Japan Expo 2026 : les 29 invités à ne pas rater !
Pour fêter ses 25 ans, et après deux années en demi-teinte en terme de fréquentations ou de programmation, Japan Expo 2026 propose un important défilé d’invités en tous genres pour l’édition 2026. C’est particulièrement le cas en manga et en jmusic, qui se refont une santé cette année en termes de programmation, même si les autres thématiques proposent elles aussi quelques artistes qui méritent le détour.
Comme chaque année, Journal du Japon vous propose de faire le point, avec 29 invités à ne pas rater !
Manga
C’est la thématique historique phare de Japan Expo, et force est de constater que l’offre est assez alléchante cette année. Certes on ne croisera pas des grosses stars mainstream ou des monstres sacrés mais, chez Journal du Japon, nous allons tout de même savourer un mélange d’auteurs confirmés voir originaux, de jeunes débutants, mais aussi un mix équilibré d’auteurs français et japonais. C’est donc assez logiquement que nous proposons une liste assez fournie côté manga !
Daisuke Igarashi
Daisuke Igarashi, l’un des auteurs fétiches de notre rédaction, est né en 1969 dans la préfecture de Saitama. C’est à la fin des années 1990 qu’il se fait remarquer, grâce à un style graphique organique et foisonnant, mélangeant influence occidentale et estampe japonaise. On le remarque aussi pour la large place laissée à la nature, aussi importante que les personnages, qui évolue telle l’un d’entre eux dans une narration contemplative et singulière. Igarashi s’est lui-même éloigné des villes afin de vivre dans une petite ville de campagne, moments qu’il raconte dans Petite forêt ou encore Le petit monde de Kabocha.



Parmi ses œuvres, justement, on peut voyager des Enfants de la mer (il y a 14 ans déjà), à Sorcières en 2025 ou encore Petite forêt, Saru, et bien d’autres. Si la reconnaissance internationale ne tarde pas chez les amateurs de BD et de manga, l’adaptation des Enfants de la mer en film d’animation, en 2019 par le studio STUDIO4°C et Ayumu Watanabe, achèvera de la lui donner une stature internationale. Lauréat de plusieurs prix prestigieux au Japon et à l’international, Daisuke Igarashi est aujourd’hui considéré comme l’une des voix majeures du manga d’auteur contemporain, et chaque nouvelle publication est toujours un petit événement chez les amateurs, tant pour sa richesse graphique que pour sa profondeur poétique.
Ces œuvres, d’abord publié chez Casterman en France, sont désormais disponibles dans la collection Moonlight de Delcourt-Tonkam, dont son nouveau titre Kamakura Bakeneko Club même si le Petit monde de Kabocha est lui publié chez le Renard Doré. Le mangaka sera en dédicace vendredi sur Japan Expo.
Keisuke Itagaki

Né en 1957 à Kushiro, sur l’île d’Hokkaidō, Keisuke Itagaki est l’un des auteurs les plus singuliers et reconnaissables du manga contemporain. Ancien membre des Forces japonaises d’autodéfense, il puise dans son intérêt pour les arts martiaux, la préparation physique et le dépassement de soi pour bâtir une œuvre où la force humaine est explorée dans ses dimensions les plus extrêmes. Son trait nerveux, immédiatement identifiable, et sa mise en scène spectaculaire ont contribué à façonner un univers devenu culte auprès des amateurs de combats.
C’est en 1991 qu’il lance Baki the Grappler, série qui rencontre un immense succès au Japon et donne naissance à l’une des sagas de manga de combat les plus populaires de ces trente dernières années. À travers les aventures de Baki Hanma, jeune combattant cherchant à surpasser son père, le légendaire Yujiro Hanma, Itagaki développe un récit où s’entremêlent arts martiaux, anatomie, psychologie et quête obsessionnelle de la puissance. Au fil des décennies, la franchise s’est enrichie de nombreuses suites et spin-offs, construisant un univers foisonnant qui continue de passionner plusieurs générations de lecteurs.
Si son œuvre est parfois connue pour ses affrontements démesurés et ses personnages aux physiques extravagants, elle se distingue également par sa réflexion sur la volonté, l’entraînement et les limites du corps humain. Véritable monument du manga de combat, Keisuke Itagaki a marqué durablement le genre par son style unique et son imagination débordante. Chaque nouvelle publication de la saga demeure un événement pour les amateurs d’arts martiaux et de récits d’affrontement, qui continuent de découvrir ou redécouvrir l’univers aussi fascinant qu’excessif imaginé par l’auteur.
Les lecteurs français auront l’occasion de rencontrer le mangaka lors de cette édition anniversaire de Japan Expo, où il sera présent vendredi, samedi et dimanche pour plusieurs événements et séances de rencontre avec le public.
Shin’ichi Ishizuka et NUMBER8

Shin’ichi Ishizuka est un mangaka japonais, né en 1961, reconnu pour son style réaliste et sa capacité à raconter des histoires profondément humaines. Après avoir étudié les beaux-arts, il se tourne vers le manga et se fait connaître avec des œuvres mettant en scène des personnages en quête d’épanouissement personnel. Parmi ses séries les plus célèbres figurent Vertical, qui suit le quotidien d’un sauveteur en montagne et a reçu plusieurs récompenses, ainsi que BLUE GIANT, un récit consacré à la passion d’un jeune saxophoniste pour le jazz.
Son travail est salué pour la richesse de ses personnages, son sens du détail et sa capacité à transmettre des émotions avec authenticité.
NUMBER8 est un scénariste japonais de mangas dont l’identité reste mystérieuse. Il est surtout connu pour sa collaboration avec Shin’ichi Ishizuka sur la série BLUE GIANT, dont il est devenu le directeur scénaristique à partir de la partie : BLUE GIANT SUPREME, puis sur BLUE GIANT EXPLORER et BLUE GIANT MOMENTUM.
Il est également l’auteur des scénarios des mangas Strand, Son of Violence ou encore Salaryman Z et Abura, illustrés par d’autres dessinateurs.
Résumé de Blue Giant : Dai Miyamoto est en terminale. Il fait partie de l’équipe de basket, travaille à mi-temps dans une station-service, et vit seul avec son père et sa petite sœur. Surtout, il s’est pris de passion pour le jazz depuis le collège. À tel point qu’il joue tous les jours sur les berges de la rivière, peu importe les conditions météo. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la canicule soit au rendez-vous, il joue. Il veut être un géant du jazz et reste persuadé qu’il peut y arriver. Seulement, pour cela, il va devoir se confronter à la réalité : entre les explications aux amis, les premières représentations chaotiques et les rencontres diverses, la détermination de Dai va être mise à rude épreuve…
Kyû Aiya

Aiya Kyū est une mangaka japonaise. Elle a commencé sa carrière comme assistante de Hiromu Arakawa (Fullmetal Alchemist, Tsugai) avant de faire ses débuts professionnels en 2005 avec Code Age Archives.
Elle est connue pour avoir dessiné plusieurs séries, dont Antimagia et l’adaptation en manga de Persona 4 Arena. Depuis 2014, elle est surtout reconnue comme la dessinatrice de l’adaptation manga de The Rising of the Shield Hero, basée sur les romans d’Aneko Yusagi, qui compte déjà 30 tomes au Japon et 28 en France. Discrète sur sa vie privée, elle a toutefois évoqué son affection pour les animaux, un thème qui inspire certaines de ses œuvres.
Résumé de The Rising Shield Hero : Naofumi est projeté dans un monde proche en tout lieu d’un jeu de rôle d’heroic fantasy. Mais alors que d’autres héros ont été dotés d’armes offensives redoutables, Naofumi hérite d’un bouclier aux capacités limitées pour progresser dans ce jeu où le danger peut surgir à chaque instant. Trahi par sa partenaire et vilipendé par la population, le jeune homme ne peut désormais compter que sur lui-même pour survivre dans cet univers hostile… et peut-être sur une jeune fille désoeuvrée aux ressources insoupçonnées.
Ryô Minemami – Boy’s Abyss

Ryô Minenami est une mangaka née à Tokyo, qui nous vient en France pour son manga Boy’s Abyss, publié aux éditions Kana, en 18 tomes. Cette autrice explore les aspects les plus sombres des relations humaines, les traumatismes psychologiques et le mal-être adolescent.
Elle débute en 2009 avec Oboreru Hanabi (feux d’artifices noyés) qui suit les dilemmes sentimentaux d’une adolescente partagée entre amour et culpabilité, dans une ambiance mélancolique caractéristique de ce que va devenir le style de Minenami. Puis vient le titre Himegoto : Jyûkyûsai no seifuku, entre drame et romance, qui parle de désir, d’identité et d’introspection avec des adolescents à la frontière de l’âge adulte. Plus léger, sur le premier amour un peu idéalisé, elle publiera ensuite Hatsukoi Zombie, de 2015 à 2019, une comédie romantique et fantastique.
Avec Boy’s Abyss, Minemami revient à son intérêt pour les personnages ambigus et les émotions négatives : obsession, dépendance affective, désir de fuite, culpabilité ou encore dépression, le tout dans un thriller à la tension permanente, dont voici le résumé :
Dans une ville où il ne se passe jamais rien, où chaque jour se ressemble, Reiji Kurose se contente du vide qui caractérise son existence. Tout le condamne à rester dans la même ville : sa famille, ses perspectives d’avenir, ses amis d’enfance…. Jusqu’à sa rencontre avec une idole, il était persuadé que sa vie continuerait ainsi, sans résistance et sans réel pouvoir sur son avenir.
Vivre peut-il lui apporter l’espoir ? Se dirige-t-il vers la lumière ? Ou vers les ténèbres ?
La mangaka réalisera trois séances de dédicaces : à Japan Expo le jeudi 9 juillet, de 14h à 16h, puis le dimanche 12 juillet, de 14h30 à 16h, sur le stand des éditions Kana, contre un tome de la série (premier arrivé, premier servi). La troisième séance de dédicace aura lieu en dehors de la convention : le samedi 11 juillet, de 17h30 à 19h à la librairie parisienne Le Renard Doré. Enfin, une conférence aura lieu le dimanche 12 juillet, à 13h30, en salle masterclass.
Ogeretsu Tanaka

Ogeretsu Tanaka est une mangaka japonaise connue pour ses œuvres boys’ love (romances homo-érotiques). Ses débuts dans le milieu professionnel se font avec Yarichin ☆ Bitch Club (Taifu comics), un titre humoristique, mais qui peut devenir dérangeant ou très sérieux par moment. Elle s’est fait remarquer grâce à un style graphique expressif et à des récits qui mêlent romance, émotions et développement psychologique des personnages.
Au fil de sa carrière, elle a publié plusieurs séries et one-shots salués par les lecteurs, parmi lesquels Love whispers, even in the rusted night, Escape Journey et Daisy Jealousy. Si nous avons eu ses œuvres principales, certaines restent inédites en France. L’adaptation en drama de sa série Happy of the End (GagaOOLala) a été particulièrement marquante.
En voici d’ailleurs le résumé officiel : Affamé, fauché et abandonné par sa famille et son ex-copain, Chihiro se rend dans son bar préféré dans l’espoir de trouver une nouvelle victime à escroquer. Invité par le mystérieux Keito à passer un moment à l’hôtel, il se fait soudainement agresser par celui-ci, qui semble être à la recherche d’une importante carte qu’il aurait volée. Quand Keito découvre ce qu’il en a fait, il lui demande de disparaître, mais Chihiro n’a plus de foyer où rentrer…
Ses œuvres explorent souvent les relations humaines avec sensibilité, alternant moments légers et thèmes plus profonds, ce qui lui a permis de s’imposer comme une autrice de premier plan.
Hisae Iwaoka

Les visiteurs auront le plaisir de découvrir le monde des esprits avec la venue de la mangaka Hisae Iwaoka. Hisae a vu le jour dans la préfecture de Chiba le 7 juillet 1976. Elle a débuté sa carrière de dessinatrice avec Yumenosoko – Au plus profond des rêves (Kana). En 2011, elle remporte le Grand Prix du Japan Media Arts Festival avec La Cité Saturne (Kana). D’ailleurs, une de ses œuvres, Koshoku Robot (Shueisha) a été adaptée en série télévisée en 2017.
Sa venue à la convention sera également le moment d’évoquer La Forêt Magique de Hoshigahara, paru en 2024 aux éditions Le Renard Doré. Série courte de cinq tomes, Hisae nous emmène dans une mystérieuse forêt où le moindre objet, animal ou plante devient un esprit et a une conscience. Une pierre, un bouton ou encore une grenouille, chaque petit âme égarée sera aidée par Soichi, un jeune garçon soucieux de leur rendre service. Avec cette série, la mangaka rend la nature poétique et pleine de mystère avec ses bons côtés comme les mauvais.
Résumé de La Forêt Magique de Hoshigahara : Hoshigahara se trouve une forêt bien mystérieuse. Dans ce merveilleux lieu hors du temps, la magie opère à chaque instant : la nature s’anime, les animaux parlent et la vie se voile de surnaturel.
C’est là que Sôichi, un jeune homme prévenant, cohabite en harmonie avec les esprits de sa maison et vient en aide aux âmes égarées.Sous les branchages de cette forêt se dessine une ode à la nature fantastique, poétique et humaine qui se révélera aussi tendre que déchirante.

Hisae Iwaoka fera une séance de dédicaces le vendredi de 11:30 à 12:30 et animera l’après-midi une conférence de 15:00 à 15:45. Enfin, elle fera une autre séance de dédicaces le samedi de 15:00 à 15:45.
Harimaru

Alors que son père était déjà un amateur de manga, Harimaru se passionne pour le dessin depuis son plus jeune âge et étudie le design à l’université d’Osaka. Dans sa résidence étudiante, il se lie d’amitié avec des futurs grands noms du manga comme Shun Saeki (Food Wars) ou Takahide Totsuno (She is beautiful). Ayant du mal à trouver un emploi après avoir obtenu son diplôme il débute donc comme assistant mangaka auprès de Shun Saeki puis, à 28 ans, puis devient celui de Yusuke Murata, sur Eye Shield 21 puis One-Punch Man avant d’être promu assistant en chef, devenant même responsable de la formation des recrues de son atelier.
En 2022, il gagne un prix manga sur l’e-sport lancé par les éditions Shueisha, puis, après avoir travaillé pendant 10 ans, Harimaru se décide enfin à prendre la plume en solo pour lancer sa première série, un prototype de Suicide Red, sur la plateforme Days Neo : ses scènes d’action spectaculaires et son univers unique attirent l’œil de nombreux éditeurs japonais, mais c’est Ki-oon qu’il choisit pour développer son histoire.
Résumé – Suicide Red : Il y a dix ans, des brèches vers une autre dimension se sont ouvertes au-dessus de Tokyo, déversant un flot de magie. La ville s’est retrouvée envahie par les gobelins, les zombies et autres créatures, et certains humains ont acquis des pouvoirs spéciaux… Madoka en fait partie : elle manie les flammes… et se blesse souvent au passage, au point d’être surnommée “Suicide Red”.
La jeune fille gagne sa vie comme chasseuse de trésors mais rêve d’entrer dans les brigades chargées des pires monstres, ceux des souterrains fermés au commun des mortels. C’est là qu’elle a perdu la trace de son grand-père, sa seule famille restante. Coup de chance ou malédiction, une mission la mène en plein cœur de la zone interdite, face à une hydre gigantesque… Avant de chercher son aïeul, il faut d’abord sauver sa peau !
Il sera en conférence le vendredi à 11h et sur le stand des éditions Ki-oon pendant le festival.
Alex Alice

Avis aux amateurs de science-fiction et du légendaire corsaire de l’espace Albator, Alex Alice sera samedi en dédicaces (11h45-12h45) et animera aussi une conférence (10h15-11h00) avec à l’honneur son premier manga Les Chants du Cygne Noir édité par Rue de Sèvre. Si le scénariste et dessinateur s’essaye à ce médium, il ne s’agit pas d’un novice et il peut compter sur une belle expérience, débutant sa carrière en 1997 avec la série en 4 tomes Le Troisième Testament avec Xavier Dorison au scénario. Avec Siegfried, de 2007 à 2011, l’artiste invoquant de nombreuses mythologies à travers ses œuvres adapte librement en 3 tomes l’opéra de Richard Wagner L’Anneau du Nibelung.
En 2014, Alex Alice lance une nouvelle série Le Château des étoiles, uchronie à l’esthétique steampunk inspirée des romans d’aventure de Jules Verne, regroupé en intégrale de 7 volumes. Et cette année débarque Les Chants du Cygne Noir, prolongement de l’univers du Château des étoiles et du goût de l’auteur pour les mythologies du monde et de la science-fiction ! Dès la couverture avec la tête de mort pirate, Alex Alice rend un bel hommage à Leiji Matsumoto et le capitaine Albator qui est devenu culte dans les années 1980 avec la deuxième série animée dans l’émission Récré A2.
Vous en salivez déjà, n’est-ce pas ? Sans plus attendre, voici le résumé de l’éditeur :
1880, la conquête de l’espace bat son plein : au-delà de Mars, les puissances européennes rivalisent pour le contrôle du Ring, la ceinture d’astéroïdes. Mais les vaisseaux qui s’y risquent s’évanouissent sans laisser de traces… La jeune Benesh, à la recherche du meurtrier de son frère, s’engage à bord d’un paquebot interplanétaire à destination de Jupiter. Alors qu’elle s’apprête à assouvir sa vengeance, des pirates abordent le navire. La rencontre est explosive. Benesh rejoindra-t-elle le capitaine Lohengrin et l’équipage du Cygne Noir dans sa quête d’une relique extra-terrestre aux pouvoirs étranges ?
Plus d’informations sur le site internet de Japan Expo 2026.
Senchiro

Après Alex Alice, on continue avec le made in France et les influences japonaises avec le nouveau titre de Senchiro : No Devil, qui nous a tapé dans l’œil à sa sortie en avril 2026.
On commence par le résumé des éditions Kana : C’est le grand jour pour Lucie ! Guitare sur le dos et espoirs en poche, elle fonce pour être à l’heure à son audition. Léo, chasseur de démons pour l’agence No Devil, est sur le point d’attraper sa proie. Et c’est là que le destin s’en mêle ! Léo rate son coup et rentre de plein fouet dans Lucie, brisant sa guitare et ses rêves ! Une rencontre qui pourrait bien s’avérer plus chaotique encore.
Senchiro est le pseudonyme de Rodolphe Balageas, un auteur de manga français né en 1995 à Colombes. Passionné de dessin depuis l’enfance et nourri par les grands classiques de l’animation japonaise comme Pokémon, Captain Tsubasa ou Yu-Gi-Oh!, il développe très tôt l’ambition de devenir auteur de bande dessinée. Après plusieurs années de pratique, il se lance comme illustrateur indépendant avant d’être repéré par les éditions Kana, avec qui il signe en 2020. Deux ans plus tard sort Sweet Konkrete, un manga de fantasy moderne et d’enquête / thriller. Même si le style n’est pas encore tout à fait mature en termes de narration ou de dessin, c’est un premier pas très honorable pour l’auteur.
De plus il ne ménage pas ses efforts, car Senchiro publie plusieurs histoires courtes remarquées en ligne, notamment Running to Your Heart, qui rencontre un intéressant succès sur la plateforme Manga Plus Creators de Shueisha. En 2026, il revient avec No Devil, un manga d’action et de fantastique urbain mêlant chasse aux démons, musique rock et romance surnaturelle. Et là, on est nettement plus convaincu, le rythme et les personnages font mouche dès le premier tome. Particularité du titre à noter : l’auteur compose lui-même une bande originale inspirée de l’univers de son œuvre, illustrant son approche particulièrement personnelle de la création.
Il sera présent en dédicaces sur le stand des éditions Kana, qui proposeront d’ailleurs de nombreux auteurs. Le planning de tout le monde est d’ailleurs publié sur le site de Kana.
Takamasa Moue & Yûki Suenaga

Réunis par leur travail sur Akane-banashi, l’un des plus grands succès critiques du Weekly Shônen Jump de ces dernières années, Yûki Suenaga et Takamasa Moue forment un duo créatif qui a su accomplir un pari audacieux : faire découvrir au grand public le rakugo, un art traditionnel japonais du conte, à travers les codes du manga moderne.
Lancée en 2022, leur série suit le parcours d’Akane, une jeune apprentie déterminée à restaurer l’honneur de son père dans un univers aussi exigeant que passionnant. Portée par l’écriture rigoureuse et documentée de Suenaga ainsi que par le dessin expressif et élégant de Moue, l’œuvre s’est rapidement imposée comme l’une des références de la nouvelle génération du Jump, séduisant aussi bien les lecteurs japonais qu’internationaux.
Saluée pour son originalité, sa maîtrise narrative et son regard sur la transmission artistique, Akane-banashi a contribué à faire rayonner le rakugo bien au-delà des frontières du Japon. Publiée en France chez Ki-oon, la série continue de gagner en popularité et a récemment franchi une nouvelle étape avec son adaptation en anime. À l’occasion de Japan Expo, les deux auteurs viendront rencontrer leurs lecteurs français lors de conférences et séances de dédicaces dédiées à l’univers d’Akane-banashi et aux coulisses de sa création.
Chihiro Hiro
Avant-dernier mangaka de notre sélection : l’invité des éditions Akata, une mangaka japonaise spécialisée dans le shôjo et le josei, reconnue pour ses romances d’une belle sensibilité. Révélée auprès du public francophone grâce aux éditions Akata, elle s’est fait connaître avec des séries comme Plus jeune que moi (3 tomes), Ces nuances entre nous (4 tomes) et surtout Toutes les raisons de s’aimer, dont 9 volumes ont été publiés dans l’hexagone, contre 12 au Japon où la série est terminée. Le 10e opus est attendu pour le 8 juillet.

Entre les blessures du passé et la difficulté d’exprimer leurs sentiments, le travail de l’auteur tente une approche plutôt réaliste de la romance. Chihiro Hiro privilégie une approche assez juste des émotions et les exprime, de manière plus classique, au rythme des hésitations, des maladresses et de la construction personnelle de ses protagonistes. Le tout avec toujours beaucoup de bienveillance et un dessin, plutôt élégant et expressif.
Terminons avec le résumé de sa série en cours chez Akata, Toutes les raisons de s’aimer : Lorsqu’Urara Andô découvre que le garçon qui lui est venu en aide dans le train est un élève de son lycée du nom d’Aiji Okaniwa, elle pense que c’est le Destin qui les a rapprochés. Elle compte donc prendre les devants pour apprendre à le connaître, mais Jun Mizono, l’ami d’enfance d’Aiji, se révèle particulièrement protecteur envers lui… Mettra-t-il des bâtons dans les roues de la lycéenne ?
Chihiro Hiro sera à Japan Expo en dédicaces le jeudi et le samedi sur le salon. Toutes les informations sur la venue de l’auteur sont disponibles sur le site des éditions Akata.
Genki Ono

Finissons avec un jeune mangaka japonais qui s’est progressivement fait une place dans le très concurrentiel Weekly Shônen Jump : Genki Ono. Passionné de dessin depuis l’enfance, il se fait remarquer dès 2011 en remportant une mention honorable au Jump Treasure Newcomer Manga Award, débutant dès lors sa carrière de mangaka. Après plusieurs années comme assistant sur des séries à succès telles que Blue Box et Witch Watch, il débute comme auteur avec Full Drive (2017), un manga de tennis de table publié dans le Weekly Shônen Jump.
La série ne rencontre visiblement pas son public et s’arrête, comme souvent dans ce cas, après seulement trois volumes. Mais il ne jette pas l’éponge et revient en 2024 avec HIMA-TEN!, qui débute en France pour Japan Expo chez Panini Manga.
Résumé officiel : Tenichi Iemori est une fée du logis. Pour aider sa famille, il fait des ménages après les cours au lycée. Sa petite vie paisible se transforme en ouragan lorsqu’une nouvelle élève arrive dans sa classe : Himari Yoshino, influenceuse, mannequin et PDG d’une entreprise de cosmétiques. Chargé de lui servir de guide et de l’escorter au lycée, Iemori pense pouvoir reprendre le contrôle de sa journée en se rendant dans le luxueux appartement de ses nouveaux clients. Mais il y découvre une véritable porcherie… et reste bouche bée en voyant qui y habite !
Cette comédie romantique vient de s’achever au Japon, avec un 11e volume qui sortira en septembre dans l’archipel. Zero info pour le moment sur le site de Japan Expo sur l’auteur ou ses interventions mais on peut retrouver les horaires sur le compte instagram de l’éditeur.
Jmusic
La musique japonaise est à l’honneur cette année. L’Anisong Festa est de retour le vendredi 10 juillet 2026. Après six ans d’absence, le festival de musique d’anime revient avec un line-up qui va faire plaisir à pas mal de fans d’animation japonaise.
Un autre retour pour les 25 ans du festival, l’incontournable YOSHIKI qui donnera un concert le samedi après-midi à 14h sur la scène Ichigo.
Des dizaines de concerts auront lieu pendant les quatre jours avec des artistes à découvrir (Upiko Afters, D.O.L…), des stars en devenir (≠Me) et d’autres aux carrières déjà bien installées (Kyary Pamyu Pamyu, Shirô Sagisu, Mika Kobayashi, Harami...).
Pour faire votre propre sélection, on vous renvoie sur la page des invités Jmusic de Japan Expo.
Yama
Après avoir commencé une carrière de chanteur avec des reprises Vocaloid, iel fait des débuts remarqués en avril 2020 avec le titre original Haru wo Tsugeru. La chanson a atteint la 7e place du Billboard Japan Hot 100 et la 8e place du classement Oricon dans le classement des singles.
L’année suivante, yama interprète son premier générique d’anime : Mahi pour 2.43 : Seiin High School Boys Volleyball Club.
Parmi ses nombreux titres à succès figurent Oz (Ranking of Kings), slash (Mobile Suit Gundam: The Witch from Mercury), Magical Syndrome, thème du clip spécial Magical Chiikawa, ainsi que Shikisai, générique de fin de la série animée SPY×FAMILY.
Lors de la tournée asiatique « Koshitantan 2025 », iel s’est produit(e) à Séoul, Taipei, Kaohsiung, Singapour et Hong Kong, rassemblant environ 7 000 fans au total.
yama masque toujours une partie de son visage. Iel utilise une image non binaire, et évoque en interview, un manque de confiance en soi et le désir de préserver son identité et sa vie personnelle. Cela ne l’empêche pas de faire une belle carrière au Japon et en Asie en général.
Cö shu Nie
Ce groupe de rock japonais, composé de Miku Nakamura et Shunsuke Matsumoto a su s’imposer depuis 2011 dans le paysage de la J-Pop et de l’anime.
Ils se font connaître en major avec le titre Asphyxia pour Tokyo Ghoul:re, puis Zettai Zetsumei pour The Promised Neverland. On leur doit notamment le générique de début de Black Butler: Emerald Witch Arc en featuring avec Hyde (Le chanteur du groupe L’arc~en~Ciel) mais aussi Give It Back pour Jujutsu kaisen ou encore Bullet pour Psycho Pass 3.
Shoko Nagawa

Après ses débuts musicaux en 2006 avec Brilliant Dream, son troisième single Sorairo Days (thème de l’anime Tengen Toppa Gurren Lagann) connaît un grand succès et est interprété au 58e NHK Kōhaku Uta Gassen (émission du 31 décembre sur la chaîne NHK).
En 2024, ACROSS THE WORLD (thème de Mobile Suit Gundam: Silver Phantom) atteint la 3e place de l’Oricon (classement des meilleurs ventes au Japon).
Elle a une activité de doublage intense, participant 12 années consécutives à la série de films Pokémon. Ce n’est pas la première fois, qu’elle vient en France.
Elle avait participé au 15e Impact de Japan Expo en 2014.
Kyary Pamyu Pamyu
Voici une venue qui nous replonge plus de dix ans en arrière avec une icône de la pop culture japonaise. Kyary Pamyu Pamyu (de son vrai nom Kiriko Takemura) est une chanteuse, mannequin et vraie ambassadrice de la culture kawaii à travers le monde. Née à Tokyo en 1993, elle se fait d’abord connaître comme blogueuse et mannequin pour les magazines de mode Harajuku KERA! et Zipper, avant de se lancer dans la musique sous la houlette du producteur Yasutaka Nakata. C’est en 2011 qu’elle se fait connaître avec PONPONPON, un clip et un morceau qui marque les esprits :
Dans un Japon qui se remet encore, et douloureusement, du séisme de mars 2011, le clip semble faire du bien aux Japonais, puis devient un phénomène viral (212 millions de vues à ce jour), ce qui propulse Kyary bien au-delà du Japon. Le clip et KPP deviennent l’un des symboles internationaux du quartier de Harajuku et de son esthétique excentrique. Elle vient à Japan Expo en 2012 puis revient en France en 2013 et 2014, notamment. Au fil des années, elle enchaîne plusieurs succès avec des titres comme Candy Candy, Fashion Monster ou Ninja Re Bang Bang, tout en développant un univers visuel unique mêlant pop électronique, fantaisie enfantine et imagerie parfois étrange voire inquiétante. Une artiste aux multiples facettes, donc.
Ses albums Pamyu Pamyu Revolution, Nanda Collection ou encore Candy Racer témoignent de sa capacité à renouveler son style tout en restant fidèle à son identité artistique. À ce jour, l’artiste en est à 5 tournées mondiales, et une reconnaissance de figures de la pop culture mondiale comme Lady Gaga ou Katy Perry.
Souvent surnommée la Reine de Harajuku ou la Harajuku Pop Princess, Kyary Pamyu Pamyu a joué un rôle majeur dans la diffusion mondiale de la mode et de la culture pop japonaises durant les années 2010 et c’est donc assez logiquement qu’on la retrouve à nouveau à Japan Expo, 15 ans après Ponponpon, pour un concert de 13h15 à 13h45 (oui, c’est assez court, dommage) puis pour un Meet and Greet à 15h45.
Pour aller au-delà de son image pop, on vous conseille nos deux interviews de l’artiste, pour en apprendre plus sur elle :
Plus d’informations sur le site internet de Japan Expo 2026.
The Sixth Lie
Peut-être les avez découverts, comme nous, en 2018, avec Hibana, le premier ending de Golden Kamui ?
The Sixth Lie est un groupe de rock, parfois électro-rock formé à Tokyo en 2015. Composé aujourd’hui d’Arata (chant), Reiji (guitare, programmation) et Ray (batterie, samples), le trio s’est construit une identité musicale originale en fusionnant rock moderne, électronique, EDM et influences issues de la scène alternative occidentale. Un univers « rock futuriste », comme le groupe le dit lui-même.
Après quelques années en indépendant ils signent donc Hibana et, de là, parviennent à se faire connaitre au Japon et ailleurs : ils feront leur premier Japan Expo en 2018 et 2019 puis plusieurs tournées internationales.
Le groupe enchaîne ensuite les collaborations avec l’animation japonaise, signant notamment Shadow is the Light pour A Certain Scientific Accelerator, Yuusetsu pour la troisième saison de Golden Kamui, LEVEL en collaboration avec Yanaginagi pour The Genius Prince’s Guide to Raising a Nation Out of Debt, ou encore, en 2025, Crossbirth pour Grisaia: Phantom Trigger.
Le groupe sera présent les 4 jours pour trois showcases, jeudi, vendredi et dimanche, et des séances de dédicaces. Horaires et salle sur le site de Japan Expo 2026.
Upiko

Et parce que l’on aime bien les guitares / voix et le folk à la japonaise, on finit cette sélection avec une étoile montante de la pop japonaise.
Upiko est une auteure-compositrice-interprète japonaise originaire de la préfecture de Yamaguchi. Ancienne infirmière, elle quitte sa région natale pour s’installer à Tokyo en 2020 afin de se consacrer pleinement à la musique.
Avec sa guitare et sa voix puissante, elle se fait rapidement remarquer sur TikTok et YouTube grâce à ses chansons originales et ses reprises, notamment une série de chansons écrites du point de vue de personnages d’anime, des morceaux souvent plein d’émotions qui parlent aux fans d’anime. Le style d’Upiko se distingue par un mélange de folk acoustique, de rock émotionnel et d’interprétation théâtrale, et bien sûr sa voix.
C’est finalement en 2024 que sa carrière décolle avec la sortie du titre CROW puis son premier album, Compass, la transforme donc en artiste émergente de la scène indépendante japonaise et elle commence à se faire connaître en Europe.
Sarah Alainn
Après Anim’Est en 2024, Sarah Alainn, chanteuse et violoniste australo-japonaise, revient pour la deuxième fois en France pour se produire sur scène et rencontrer un nouveau public. Originaire de Sydney, Sarah Alainn a appris à jouer du violon à l’âge de 5 ans. Son talent lui a permis de débuter dans le chant grâce au titre Beyond The Sky composé par Yasunori Mitsuda, l’ending du jeu vidéo Xenoblade sorti en 2010.

©Leo Thomas pour Journal du Japon – Tous droits réservés
Elle continuera ensuite à chanter des musiques du secteur comme le morceau Heal The World du compositeur Kevin Pekin que l’on peut entendre dans Arknights (2019) ou encore Sunbreak issu de Monster Hunter Rise : Sunbreak (2022). Sarah Alainn a sorti son premier album en 2012 et s’est faite un nom au Japon et en Australie.
Elle a d’ailleurs été amenée à chanter avec Andrea Bocelli sur la chanson No Llores Por Mi Argentina. Elle ira même jusqu’à chanter l’hymne national japonais devant la famille impériale nippone en 2015. Son parcours ne se résume pas qu’au chant ou au violon, elle est aussi animatrice radio pour Tokyo FM et FM Osaka.
Nous avions rencontré l’artiste en 2024 lors de sa première venue en France à la convention Anim’Est de Nancy.
La chanteuse et violoniste sera présente à Japan Expo sur les quatre jours du festival. Toutes les informations sur représentations et dédicaces qu’elle fera sont disponibles sur le site.
Cinéma et animation japonaise
Pas des tonnes de choses à se mettre sous la dent cette année, mais quelques noms intéressants tout de même :
Hiroshi Shimizu

Vétéran de l’animation, Hiroshi Shimizu peut se vanter d’un CV très impressionnant. En tant qu’animateur, il a travaillé sur de nombreuses œuvres d’animation comme FullMetal Alchemist, Blue Exorcist ou encore Doraemon. Il a également mis ses talents de character designer auprès de plusieurs films du studio Ghibli comme Porco Rosso, Princesse Mononoké, Pompoko ou Mes voisins les Yamada. De plus, il est directeur artistique sur la série Ogrest, inspirée de l’univers Wakfu. Pour les 25 ans de Japan Expo, il a participé à l’élaboration de l’OAV spéciale en collaboration avec Eddie Mehong, Nobuyoshi Habara, Chafik, Shumpei Sawa et Chafik.
Durant la programmation du festival, il rendra hommage à Princesse Mononoké en réalisant un live-drawing. Il sera également en conférences et en dédicaces les quatre jours de la convention. Toutes les informations sont à retrouver sur le site du festival.
Nobuyoshi Habara

Même si ce n’est pas sa première venue en France, on est ravi de revoir Nobuyoshi Habara, né en 1963 dans la préfecture d’Hiroshima, est un animateur, mecha et chara-designer dont le nom est déjà bien connu chez les amateurs de SF et d’anime de mécha. Après avoir débuté comme intervalliste dans les années 1980, notamment La Revanche des Gobots diffusé en France à partir de 1987, ou encore Dancougar et Mobile Suit Gundam. Même si c’est avant tout un fan de SF, il participe à de nombreuses séries : dans le mécha avec Gekiganger, dans le football avec Graine de champion ou encore dans la romance fantasy avec D.N. Angel.
En 1995, il participe à la création du studio Xebec, qu’il co-dirigera jusqu’à sa fin en 2019. Durant ces années, il travaille sur Gekiganger 3, Negima !, Broken Blade et Space Battleship Yamato 2202, mais il est aussi l’un des architectes de la saga Fafner.
Plus récemment il a été réalisateur sur des séries telles que Kyôkai Senki et My Status as an Assassin Obviously Exceeds the Hero’s.
Son planning est très chargé entre dédicaces et de nombreuses conférences, donc nous vous laissons directement en prendre connaissance sur sa fiche dédiée, sur le site de Japan Expo 2026.
Takuya Wada

Autre vétéran de l’animation, qui n’a pas sa langue dans sa poche… Takuya Wada est un animateur, directeur de l’animation, character designer et réalisateur japonais depuis plus de quatre décennies. Passionné très jeune par l’animation, il débute alors qu’il est encore lycéen avant d’entrer dans l’industrie professionnelle dès la fin de ses études, sur la franchise Lupin III.
Il travaille ensuite comme animateur clé sur des séries devenues cultes telles que Cat’s Eye et Space Adventure Cobra. À seulement une vingtaine d’années, il accède déjà au poste de directeur de l’animation sur des productions majeures, notamment Hokuto no Ken, alias Ken le Survivant, et commence donc à se faire connaître.
Homme polyvalent, il participe aussi à des animes de SF comme Patlabor et, surtout, il va quitter le Japon (suite à un coup de gueule, comme il l’évoque dans notre interview, voir lien ci-dessous) ce qui va élargir ses horizons, et lui permettre de découvrir Star Wars, Alien, et développer au bout de quelques années une expertise rare dans les effets spéciaux et le maquillage pour le cinéma. Formé aux techniques hollywoodiennes, il travaille notamment sur des productions horrifiques japonaises parmi lesquelles la célèbre franchise Ring.
Pour en apprendre sur ce passionné d’animation et de cinéma, on ne peut que vous recommander notre interview avec lui, lors de son passage à Japan Expo 2017 :
Takuya Wada sera présent jeudi, vendredi et dimanche pour conférences et dédicaces. Tout son planning vous attend sur le site de Japan Expo 2026.
Kumiko Habara
Parce qu’il n’y a pas que des hommes dans l’animation japonaise, nous voulions finir cette sélection par une femme de talent, Kumiko Habara. Réalisatrice, storyboardeuse et animatrice japonaise. Elle a d’abord travaillé sur de nombreuses séries populaires comme Detective Conan, Yu-Gi-Oh!, Fruits Basket ou encore Kuroko’s Basketball, principalement au storyboard et à la réalisation d’épisodes.
Après une pause dans sa carrière pour élever son enfant, elle accède ensuite au poste de réalisatrice de série avec I’m Standing on a Million Lives (2020-2021), avant d’enchaîner avec I’m the Villainess, So I’m Taming the Final Boss, Doctor Elise et surtout Blue Miburo, adaptation du manga Blue Wolves de Tsuyoshi Yasuda (disponible en France aux éditions Kana), consacrée aux origines du Shinsengumi, qui s’est fait remarquer dernièrement.
Enfin pour la petite histoire elle est aussi l’épouse de Nobuyoshi Habara, lui aussi présent sur cette édition, et ils animeront d’ailleurs dimanche une conférence intitulée « Travailler en couple dans l’animation« , qui pourrait être plutôt intéressante à suivre !
Pour toutes ces interventions, rendez-vous sur sa page dédié sur le site de Japan Expo.
Culture & Culture Pop
Kanami & Shota

Comme chaque année, la scène Sakura aura un beau programme à proposer aux visiteurs. Toute la journée, ce sont de nombreux artistes, musiciens, danseurs et calligraphes japonais qui enchaînent les représentations. Vendredi à 16h00, il ne faudra pas rater le spectacle de ballet de Star Wisteria, un duo de danseurs accompagné d’instruments traditionnels japonais.
Kanami commence la danse japonaise à l’âge de 2 ans, puis se tourne vers la danse jazz et le ballet. À 16 ans, elle part étudier à l’école de ballet Rosella Hightower à Cannes. Elle poursuit ensuite ses études à l’école nationale de ballet du Bolchoï à Moscou, dont elle est diplômée. Kanami danse en tant que soliste dans des compagnies de ballet en Europe et aux États-Unis. Elle a remporté un vif succès à l’Exposition universelle d’Osaka-Kansai 2025 avec la pièce Le Phénix, qu’elle a produite et dans laquelle elle a joué le rôle principal.
Shota, lui, a commencé le ballet à l’âge de 6 ans et a étudié à l’École nationale de ballet de Perm en Russie à partir de 16 ans. Après avoir obtenu son diplôme, Shota a rejoint le Ballet national russe. En 2017, il a rejoint le Ballet national russe Rudolf Nureyev, où il s’est produit en tant que soliste.
Busôkenmaisyû Yatsurugi
Ce groupe de danseurs et d’artistes martiaux vêtus de magnifiques costumes met en scène l’histoire, la culture et les personnages japonais à travers des pièces de théâtre non verbales mêlant combats chorégraphiés, danses et arts martiaux. Pour assister au spectacle d’une demi-heure, il faudra se rendre sur la scène Sakura jeudi à 13h45, samedi à 11h15 ou dimanche à 9h15.


Takara Bune
Le folklore est à la fête pour ce 25e anniversaire avec la 10e participation du groupe Takarabune. Depuis 30 ans, ils partagent leur passion pour le Awa Odori, une danse qui s’inspire des danses Bon Odori, c’est à dire les rituels bouddhiques pratiqués depuis le Moyen-Âge et qui honore les esprits. Tarakabune s’est produit dans 85 villes réparties dans 30 pays du monde entier. Avec une quinzaine de membre, la troupe offre ses compétences artistiques aux évènements d’entreprise, projets internationaux ou encore dans des festivals comme Japan Expo.
Pour leur nouvelle participation, ils se produiront sur les scènes Ichigo et Sakura les jeudi, samedi et dimanche à la convention. Tous les détails sur leurs horaires de passage sur le site de Japan Expo .

Le retour du Catch Japonais
25 ans, ça se fête et pour l’occasion, Japan Expo fait revenir le catch japonais après plus de 10 ans d’absence. Son retour prendra la forme d’un tournoi appelé l’Orihime Tournament. Ce nom n’est pas choisi au hasard puisqu’il est inspiré de la légende nippone d’Orihime et du festival de Tanabata qui est une célébration estivale où les rêves et les voeux sont confiés aux étoiles. Cette compétition verra s’affronter 8 combattantes issues de France, d’Irlande ou encore du Japon comme Nanami ou encore Debbie Kaitel.

Pendant les quatre jours, ses combattantes vont s’affronter dans l’espoir de voir leur voeu exaucé. Les premiers combats démarreront les 9 et 10 juillet, les demi-finales auront lieu le 11 juillet et la grande finale le dernier jour de la convention.
Voilà pour cette sélection assez étendue, pour faire votre marché et préparer votre visite de Japan Expo 2026. Il faudra aussi compter sur quelques bonnes surprises sur place, loin des gros mastodontes. La musique traditionnelle, les arts vivants ou l’espace tourisme sont parfois l’occasion, par exemple, de belles rencontres.
Et vous, irez-vous à Japan Expo cette année ? Qui irez-vous voir en priorité ? Dites-le-nous en commentaire !
