga original, j’ai été très impressionné par sa qualité. Son histoire, très intéressante, m’a tout de suite attirée. J’étais donc très heureux de m’en voir confier la réalisation.

Connaissiez-vous déjà le manga avant de vous voir confier la réalisation de l’anime ?
Je ne le connaissais pas. À l’époque, le manga n’était pas encore autant populaire qu’il allait le devenir. Aussi, j’ai été très surpris de découvrir à quel point il était intéressant !

Quel est le secret pour réaliser un gros succès comme l’a été votre adaptation de Yuru Camp ?
Je n’en suis pas vraiment sûr, en fait. Mais j’imagine que l’un des ingrédients secrets de ce succès, c’est le thème du camping. Dans notre époque, nous sommes totalement submergés d’informations avec les smartphones, les vidéos, etc. Mais quand on va camper, on peut débrancher tout ça et simplement admirer le paysage et se ressourcer. Or je pense que c’est ce à quoi aspirent les gens, d’où le succès de l’anime.
Une autre raison, à mon avis, c’est que toute l’équipe a abordé cette série avec beaucoup de sérieux et de respect pour l’œuvre originale, et je pense que le public l’a bien ressenti.

Auparavant, vous vous êtes distingué avec une série d’anime sportif dynamique comme Kuroko’s Basket, là où Yuru Camp est une histoire plutôt contemplative. Comment avez-vous donc abordé Yuru Camp en tant que réalisateur ?
Pour moi, quand j’aborde un anime, le caractère dynamique ou calme importe peu. Ce qui compte le plus est de pouvoir me connecter à l’œuvre en question, me projeter dans l’histoire, la comprendre. Yuru Camp est en effet une série très calme mais je suis totalement entré en empathie avec son histoire et c’est bien pour ça que je voulais absolument faire cette adaptation.

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Le Lac Shibire
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Repérages au long cours pour un anime qui respire le vécu

Avez-vous repéré vous-même les lieux mis en scène dans l’anime ? Et y avez-vous reconstitué les expériences réalisées par vos héroïnes ? Combien de temps cela vous a pris de camper avec votre équipe ? Et quels sites de camping avez vous retenus pour les utiliser ?
Avec l’équipe, nous sommes allé en tout 10 fois en repérages dans toutes sortes d’endroits. On arrivait quelque part pour camper, repérer les lieux, faire du shopping, cuisiner nous même, etc. Et j’ai aussi campé en solo. En me rendant moi même sur les décors, j’ai vraiment été saisi par la beauté des paysages et j’ai voulu les retranscrire du mieux possible.
En semaine, chacun avait ses impératifs à cause du travail, mais le week-end, on pouvait profiter de nos congés pour partir en voiture et aller camper tous ensemble. Ça nous a pris beaucoup de temps, mais c’était très sympa de pouvoir organiser ces repérages.
Je me suis rendu sur tous les sites de camping qui apparaissent dans la série. Chacun a ses spécificités et son charme, et je ne pourrais pas n’en retenir qu’un seul. Tous ces lieux sont vraiment formidables.
Les jours de beau temps, c’était très amusant, mais il y a eu aussi beaucoup de jours nuageux ou pluvieux où on ne voyait pas du tout le mont Fuji. Ces jours là, c’était très frustrant (rire) ! À chaque fois, on a pris énormément de photos qui nous ont servi de références. (Les photos sont projetées sur un écran dans le fond de la salle. On reconnaît en effet les décors et les situations que l’on retrouve dans les épisodes de la série.)
Manger en pleine nature rend vraiment le repas spécial. Les repérages étaient difficiles mais toute l’équipe s’est beaucoup amusée. On se disait qu’on aimerait bien continuer le camping même sans la justification de la série.

Que vous a apporté le fait de faire les repérages dans ces rudes conditions hivernales ?
L’été japonais est très humide mais l’hiver, lui, est très sec, ce qui permet d’admirer les paysages sur une très grande distance. C’est là qu’on peut se rendre pleinement compte de la beauté de ces paysages hivernaux. On peut voire très nettement le mont Fuji dans le lointain. Et puis, je voulais traduire au mieux cette expérience de manger quelque chose de chaud, comme un nabe ou un chocolat chaud, par un temps si froid et du bonheur que ça procure.
Une autre chose spécifique à l’hiver, par exemple, c’est le nuage de vapeur qui sort de la bouche des personnages quand ils soufflent. C’est aussi pour pouvoir retranscrire au mieux ce genre de détails qu’il était nécessaire de faire les repérages en hiver. Mais il faisait vraiment trèèès froid, en dessous de 0°C. Pour tout dire, quand on s’endormait, il faisait parfois si froid qu’on avait peur d’y passer ! (rire)

Le générique de début de la série est très accrocheur et dynamique. Comment l’avez vous conçu ?
Je n’avais aucunement l’intention de faire une chanson dans le style « anison » typique, mais plutôt de créer un générique qui transmette au spectateur ce sentiment d’excitation qu’on a quand on découvre l’endroit où l’on va enfin camper. En ce qui concernait l’aspect visuel, j’ai laissé à M. JINBO (NDR : Masato JINBO, qui va d’ailleurs réaliser le programme court Heya Camp, prévu pour janvier 2020), qui a eu la charge de le réaliser, les coudées franches et il a fait un superbe travail. Il avait simplement pour instruction de faire quelque chose de stylisé et d’amusant pour le spectateur, et il a livré un très bel opening, je trouve !

Quelle est votre scène favorite ? Avez-vous dû en couper certaines ?
Ma scène favorite ? Hmmm… Chaque scène a son souvenir, mais c’était important pour moi de dépeindre la relation entre Rin et Nadeshiko, et il y a cette scène du nabe dans l’épisode 3, puis la scène où, campant à deux endroits différents, elles partagent mutuellement leur paysage nocturne, dans l’épisode 5. Ce sont ce genre de scènes qui montrent leur connexion qui étaient très importantes pour moi et dans lesquelles j’ai mis beaucoup de soin.
Quand à une scène coupée : dans le manga, il y a une scène où Rin, en chemin pour aller camper solo, tombe sur un chien qui ressemble à Nadeshiko, et lui envoie envoie la photo. On a pas pu la faire rentrer dans l’épisode et on a donc dû la supprimer.

Pouvez-vous nous en dire plus sur l’implication d’AFRO dans le développement de la série ?
AFRO-sensei a été d’une aide précieuse. Il était souvent présent lors des lectures hebdomadaires de scénario pendant la préparation. Il a réalisé pour nous des dessins originaux des personnages dans des tenues inédites. C’était très coopératif, au point où j’ai quasiment le sentiment qu’on a fait cet anime ensemble. Un tel degré d’implication de la part de l’auteur de l’œuvre originale, c’est quelque chose qui n’arrive pas en général dans notre milieu. Je lui suis très reconnaissant de la confiance qu’il nous a accordée en nous confiant son œuvre et en coopérant comme ça avec nous.
Quand même, il habite à Yamanashi. Mais il trouvait le temps de prendre le train express chaque semaine jusqu’au studio pour assister aux réunions !

Des personnages au comportement plus réaliste et attachant

Dans la série, les conversations entre les filles sont très vivantes, comment avez-vous procédé pour rendre si intéressantes ces scènes en animation ?
D’après moi, un des aspects qui rend nos héroïnes plaisantes est que chacune a une personnalité cohérente et unique. On ressent bien qu’elles sont indépendantes et responsables et conservent une certaine distance entre elles. Par exemple, elles s’entendent bien, mais elles ne vont pas se reposer les unes sur les autres, piquer de crise de jalousie ou être pot de colle et se comporter comme des enfants gâtées. Et voir ces filles se comporter comme ça de manière responsable, c’est tout simplement plus réaliste et je pense que ça contribue à ce que leurs relations soit plus agréables. C’est rare dans les anime au Japon de voir des personnages comme ça.

©afro,HOUBUNSHA/Yurucamp Partners

Rien de tel qu’un bon feu de camp !
©afro,HOUBUNSHA/Yurucamp Partners

Chaque personnage de la série a sa personnalité propre, parfois opposée comme Rin et Nadeshiko. Comment les différenciez-vous en terme d’animation justement ?
En premier lieu, il est capital de construire la personnalité de chacune dans son « jeu », son comportement. Par exemple, lors des scènes de repas : quand Nadeshiko mange, elle est très dynamique et expressive à l’extrême ! Alors que Rin, c’est tout le contraire, elle est très calme (en mimant les deux comportements). C’est vraiment très différent ! Je fais donc très attention à d’abord me mettre à la place des personnages pour pouvoir construire et corriger leur comportement physique.
Et puis, concernant Nadeshiko, son trait principal, c’est qu’elle sympathise très facilement avec tous les gens qu’elle rencontre. On l’a donc montrée toujours très souriante, sans forcément de raison particulière. Et en mettant cela en scène, on fait comprendre au spectateur que c’est quelqu’un qui a bon caractère et s’entend bien avec tout le monde.

Vous avez réalisé des anime avec des personnages principalement masculins comme Kuroko, et d’autres avec des personnages principalement féminins. Qu’est-ce qui est le plus aisé pour vous à mettre en scène ?
Je ne fais pas vraiment de différence à ce niveau là. Ma priorité est de pouvoir me mettre dans la tête du personnage, garçon ou fille. Du moment que je peux comprendre le personnage, et donc le représenter, ça n’a pas d’importance.

Lieux réels et anime-tourisme

Vous utilisez des lieux et bâtiments réels dans la série. Avez vous dû demander des autorisations aux propriétaires pour les représenter ? Avez-vous rencontré des problèmes à ce niveau ?
Pour tous les campings ou magasins existants, nous avons effectué des repérages et demandé des autorisations. Tous les gens que nous avons rencontrés ont été très accueillants. Ils ont partagé pleins d’informations et de précisions, raconté beaucoup d’anecdotes et ont été d’une grande aide.

Ces autorisations ont elles eu un coût ?
(rire) Non, on ne nous a pas demandé d’argent. On a juste acheté des souvenirs dans les boutiques des lieux, et évidemment nous avons payé nos frais de camping !

L’intégration de lieux existants n’a donc pas eu de coût sur le budget de Yuru Camp. Est-ce généralement le cas dans les anime produits au Japon ?
Dans la plupart des cas, les propriétaires sont accueillants et il n’y a pas de frais pour utiliser des lieux réels.

Les lieux mis en scène dans Yuru Camp sont rapidement devenus des destinations de choix en matière d’« anime-tourisme ». Qu’en pensez vous ?
J’étais très honoré d’avoir été choisi pour réaliser cette série. Cette expérience que j’ai eu en me rendant en repérage dans ces endroits, en découvrant leur atmosphère, en y mangeant et y rencontrant les habitants, je voulais vraiment la transmettre au mieux au spectateur et, autant que possible, lui donner envie de faire cette découverte lui-même. Je suis donc très heureux d’apprendre que l’anime-tourisme s’y développe justement.

C-Station

Cette année marque le dixième anniversaire du studio C-Station. Comment avez-vous intégré le studio comme réalisateur ? Auparavant, vous avez aussi travaillé chez Production I.G. Comment avez-vous débuté votre carrière dans l’animation ?
10 ans déjà ? Je n’avais pas réalisé ! (rires) J’ai tout d’abord suivi des études dans une école spécialisée dans l’animation, après quoi je suis rentré chez Production I.G. en tant qu’animateur. J’y suis resté une dizaine d’années. Là bas, j’ai travaillé sur l’anime de Kuroko’s Basket. Le réalisateur en était M. TADA (NDR : Shunsuke TADA). C’est justement lui qui m’a proposé de le rejoindre chez C-Station. Et c’est par la suite que l’on m’a proposé de réaliser Yuru Camp.
C’était très excitant d’intégrer le studio et de pouvoir travailler avec M. MARU (NDR : Ryoji MARU directeur de C-Station et producteur de Yuru Camp). L’ambiance de travail est vraiment super ici et il y a une belle émulation au sein du staff. J’étais aux anges quand il m’a proposé de passer à la réalisation ! La simple opportunité de travailler avec lui était une bonne motivation. On forme vraiment une belle équipe avec l’ensemble du staff ; on peut compter sur tout le monde. Alors pouvoir être réalisateur dans CE studio, c’est un bonheur !
Pour tout dire, M. MARU a beau être le patron, il nous accompagnait quand on partait à 10 personnes en repérage et c’est même lui qui prenait le volant jusqu’à Yamanashi ! (rires) C’est ce qui s’appelle faire preuve d’abnégation !

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Un story board de l’anime Yuru Camp, produit par C-Station et réalisé par Yoshiaki KYOGOKU
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Un futur bien rempli pour Yuru Camp

Quels sont vos plans pour la suite de l’anime, la seconde saison ? Comptez vous vous éloigner de Yamanashi dans les campings présentés ? Avez vous des projets de long métrage ?
Je ne peux pas vraiment en parler, mais… (rire) Un programme court, une seconde saison et un film ont effectivement eu le feu vert et sont entrés en production, mais on ne peut pour l’instant pas en dévoiler les détails. En tout cas, on a hâte que le public puisse les découvrir et on espère que tout ça leur plaira.

Dans la seconde saison, va-t-on retrouver certains des personnages secondaires, comme le grand-père de Rin ?
(Grand éclat de rire général) Haha, c’est un personnage que j’affectionne moi-aussi, et j’aimerais bien lui donner plus de temps de présence à l’écran, oui !

Combien de voyages de repérages vous ont été nécessaires pour la préparation de la première saison ?
Depuis l’hiver 2015, jusqu’à l’hiver 2016… Il a fallu se caler sur les périodes mises en scène dans l’histoire, principalement l’hiver et l’automne, le paysage étant très différent entre l’été et l’hiver, la manière dont on peut percevoir le Mont Fuji… Donc on a du suivre le même timing hivernal. On a fait 10 voyages en tout.
Je suis allé en repérage de 3 à 4 fois par mois, donc presque chaque semaine. À chaque fois, ça impliquait de camper la nuit sur place. On voulait reproduire ce que faisaient les personnages aux mêmes moments qu’eux.

Finalement, après avoir fait l’expérience du camping en groupe avec le staff, et aussi en solo, quelle approche préférez-vous personnellement ? Êtes-vous plutôt « groupe » comme Nadeshiko ou bien « solo » comme Rin ?
J’aime les deux en fait. En groupe, j’aime partager le repas, discuter autour du feu… C’est super sympa, et puis ça permet d’apprendre à se connaître. Et d’un autre côté, camper solo, c’est pouvoir apprécier le paysage, profiter d’un moment de calme et ainsi mieux ressentir le passage du temps, en même temps qu’un certain sentiment de liberté… Ce genre de sentiments font du camping solo un moment profond. Les deux approches sont intéressantes.

Est-ce que vous aimez la viande ? Parce que de nombreuses scènes mettent la viande à l’honneur !
(rires) Oui j’aime beaucoup la viande. Que ce soit le bacon ou la volaille, en brochette par exemple, j’ai même eu l’occasion de goûter du chevreuil.

Dans l’anime, il y a cette scène où les personnages se rendent au supermarché pour découvrir que toute la viande est en rupture de stock. En voyant la déception des personnages, on peut en déduire que la viande est aussi importante pour vous…
Lors d’un week-end de camping en solo, j’ai emmené le même petit grill que Rin s’achète dans la série. Je me suis fait un petit plaisir personnel en l’utilisant pour griller du bœuf wagyu !

 

 

 

Un grand merci à M. KYÔGOKU pour son temps, à la traductrice-interprète, à l’équipe du studio C-Station pour nous avoir reçu et au JETRO pour avoir permis à cette rencontre d’avoir lieu.

Article réalisé grâce à un voyage co-financé par l’un de nos partenaires. Plus d’informations dans nos Mentions légales & conditions générales.

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